hostilité

Le rêve de liberté que l’on imagine au mot bateau est une conséquence de ce qui se raconte, parce que la majorité des récits de mer occultent l’hostilité de la mer et du vent. Ce milieu ambiant difficile occupe pourtant les « vagabonds des mers » pendant la plus grande part de leurs traversées qui passent plus de temps « la caisse à outils à la main » qu’à s’occuper avec des loisirs.
Sur un bateau on ne s’ennuie pas, même s’il est bien entretenu, il y a toujours quelque chose à réparer même au cours d’une traversée sans histoire.
Sans compter que si l’on est sur un monocoque la gite souvent jusqu’à 30° rend la circulation à bord difficile et faire la cuisine relève de l’exploit, et alors on y mange mal. La dorade coryphène ou le thon que l’on pêche ont du mal à être bien cuisiné en mer sur un monocoque.
Les petites traversées courtes d’une journée ou deux rendent les croisières plus sympathiques et plus conviviales, car ce qui est à réparer peut l’être à l’escale par des professionnels si l’on dispose des moyens nécessaires.
Sur un multicoque genre catamaran il y a peu de gite mais le bateau tape même avec une mer peu agitée. Les traversées de nuit ne sont guère reposantes à cause du bruit et là encore lorsque tout se passe bien, il faut malgré tout veiller à la bonne marche et à l’entretien du matériel si l’on veut conserver un confort minimum. Une courroie à changer, une pompe à eau à réparer, une vidange à faire, l’electronique qui fait des siennes…
L’idéal pour profiter de sa croisière consiste à avoir les moyens d’avoir un skipper et un marin pour s’occuper de tout, mais bien sur cela a un coût, et plus on est nombreux sur un bateau plus il y a de promiscuité, même sur un catamaran doté de plusieurs cabines…
cordialement Camille

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pilote automatique

J’ai envie de vous parler de mer et de bateau. Ce qui est formidable, c’est de vivre avec la mer, ses couleurs bleues ou vertes, peut-être plus bleues que vertes, son état apaisant ou inquiétant quand elle se déchaîne! C’est aussi l’occasion de faire des rencontres avec des « bateaux-copains » dans des mouillages parfois surprenants, de découvrir d’autres pays et différentes façons de vivre , de se retrouver plus près de la nature et de découvrir une grande simplicité dans ses relations avec les autres.
C’est gérer les imprévus et vivre au ralenti : le temps passe vite mais parfois plus lentement dans la pétole (absence de vent)! On est plus disponibles pour rencontrer, échanger, discuter, lire, jouer, partager, profiter de ses invités qui ont tous leur histoire.
Le bateau est un espace limité où la promiscuité oblige à faire des concessions, mais aussi à vivre une complicité plus riche, à épargner l’autre et à partager.
On y découvre que la solidarité des gens de mer, a une signification et une réalité, amis ou inconnus à bord de leurs voiliers ou d’un cargo, à quais… Il y a toujours quelqu’un pour vous aider, réparer, plonger, conseiller.. sans rien attendre en retour.
Découvrir la terre, luxuriante ou désertique, la mer qui berce où nous rend malade, le soleil qui brule, le vent qui nous pousse… Et par dessus tout, le pilote automatique, qui infatigable, nous remplace à la barre, de jour comme de nuit. Pilote automatique, je t’aime.
cordialement Camille

promenade

L’été commence mal et a des difficultés à s’imposer. Le vent souffle à un bon 50km à l’heure, ma petite chienne yorkhire n’est pas rassurée, elle n’aime pas du tout, j’ai le sentiment qu’elle doit avoir peur de s’envoler, chaque rafale est une épreuve pour elle. Pour moi ce vent est plutôt bienvenu, il a dans l’après-midi poussé les nuages vers l’est.

Le ciel bleu a remplacé le ciel gris plombé ce qui me permet en fin de journée de faire une promenade sous un ciel bleu. La température est remontée légèrement, il fera beau demain, du moins je l’espère.
cordialement Camille

tempête

Je suis au bord de la mer où j’ai pris mes quartiers pour quelques jours. Le vent souffle en rafales, plus de cent km à l’heure.

J’aime en principe la tempête la nuit contrairement à beaucoup de gens car les coups de vent me bercent et je dors bien. Mais à mon grand regret ce n’est pas le cas de ma petite chienne qui vient se blottir dans mes bras ou sur mes genoux et vient chercher de petites caresses pour se faire conforter. Il faut dire que le bruit du vent est impressionnant.

Il est si fort que même les mouettes rieuses et les goélands se cachent car on n’entend pas leurs cris. Le jour se lève, le ciel est pour l’instant sans nuage mais sera sans doute laiteux plus tard dans la matinée.
cordialement Camille