l’auto préservation

Quelque soit le type de votre personnage il peut être concerné par l’auto-préservation. Est-ce que la famille dispose d’assez d’eau pour faire face à la période de sécheresse qui vient d’être annoncée? Comment va payer les frais de scolarité des enfants? Y a-t-il un endroit dans ce chalet de vacances où ils peut avoir de l’intimité? Où va t’il trouver les fruits de mer qu’il veut déguster à midi? Ces personnes sont préoccupées par les problèmes de survie de base … la survie du corps ou de l’esprit ou les deux. S’ils étaient échoués sur une île déserte avec beaucoup de matériel de survie, tout irait bien sans se poser de questions.
Comment, dans un roman, ce trait d’auto-préservation peut-il fonctionner? Ce n’est pas ce que vous attendez d’un personnage de roman typique, non? Dans un thriller d’aventure, oui, vous voulez que votre héros ou votre héroïne sauve le bateau qui coule et élude les pirates qui vous ont assaillis … mais sur le plan émotionnel, cette auto-préservation peut être un trait de caractère qui va vous permettre de construire un conflit interne. Imaginez quelqu’un qui essaie de préserver son bien-être, sa santé mentale, son cœur, en ne tombant pas amoureux. Imaginez la tension qu’il va ressentir en tombant amoureux, en résistant… L’auto-préservation est un trait pratique pour un personnage de roman.
cordialement Camille

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Time line

Suivant le logiciel que vous utilisez pour écrire vos romans vous pouvez utiliser une time line pour vous rendre compte exactement du temps que vous avez mis pour écrire votre roman.
La plupart du temps, cette durée que vous attribuez à votre écriture est fausse, et si vous n’y prenez pas garde vous ne pourrez pas tenir les délais que vous vous êtes fixés pour votre écriture. Or, il est impératif de les tenir si vous ne voulez pas vous décourager et perdre votre motivation.
Personnellement pour chaque scène de roman je note la date, l’heure de début, l’heure de fin je rajoute la durée entre parenthèse, le nombre de mots écrits ainsi que le nombre de mots à l’heure. Je sais ainsi avec précision combien de temps j’ai mis réellement pour écrire mon roman. Il m’est ainsi beaucoup plus facile d’évaluer à quelle date sera terminé mon roman et également de savoir combien de temps chaque jour je consacre à son écriture et quelles sont mes heures les plus productives.
Cordialement Camille

Pierre Nord

Je relis en ce moment les ouvrages de Pierre Nord qu’on ne trouve qu’en occasion et difficilement.
Pierre Nord (de son vrai nom André Brouillard) militaire et romancier français né le 15 avril 1900 au Cateau-Cambrésis (Nord) et mort le 9 décembre 1985 à Monaco.
Sa ville étant occupée par les troupes allemandes de 1914 à 1918, il se livre à la collecte d’informations pour les alliés en observant les mouvements de trains allemands. Arrêté par l’occupant à Saint-Quentin en 1916. Condamné à mort, il est gracié en raison de son jeune âge et envoyé dans un Strafbataillon (bataillon disciplinaire).
La fin de la guerre lui permet de reprendre ses études. Élève à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr de 1920 à 1922 (promotion de la Devise du Drapeau), il entame une carrière d’officier des chars. Admis à l’École supérieure de guerre de 1932 à 1934 et diplômé de l’École libre des sciences politiques, il se distingue lors de la guerre du Rif au Maroc où il est blessé.
Il entre au bureau de l’Etat-major des Armées chargé du recueil et de l’analyse du renseignement. Il publie son premier roman en 1936 : Double crime sur la ligne Maginot. C’est un roman policier situé dans le contexte militaire d’une ligne Maginot qui évoque déjà la future drôle de guerre. Son deuxième ouvrage, Terre d’angoisse en 1937 est un roman d’espionnage inspiré de ses souvenirs du premier conflit (la ville de Saint-Quentin y est rebaptisée Saint-Quorentin). Ses deux livres auront un grand succès et seront immédiatement adaptés au cinéma.
Redoutant le pacifisme et le défaitisme, il se rapprochera des réseaux militaires d’extrême droite. Alain Griotteray, dira de lui :  » Catholique et conservateur, c’est avant tout un nationaliste passionné ».
Il publiera de très nombreux romans policiers, d’aventure et surtout d’espionnage (plus de une centaine). Ses romans, très documentés, ont pour héros récurrent le colonel Dubois, maître-espion tranquille inspiré d’un ancien chef du contre-espionnage français. Leur action, se déroule sur les divers théâtres d’opérations de la guerre froide et de la décolonisation, mais sont d’une lecture passionnante.
Ses premiers ouvrages sont parus dans la collection Le Masque aux éditions des Champs-Élysées. Par la suite, Pierre Nord est resté fidèle aux éditions Fayard. Ses livres, difficiles à trouver, n’ont pas été réédités depuis plusieurs décennies. Son engagement nationaliste guère de mode aujourd’hui, lui a sans doute valu cette mise à l’écart malgré la qualité et le talent de ses ouvrages.
Cordialement Camille

la clef du roman

Le pitch est le fil conducteur de votre roman. Pour écrire un pitch, il vous faut savoir quel genre de Roman vous souhaitez écrire, et, à qui il s’adresse.
Il faut ensuite une idée : c’est histoire de… qui, fait telle chose, mais, un obstacle se dresse sur sa route. Alors, il doit faire ceci ou cela pour résoudre son problème.
Le personnage a un rôle important à jouer. Si, il a un Paradoxe votre personnage n’en sera que plus intéressant. Lorsque vous le présenterez dans le pitch vous en parlerez. Mais, comme il n’y a pas de roman sans conflit, un antagoniste est donc nécessaire.
Ce ne sera pas l’histoire de Pierre Paul ou Jacques, mais celle d’un homme qui a peur de l’eau qui veut traverser la Manche à la nage. On voit donc dans cet exemple que grâce au paradoxe on est interpelé. Comment va-t-il faire si il a peur de l’eau pour traverser la manche à la nage ? Va-t-il vaincre sa peur et apprendre à nager…
L’antagoniste va dresser tout au long du récit des obstacles pour encore compliquer la tâche du protagoniste.
Il serait aussi intéressant de savoir quelle est la motivation du protagoniste, pourquoi alors qu’il a peur de l’eau veut-il traverser la Manche à la nage qu’est-ce qui le pousse à se lancer dans cette aventure? Comment va-t’il se lancer, quel incident va le contraindre à se lancer dans cette aventure, que se passera t-il si il échoue… Et, votre antagoniste, que veut-il, pourquoi le veut-il…
La résolution de tout ces problèmes va vous permettre de constituer une première trame de votre roman, ce qui vous permettra d’améliorer votre pitch.
Vous n’aurez pas terminé pour autant, mais, vous aurez déjà bien avancé.
cordialement Camille

poser une idée

Pourquoi il est utile et pratique de s’entrainer à écrire des textes de 500 mots. Simplement parce que c’est la longueur approximative d’une scène dans un roman. C’est également environ une page A4 en corps 12.

Certains auteurs connus et reconnus comme Stephen King affirment qu’ils ne font pas de plan, c’est sans doute vrai, car, il déclare ne pas aimer connaitre la fin de son roman lorsqu’il commence à écrire. Mais par la suite, sa maitrise de la structure du roman en 3 parties lui permet de se situer facilement dans son roman. Robert Ludlum au contraire aime savoir où il va. Il fait des plans qui peuvent faire une centaine de page et les réécrit souvent deux à trois fois.

La tranche de 500 mots permet de poser une idée et dans un cas comme dans l’autre de la développer en l’adaptant à la structure globale ou d’être un élément du plan préétabli.
cordialement Camille

Ulysse

« …Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » En cette période de vacances nombreux sont ceux qui ont envie de tout quitter et de partir. Loin de la vie quotidienne, de ses soucis de ses contraintes. Partir pour découvrir le monde, une liberté nouvelle… Ils rêvent du bateau qui les emporterait sur la mer loin, très loin. Certains le font, liquident tous leurs biens pour s’acheter un truc qui flote mais qui va demander beaucoup, beaucoup de frais et d’entretien. Car, un voilier coute très cher à entretenir, il faut stationner quelque part, c’est rarement gratuit, le vent est à la disposition de tout le monde, mais les voiles ? et la coque il faut la nettoyer chaque six mois pour lui enlever tout ce qui s’est amalgamé dessus et qui freine sa progression dans l’eau, et, pour ça il faut sortir le bateau de l’eau, ce n’est pas une opération gratuite. L’eau de mer est corrosive, les tuyauteries, l’electricité sont en permanence menacées… Mille et une misères que le candidat au départ oublie trop souvent ou qui dans son enthousiasme les minore.
Mais partir, implique d’aller quelques part et de revenir un jour, et alors, même si la valeur d’une coque ne diminue pas beaucoup avec le temps, le temps aura changé le voyageur. Comme dans un roman il croit qu’il rêve de liberté et après avoir vagabondé sur les mers, un an, deux ans ou plus il revient à son point de départ et s’aperçoit que ce qu’il voulait réellement était à portée de sa main…
cordialement camille

Lecture

Lecture
Je découvre régulièrement des ouvrages dont le titre m’est familier, mais où le nom de l’auteur ne me parle pas du tout. C’est ainsi que je viens de tomber par hasard dans une bibliothèque numérique sur un auteur dont je connaissais différents ouvrages mais pas leur auteur.
Connaissez vous paul Féval ? ses 200 et quelques romans viennent de tomber dans le domaine public.
Vous connaissez au moins le « Bossu » un film a même été tiré de ce roman dont l’interprète principal était jean Marais, et la télévision l’a diffusé plusieurs fois.
Un grand classique du thème de capes et d’épées. Cet auteur s’est essayé dans de nombreux autres domaines avec un certain succés auprès de ses contemporains. Il est temps de le redécouvrir.
cordialement Camille