l’escalier

On peut voir un roman comme un escalier dont les marches seraient les buts poursuivis par les personnages de vos scènes. On passe ainsi marche après marche d’un but à un autre pour finalement arriver à l’étage.
Un but conduit à un résultat qui entraine un nouveau but et ainsi de suite.
Si nous construisons notre escalier c’est pour arriver à l’objectif principal qui est le but suprême. Mais l’histoire débute obligatoirement avec un but principal.
Par exemple, peut-être que votre héros veut que le chien de la voisine cesse de piétiner ses fleurs. Alors il sait qu’il doit prendre langue avec elle pour la convaincre de faire quelque chose, puis il découvre qu’elle est particulièrement séduisante et s’aperçoit qu’il a envie de sortir avec elle, alors il sait qu’il doit dépasser la mauvaise impression initiale qu’il avait d’elle à cause de son chien, puis il pense qu’il devrait lui offrir des fleurs…
Avant de mettre en oeuvre les buts de toutes ces petites scènes, vous savez qu’elles doivent conduire votre héros àu but principal : que le chien de la voisine cesse de piétiner ses plates-bandes.
Le plus important est de garder présent à l’esprit au fur et à mesure que vous identifiez chaque scène c’est qu’elles doivent être pertinente pour lui permettre d’atteindre le but principal.
cordialement Camille

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au fil de la plume

J’ai écris mes premiers romans « au fil de la plume », c’étaient des premiers jets, qui ne me prenaient que le temps pour écrire ou dicter, je partais d’une histoire que j’avais envie de raconter sans trop savoir comment j’allais m’y prendre. Les histoires étaient interressantes car, je m’appuyais sur des réalités. Mais, c’était seulement la base d’une matière à exploiter. Ces centaines de milliers de mots dorment dans des fichiers dans un disque dur d’autres ont été perdus. Tous ces textes nécessitent un long travail de mise en forme de restructuration et plus… avant même d’envisager d’être réécrits.
Je m’en servirai sans doute un jour. L’important à l’époque était pour moi de me libérer du besoin d’écrire qui me titillait.
Au fur et à mesure que l’on écrit on avance dans le processus créatif et on progresse dans son écriture, mais, il faut de plus en plus de temps pour écrire un récit. L’écriture est un long travail, mais comme c’est passionnant.
cordialement Camille

Le thème

Indissociable du roman, le thème c’est le sujet dont parle votre roman, et, votre roman c’est la réponse ou pas que vous apportez à votre thème.
Pour cela vous faites un « casting » et vous allez mettre en scène des personnages taillés pour vivre l’aventure qui va tout au long de votre récit leur permettre de chercher des réponses.
Vous devrez choisir un personnage principal qui à partir d’une idée de départ va évoluer pour être en mesure d’apporter une réponse sur le thème choisi.
votre rôle d’auteur n’est pas de convaincre ni d’imposer votre réponse, mais, d’offrir des réponses tout au long de votre écriture et d’apporter votre solution sans en douceur, sans insister.
cordialement Camille

documentation

La documentation, un travail important et essentiel dans l’écriture d’un roman. Parler et écrire sur des sujets que l’on maitrise c’est également fournir à son lecteur des informations de qualité.
Certains auteurs très connus ont construit leur succès autour d’une documentation qui représente les trois quart du contenu de leurs romans qui tournent autour d’une intrigue simplette mais ils donnent à leur lecteur une documentation sur un sujet particulier et un peu spécial (cultiver du riz sur son balcon ou comment se reproduisent les papillons…)
Si vous aimez les ouvrages où l’on tourne les pages pour avoir une réponse aux questions inhérentes qui se posent paragraphe après paragraphe vous éviterez ces auteurs qui développent un sujet qui ne vous intéresse que très peu. Je suis plusieurs fois tombé sur des auteurs connus qui consacraient 50 pages aux personnages à l’intrigue et aux péripéties et 150 pages à développer une information sur un sujet qui ne m’intéressait pas du tout.
cordialement Camille

augmenter votre production

Vous pouvez facilement écrire 5000 mots chaque jour avec un peu d’entrainement. Pour augmenter votre capacité à écrire il faut mesurer le nombre de mots que vous écrivez chaque jour.
combien de temps pouvez-vous consacrer chaque jour à écrire votre roman? La réponse à cette question va vous permettre de déterminer en combien de temps vous pouvez écrire le premier jet de votre roman d’environ 80000 mots.
Si vous écrivez durant une trentaine de minute chaque jour vous devez pouvoir écrire votre roman premier jet en un mois. Mesurez combien de mots vous écrivez à chaque fois que vous le faites, notez à quelle heure vous avez commencé et à quelle heure s’est terminé votre période d’écriture et surtout combien de mots vous avez écrits.
Pour augmenter votre cadence utilisez la méthode de production sans correction cela vous permettra d’écrire plus et petit à petit vous écrirez plus de mots. Pensez que si vous écrivez 250 mots en 10 minutes cela représente 1500 mots par heure, c’est environ le nombre de mots nécessaire pour écrire une scène.
L’avantage de cette méthode c’est d’arriver à écrire par scène puis par chapitre ainsi, vous restez motivé et vous avez une vue d’ensemble de votre roman dont vous ne perdez pas le fil. Vous effectuerez les corrections et les ajouts plus tard lors de la seconde phase lorsque vous réécrivez votre roman.
cordialement Camille

capter l’attention

Commencer un roman c’est capter l’attention du lecteur pour le retenir et lui donner envie de poursuivre sa lecture page après page jusqu’à la fin de votre roman.
Votre première phrase est capitale pour le succès de votre roman, elle doit être courte et contenir une question implicite qui va ou non amener une réponse immédiate ou pas mais qui conduira à une autre question implicite et ceci jusqu’à ce que vous écriviez le mot fin.
Relisez les premières phrases d’un maximum de roman du même genre que le votre et inspirez vous en pour rédiger vôtre première phrase.
dans la rue le chaos était indescriptible. (la formule de dieu – dos Santos)
le village fut terrifié. (l’homme à la peau de bique – maurice leblanc)
—  Alors, votre réponse  ?
—  Je vous l’ai déjà dite, monsieur Bouvreuil, jamais  !
—  Réfléchissez encore, monsieur Lavarède. —  C’est tout réfléchi. Jamais, jamais  !
(Paul d’Ivoi; Henri Chabrillat. Les cinq sous de Lavarède)
L’écroulement du souterrain durait toujours. La voûte de la galerie se détachait par fragments de blocs énormes. Le sol continuait à mugir et à trembler. On eût dit un de ces tremblements de terre qui ébranlent les cités du nouveau monde.
(du Terrail, Ponson. La corde du pendu)
Elle gardait les yeux rivés sur la porte de la chambre 204.
(Scarrow, Alex. La théorie des dominos)
j’ai pris ces quelques exemples au hasard et je n’ai pas choisi alexandre dumas ou jules verne ou d’autres auteurs très connus du grand public pour que mon lecteur réalise que la façon de commencer un récit reste la même.

  1. cordialement Camille

l’auto préservation

Quelque soit le type de votre personnage il peut être concerné par l’auto-préservation. Est-ce que la famille dispose d’assez d’eau pour faire face à la période de sécheresse qui vient d’être annoncée? Comment va payer les frais de scolarité des enfants? Y a-t-il un endroit dans ce chalet de vacances où ils peut avoir de l’intimité? Où va t’il trouver les fruits de mer qu’il veut déguster à midi? Ces personnes sont préoccupées par les problèmes de survie de base … la survie du corps ou de l’esprit ou les deux. S’ils étaient échoués sur une île déserte avec beaucoup de matériel de survie, tout irait bien sans se poser de questions.
Comment, dans un roman, ce trait d’auto-préservation peut-il fonctionner? Ce n’est pas ce que vous attendez d’un personnage de roman typique, non? Dans un thriller d’aventure, oui, vous voulez que votre héros ou votre héroïne sauve le bateau qui coule et élude les pirates qui vous ont assaillis … mais sur le plan émotionnel, cette auto-préservation peut être un trait de caractère qui va vous permettre de construire un conflit interne. Imaginez quelqu’un qui essaie de préserver son bien-être, sa santé mentale, son cœur, en ne tombant pas amoureux. Imaginez la tension qu’il va ressentir en tombant amoureux, en résistant… L’auto-préservation est un trait pratique pour un personnage de roman.
cordialement Camille