comment commencer une histoire courte

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Souvent les histoires présentent «une Back Story» qui sert à présenter et à introduire un personnage, ou il vit quelles sont ses habitudes, ce qu’il fait…
Dans une histoire courte le mieux est de supprimer cette « Back Story» et d’entrer directement dans le vif du sujet. N’oubliez pas que vous n’avez que 5000 mots pour raconter votre histoire.
En commençant par rentrer dans le vif du sujet vous ajoutez un certain mystère : qui est ce personnage que l’on voit agir? Vous respectez ainsi le temps de vos lecteurs en vous concentrant tout ce qui est important et fait avancer le récit.
Ne nous faites pas pénétrer dans l’univers que vous avez créé. La description de la maison où vit votre héros est certainement très intéressante, mais, faites nous plutôt découvrir ce qu’il fait.
Si le passé à une certaine importance dans votre histoire faites un « Flash-back » en nous faisant vivre la scène dans son action. Les Back Story racontent le flash-back fait voir.
Poursuivez les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les histoires courtes :
1 – l’action : que font vos personnages ?
2 – les dialogues : que disent-ils ?
3 – les descriptions : utilisez les cinq sens
4 – les monologues intérieurs : que pensent-ils ?
5 – l’Exposition narrative : quelles autres informations voulez-vous donner au lecteur ?
Les phrases longues ont un côté plus littéraire, mais, sont plus difficiles à comprendre que les phrases courtes. Les phrases courtes retiennent plus facilement l’attention du lecteur. Le lyrisme qui vise à jouer sur les sons des mots est certes intéressant, mais Je ne suis pas convaincu qu’il ait sa place dans une histoire courte. L’utilisation d’un éponyme qui consiste à donner à l’un de vos personnages le nom d’un personnage connu ou célèbre crée une association implicite et peut vous permettre de partager la relation avec le personnage d’une autre œuvre.
Par contre, il est important d’être spécifique. Si vous parlez de nature au lieu de parler des arbres général, décrivez le chêne ou le cèdre que vous évoquiez en parlant des arbres.
Cordialement Camille Saintonge

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Pourquoi meurt -on ?

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Répondre à cette question est fondamental et donne un sens à la vie.
On est incapable de répondre à la question d’où vient-on, pas plus que l’on ne sait où on va. Mais, on peut tenter de répondre à la question pourquoi Meurt-on.
J’ai envie de dire que l’on meurt parce que la raison pour laquelle on était là a été accomplie. C’est pour moi raisonnable de penser que dès que l’on a accompli « La mission» que l’on avait à remplir on peut mourir.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez sur terre?
Moi, oui et Je persiste à croire que chaque être vivant a une «Mission » à accomplir. Car, si ce n’est pas le cas, quel sens donner à la vie ?
J’aime passionnément la vie malgré tous les obstacles qu’il faut franchir, mais, je ne parviens pas à croire que l’on est là pour attendre que le temps passe, Et, tenter de passer dans l’au-delà avec le plus de sérénité possible.
Si la vie d’un individu et sa mort n’ont aucun sens, cela reviendrait à dire que nous n’existons pas puisque nous servons à rien.
Je suis entièrement convaincu que la vie à un sens, mais, il faut le chercher et le trouver.
Quelle est ma mission sur cette terre? Pourquoi suis-je là ?
La plupart des romands répondent à des questions et les romanciers, chacun dans sa sphère avec son univers, c’est croyance, ses valeurs… répond à des questions qu’il se pose et aide ses lecteurs à se poser des questions ou à réfléchir sur quelque chose de particulier.
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement Camille Saintonge

Le recyclage de vos archives

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La dernière page de votre roman reprend le thème, une phrase, un lieu ou une action qui se situe au début de l’histoire et le répète à la fin.
L’écho entre le début et la fin de l’histoire donne à votre récit une certaine harmonie. Ajoutez-y une motivation et une action du personnage dans une scène.
Au milieu de votre histoire, le personnage doit vivre une expérience qui va le transformer en une nouvelle personne.
Trop souvent, les auteurs d’histoires courtes terminent leur récit au moment de la transformation, mais, sans faire voir comment, par quelle alchimie il a été transformé.
Le recyclage de vos récits abandonnés quelque part dans un disque dur ou sur un fichier est possible et est intéressant, car, le temps que vous avez consacré à les rédiger n’est pas perdu, vous allez pouvoir en tirer parti en les transformant en de courtes histoires. Parfois un simple paragraphe écrit puis oublié dans vos archives peut-être transformé en une histoire courte.
Comment faire votre choix: La première observation c’est que souvent certains paragraphes sont déjà des histoires courtes avec un début un milieu et une fin.
La seconde nécessité, c’est que le paragraphe choisi ne contient que un ou deux personnages qui comptent. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres personnages dans votre histoire, mais, ils sont marginaux et ne jouent pas un rôle important.
Le troisième point c’est que le personnage central vive une expérience susceptible de le transformer.
Si vous trouvez ces trois points dans un paragraphe abandonné et oublié dans vos archives, vous avez la matière pour écrire une histoire courte.
Cordialement Camille Saintonge

La mort nous fascine t’elle?

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Oui, ce thème est traité en permanence. Que se passe t’il lorsque vous mourrez… Il y a des milliers d’histoires sur comment éviter de mourir ou comment bien mourir.
La mort est le grand mystère de la vie et les mystères font partie intégrante des sujets des racontars d’histoires.
Alors, pourquoi n’écrivez vous pas une scène de votre histoire courte avec un personnage secondaire qui meurt?
Certains auteurs aiment les plans et les structures et ne peuvent pas s’en passer pour écrire, d’autres pensent que les plans sont réservés aux auteurs qui ne sont pas créatifs et écrivent sans.
Je ne sais pas qui a raison, mais, je suis convaincu que les grands écrivains structurent ce qu’ils ont à écrire, même si ils n’en ont pas conscience. Car leurs histoires ont au final des structures traditionnelles qui ont toujours existé.
Si vous n’aimez pas faire un plan, n’en faites pas, mais je vais malgré cela vous rappeler le contenu traditionnel d’un récit.
Dans une première partie, le personnage principal découvre qu’il a un problème. Dans une seconde partie, il essaie de résoudre son problème en échouant encore et encore et tout va de mal en pire, jusqu’à ce qu’enfin après une ultime tentative il le résout. C’est à vous de décider de sa réussite ou de son échec.
Finalement dans une troisième partie il regarde son succès ou son échec pendant un instant, Alors le lecteur sait que c’est la résolution et la fin de l’histoire.
Cordialement Camille Saintonge

Qu’est-ce qui est important

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Ce qui a réellement de l’importance dans une histoire courte c’est ce que fait votre héros, les actions qu’il accomplit. Ce qu’il pense, ce qu’il ressent ou voit n’est que la cerise sur le gâteau, le coeur de l’histoire ce sont les actions qu’accomplissent les personnages.
Dans la vie de chaque jour, des gens meurent, il y a des génocides, la guerre, de la corruption… et cela chaque jour dans le monde, quelqu’un fait le sacrifice de sa vie pour sauver une autre personne, quelqu’un, quelque part, en pleine conscience prend la décision de détruire quelqu’un d’autre. Les gens rencontrent l’amour, d’autres sont en pleine rupture, un enfant regarde sa mère se faire battre à mort sur les marches d’une église, un autre a faim, quelqu’un trahit son meilleur ami par amour pour une femme etc. Si vous ne pouvez pas voir tout ce qui se passe de par le monde, alors, vous n’avez pas encore découvert ce qu’est la vie.
Pour que votre histoire soit réaliste, il est indispensable qu’il se passe quelque chose, pas besoin d’une explosion, de meurtres ou d’histoires d’amour dramatiques, mais, il faut que quelque chose se passe.
Si vous ne savez pas ce qui doit se passer dans votre histoire, écrivez quelque chose au sujet de la mort.
Dans la majorité des histoires courtes, plus de la moitié des auteurs ont impliqué et ou introduit la mort d’un personnage.
Si vous réfléchissez à cela, vous remarquerez que la vie et la mort sont les deux grands thèmes partagés par toute l’humanité depuis la nuit des temps. Tout ce qui vit, meurt à un moment ou à un autre.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi?

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Répondre à la question pourquoi tel protagoniste est là, est l’objet de nombreux romans de fiction. James Bond dans les romans de Ian Fleming est là pour sauver le monde des méchants services d’espionnage du bloc de l’est ou d’un groupement maléfique qui veut déclencher une guerre mondiale… Chez Ludlum, le protagoniste sauve le monde des comploteurs qui en veulent aux institutions américaines ou veulent porter atteinte aux libertés etc.
Cette mission d’importance est « la mission » des héros de nombreuses histoires, la vengeance, l’amour, la jalousie, la soif de pouvoir, l’apât du gain et tant d’autres motivations répondent à cette question pour justifier l’action du héros ou de l’héroîne.
Plus cette motivation concerne un large public, plus le lecteur pourra la comprendre. Plus l’adversaire sera puissant, plus le combat sera rude et son issue incertaine.
Le lecteur tournera les pages pour savoir ce qui va se passer et advenir au personnage principal.
L’escroc vendra t’il des lunettes à l’aveugle? et, comment va-t’il s’y prendre!
L’auteur d’un roman de fiction apporte des réponses, ses réponses aux questions sous-jacentes qu’il pose paraphe après paragraphe dans son texte. Ce sont les éléments de suspense qui nous font tourner les pages d’un livre pour connaitre la suite. Mais, pour cela, il faut que l’auteur ait fait découvrir son héros au lecteur et lui ait donné les outils pour que celui-ci s’attache au personnage principal de l’histoire qui va affronter des obstacles qui vont le faire évoluer.
Hitler était le fiancé de l’Allemagne, mais il a fini par épouser Éva Braun, pourquoi?
Et si il ne l’avait pas épousé, qu’est-ce que cela aurait pu changer?
Les questions et si tel évènement avait lieu que se passerait-il? Voilà une autre formule que l’on retrouve dans les ouvrages de fiction, auquel, les auteurs répondent avec leur propre sensibilité et les convictions et les croyances qu’ils prêtent à leurs héros…
Cordialement Camille Saintonge

comment mieux progresser

Un bon moyen pour s’entrainer à écrire consiste à rédiger des histoires courtes. Plus vous en écrirez, meilleur vous deviendrez.
Écrire un roman prend beaucoup de temps, mais, une histoire courte c’est comme une histoire que l’on raconte à ses collègues de travail pendant la pose, devant la machine à café.
De plus les histoires courtes vous permettent de tester vos personnages, c’est un bon laboratoire d’expérimentation.
Les gens racontaient des histoires courtes autour du feu bien longtemps avant d’avoir l’idée de les écrire, et, c’est parce que elles plaisaient à leurs interlocuteurs que l’idée de les écrire leur est venue.
Faites votre plan pour écrire une histoire courte et fixez vous comme objectif de la coucher sur le papier avant la fin du mois.
Une histoire courte c’est entre 1000 et 20000 mots. Fixez vous 5000 mots maximum, c’est une bonne moyenne pour une histoire courte.

Une histoire courte, c’est un personnage qui veut quelque chose et qui doit se battre et affronter un obstacle pour obtenir ce qu’il veut.

Où bien, c’est un personnage qui a un problème et qui n’arrive pas à parvenir à la résoudre, mais qui, finalement, et c’est votre choix va réussir ou pas à la fin de votre histoire courte.

Où encore c’est un personnage qui vit un évènement où est plongé dans une situation qui va le changer pour toujours.

À vos plumes pour la fin du mois. Envoyez moi un mail à : camillesaintonge arobase gmail point com pour mieux communiquer entre nous.
cordialement Camille Saintonge