voyage, voyage

L’art du voyage, extérieur pour faire découvrir au lecteur de nouveaux espaces, intérieur pour aboutir à une transformation de soi.
Mettre en lumière une série de personnages dans des situations qui nous donnent envie d’aller à notre tour les rencontrer permet de toucher un public plus large, ce sont des histoires dans l’histoire, chaque personnage raconté dans des poses spécifiques qui renvoient au thème du voyage vient enrichir le récit, chaque personnage à eu son parcours que l’on peut imaginer et raconter d’après ce que l’on voit permet au lecteur de vivre son histoire en direct et d’entrer ainsi en résonance avec sa mémoire et de susciter de l’émotion. L’aspiration à la découverte peut donc s’établir spontanément.
cordialement Camille

Publicités

L’art de comparer

Dans un récit, il est possible de parler d’une chose, ou d’une personne en utilisant des mots aussi justes que possible. Mais on peut aussi désigner cette chose ou cette personne par d’autres mots, qui vont lui ajouter une dimension, qu’elle n’aurait pas eue autrement.
La COMPARAISON consiste à utiliser le mot [comme], qui exprime précisément le lien entre le sujet et l’objet identique selon le narrateur : [Elle sentait bon comme une rose].
La métaphore est une forme de comparaison déjà moins évidente, car équivoque : dans [l’ange ouvrit les yeux], parle-t-on de la femme ou d’un ange véritable ? Toute comparaison repose sur la confusion du lecteur : par un effet de représentation factice – un tour de passe-passe, un jeu de miroir – deux objets sont confondus dans l’esprit du lecteur, comme deux lignes séparées qui n’en forment plus qu’une. Le récit change d’allure, le héros change de visage, le message se simplifie, ou au contraire il se brouille.
cordialement Camille

rois maudits

Je viens de terminer de relire les sept tomes des « rois maudits » de maurice Druon. J’aime toujours la facilité avec laquelle on rentre dans les différents récits, la façon concrète de présenter les actions que l’on visualise comme si l’on y était. C’est pour moi un bel exemple d’écriture, il y a beaucoup d’autres romans qui nous offrent des modèles d’écriture dynamique, mais chez Druon, les actions s’enchainent de cause à effet et la mobilisation du lecteur à lire la suite est maintenue en permanence, et c’est presque avec regret que l’on arrive à la fin d’un tome et que l’on est poussé dans la lecture du suivant par la qualité du récit.
cordialement Camille

point central

Un Récit c’est l’histoire de la transformation du personnage principal. Mais, comment traiter cette transformation.
Le point central de l’évolution du personnage est capital. Il implique une Préhistoire qui reconstitue les épreuves qui ont amené le personnage à avoir une cassure, un défaut… Ce paradoxe du personnage est son fardeau. tant que le personnage principal ne l’aura pas résolu il ne pourra pas avancer avec succès vers son objectif.
Le personnage principal va donc évoluer et prendre des coups jusqu’au milieu de l’histoire, moment où il va réaliser qu’il doit changer si il veut atteindre son objectif. Ceci relance l’histoire dans une nouvelle direction et l’intérêt du lecteur. Son changement aura ensuite lieu progressivement jusqu’à la résolution finale.
Au cours du récit il devra combattre pour triompher de la menace de mort qui le guette. Menace de mort physique, menace de mort professionnelle, menace de mort psychique. L’une au moins de ces trois menaces doit être présente dans un roman. Plus l’enjeu est élevé, plus le lecteur sera interréssé.
Cordialement Camille

storytelling

Depuis qu’elle existe, l’humanité a su cultiver l’art de raconter des histoires. Mais depuis les années 1990, derrière les campagnes publicitaires, dans l’ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens.

Les rouages de cette machine à raconter remplacent le raisonnement rationnel.

Le récit est comme la vie. Il s’est s’est imposé dans la sous-culture politique, dans le management ou La publicité.

La réalité est désormais enveloppée d’un filet narratif qui filtre les perceptions et stimule les émotions utiles. Ils plaque sur la réalité des récits artificiels.

Il ne raconte pas l’expérience passée, il trace les conduites et oriente les flux d’émotions. Il met en place des engrenages narratifs, sur lesquels les individus sont conduit à s’identifier à des modèles et à se conformer à des protocoles.

Cordialement Camille

l’affaire d’un coup de coeur

J’étais au marché du dimanche de Trouville sur mer en Normandie, il se mit à pleuvoir et je me réfugiais sous les parapluies de l’étalage d’un bouquiniste. Je remarquais à côté de moi un monsieur dans la cinquantaine. La peau de son visage était colorée en rouge causée par une dilatation des vaisseaux capillaires, il choisissait une dizaine de livres, ni en fonction du titre ni du nom de l’auteur mais de leur format et de leur état.
Je lui adressais avec courtoisie une phrase du genre :
– Vous êtes un gros lecteur
– Non me répondit-il je rêve de lire, mais je n’ai pas le temps, j’achète pour lire lorsque je serai à la retraite…
Je me demandais quel genre d’histoire je pourrai écrire à partir de ce personnage qui ne lirait sans doute jamais les livres qu’il achetait, n’ayant pas pris l’habitude de lire.
J’avais mon « héros » son teint couperosé m’incitait à le faire fréquenter assidument les débits de boissons, je l’imaginais célibataire. L’obstacle qu’il avait à franchir pour devenir le lecteur qu’il rêvait d’être était la boisson.
Mais, un jour il rencontre une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux et par amour il va arrêter le bistrot et va avoir le temps de lire…
cordialement Camille

que se passerait-il si : ???

Je vous propose pour susciter l’envie de poursuivre la lecture d’utiliser une question : Que se passerait-il si … on imagine un situation qui interpelle le lecteur ou la lectrice qui va vouloir savoir la suite, et alors on imagine un rebondissement qui va entrainer le lecteur vers la fin d’une autre scène. Les anglo-saxons appellent ce genre d’éléments dans une scène : « cliffhangers » (pendu à la falaise). Que va t’il arriver au protagoniste pendu à la falaise, va t’il tomber? quelqu’un va t’il venir pour le sauver ou l’aider à se sauver?…
C’est en vérité une façon de garder en haleine vos lecteurs et vos lectrices qui doivent vouloir savoir.
cordialement Camille