la pensée

La pensée est une forme de réaction qui intervient après une émotion, si votre pied se prend dans un obstacle de la chaussée et que vous êtes précipité en avant, vous tendez les mains pour vous protéger et dans la fraction de seconde qui suit vous pensez que vous risquez de vous faire du mal en tombant, un juron peut même vous échapper pour manifester votre émotion.
L’un de nos sens nous prévient de quelque chose, ce qui entraine une réaction de notre part. Cette mise en garde de quelque nature qu’elle soit est automatique, son exécution ne peut pas être empêchée par notre volonté. L’instinct de survie, l’instinct social et l’instinct sexuel sont les trois genre principaux de mise en garde.
cordialement Camille

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l’instinct

L’instinct, c’est la réaction de survie et de défense d’un personnage. Dans tous les évènements que vivent les personnages de roman il y a la réaction instinctive. le personnage est au volant de sa voiture, c’est l’hiver, il y a de la neige et du verglas. Le véhicule dérape, le personnage donne un coup de volant pour lui faire retrouver la bonne trajectoire. Cette réaction est instinctive, le personnage n’a pas eu le temps d’avoir une émotion, car, si il en avait eu une il n’aurait pas pu réagir. C’est seulement après avoir réagi par instinct qu’il peut avoir un sentiment de peur ou autre. En aucun cas l’émotion ne peut venir avant la réaction d’instinct, ce n’est pas parce qu’il a eu peur qu’il tourne son volant, c’est par instinct. Cette notion est importante car, ne pas en tenir compte c’est enlever de la crédibilité à ce que vous écrivez. Le chasseur voit le tigre qui bondit sur lui, il épaule son fusil et tire, c’est seulement après qu’il peut s’offrir le luxe d’avoir peur. Si, il a peur avant de tirer, il est mort, il a été paralysé par la peur et n’a pas pu se servir de son arme. Si ce n’est pas le cas, son récit n’est pas crédible…
cordialement Camille

second point d’intrigue

Le second point d’intrigue conclut la première moitié de la seconde partie. C’est une nouvelle direction dans l’aventure.
Le protagoniste change sa façon de faire et aborde les problèmes dans leur réalité, il a découvert quelle était sa fausse croyance. Ce second point d’intrigue va lui permettre de non plus réagir à ce qui lui arrive mais à élaborer un plan nouveau pour atteindre son but.
Il termine la première moitié de la seconde partie, l’apprentissage du protagoniste est terminé, il sait tout ce qu’il doit savoir pour aborder sa phase de combat et poursuivre son changement et son évolution. Il ne va plus subir et se contenter de réagir devant les obstacles qu’il rencontre sur sa route, mais va pouvoir élaborer une stratégie pour atteindre son but.
cordialement Camille

première moitié

La première moitié de la deuxième partie est l’endroit où vos personnages trouvent le temps et l’espace pour réagir au premier point d’intrigue. Ce premier point force le personnage à une réaction irréversible. Cette réaction,conduira à une autre réaction et une autre et une autre, c’est le lancement de votre deuxième partie.
Pour la préparer faites une liste des réactions de votre protagoniste pour faire face au premier point d’intrigue qui vient de le jeter à l’aventure.
Comment votre protagoniste réagit-il pour faire face au nouveau contexte et à son nouvel environnement?
Quelle est sa réaction par rapport à son objectif avant qu’il ne soit lancé dans l’aventure par le premier point d’intrigue?
Son objectif s’est il modifié depuis qu’il a été précipité dans l’aventure?
Comment le protagoniste réagit-il maintenant à la pression de l’antagoniste?
De quelle manière le protagoniste est-il actuellement désavantagé dans son conflit avec l’antagoniste?
Comment l’antagoniste contrôle-t-il actuellement le conflit?
cordialement Camille

vivant

écrire « machin » est un gentil garçon est moins intéressant et surtout nous apprend moins de chose que de lire: « machin » attrapa son porte monnaie dans sa poche et glissa plusieurs pièces dans la main du mendiant au coin de la rue.
Lorsque nous montrons un personnage en action le lecteur tire lui même sa propre conclusion et établit son propre jugement sur, qui est réellement le personnage. Cela lui permet de le visualiser, c’est donner de la vie à un personnage, une certaine personnalité, le faire respirer sur la page, c’est une façon de le faire réagir à une situation ou un évènement d’une façon palpable. Plus généralement d’en faire quelqu’un de vivant comme chacun de nous.
cordialement Camille

l’obstacle

Tous les obstacles dans un roman entrainent des réactions de la part de l’antagoniste, mais, ces réactions elles mêmes obligent le héros à réfléchir et à se poser des questions. Les catastrophes dans un roman jouent le rôle du psychanalyste en obligeant le héros à aller plus loin dans sa réflexion et à le contraindre à prendre une décision qu’il n’aurait pas pu prendre si l’obstacle ne s’était pas présenté. Le protagoniste ne progresse que dans la difficulté et la douleur, comme chacun de nous dans la vie réelle. Le roman est à l’image de la vie, notre imagination ne fait que reproduire des circonstances de la réalité.
cordialement Camille

L’action

L’action dans un roman c’est le fruit de la combinaison de deux choses que l’on ne doit pas dissocier. Il y a ce que voit le personnage, et, sa réaction à ce qu’il voit.
C’est parce qu’il voit cet évènement qu’il va réagir dans un sens ou un autre. La combinaison de ces deux choses créent l’action dans la scène. Cette réaction est liée à la « personnalité » du personnage, elle nous renseigne sur lui. C’est un moyen pour l’auteur de faire voir au lieu de dire. Le personnage n’a pas faim, il voit un morceau de pain sur la table, il se précipite pour s’en emparer et sans même prendre le temps d’en découper une tranche il mord le morceau de pain à pleines dents avec avidité sans prendre le temps de respirer entre deux bouchées, au risque de s’étouffer dans sa précipitation…
cordialement Camille