vivant

écrire « machin » est un gentil garçon est moins intéressant et surtout nous apprend moins de chose que de lire: « machin » attrapa son porte monnaie dans sa poche et glissa plusieurs pièces dans la main du mendiant au coin de la rue.
Lorsque nous montrons un personnage en action le lecteur tire lui même sa propre conclusion et établit son propre jugement sur, qui est réellement le personnage. Cela lui permet de le visualiser, c’est donner de la vie à un personnage, une certaine personnalité, le faire respirer sur la page, c’est une façon de le faire réagir à une situation ou un évènement d’une façon palpable. Plus généralement d’en faire quelqu’un de vivant comme chacun de nous.
cordialement Camille

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l’obstacle

Tous les obstacles dans un roman entrainent des réactions de la part de l’antagoniste, mais, ces réactions elles mêmes obligent le héros à réfléchir et à se poser des questions. Les catastrophes dans un roman jouent le rôle du psychanalyste en obligeant le héros à aller plus loin dans sa réflexion et à le contraindre à prendre une décision qu’il n’aurait pas pu prendre si l’obstacle ne s’était pas présenté. Le protagoniste ne progresse que dans la difficulté et la douleur, comme chacun de nous dans la vie réelle. Le roman est à l’image de la vie, notre imagination ne fait que reproduire des circonstances de la réalité.
cordialement Camille

L’action

L’action dans un roman c’est le fruit de la combinaison de deux choses que l’on ne doit pas dissocier. Il y a ce que voit le personnage, et, sa réaction à ce qu’il voit.
C’est parce qu’il voit cet évènement qu’il va réagir dans un sens ou un autre. La combinaison de ces deux choses créent l’action dans la scène. Cette réaction est liée à la « personnalité » du personnage, elle nous renseigne sur lui. C’est un moyen pour l’auteur de faire voir au lieu de dire. Le personnage n’a pas faim, il voit un morceau de pain sur la table, il se précipite pour s’en emparer et sans même prendre le temps d’en découper une tranche il mord le morceau de pain à pleines dents avec avidité sans prendre le temps de respirer entre deux bouchées, au risque de s’étouffer dans sa précipitation…
cordialement Camille

La suite

La Suite a trois parties son but est de venir après une scène. Une scène se termine par un désastre et vous ne pouvez pas enchainer immédiatement avec une nouvelle scène qui va commencer avec un objectif. Pourquoi ? parce que quand vous venez d’être confronté à un sérieux revers, vous ne pouvez pas immédiatement vous précipiter et essayer quelque chose de nouveau. Vous devez d’abord récupérer. C’est de la psychologie de base.
1        Réaction: Une Réaction c’est l’état émotionnel qui suit un désastre. Lorsque quelque chose d’horrible vient de se passer vous êtes comme assomé pendant un instant. Vous devez donc montrer comment votre personnage réagit viscéralement à ce désastre. comment il est blessé. Donnez à votre lecteur la possibilité d’être lui aussi blessé. Vous pouvez avoir besoin de faire voir le temps s’écouler. Ce n’est pas le moment de passer à l’action, c’est le moment de réagir. Un moment pour pleurer. Mais vous ne pouvez pas rester abasourdi à jamais. Si vous le faites vous perdrez vos lecteurs. Éventuellement vous pouvez perdre les pédales le temps de regarder les options qui s’offrent. Mais le problème est qu’il n’y en a aucune…
2        Dilemme: Un Dilemme est une situation avec aucune bonne option. Votre personnage doit avoir un vrai dilemme. Ceci donne à votre lecteur une occasion de se faire du souci, ce qui est bon. Votre lecteur doit se demander qu’est ce qui peut se passer après. Laissez votre personnage se dépatouiller au milieu des choix, éventuellement laissez le arriver à la moins mauvaise option…
3        Décision: Une décision c’est l’action de faire un choix parmi plusieurs options. C’est important, parce que cela donne à votre personnage la possibilité de redevenir actif. Les gens qui ne prennent jamais de décision sont des gens ennuyeux. Ils attendent que quelqu’un décide à leur place. Et personne ne veut lire l’histoire de quelqu’un comme ça. Que votre personnage décide et qu’il prenne une bonne décision. qu’elle soit risquée mais ait une chance de réussir. Vos lecteurs devront tourner la page parce que maintenant votre personnage a un nouvel objectif.
vous êtes passé de la scène à la suite et retour au but pour une nouvelle scène.
C’est pourquoi la méthode scène suite est si puissante. Une scène conduit à une suite qui conduit à une nouvelle scène et ainsi de suite à jamais. vous terminerez par une victoire éclatante ou une défaite ultime et ceci terminera votre livre.
Mais ce n’est pas terminé. Vous savez comment structurer une scène et sa suite façon grand angle, mais vous devez maintenant écrire des paragraphes qui vont amener votre personnage de son but initial à un conflit puis un désastre et au travers d’une réaction viscérale vers un horrible dilemme et finalement une bonne décision.
Comment faire ?

Pourquoi utiliser des archétypes

Les archétypes sont un guide pour décider de la réaction de chaque personnage face à un même évènement et des conséquences de cet évènement sur le comportement du personnage dans les scènes à venir dans votre récit.

Ci-dessous, huit archétypes d’après Le Seyne:
Le colérique (émotif, actif, extraverti)
Le passionné (émotif, actif, introverti)
Le versatile (émotif, prudent, extraverti)
Le sentimental (émotif, prudent, introverti)
Le réaliste (calme, actif, extraverti)
Le flegmatique (calme, actif, introverti)
Le nonchalant (calme, prudent, extraverti)
Le sage (calme, prudent, introverti)

Quels sont les comportements :
émotif : le personnage ressent l’émotion au moment de l’action
calme : le personnage ressent l’émotion après l’action
actif : le personnage agit avant de réfléchir
prudent : le personnage réfléchit avant d’agir
extraverti : Le personnage est tourné vers l’extérieur. Il dit ou montre ce qu’il pense ou ressent
introverti : Le personnage est tourné vers lui même, ne dit pas, ne montre pas ce qu’il pense ou ressent.
cordialement Camille