Une accroche qui intrigue

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C’est la première phrase de votre roman, elle est destinée à donner au lecteur l’envie de poursuivre sa lecture. Elle contient une question implicite, et, c’est cette question que se pose le lecteur qui le fait continuer à lire.
Ce jeu des questions-réponses est la recette magique de l’écriture.
La plupart des phrases d’accroche sont banales, et pourtant elles intriguent pour nous attirer dans l’histoire en capturant notre attention. Il faut impérativement utiliser des mots puissants qui créent de l’émotion. Plus on crée une émotion forte plus on accroche le lecteur. La peur par exemple est une émotion forte. Utilisez tous les sens:
Vous voyez, vous apercevez, géant, imaginez-vous, énorme pour la vue. Vous sentez, vous ressentez, ça vous prend les tripes pour le toucher. Entendez bien, écoutez pour l’audition…
Des mots comme fantastique, impressionnant, explosif, terrible, une tuerie… Sont très adaptés pour une accroche. 40% de vos lecteurs et des lecteurs en général ont besoin de « voir », alors, faites leur voir, créez une image évocatrice, provocrative, choquante et donnez leur une émotion.
Votre roman a un titre, l’accroche en est le sous-titre. N’hésitez pas à noter des idées d’accroche qui vous plaisent en parcourant le début des ouvrages de votre bibliothèque. La presse quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle est remplie d’accroches dont vous pouvez vous inspirer. Mais, évitez les publications qui sont spécialisées dans les accroches à la limite de l’abus de confiance. Elles ont d’ailleurs des procès régulièrement qu’elles perdent, mais, les ventes entrainées par ces annonces doivent largement payer leurs amendes puisqu’elles poursuivent leurs accroches douteuses encore et encore.
Mais en tant que auteur de roman, votre rôle est de capturer l’attention de votre lecteur pour le faire rentrer dans votre histoire, mais, pas de le tromper sur la marchandise.
Ci-dessous quelques accroches de romans :
L’étranger, Albert Camus 1941
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas ».
Mort à crédit, Louis Ferdinand Céline 1936
« Nous voici enfin seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste… Bientôt je serai vieux ».
Du côté de chez Swann, Marcel Proust 1913
« Longtemps je me suis couché de bonne heure ».
Cordialement Camille Saintonge

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réponses

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J’entendais il y a peu de temps un chroniqueur déclarer que les réponses que fournissait le président Macron à ceux et celles qui les posaient ne leur donnaient pas satisfaction.
Cela m’a fait penser à un post que j’avais mis en ligne en 2016 où figuraient des réponses à des questions qui avaient valu à leur auteur un zéro.
Pourtant, elles étaient pleines d’humour elles.
Je vous soumet ci-dessous les questions et les réponses.
Amusez-vous un peu à leur lecture et souriez.

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Cordialement Camille Saintonge

les thèmes

Pour trouver un thème, il suffit de se poser des questions et d’y répondre avec ses croyances et ses convictions, c’est l’univers de chaque auteur, cet univers, les lecteurs et lectrices qui en partagent les convictions constituent son lectorat. L’univers de chaque auteur est sa marque de fabrique et les histoires qu’il y développe appartiennent à un genre, mais, on y retrouve ses convictions, ses valeurs, ses croyances, ses motivations, les enjeux qu’il veut mettre en avant etc.
Ècrire de la fiction, c’est se poser des questions et l’une des questions que connait tout auteur est : que se passerait-il si ?. La réponse peut déboucher sur toute une série d’idées de roman.
Et si les bouleversements climatiques entrainaient une montée des eaux de un mètre ou plus, Paris serait-il au bord de la mer? Que resterait-il de la France ? Où se déplacerait le golf stream? Quelle serait la nouvelle zone climatique tempérée ? …
cordialement Camille

préparation à la structure

Le premier pas pour découper votre récit consiste à déterminer sa structure globale. Vous allez mettre sur le papier toutes vos idées. Regarder ce qui correspond à l’histoire que vous voulez raconter et travailler sur les points de passage obligatoire de l’histoire et sur les questions qui vous viennent jusqu’à ce que vous puissiez voir émerger une histoire complète.

Il est vraisemblable que des scènes particulières vous viendront à l’esprit. Mais, c’est une manière de positionner vos personnages dans l’histoire, de vous demander qui est qui et qui fait quoi.

Voici quelques exemples de questions que vous pouvez vous poser durant cette phase de préparation :

        1. notez quatre ou cinq grands moments qui se dérouleront dans votre intrigue.

2. Pouvez vous penser à au moins deux complications pour chacun de ces moments?

3. Comment ces complications vont elles pousser les personnages de façon qu’ils en soient dérangés

4. Quels lieux vous faudra t’il ajouter pour ces complications

5. Quel personnage sera le protagoniste

6. Quel personnage sera le plus touché par l’incident déclencheur

7. Quels problèmes majeurs ce personnage a t’il dans sa vie, qui offrent le plus de potentiel pour des conflits et des drames

         8. En quoi ce problème affecte t’il les autres personnages
cordialement Camille

évaluez les enjeux

écrire, c’est pour l’auteur se poser des questions.
et si … et pourquoi …? Les questions de base à se poser pour écrire une histoire originale et unique qui vous ressemble.
Mais, pour évaluer les enjeux, c’est dans les chaussures de votre protagoniste que vous devez vous installer.
demandez vous ce qui l’intéresse dans le monde qui l’entoure, qu’est-ce qui le touche émotionnellement ? Comment allez vous faire voir la passion qui l’anime pour défendre les valeurs auxquelles il tient, et, jusqu’où il est prêt à aller pour défendre ses valeurs ? Comment l’antagoniste peut-il menacer les valeurs du protagoniste ? Faites une liste des dix pires choses qui puissent arriver à votre protagoniste?
En répondant à ces questions vous pourrez fouiller dans la tête de votre héros pour y trouver les enjeux de sa quête mais aussi pourquoi il se lance dans cette aventure…
cordialement Camille

que se passerait-il si : ???

Je vous propose pour susciter l’envie de poursuivre la lecture d’utiliser une question : Que se passerait-il si … on imagine un situation qui interpelle le lecteur ou la lectrice qui va vouloir savoir la suite, et alors on imagine un rebondissement qui va entrainer le lecteur vers la fin d’une autre scène. Les anglo-saxons appellent ce genre d’éléments dans une scène : « cliffhangers » (pendu à la falaise). Que va t’il arriver au protagoniste pendu à la falaise, va t’il tomber? quelqu’un va t’il venir pour le sauver ou l’aider à se sauver?…
C’est en vérité une façon de garder en haleine vos lecteurs et vos lectrices qui doivent vouloir savoir.
cordialement Camille