quel genre d’histoire

Quel genre d’histoire voulez vous écrire?
Le genre que vous avez choisi va fortement influencer votre écriture, car elle va se plier aux codes du genre. Un roman à l’eau de rose n’a pas le même contenu qu’un thriller ou qu’un roman policier…
L’avantage du roman policier, c’est qu’il peut s’introduire dans pratiquement tous les genres, il suffit d’un cadavre. Il est construit autour de six aspects immuables : le crime, le mobile, le coupable, le mode opératoire et l’enquête.
mais si vous optez pour le roman policier, il vous faudra choisir votre sous genre entre : le roman noir, le thriller, le roman d’espionnage, le roman de mystère ou le roman policier historique.
cordialement Camille

Publicités

écrire un policier, méthode Agatha Christie

Voici la méthode d’Agatha Christie pour écrire un roman policier:

La première chose à faire est de choisir votre coupable. Puis en vous mettant dans sa peau vous décidez des moyens qui vous permettront le mieux de masquer sa culpabilité.

  • Inventez l’histoire du crime : l’élément déclencheur, les évènements qui ont conduit au forfait…
  • Imaginez le mobile de l’auteur ou du commanditaire du crime, Décrivez le type de personnage qui pourrait le commettre.

Ensuite, faites votre plan, et recommencez votre exposé par le commencement en vous plaçant du point de vue du lecteur, ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il sent, les objets présents sur la scène du crime… Essayez, et vous verrez comme c’est simple.
cordialement camille

Écrire : Une envie de polar

Écrire : Une envie de polar

Aujourd’hui j’avais envie de lire un polar. Pas un du genre roman noir à la Chandler dont il parle dans «les lettres» de Raymond Chandler et explique qu’il a fabriqué des romans en utilisant la matière et l’intrigue de nouvelles qu’il avait précédemment publiées. Non, plutôt d’un de ces policier classique, héritier de l’université et de la grande tradition littéraire. Un de ces fils du journalisme dans son contenu qui utilise les faits divers et qui dans sa forme, utilise celle du récit rapide.

Mais, je n’en avais aucun en cours de lecture, et,  aucune envie de me rendre à la bibliothèque bien qu’elle soit toute proche ni d’aller fureter dans une librairie pour en trouver un à mon goût.

Alors, j’ai réfléchi au roman policier et à un de ses aspects qui m’intéresse :

Ses deux thèmes capitaux, l’être et le paraître : les apparences et la réalité, le masque et la vérité. L’innocence et la culpabilité que l’on trouve dans le paraître représentés par le suspect et l’être qui est le vrai coupable.

L’opposition générale être/paraître est centrale dans le roman policier. Entre ce qui est vrai et ce qui est faux on peut trouver le secret et le mensonge, autant d’obstacles que le «détective» devra dépasser.

Quand le valet se déguise en maître il ment, mais, en même temps nous avoue son désir secret de devenir lui même le maitre. C’est le masque de celui qui dissimule son visage et qui joue la comédie devant les autres … Voila où ma réflexion m’a menée en me donnant envie de vous parler du roman policier dans de prochains articles. Le «polar» est une bonne école pour apprendre à bâtir un récit qui se tienne et à jouer avec les différents points de vue. Beaucoup d’écrivains reconnus ont commencé par écrire des romans policiers.

cordialement

Ecrire : Choisir un genre

Ecrire : Choisir un genre

La plupart des auteurs se sont essayés dans différents registres avant de rencontrer leur public.

Nouvelle, roman d’amour, thriller, théâtre, roman d’aventures, science fiction, etc. Les genres sont nombreux et variés. Ils offrent aux auteurs de quoi s’exprimer et trouver leur voie. C’est une des raisons pour lesquelles il faut produire encore et encore. Pour cela il faut s’entrainer à écrire vite.

Il y a de très nombreux livres qui n’ont pas rencontré leur public à leur parution, et puis l’auteur a eu envie d’écrire autre chose et s’est lancé dans un nouveau genre. Sans raisons particulières, le public a adoré et en a redemandé. C’est souvent inexplicable.

Mais, une chose est certaine, écrire demande un minimum de connaissances techniques qui s’apprennent et qu’il est bon de connaitre.

Avoir cette connaissance ne vous garantit pas que vous trouverez votre public, mais, elle vous permettra de prendre du plaisir à écrire. C’est à mon sens le plus important. Car, lorsque l’on fait quelque chose que l’on aime, on le fait en général bien. L’on est alors payé d’avance puisque l’on a pris du plaisir. La cerise sur le gâteau c’est de rencontrer son public.

Écrire est un travail qui prend du temps et de l’énergie, alors se faire plaisir est essentiel pour continuer à écrire et avoir des envies que l’on va suivre.

Passer d’un genre à un autre n’est pas aisé, car en changeant de registre on perd un public aussi modeste soit-il. Mais continuer à écrire dans un registre qui ne vous amuse plus est une source de contrariétés que peu d’auteurs ont envie de vivre au quotidien.

cordialement

Roman : les 10 règles de Raymond Chandler

Roman : les 10 règles de Raymond Chandler

1 – La situation originale et le dénouement doivent avoir des mobiles plausibles.

2 – Il ne doit pas y avoir d’erreurs techniques sur les méthodes de meurtres et d’enquêtes

3 – Les personnages, le cadre et l’atmosphère doivent être réalistes. Il doit s’agir de gens réels dans un monde réel.

4 – À part l’élément de mystère, l’intrigue doit avoir du poids en tant qu’histoire.

5 – La simplicité fondamentale de la structure doit être suffisante pour être facilement expliquée quand le moment est venu.

6 – La solution du mystère doit échapper à un lecteur raisonnablement intelligent.

7 – La solution, quand elle est révélée, doit sembler inévitable.

8 – Le roman policier ne doit pas essayer de tout faire à la fois. Si c’est l’histoire d’une énigme fonctionnant à un niveau mental élevé, on ne peut pas en faire aussi une aventure violente ou passionnée.

9 – Il faut que d’une façon ou d’une autre le criminel soit puni, pas forcément par un tribunal.

10 – Il faut une raisonnable honnêteté à l’égard du lecteur.