tout change

lorsqu’il fait très chaud, on voudrait un peu de pluie pour rafraîchir l’atmosphère, mais lorsqu’il pleut on n’est pas satisfait. Il y a une trentaine d’années, la France était encore un pays tempéré avec des saisons prévisibles et bien marquées. L’automne succédait à l’été et les Français prenaient leurs vacances en grande partie entre le 15 juillet et le 15 Août, parce que la mi-aout était la période des grandes marées et que la température commençait à chuter annonçant déjà l’automne…
Aujourd’hui les Français n’ont plus les moyens de prendre un mois de vacances, beaucoup profitent de cette période pour visiter des amis ou des parents. Dans cette ambiance difficile à la température et au temps imprévisible ceux qui s’échappent prennent un avion pour rejoindre le soleil là où il est et prendre une détente et du changement sous d’autres cieux. Tout évolue très vite, il faut s’adapter à la pauvreté en pleine expansion et, à ce nouveau climat auquel on ne peut encore donner un nom et qui changera certainement de plus en plus nos habitudes de vie.
cordialement Camille

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le pot de chambre

J’ai beaucoup entendu dire par ceux et celles qui ne la connaissaient pas que la Normandie était un pot de chambre où il pleuvait tout le temps.
Après une pratique de plusieurs années sur la côte normande en toute saison, je suis obligé de rétablir la vérité et de dire qu’il y pleut c’est vrai, d’ailleurs la campagne est verte, mais il est très rare même en hiver qu’il pleuvent toute une journée. Souvent il pleut la nuit et au matin le vent de la mer chasse les nuages et l’on a ciel bleu et soleil.
Ainsi aujourd’hui journée annoncée avec de belles éclaircies, il a plu ce matin jusqu’à 10h et depuis c’est un beau printemps. Peut-être auront nous ce soir quelques orages qui éclateront dans la nuit, mais, la journée aura été agréable dans l’ensemble.
Quant à la température, quelque soit la période de l’année l’agréable est qu’il n’y fait jamais une température de canicule, le vent de la mer avec ses parfums d’iode rafraichit l’atmosphère. Lorsque la saison est au froid une température au dessous de zéro est très très rare et ne dure pas toute une journée. Un climat que je trouve parfait pour travailler et créer dans la serainité. Sans doute est-ce pour cela que de nombreux artistes y ont établi une résidence.
cordialement Camille

prévisions pour le mois de février

L’anticyclone devrait se situer assez près de nous, près du Cap Finisterre en Espagne. Résultat en France : un temps assez calme avec peu de flux dans l’ensemble. Quelques perturbations devraient surtout circuler au nord de la Loire, apportant des précipitations plus ou moins conformes aux chiffres habituels. De l’instabilité devrait apporter pas mal de pluie de la Côte d’azur à la Corse, et de la neige sur les Alpes frontalières. Peu de précipitations en revanche a priori sur le quart sud-ouest. Côté températures, elles s’annoncent de saison, voire un peu au-dessus, surtout vers le littoral de la Manche. Gelées assez fréquentes tout de même. L’ensoleillement serait assez important, supérieur aux moyennes.

décallage

Nous sommes début Août lorsque j’écris ces lignes le temps est très chaud et ensoleillé. J’ignore quel temps il fera lorsque cet article passera le 30 septembre. Planifier ses textes offre la particularité de pouvoir assurer une présence continue mais, l’inconvénient c’est le décalage dans le temps qui ne permet pas toujours de coller avec les préoccupations du moment.
Besoin de soleil et d’évasion après une période de ciel gris et pluvieux, besoin de fraicheur lorsque le soleil tape et brule. Quant à l’actualité, comme je ne m’en préoccupe guère, cela ne me gène pas, et puis, les médias diffusent toujours ce qu’il y a de plus sordide alors il n’y a pas vraiment d’erreurs à commettre dans le domaine car, malheureusement il y a toujours au moins un désastre chaque semaine. Alors en ce 30 septembre remettons nous de la dernière catastrophe que les médias nous diffusent certainement en boucle selon leur habitude.
cordialement Camille

Écrire : En attendant la pluie

Écrire : En attendant la pluie

En une semaine, les feuilles des arbres se sont teintées des couleurs de l’automne. La température dehors est encore douce. J’écris sur un banc dans le parc à côté de mon domicile. Le ciel est gris et bas. De temps en temps quelques gouttes tombent. Protégé par la végétation elles ne me dérangent pas vraiment, je lève un oeil et regarde entre les feuilles pour vérifier que je peux encore rester dehors.

Les gens vont et viennent, mais ils n’ont pas pris de parapluie, c’est bon signe. Tout le monde veut encore croire en une arrière saison agréable. Dans les poussettes les enfants crient Sur un banc à côté du mien, un type encore jeune est allongé. De temps en temps, il se tourne, indifférent au monde qui l’entoure, prisonnier du sien. Drogue, alcool ? Peut-être ni l’un ni l’autre.

Les feuilles des arbres bruissent lentement. Le vent s’est levé, il va sans doute pleuvoir sérieusement dans peu de temps. Il est temps de rentrer. D’ailleurs, ma petite boule de poils vient de bondir sur le banc pour s’installer à mon côté, la promenade ne l’intéresse plus, elle a reniflé tout ce qu’il y avait autour et n’a pas trouvé un copain pour jouer. Elle a dans la gueule un marron qu’elle me tend en couinant pour que je le lui enlève …

Nous voilà rentré. Je reprend mon carnet pour terminer ces lignes.

Cette saison est toujours un peu triste, entre l’été et les mauvais jours. Je n’écris pas l’hiver, car, ce n’est plus une saison, mais une période plus ou moins longue et pas toujours agréable.

Je n’aime pas la pluie. Le froid ne me dérange pas, il suffit de se couvrir et de s’habiller en conséquence, mais, la pluie qui éclabousse et salit tout en diffusant son humidité ne me convient pas en région parisienne. Pourtant, le vent et la tempête au bord de la mer, j’adore. Il m’est arrivé certaines années de me trouver en fin d’automne du côté de Saint-Malo avec vent, pluie et tempête et de prendre beaucoup de plaisir à me promener en bord de mer. Caché dans mon ciré et en bottes, je regardais l’océan et respirais à plein poumons les effluves de l’iode mélangée au varech, admiratif devant le spectacle des éléments déchainés avant d’aller me régaler d’un blanc sec avec une douzaine de cancalaises.

cordialement