les bases d’une intrigue

Comment construire une intrigue ?
Le secret d’une intrigue bien menée repose sur 8 éléments de base. Avant de vous lancer dans la rédaction de votre roman, vous devez déterminer ces huit éléments pour offrir une intrigue bien ficelée à vos lecteurs.
Ces choix et le plan qui en découlera peuvent s’établir en moins d’une heure
Détaillons chacun de ces 8 éléments.
a/ Si vous travaillez déjà sur votre roman, Voyez si chaque élément se retrouve dans votre histoire.
Vous pouvez reprendre votre histoire et la revisiter en vous basant sur cette technique. Elle vous permettra soit de renforcer votre intrigue soit de trouver de nouvelles pistes à exploiter en incorporant un des éléments que vous auriez négligé.
b/ Si vous n’avez pas encore d’idée de roman, faites appel à votre imagination.  Et si l’idée qui vous vient n’est pas très bonne, ce n’est pas grave. Considérez cette démarche comme un exercice, vous aurez tout le temps d’exploiter cette technique plus tard.
1/ Le but de l’histoire
Le premier élément à considérer dans votre intrigue, c’est le but de votre histoire. L’intrigue d’une histoire est une suite d’événements qui tournent autour d’un problème à résoudre ou d’un objectif à atteindre.
Les questions à se poser sont:

  • Quel objectif mon personnage veut il atteindre ?
  • Quel problème veut-il résoudre ?

Après avoir défini un but à l’histoire, nous construisons un monde autour de notre protagoniste où toutes les perspectives viennent perturber son but.
Le choix du but de l’histoire est important. Car il est le premier à intervenir dans la construction du plan
2/ La conséquence de l’histoire
Une fois que vous avez le but de l’histoire, l’étape suivante consiste à vous demander :
Quel désastre surviendrait si le but n’était pas atteint ?
Ou si le problème n’était pas résolu ?
La réponse à ces questions constitue la conséquence de l’histoire.
Ce risque à lui seul justifie l’effort exigé pour atteindre le but.
La combinaison du but et de la conséquence crée la tension dramatique principale de votre intrigue.
Dans certains récits, le protagoniste décide de résoudre un problème ou d’atteindre un objectif.  Cet objectif prend toute son importance quand il découvre quelle conséquence terrible va se produire s’il échoue.
Dans d’autres récits, le protagoniste trouve la motivation d’agir parce qu’il est menacé par un terrible événement. Il doit donc trouver le moyen de l’éviter.
3/ Les conditions
Le troisième élément de votre intrigue décrit ce qui doit être accompli pour atteindre le but. Vous pouvez imaginer une liste de diverses conditions à réaliser pour atteindre le but que le protagoniste s’est fixé. Les conditions créent le suspense dans l’esprit du lecteur car il espère la réussite du protagoniste.
4/ Les obstacles
Les obstacles sont des avertissements qui sont la contrepartie des conditions. Tandis que les conditions font progresser l’histoire vers l’accomplissement du but, les avertissements sont les événements qui poussent vers la conséquence et donc l’échec.
Le but de l’histoire et les conséquences créent la tension dramatique, les conditions et les avertissements plongent le lecteur dans une tension émotionnelle qui oscille entre l’espoir de la réussite et la crainte de l’échec.
Si vous structurez bien les obstacles, vos lecteurs vont: tourner les pages pour connaître la suite.
5 / les coûts
Pour augmenter la tension dramatique de votre histoire, il faut que votre protagoniste souffre ou accepte de faire des sacrifices pour atteindre son but et se confronter aux obstacles. Ces sacrifices sont le coût.
Les coûts peuvent prendre de nombreux aspects. On peut demander aux protagonistes de renoncer à leur fierté, au respect de soi, à l’argent, la sécurité, leurs idées, à la vie d’un ami, ou toute autre chose qu’ils leur sont chers. Plus le prix à payer sera dur à affronter, plus le lecteur estimera que le protagoniste mérite d’atteindre son but.
6/ les dividendes
L’élément qui équilibre des coûts dans votre intrigue, ce sont les dividendes. Ils sont la récompense que les personnages reçoivent durant le chemin qui les mène à leur but.
Contrairement aux conditions, les dividendes ne sont pas nécessaires à la réalisation du but. Ils peuvent même être sans rapport direct avec lui.  Mais ils n’existeraient pas si les personnages n’avaient pas cherché à résoudre leur problème ou à atteindre leur but.
7/ Les incontournables
Ce sont les événements qui doivent arriver pour que les Conditions se réalisent. Ils sont une couche supplémentaire de défis dans votre plan et dans l’intrigue.
Quand les conditions et les incontournables sont respectés, le lecteur sent peu à peu le protagoniste approcher de son objectif ou sur le point de résoudre son problème.
8/  Les conditions préalables
Le dernier élément pour équilibrer votre intrigue et établir votre plan: les conditions préalables. Ce sont de petits obstacles saupoudrés dans l’intrigue. Ce sont des conditions imposées par le ou les personnages
Comment organiser son plan ?
Une fois que vous avez choisi vos huit éléments, réalisez un résumé de votre intrigue. Tant que les huit éléments sont présents, l’ordre n’a aucune importance.
Ces huit éléments sont les bases de toutes les intrigues.

écrire à partir d’un thème

181906 – 13/195
Mon héros a beaucoup de dettes qu’il envisage de rembourser. Pour ce faire il a accepté une mission dangereuse qui va lui rapporter une forte somme.
Mais, un obstacle surgit à l’improviste, une saisie arrêt des impôts vient de tomber sur son compte en banque et le bloque.
Que va t-il faire pour atteindre son objectif? Pourquoi et comment en est-il arrivé là?
Va t’il tenter de gagner du temps et négocier des délais qu’il n’est pas sur d’obtenir?
Va t-il changer son mode de vie qui la conduit à cette situation?
Va t-il poursuivre sa course en avant et emprunter pour calmer le jeu et continuer? Pourra t-il emprunter ?
Va t-il entreprendre des actions que la morale réprouve pour augmenter son revenu?
Va t’il chercher d’autres solutions possibles?…
Quelle que soit la solution retenue, quels obstacles va t’il devoir affronter pour éviter la catastrophe, et, parviendra t’il à l’éviter?
Quelle va être sa réaction face à cette situation, sera t’il plus actif, déprimé, abattu, envisagera t-il le suicide?
Quel dilemme va se poser à lui face à ces différents choix?
Quelle solution va t-il choisir pour sortir de cette situation? et, va t-il en sortir?
Il a vécu dans un univers du paraitre, et, pour ce faire il a creusé sa dette, mais, ne peut-il pas trouver son bonheur autrement, ne peut-il pas se contenter être pour trouver son bonheur?
À t’il besoin pour être heureux de tous ces gadgets et autres produits de consommation pour être heureux? Ne peut-il pas se contenter de choses simples qui sont les petites joies de chaque jour, n’est-il pas passé à côté de son bonheur ?…
Voici posé en quelques lignes une idée d’histoire sur le thème du paraitre et de être…
J’ai utilisé ce thème dans mon roman « l’or de Sihanouk ».
Cordialement Camille Saintonge

de cause à effet

131906 – 11/195
Une scène est un enchainement d’évènements, et, chaque évènement doit avoir une cause. Le désir de votre héros ou de votre héroïne est le fil conducteur de votre histoire.
C’est parce qu’il pleut que l’on prend un parapluie, mais, ce n’est pas suffisant pour motiver le lecteur à tourner les pages. Il doit y avoir un obstacle dans l’action la plus banale pour que votre lecteur poursuive sa lecture.
Votre travail d’auteur consiste non seulement à écrire un récit structuré, mais aussi, à le rendre intéressant pour le lecteur. Pour cela il ne faut pas qu’il s’ennuie.
Vous devez donc rechercher et inclure dans chaque action un obstacle qui va compliquer la vie de votre héros et l’empêcher d’atteindre son but.
Dans le cas de votre parapluie, un coup de vent peut le retourner et le rendre inopérant. Si de plus il a un rendez-vous, il se précipite dans la bouche de métro la plus proche pour s’abriter et attendre que l’averse se calme, mais il glisse et tombe dans l’escalier…
Cette méthode de la cause et de l’effet rend votre récit plus proche de la réalité qui n’est jamais simple et donne à votre histoire de la profondeur.
Dans ce principe, une fois votre scène brossée en quelques lignes, réécrivez la en partant d’un point de vue qui va décrire ce que vous voyez, là en l’occurence vous regardez votre héros se précipiter vers la bouche de métro, et, vous décrivez ce qu’il fait, il descend l’escalier, glisse, tente de s’accrocher à la rampe, mais il tient d’un côté son parapluie qui ne lui sert plus à rien et de l’autre sa main veut s’emparer de la rampe, mais lorsque son regard se porte sur le rampe il ne voit pas que les marches sont glissantes…
Ce procédé simple vous permet de montrer la même scène et de la rendre vivante pour le lecteur et sera d’autant plus motivante pour lui que les obstacles seront inattendus…
Cordialement Camille Saintonge

le premier point de confrontation

241904 – 41/193
Le premier point de confrontation
On en trouve deux dans la seconde partie d’un roman.
Le premier se situe entre le milieu de votre roman et le début de la seconde partie. Il est au milieu, entre le début de la seconde partie et le point central du roman.
C’est un rappel des forces et du pouvoir de l’antagoniste. Son rôle est de stimuler le protagoniste pour qu’il n’oublie pas son objectif principal ni qu’il risque de rencontrer des obstacles sur son chemin. Il apporte au lecteur de nouvelles informations et prépare le protagoniste à son changement qui interviendra plus tard. Il prépare également les évènements qui vont l’amener à la confrontation finale dans la troisième partie.
Il réoriente l’attention du lecteur durant cette seconde partie.
On utilise en général le point de vue de l’antagoniste, car, le protagoniste n’a pas encore une connaissance suffisante des évènements qu’il subit.
C’est plus qu’un simple tournant dans l’histoire, même si l’on découvre les plans de l’antagoniste. Il faut s’assurer que ce moment de confrontation créée des instants bien distincts qui vont avoir une influence sur les scènes qui vont amener le récit jusqu’au nouveau point d’intrigue.
Ce premier point de confrontation suit la réaction qui a découlé du point d’intrigue qui a clôturé la première partie du roman.
Le protagoniste vient de sortir des évènements dramatiques de la fin de la première partie. Son monde a complètement changé et il doit luter pour faire face à cette nouvelle situation sans comprendre ce qui lui arrive.
cordialement Camille saintonge

pourquoi

La raison d’être d’une scène est de faire avancer votre intrigue. Si le pourquoi de votre scène ne fait pas avancer l’intrigue, supprimez là. Elle n’a rien à faire dans votre roman.
La scène a comme votre histoire un début, un milieu et une fin. Le début c’est le but du personnage principal. Le milieu c’est son développement avec un « conflit », ce conflit c’est quelque chose qui vient retarder ou compliquer la façon dont votre personnage principal va pouvoir atteindre son but. votre personnage va devoir réagir. Quant à la fin de la scène elle sert à introduire la suivante. le problème créé par l’obstacle n’est pas résolu et sa situation pour atteindre son objectif s’est même compliquée, le point central de la scène marque la frontière entre l’action et la réaction de votre personnage principal.
On retrouve dans la scène les grandes lignes de la structure du roman et toujours après une action suit une réaction. C’est parce que le chasseur voit le tigre bondir sur lui qu’il va se défendre. C’est cela qui va faire tourner les pages à votre lecteur qui veut savoir ce qui va se passer.
cordialement Camille

point de confrontation

Le premier point de confrontation réel entre le protagoniste et son adversaire ou ses représentants intervient dans la première moitié de la seconde partie de votre roman.
Lorsqu’il se lance dans l’aventure, le héros commence par réagir face à son nouvel environnement qu’il doit découvrir puis réagir à ce qui l’entoure.
C’est à ce moment que son ennemi dont il ignore tout dresse des obstacles sur sa route. L’antagoniste fait découvrir au lecteur « ses muscles » et sa force. Cette suite d’obstacles que va alors rencontrer le protagoniste, c’est le moyen
pour le protagoniste de découvrir dans quelle situation difficile il est plongé et d’apprendre en triomphant des obstacles.
Le protagoniste va alors au fil des obstacles qu’il va rencontrer pouvoir reconsidérer sa façon de faire et se préparer à réagir en fonction de la réalité du terrain dont il va avoir pleinement conscience en arrivant au point central il saura alors tout ce qu’il doit savoir pour se battre.
Le point central clôture la première moitié de la seconde partie et le roman prend une nouvelle direction.
cordialement Camille

bouleversement

Une fois que le lecteur est « accroché » que sa curiosité est piquée au vif, il faut nourrir votre récit. C’est avec les obstacles qui se dressent sur la route du protagoniste que vous allez le faire pour maintenir l’intérêt du lecteur et l’entrainer paragraphe après paragraphe dans votre histoire. Ces obstacles n’ont pas besoin d’être quelque chose de considérables ce sont des freins, des obstructions qui compliquent la vie du héros.
il arrive à son domicile et au moment d’ouvrir sa porte il constate qu’il n’a pas sa clé, Il est en retard pour aller à son travail et sa voiture refuse de démarrer, il veut se faire deux oeufs au plat mais a oublié d’acheter des oeufs…
C’est l’occasion de faire découvrir à votre lecteur ou à votre lectrice le protagoniste dans son monde habituel, ses réactions, ses amis, ses relations, ses habitudes, ses tics, sa façon de s’habiller…
La première partie représente un quart de votre roman et elle peut se diviser en plusieurs tranches, souvent quatre.
À la moitié de cette première partie on rencontre le bouleversement qui va débusquer le protagoniste et le pousser à abandonner sa zone de confort pour se lancer dans une aventure qu’il considère comme pas du tout tentante. Je l’appelle: « l’évènement déclencheur » parce que à partir de cet instant le protagoniste va donner une nouvelle direction à sa vie, c’est un bouleversement qui survient dans sa vie et qui va le pousser à « l’aventure ».
cordialement Camille