écrire à partir d’un thème

181906 – 13/195
Mon héros a beaucoup de dettes qu’il envisage de rembourser. Pour ce faire il a accepté une mission dangereuse qui va lui rapporter une forte somme.
Mais, un obstacle surgit à l’improviste, une saisie arrêt des impôts vient de tomber sur son compte en banque et le bloque.
Que va t-il faire pour atteindre son objectif? Pourquoi et comment en est-il arrivé là?
Va t’il tenter de gagner du temps et négocier des délais qu’il n’est pas sur d’obtenir?
Va t-il changer son mode de vie qui la conduit à cette situation?
Va t-il poursuivre sa course en avant et emprunter pour calmer le jeu et continuer? Pourra t-il emprunter ?
Va t-il entreprendre des actions que la morale réprouve pour augmenter son revenu?
Va t’il chercher d’autres solutions possibles?…
Quelle que soit la solution retenue, quels obstacles va t’il devoir affronter pour éviter la catastrophe, et, parviendra t’il à l’éviter?
Quelle va être sa réaction face à cette situation, sera t’il plus actif, déprimé, abattu, envisagera t-il le suicide?
Quel dilemme va se poser à lui face à ces différents choix?
Quelle solution va t-il choisir pour sortir de cette situation? et, va t-il en sortir?
Il a vécu dans un univers du paraitre, et, pour ce faire il a creusé sa dette, mais, ne peut-il pas trouver son bonheur autrement, ne peut-il pas se contenter être pour trouver son bonheur?
À t’il besoin pour être heureux de tous ces gadgets et autres produits de consommation pour être heureux? Ne peut-il pas se contenter de choses simples qui sont les petites joies de chaque jour, n’est-il pas passé à côté de son bonheur ?…
Voici posé en quelques lignes une idée d’histoire sur le thème du paraitre et de être…
J’ai utilisé ce thème dans mon roman « l’or de Sihanouk ».
Cordialement Camille Saintonge

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de cause à effet

131906 – 11/195
Une scène est un enchainement d’évènements, et, chaque évènement doit avoir une cause. Le désir de votre héros ou de votre héroïne est le fil conducteur de votre histoire.
C’est parce qu’il pleut que l’on prend un parapluie, mais, ce n’est pas suffisant pour motiver le lecteur à tourner les pages. Il doit y avoir un obstacle dans l’action la plus banale pour que votre lecteur poursuive sa lecture.
Votre travail d’auteur consiste non seulement à écrire un récit structuré, mais aussi, à le rendre intéressant pour le lecteur. Pour cela il ne faut pas qu’il s’ennuie.
Vous devez donc rechercher et inclure dans chaque action un obstacle qui va compliquer la vie de votre héros et l’empêcher d’atteindre son but.
Dans le cas de votre parapluie, un coup de vent peut le retourner et le rendre inopérant. Si de plus il a un rendez-vous, il se précipite dans la bouche de métro la plus proche pour s’abriter et attendre que l’averse se calme, mais il glisse et tombe dans l’escalier…
Cette méthode de la cause et de l’effet rend votre récit plus proche de la réalité qui n’est jamais simple et donne à votre histoire de la profondeur.
Dans ce principe, une fois votre scène brossée en quelques lignes, réécrivez la en partant d’un point de vue qui va décrire ce que vous voyez, là en l’occurence vous regardez votre héros se précipiter vers la bouche de métro, et, vous décrivez ce qu’il fait, il descend l’escalier, glisse, tente de s’accrocher à la rampe, mais il tient d’un côté son parapluie qui ne lui sert plus à rien et de l’autre sa main veut s’emparer de la rampe, mais lorsque son regard se porte sur le rampe il ne voit pas que les marches sont glissantes…
Ce procédé simple vous permet de montrer la même scène et de la rendre vivante pour le lecteur et sera d’autant plus motivante pour lui que les obstacles seront inattendus…
Cordialement Camille Saintonge

le premier point de confrontation

241904 – 41/193
Le premier point de confrontation
On en trouve deux dans la seconde partie d’un roman.
Le premier se situe entre le milieu de votre roman et le début de la seconde partie. Il est au milieu, entre le début de la seconde partie et le point central du roman.
C’est un rappel des forces et du pouvoir de l’antagoniste. Son rôle est de stimuler le protagoniste pour qu’il n’oublie pas son objectif principal ni qu’il risque de rencontrer des obstacles sur son chemin. Il apporte au lecteur de nouvelles informations et prépare le protagoniste à son changement qui interviendra plus tard. Il prépare également les évènements qui vont l’amener à la confrontation finale dans la troisième partie.
Il réoriente l’attention du lecteur durant cette seconde partie.
On utilise en général le point de vue de l’antagoniste, car, le protagoniste n’a pas encore une connaissance suffisante des évènements qu’il subit.
C’est plus qu’un simple tournant dans l’histoire, même si l’on découvre les plans de l’antagoniste. Il faut s’assurer que ce moment de confrontation créée des instants bien distincts qui vont avoir une influence sur les scènes qui vont amener le récit jusqu’au nouveau point d’intrigue.
Ce premier point de confrontation suit la réaction qui a découlé du point d’intrigue qui a clôturé la première partie du roman.
Le protagoniste vient de sortir des évènements dramatiques de la fin de la première partie. Son monde a complètement changé et il doit luter pour faire face à cette nouvelle situation sans comprendre ce qui lui arrive.
cordialement Camille saintonge

pourquoi

La raison d’être d’une scène est de faire avancer votre intrigue. Si le pourquoi de votre scène ne fait pas avancer l’intrigue, supprimez là. Elle n’a rien à faire dans votre roman.
La scène a comme votre histoire un début, un milieu et une fin. Le début c’est le but du personnage principal. Le milieu c’est son développement avec un « conflit », ce conflit c’est quelque chose qui vient retarder ou compliquer la façon dont votre personnage principal va pouvoir atteindre son but. votre personnage va devoir réagir. Quant à la fin de la scène elle sert à introduire la suivante. le problème créé par l’obstacle n’est pas résolu et sa situation pour atteindre son objectif s’est même compliquée, le point central de la scène marque la frontière entre l’action et la réaction de votre personnage principal.
On retrouve dans la scène les grandes lignes de la structure du roman et toujours après une action suit une réaction. C’est parce que le chasseur voit le tigre bondir sur lui qu’il va se défendre. C’est cela qui va faire tourner les pages à votre lecteur qui veut savoir ce qui va se passer.
cordialement Camille

point de confrontation

Le premier point de confrontation réel entre le protagoniste et son adversaire ou ses représentants intervient dans la première moitié de la seconde partie de votre roman.
Lorsqu’il se lance dans l’aventure, le héros commence par réagir face à son nouvel environnement qu’il doit découvrir puis réagir à ce qui l’entoure.
C’est à ce moment que son ennemi dont il ignore tout dresse des obstacles sur sa route. L’antagoniste fait découvrir au lecteur « ses muscles » et sa force. Cette suite d’obstacles que va alors rencontrer le protagoniste, c’est le moyen
pour le protagoniste de découvrir dans quelle situation difficile il est plongé et d’apprendre en triomphant des obstacles.
Le protagoniste va alors au fil des obstacles qu’il va rencontrer pouvoir reconsidérer sa façon de faire et se préparer à réagir en fonction de la réalité du terrain dont il va avoir pleinement conscience en arrivant au point central il saura alors tout ce qu’il doit savoir pour se battre.
Le point central clôture la première moitié de la seconde partie et le roman prend une nouvelle direction.
cordialement Camille

bouleversement

Une fois que le lecteur est « accroché » que sa curiosité est piquée au vif, il faut nourrir votre récit. C’est avec les obstacles qui se dressent sur la route du protagoniste que vous allez le faire pour maintenir l’intérêt du lecteur et l’entrainer paragraphe après paragraphe dans votre histoire. Ces obstacles n’ont pas besoin d’être quelque chose de considérables ce sont des freins, des obstructions qui compliquent la vie du héros.
il arrive à son domicile et au moment d’ouvrir sa porte il constate qu’il n’a pas sa clé, Il est en retard pour aller à son travail et sa voiture refuse de démarrer, il veut se faire deux oeufs au plat mais a oublié d’acheter des oeufs…
C’est l’occasion de faire découvrir à votre lecteur ou à votre lectrice le protagoniste dans son monde habituel, ses réactions, ses amis, ses relations, ses habitudes, ses tics, sa façon de s’habiller…
La première partie représente un quart de votre roman et elle peut se diviser en plusieurs tranches, souvent quatre.
À la moitié de cette première partie on rencontre le bouleversement qui va débusquer le protagoniste et le pousser à abandonner sa zone de confort pour se lancer dans une aventure qu’il considère comme pas du tout tentante. Je l’appelle: « l’évènement déclencheur » parce que à partir de cet instant le protagoniste va donner une nouvelle direction à sa vie, c’est un bouleversement qui survient dans sa vie et qui va le pousser à « l’aventure ».
cordialement Camille

une idée qui fonctionne

S’assurer avant de se lancer plus loin que l’idée que l’on vient de retenir va pouvoir assurer un roman. Le meilleur moyen consiste à faire des tentatives pour écrire le point de départ d’un pitch. Le héros a t’il un paradoxe qui va permettre de le faire évoluer et de vaincre ses blocages. Si il n’en a pas au départ de l’idée peut-on lui trouver un défaut fatal qui lui pourrit la vie, Le héros veut-il quelque chose de concret? qu’est ce qui va se mettre sur son chemin pour l’empêcher d’atteindre son but? quel obstacle doit il franchir? L’enjeu est il important? le méchant est-il vraiment méchant? Quel incident déclencheur va le lancer dans l’aventure et lui faire quitter son environnement habituel?
cordialement camille