l’évènement majeur

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La structure d’une histoire courte se focalise sur un événement majeur.
L’histoire courte a besoin d’un personnage important. Elle permet d’explorer les actions individuelles du personnage, son histoire et ses motivations d’une manière plus pointue que dans un roman.
L’histoire courte n’a pas de sous-histoire, mais, la trame reste importante : un incident déclencheur, une âme en peine, un climax et une résolution. Compte tenu de leur taille limitée, elle ne comporte pas obligatoirement tous les éléments qui constituent habituellement la trame d’un roman.
C’est pour cette raison que certains romanciers rédigent parfois les chapitres de leur histoire comme des histoires courtes.
L’histoire courte a bien sur une intrigue, mais, elle peut-être moins élaborée. Il existe de nombreux recueils d’histoires courtes, consultez les dans votre bibliothèque et recherchez celles qui sont dans le genre de celles que vous voulez écrire.
Il y a de moins en moins de supports qui publient des histoires, mais lorsque vous en trouvez un n’hésitez pas à lui soumettre les vôtres, même si il s’agit d’un petit journal local ou d’un journal professionnel. Peu importe, ce qui compte c’est que vous ayez soumis votre travail. Peut-être que votre histoire sera publiée.
Si votre travail n’est pas accepté, c’est peut-être que vous n’avez pas pris le temps de lire plusieurs exemplaires du support pour vous faire une idée plus précise du genre d’histoire qu’il publie.
Cordialement Camille Saintonge

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6 petites choses pour une histoire courte

– Un personnage qui est en mouvement dés le début de votre histoire.
– Les petites histoires parlent des gens, pas des idées ni même des évènements. Si vous n’écrivez pas sur une personne, vous n’écrivez pas une histoire courte.
– Un désir plus une décision. Votre personnage doit vouloir quelque chose, mais également il doit être prêt à agir pour passer à l’action et à se battre pour obtenir ce qu’il désire.
Les personnages qui regardent leur vie s’écouler comme passe un nuage ne sont pas des protagonistes, ce sont des personnages secondaires. N’oubliez pas de faire prendre une décision à votre personnage.
– Un conflit. Une bonne petite histoire courte a toujours de mauvais éléments puissants et redoutables, qui sont soit externes : une personne, un groupe de gens ou la nature; ou bien internes : une croyance ou un côté obscur dans la personnalité de votre protagoniste.
– Un changement. C’est pourquoi vous avez besoin d’un conflit pour changer les choses dans la douleur. Parce que le combat, les obstacles, la douleur sont les tremplins qui permettent aux êtres humains de grandir et de progresser. Toutes les histoires impliquent des transformations. C’est la souffrance qui crée la transformation. On progresse dans la douleur.
– La fin de l’histoire permettra à votre personnage de résoudre ses problèmes ou non, obtiendra t’il ce qu’il veut ou échouera t’il? Vous devez choisir et le faire voir.
cordialement Camille Saintonge

comment mieux progresser

Un bon moyen pour s’entrainer à écrire consiste à rédiger des histoires courtes. Plus vous en écrirez, meilleur vous deviendrez.
Écrire un roman prend beaucoup de temps, mais, une histoire courte c’est comme une histoire que l’on raconte à ses collègues de travail pendant la pose, devant la machine à café.
De plus les histoires courtes vous permettent de tester vos personnages, c’est un bon laboratoire d’expérimentation.
Les gens racontaient des histoires courtes autour du feu bien longtemps avant d’avoir l’idée de les écrire, et, c’est parce que elles plaisaient à leurs interlocuteurs que l’idée de les écrire leur est venue.
Faites votre plan pour écrire une histoire courte et fixez vous comme objectif de la coucher sur le papier avant la fin du mois.
Une histoire courte c’est entre 1000 et 20000 mots. Fixez vous 5000 mots maximum, c’est une bonne moyenne pour une histoire courte.

Une histoire courte, c’est un personnage qui veut quelque chose et qui doit se battre et affronter un obstacle pour obtenir ce qu’il veut.

Où bien, c’est un personnage qui a un problème et qui n’arrive pas à parvenir à la résoudre, mais qui, finalement, et c’est votre choix va réussir ou pas à la fin de votre histoire courte.

Où encore c’est un personnage qui vit un évènement où est plongé dans une situation qui va le changer pour toujours.

À vos plumes pour la fin du mois. Envoyez moi un mail à : camillesaintonge arobase gmail point com pour mieux communiquer entre nous.
cordialement Camille Saintonge

écrire chaque jour

Il faut écrire tous les jours, que vous racontiez votre vie ou celle de vos proches, que vous évoquiez des anecdotes du quotidien, peu importe du moment que vous écrivez.
Commencez par de courtes histoires, expliquez pourquoi, comment, dans quelles circonstances les faits se sont produits. Ensuite attaquez des projets plus importants comme des nouvelles et ainsi de suite. Votre imagination est comme un muscle, elle va grandir comme le muscle grossit à force d’entrainement.
L’imagination se travaille et la mémoire est faites pour oublier, alors ne sortez plus sans toujours avoir un carnet de notes et de quoi écrire à portée de la main. Il y a matière à écrire partout, dans les transports en commun, décrivez des situations, imaginez où va une personne, d’où elle vient, pourquoi, quel est son métier, où va t’elle… racontez son histoire.
Cordialement Camille

un jour comme les autres

Il respirait lentement par la bouche, il aspirait l’air bouche ouverte en gonflant bien ses poumons et en expirant à fond. Depuis deux heure du matin, le pincement dans la poitrine qui l’avait réveillé le faisait atrocement souffrir, il n’osait pas bouger de peur que la douleur qui lui coupait la respiration n’augmente encore. Son bras gauche n’était plus sensible, comme si le sang y circulait mal. La sensation était particulièrement désagréable. Qu’avait il ? il ne le savait pas. La semaine dernière encore il avait fait toute une batterie d’examens. Les médecins n’avaient rien trouvé, son coeur fonctionnait normalement, pourtant il souffrait.
Il décida de se lever sans faire de bruit pour aller prendre des comprimés pour calmer ses souffrances. Les médicaments qu’il prenait étaient une saloperie opiacée mélangée à un autre antalgique. Le résultat contre la douleur était efficace mais comme tous les médicaments de ce genre il ne fallait pas en prendre trop longtemps car très vite il y avait accoutumance et il faudrait augmenter les doses.
Il se rallongea et ferma les yeux attendant que le cachet fasse effet et qu’il se rendorme.
Il se réveilla à 9h, lorsque son épouse se leva en se plaignant parce qu’il ronflait.
Il ne fit pas de commentaire et se leva à son tour, il ne souffrait pas, il sourit et se dirigea vers la terrasse pour y boire sa tasse de café. Le temps était doux, le mois de juillet était mitigé, mais il y avait de belles journées bien ensoleillées où il pouvait profiter de la piscine chauffée où il lui arrivait de rester une heure ou deux à barboter dans une eau à 27° celsius. Mais aujourd’hui, le temps était couvert, et il était fatigué, il s’était réveillé trop tôt, il aurait préféré rester sur la terrasse, mais, c’était jour de marché et son épouse avait décidé d’y aller et de le trainer avec elle, elle insista tant et plus qu’une fois encore pour avoir la paix il l’accompagna sous une pluie de réflexions désobligeantes.
Quand ils revinrent c’était l’heure de passer à table, elle choisit de déjeuner au restaurant. Ils s’étalaient les uns à la suite des autres tout près de chez eux. Elle ouvrait la marche et lui suivait à deux pas derrière pour lui permettre de choisir un restaurant, de le quitter pour une raison qu’elle trouvait à la suite d’une parole que lui avait pu avoir, ou parce qu’il n’avait rien dit… C’était toujours un moment long et difficile, trop de soleil, pas assez de soleil, un garçon qui ne montrait pas assez de zèle, une carte qui ne lui convenait pas, tout était susceptible de créer un problème. Il se demandait parfois ce qui ne lui posait pas un problème, il n’avait jamais pu trouver de réponse. Tout pouvait dégénérer en une crise qui s’accompagnait de cris de hurlements, de menaces, d’insultes…
Depuis vingt ans qu’ils étaient mariés, ces crises récurrentes le blessaient encore, même si il n’y faisait plus vraiment attention, il se demandait à chaque instant ce qu’elle allait inventer pour être désagréable.
C’était le second restaurant qu’ils quittaient à peine installés et il commençait à avoir faim, il pénétra dans un restaurant au hasard et s’installa sans un mot. Ils étaient tous semblables, des gargottes à touristes au menu et au prix identiques, rien ne les différentiait les uns des autres. Elle s’aperçut qu’il s’ était installé et se précipita en hurlant et en l’insultant. Il ne disait rien et la regardait tranquillement. Elle prit conscience qu’il fallait qu’elle se décide, elle l’insultait copieusement se donnant en spectacle sans pudeur. Il lui offrit la satisfaction de ne pas perdre la face et accepta de changer de place et ils s’installèrent enfin pour déjeuner.
Les clients aux autres tables se demandaient comment ce type pouvait accepter de partager sa vie avec cette harpie qui n’ouvrait la bouche que pour être déplaisante.
Une douleur plus aigue le ramena à la réalité et il réalisa que ses douleurs étaient peut-être psycho somatiques. Son corps n’en pouvait plus et il réagissait aux maltraitances qu’il subissait sans broncher en permanence. Une seule certitude, Il était tout doucement en train de mourir. Puis il se rappela que son père avait été victime de douleurs semblables et qu’il s’était laissé mourir pour cesser de souffrir au bout d’une année de visites et d’examens chez des médecins et des spécialistes qui n’avaient pas trouvé le moyen de le soigner…
Le déjeuner terminé elle choisit d’aller faire un peu de shopping, tandis que lui rentrait à la maison pour faire sa sieste. Il prit plusieurs comprimés et s’allongea.
Lorsqu’elle rentra à la maison deux ou trois reproches aux lèvres, elle le trouva les yeux fermés, souriant, d’un sourire épanoui et heureux, détendu, apaisé, serein. Cela fit redoubler sa colère et ses insultes, mais, Il ne l’entendait plus, il ne souffrait plus, il était mort.
cordialement Camille Saintonge

Le fumeur répanti

J’avais décidé de m’arrêter de fumer, pourquoi aujourd’hui plutôt qu’hier ou demain, je n’en savais rien, mais c’était comme ça. De toute façon ça ne pouvait me faire que du bien, était-ce le rabâchage publicitaire « fumer tue » était-ce un phénomène de mode? Aucune idée, je crois plutôt que c’était seulement l’idée que l’arrêt du tabac n’était pas une épreuve insurmontable, mais simplement le fruit d’une préparation et d’une certaine organisation personnelle à mettre en oeuvre avec une bonne motivation.
Le bon côté de l’arrêt du tabac me semblait être la perte d’une dépendance inutile, l’obsession de manquer de tabac un soir ou un dimanche… Je décidais dans un premier stade de comprendre le mécanisme de cette dépendance. Le besoin de nicotine entrainait une dépendance physique qui me provoquait une impression de bien être immédiat, l’illusion d’être moins fatigué, d’être au top…
La dépendance émotionnelle liée aux associations crées entre les sentiments et l’usage du tabac. Ces moments où un évènement vient perturber ma tranquillité d’esprit et qui me fait tendre la main vers le tabac pour chasser la sensation qui me dérange, colère, inquiétude, envie, crainte, déception, malveillance, joie, surexcitation, gaieté …
La dépendance liée à nos réflexes conditionnés. J’ai l’habitude de fumer en promenant mon chien, en sortant de voiture, durant la maladie d’un proche je fume lorsque je l’appelle pour prendre de ses nouvelles (pour étouffer mes craintes). Une fois guéri je poursuis ma mauvaise habitude de fumer lorsque je téléphone, je suis victime de mon réflexe…
Les réflexes conditionnés et les automatismes me paraissent la pire plaie du fumeur.

Je n’ai pas le sentiment que tout cela soit insurmontable. Et puis au cas ou je n’y arriverai pas du premier coup et bien je recommencerai et ce sera plus facile car j’aurais acquis une certaine expérience et je tirerai les leçons de ce qui s’est passé pour mieux réussir à la tentative suivante.

J’ai donc commencé à arrêter de fumer et pour mon premier essai je suis resté une demi-journée sans fumer. Cela s’est très bien passé, j’avais prévu de boire un verre d’eau pour compenser mon envie de fumer, je n’en ai pas eu besoin, car l’envie de fumer dure deux à trois minutes et il suffit de se concentrer sur autre chose durant ce laps de temps.
J’ai renouvelé cette expérience deux autres fois dans la semaine avant de ne plus fumer le matin. Là encore l’expérience fut concluante, j’ai constaté que peu à peu mon envie de tabac diminuait durant cette période jusqu’à disparaitre complètement le matin. J’ai fais durer cette phase pendant deux mois où je ne fumais plus le matin. Puis, j’ai ajouté progressivement un après-midi sans tabac puis un second et j’ai ensuite cessé définitivement de fumer. Cette phase a été un peu plus difficile, mais pas trop, j’avais prévu des patchs, je n’ai pas eu à les utiliser.
Il y a maintenant un an et demi que je ne fume plus, mais je suis toujours vigilant sur mes réflexes conditionnés et mes automatismes qui de temps en temps viennent me titiller mais, je les vois venir.
cordialement Camille

Comment commencer une histoire

Installez vous confortablement pour approfondir ce bref article, et, chercher dans les ouvrages scolaires de français de vos enfants les détails qui caractérisent chaque méthode que je ne fais qu’évoquer ici.
Les américains ont repris à leur compte ces diverses techniques et les appellent le « copywriting ». Cela sonne bien, Mais, laissez les se gargariser avec le pinceau de l’ignorance.
Ces techniques ont largement été développées par les grecs avant JC et reprises par tous les grands auteurs. Toutes les déclarations qui ont compté dans l’histoire, toutes les grandes annonces les ont utilisées. Depuis que l’on imprime des journaux tous les rédacteurs en chef s’en servent pour inciter le chaland à acheter les journaux… Quant aux élèves dans les lycées et collège il ne s’y intéressent guère, car elles sont étudiées beaucoup trop tôt et surtout sans qu’on leur explique à quoi cela sert et quels en sont les mécanismes.

On distingue 4 méthodes :
La méthode dite « statique » : très fréquente dans les romans réalistes, elle est très informative. Elle décrit avec une très grande précision le décor de l’histoire, les personnages mais aussi le contexte historique, social, politique et économique de l’action. La multitude de détails suspend l’action et met le lecteur en état d’attente.
La méthode dite « progressive » : on distille petit à petit des informations on ne répond pas à toutes les questions que peut se poser le lecteur.
La méthode dite « dynamique » : ou encore in médias res : elle jette le lecteur dans une histoire qui a déjà commencée, sans explication préalable sur la situation, les personnages, le lieu et le moment de l’action. Héritée du genre épique, cette technique à l’effet dramatique immédiat est surtout utilisée dans les romans du XXème siècle.
La méthode dite « suspensive » : elle donne peu d’informations et cherche à dérouter le lecteur.
cordialement Camille