coup d’oeil sur nos émotions

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C’est certainement la plus grande motivation que celle de la peur. C’est un outil qui permet une grande manipulation des masses.
On la trouve partout dans l’écriture, c’est souvent la peur d’une révélation sur le protagoniste par l’antagoniste qui va faire changer un comportement…
Elle se manifeste en faisant perdre ses moyens à celui ou à celle qui en est victime, toutes nos facultés sont perturbées. Elle est généralement suscitée par une perception erronée de la réalité.
Quels en sont les signes physiques:
Les narines s’évasent, la personne transpire, ses coudes sont écartés du corps, les gestes du bras sont amples, il ou elle manipule des objets, le menton est relevé, la respiration est bruyante, les jambes sont largement écartées…
Sur le plan interne, celui ou celle qui a peur sent son pouls s’accélérer, son coeur bat plus vite, il ou elle transpire…
Mentalement sa capacité d’écoute est très faible, il ou elle saute directement aux conclusions, ses réactions sont irrationnelles à des choses sans importance, il ou elle exige une action immédiate, il ou elle montre des signes d’impétuosité, il ou elle prend des risques et sent monter un besoin de violence…
Il convient pour un écrivain qui souhaite décrire des manifestations de violence de porter une attention particulière aux évènements qui ont amenés cette réaction émotionnelle.
C’est une émotion qu’il est important d’approfondir et, qu’une description sommaire comme je viens de la faire au début n’est pas suffisante, car, la peur est présente dans tous les romans à un moment ou à un autre, et, c’est en détaillant ces manifestations que l’auteur pourra faire voir à son lecteur un personnage qui a peur.
Cordialement Camille Saintonge

les enjeux

Comment maintenir les enjeux à un niveau aussi élevé que possible?
Sauf dans le cas où vous organisez une période d’accalmie au milieu de la tourmente pour mieux amplifier les désastres, évitez les scènes paisibles où les personnages sont heureux et en paix, car, elles interrompent le flot dramatique et de surcroit elles deviennent vite ennuyeuses pour le lecteur.
Créez une timeline pour votre histoire. Même si votre héros a un but fort et puissant, car, le lecteur perdra sa motivation à lire si votre héros dispose de tout son temps, mettez lui la pression, donnez lui une date limite pour atteindre son but, et des conséquences graves si il n’est pas dans les temps. Accrochez vos lecteurs et gardez les motivés pour lire la suite de votre histoire. Vous pouvez même au cours du récit avancer la date pour atteindre l’objectif…
cordialement Camille

facteurs clé

Lorsque votre structure commence à prendre forme, il est important de garder en tête cinq facteurs clé :
motivation, désir, but, conflit et thème.
Plus tôt vous les identifierez et serez en mesure de vérifier que votre intrigue correspond, plus facile sera votre travail d’écriture.
Motivation, désir et but
Les personnages dans un roman sont ce qu’ils font. comme les êtres humains dans la vie. Les lecteurs veulent comprendre vos personnages en découvrant ses actions, mais, c’est ce que veut un personnage qui est le plus important.
Les êtres humains ne sont pas toujours capables d’agir dans le sens de leurs intentions, que celles-ci soient bonnes ou mauvaises, mais ces intentions sont aussi puissantes et il convient de les définir car les actes entrepris par le personnage peuvent être plus ou moins bien interprétés. Un personnage est ce qu’il fait mais également ce qu’il veut faire.
cordialement Camille

L’action

L’action dans un roman c’est le fruit de la combinaison de deux choses que l’on ne doit pas dissocier. Il y a ce que voit le personnage, et, sa réaction à ce qu’il voit.
C’est parce qu’il voit cet évènement qu’il va réagir dans un sens ou un autre. La combinaison de ces deux choses créent l’action dans la scène. Cette réaction est liée à la « personnalité » du personnage, elle nous renseigne sur lui. C’est un moyen pour l’auteur de faire voir au lieu de dire. Le personnage n’a pas faim, il voit un morceau de pain sur la table, il se précipite pour s’en emparer et sans même prendre le temps d’en découper une tranche il mord le morceau de pain à pleines dents avec avidité sans prendre le temps de respirer entre deux bouchées, au risque de s’étouffer dans sa précipitation…
cordialement Camille

Le policier

C’est un roman de genre qui se lit très facilement, mais, qui s’écrit avec beaucoup de difficultés. La reine du genre est Agatha Christie qui en a écrit une grande quantité.
Pour l’écrire il faut commencer par la fin. On part d’une idée avec une victime, un coupable dont la motivation est très importante et un enquêteur que l’on prendra soin de détailler avec les caractéristiques qui lui sont propres. Puis, on remonte dans l’histoire telle qu’elle se déroulera à la lecture.
Il faut mettre en place deux fausses pistes qui seront abandonnées et une relance qui va déboucher sur une troisième piste, celle qui est la bonne et conduira l’enquêteur à trouver la solution.
Les indices qui vont guider l’enquêteur sont semés tout au long du récit et conduisent vers le dénouement.
Avant de vous lancer dans l’écriture d’un roman policier lisez en beaucoup, les auteurs sont nombreux, choisissez en un qui vous convient et étudiez bien la façon dont il fait progresser son récit dans ses romans. C’est un genre qui demande du doigté, de la précision et qui demande un plan précis pour faire avancer l’histoire.
cordialement Camille

Le premier pas

Le Premier pas
2013
Le Premier pas
Souvent on désire quelque chose, mais, on ne parvient pas à l’obtenir. On réfléchit, on analyse, l’on se rend compte que l’on dispose pourtant de tous les atouts nécessaires, mais, on ne parvient pas à se lancer.
Pourquoi ?
On trouve toujours mille et un prétextes pour ne pas accomplir ce «premier pas» qui nous permettrait d’atteindre notre but. Tout cela parce que nous manquons de confiance en nous. Il suffirait de peu de choses pourtant, on le sent bien. Mais, le stress, les agressions de la vie quotidienne que l’on subit ont raison de notre envie.
Pourtant nous sommes motivés, mais rien n’y fait, notre enthousiasme est bâillonné, étouffé.
C’est cette attitude qui fait la différence entre l’échec et la réussite.
Nous sommes incapables de faire ce premier pas parce que un brusque changement dans notre vie personnelle ou professionnelle, une déception, une perte douloureuse, une déperdition d’encouragements, de stimulations, un trop plein de soucis, un manque ou un excès de responsabilités … est venu nous mettre en désaccord avec ce qui pour nous est essentiel.
Comment vaincre cette peur inconsciente de l’inconnu et nous lancer ?
1° se poser des questions
Que voulons nous ?
De quoi avons nous aujourd’hui le plus besoin ?
A quoi est-ce que nous attachons le plus d’importance ?
Comment pouvons nous améliorer les choses ?
2° Écrire sur une feuille de papier l’objet de notre désir
3° rédiger en quelques phrases sommaires les moyens que nous comptons mettre en oeuvre pour l’obtenir.
4° S’assurer que nous disposons des éléments nécessaires, écrire en rouge ce qui doit être amélioré.
5° Que nous manque t’il vraiment pour nous lancer ?
L’idée, est de décomposer les tâches en plusieurs sous-tâches pour que le problème soit facile à résoudre et à mettre en oeuvre. Plus les tâches sont simples à accomplir, moins on a de raisons de ne pas agir et de retrouver notre motivation.
Alors donnez-vous les moyens d’avancer, même si votre égérie est en train de ronfler ou aux abonnés absents.
cordialement Camille

La poursuite

Une personne en poursuit une autre, c’est souvent une poursuite à mort. Les enjeux et les motivations sont importantes.

— Acte un : On doit savoir qui est le protagoniste, qui est l’antagoniste, il faut un élément déclencheur, et la chasse est lancée.

— Acte deux : la chasse (avec son lot de rebondissements)

— Acte trois : la résolution

Pour que la poursuite suscite de la tension, il faut qu’il y ait vraiment du danger si le chasseur rattrape celui qui fuit. Le poursuivant doit avoir l’opportunité d’attraper sa proie.
Une intrigue de poursuite joue sur le confinement : la proie peut s’échapper, mais pas trop loin. Il faut aussi garder une partie d’imprévisible et surprendre le lecteur.
Il est indispensable de développer les personnages, d’éviter les archétypes et les clichés. Ce genre d’intrigue est classique et fréquent, l’innovation est bienvenue.
cordialement Camille