le « sport » qui tue

Ce matin à 7 h, en promenant ma chienne, je croisais une des ces victimes du marketing à l’américaine installée sur un banc qui faisait des mouvements avec une bouteille d’eau dans chaque main accompagnés de quelques flexions des jambes. Je me demandais si son grand père ou sa grand-mère avaient eu besoin de pratiquer ce genre d’exercice en extérieur pour rester en forme? Sans doute non. Le principe d’un corps sain dans un esprit sain l’animait peut-être pour le corps quant à l’esprit, c’est une autre histoire qui mériterait un autre développement. Ces « américains » sont une aubaine pour la propagation du virus. Ils courent de ci de là, parfois à plusieurs, ils véhiculent leurs microbes à tous ceux et à toutes celles qu’ils croisent, et, les déplacent d’une zone à une autre. Le piéton évite de se trouver dans leur sphère comme il peut, mais ils poussent comme la mauvaise herbe, chaque jour plus nombreux. Difficile de faire comprendre à ce genre de population qu’il faut rester chez soi, où ils peuvent à loisirs faire des tractions, des étirements, des mouvements de toute sorte. D’ailleurs les salles de sports sont des lieux clos, équipés de machine variées pour dépenser des calories, mais qui ne sont pas indispensables pour se dépenser physiquement. Il y a tant d’autres moyens pour éviter de se rouiller, que ces pratiques des victimes de la publicité mises à la mode à coup de marketing dans le cadre de l’américanisation de notre pays en seraient risibles si elles n’avaient pas autant de conséquences graves.
Cordialement Camille Saintonge

À contre-courant (sept ans de blog)

172003 – 4/206
Vous l’avez remarqué depuis toutes ces années je ne suis pas présent sur les réseaux sociaux et je ne fais pas de marketing. Pourtant tout le monde vous dira que pour augmenter son trafic et attirer un maximum de visiteurs sur son blog l’utilisation des réseaux sociaux est un atout important. Mais mon but n’a jamais été la quantité, mais la qualité des visiteurs.
Peut-on s’affranchir de cette barrière des réseaux sociaux et obtenir des visiteurs autrement qu’avec Facebook, twitter et autres supports à la mode et avoir un blog qui dure dans le temps?
La réponse est : Oui. Ce blog en est la preuve, il s’enrichit chaque mois de nouveaux abonnés depuis sept ans, qui sont venu et viennent de 170 pays différents. (j’ai le plaisir et l’honneur de recevoir environ une centaine de mails chaque jour de lecteurs et lectrices, je répond à tous et à toutes et je trouve cela gratifiant). Pourtant, on pourrait considérer que l’on va à la catastrophe si on n’utilise pas les réseaux sociaux. Mais, en persévérant et en mettant en ligne régulièrement un contenu, non seulement on peut faire vivre un blog, mais l’on y trouve des lecteurs et des lectrices fidèles.
On hésite souvent dans des périodes creuses liées aux vacances ou autres circonstances à ouvrir un compte sur Facebook et à suivre n’importe qui pour se créer une communauté et attirer du trafic. Il suffit alors de se poser la question : Est-ce-que avoir des visiteurs qui ne s’intéressent pas vraiment à l’écriture me rendrait plus heureux?
La réponse pour moi a été non. Cela ne me rendrait pas plus heureux d’avoir des curieux qui passent sur mon blog et ne s’intéressent pas à l’écriture.
La décision a donc été au début du moins de poursuivre dans la voie que j’avais choisie. Depuis je ne me pose plus ce genre de questions, ma route est toute tracée, continuer avec des lecteurs concernés par l’écriture sans passer par les réseaux sociaux.
Cordialement Camille Saintonge

L’offre merveilleuse

12003 – 35/197
Le marketing est vraiment de plus en plus pesant dans notre vie de tous les jours. Il y a bien longtemps, que j’ai envie de crier stop. Mais cela ne servirait à pas grand-chose.
Ce matin j’avais dans mon téléphone une de ces offres qui ne se refuse pas, et qui, m’a donné envie de m’insurger. On me proposait une recette miracle, encore une, qui ne me concernait pas, mais, elle était bien formulée dans les normes du marketing. J’ai pensé que de nombreuses personnes se laisseraient abuser, ce qui m’a donné l’idée d’écrire cet article et de développer les caractéristiques de ce genre d’offre à titre de mise en garde.
Ce que l’on vous propose : articles ou services, est toujours unique et exceptionnel. On vous fait saliver avec un nombre d’avantages merveilleux si vous profitez de l’offre qui vous est faite.
Caractéristiques du produit avantages qu’il procure et question pour vous faire agréer à l’avantage. Le nombre d’avantages qu’il vous procure sont nombreux, et, on vous demande parfois même d’imaginer comment votre vie va changer si vous bénéficiez de tous ces avantages, ce qui est quand même un minimum pour savoir ce que vous allez acheter. Puis, on vous gave de témoignages nombreux de personnes supposées avoir acheté le produit ou le service. Quand on sait que créer un mail à n’importe quel nom est à la portée de tout le monde, on se demande de qui on se moque avec ces témoignages. Une fois cette énumération terminée on crée un phénomène d’urgence, vous n’avez plus que 10 heures pour en profiter ou il reste encore 50 inscriptions possibles…
Alors lorsque vous rencontrer ce genre d’offres, réfléchissez à deux fois avant de souscrire et donnez vous le temps de la réflexion…
Cordialement Camille saintonge

Pourquoi lisez-vous?

31912 – 15/197
Le salon du livre de Boulogne-Billancourt a lieu ce mois-ci. Comme tous les habitants inscrits à la bibliothèque, j’ai reçu une brochure de 16 pages dans un format 255 par 350, taille différente de ce que l’on est habitué à recevoir dans sa boite aux lettres.
Mon premier sentiment a été de me dire que vraiment le marketing coutait de plus en plus cher en constatant que ce document en quadrichromie avait été tiré à 70 000 exemplaires si j’en croyais l’ours de cette brochure que je n’avais aucune raison de ne pas croire.
Bien entendu, je me suis empressé d’ouvrir cette publication pour en lire le contenu. C’était un programme des « rencontres » proposées à l’occasion de cette manifestation, mais c’était surtout des rédactionnels pour vendre les ouvrages des auteurs présentés. Compte tenu de ce qu’a du couter l’impression de ce document et du prix de vente d’un livre il est naturel qu’il encourage à acheter.
Après une lecture minutieuse, aucun des thèmes des ouvrages présentés ne m’attirait vraiment.
Pour faire court, je dirais que j’étais déçu, moi, qui lit plus souvent trois livres par semaine plutôt que deux, je n’étais pas accroché.
Pourtant, éditeurs connus, prix littéraires… s’étalaient au fil des pages. Alors, comment pouvais-je ressentir un tel vide?
Je me suis posé la question suivante:
Toi qui lit tous les genres littéraires, des auteurs de différentes époques, tout genre d’ouvrages sans aucune idée préconçue, que cherches tu dans tes lectures?
J’ai réalisé alors que je lisais beaucoup et que j’aimais lire, mais, que mes motivations dans le choix de mes lectures étaient de trois sortes:
L’évasion pour passer plusieurs heures dans un avion, un autre transport, une salle d’attente…
La soif d’apprendre et de découvrir, je choisissais des thèmes spécifiques qui correspondaient à ma curiosité du moment
Le hasard lorsque aucune de mes deux principales motivations ne s’étaient imposées.
Mais, les prix littéraires ne rentraient pas dans mes motivations de lecture et je n’en lisais que par hasard.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi lisez-vous?

301911 – 15/197
Le salon du livre de Boulogne-Billancourt a lieu en décembre et comme de très nombreuses personnes de la commune, j’ai reçu une brochure de seize pages dans un format 255×350, taille différente de la publicité que l’on est habitué à recevoir dans sa boite aux lettres.
Mon premier sentiment a été de me dire que vraiment le marketing coutait de plus en plus cher en constatant que ce document en quadrichromie avait été tiré à soixante dix mille exemplaires si j’en croyais ce que l’on pouvait lire dans l’ours.
Bien entendu, je me suis empressé de l’ouvrir pour en lire le contenu. C’était le programme « des rencontres » proposées à l’occasion de cette manifestation, mais surtout des rédactionnels pour vendre les ouvrages des auteurs présentés.
Après une lecture minutieuse, aucun des thèmes des ouvrages présentés ne m’attirait pas vraiment.
Pour faire court je dirais que j’étais déçu. Moi qui lit plus souvent trois livres chaque semaine plutôt que deux, je n’étais pas accroché.
Pourtant des éditeurs connus, des prix littéraires obtenus s’étalaient au fil des pages, alors, comment pouvais-je ressentir un tel vide?
Je me suis posé la question suivante:
Toi qui lit des ouvrages de tous les genres, qui lit des auteurs de différentes époques tant français qu’étranger, qui n’a aucune idée préconçue sur ce que tu lis, que cherches tu dans tes lectures?
J’ai réalisé alors que si je lisais beaucoup et que j’aimais lire, mes motivations dans le choix de mes lectures étaient de trois sortes:
L’évasion, pour passer un moment agréable dans un avion ou un autre transport, une salle d’attente…
La soif d’apprendre et de découvrir, je choisissais alors des thèmes spécifiques que ma curiosité avait envie de découvrir.
Le hasard, lorsque aucune de mes deux principales motivations n’avait guidé mon choix.
À ma surprise, les prix littéraires ne rentraient pas dans mes motivations de lecture et je n’en lisais que par hasard, ouf, je comprenais.
cordialement Camille Saintonge

Auteurs du XIX°

221905 – 98/193
Si vous aimez lire, n’hésitez pas à plonger dans le vivier des innombrables auteurs du XIX° et début du XX° siècle. Les auteurs y sont très nombreux et de qualité. Certes, peu sont connus de nos jours, mais la notoriété n’est pas un gage de qualité. Je dois vous avouer humblement que j’ignore pourquoi ils sont tombés dans l’oubli, pas plus que je ne sais pourquoi les quelques auteurs qui nous sont connus le sont.
En général, ils n’ont pas eu une production supérieure aux autres, ce qu’ils ont écrit n’était pas meilleur que ce que produisaient les autres. Objectivement, aucune raison pour cette différence de notoriété qui a permis à quelques uns de rester connus au XXI° siècle.
En réalité, la différence, c’est l’univers de ces auteurs. L’auteur qui a un univers « public » est en recherche de notoriété et, c’est ce que l’on constate au travers des auteurs de ces époques.
Seuls, ceux ou celles qui étaient en recherche de notoriété sont passés à la « postérité ».
Aujourd’hui, la notoriété est indissociable de l’univers de l’argent. Américanisation oblige.
La télé-réalité qui attire des jeunes sans qualifications particulières en est une parfaite démonstration. Ils font le plein sur Facebook, twitter et autres, reçoivent des revenus publicitaires qui leur permettent de vivre confortablement, et, peuvent sans écrire une ligne publier des ouvrages qui vont se vendre…
Le marketing est devenu incontournable pour gagner de l’argent et acquérir une certaine notoriété. Pensez-y, et ne vous cantonnez pas aux auteurs connus ou qui sont en train de le devenir ou le deviendront.
Lisez des auteurs inconnus ou pas connu du passé. Il y a beaucoup à apprendre. N’oubliez pas que le succès n’est pas une garantie de talent, il y a de plus en plus de personnes qui ont du succès grâce à des plans marketing efficaces et puissants.
Pensez que sur Amazon pour être visible il faut que de nombreuses personnes mettent des commentaires et des étoiles pour accéder au sommet de la visibilité.
Rappelez-vous que des sociétés existent en Inde et dans d’autres pays, où des gens sont embauchés pour cliquer toute la journée sur des likes ou déposent des commentaires élogieux pour créer artificiellement les célébrités de demain en échange d’un salaire de misère.
Cordialement Camille Saintonge

J’éxagère

La plaie du marketing à l’américaine envahit tout. Qu’il soit question de prendre une App dans l’apple store avec des achats intégrés, de vouloir acheter un article banal, de se renseigner en visitant un site, on ne parvient pas à échapper à cette mauvaise habitude de « l’abus de confiance » banalisée et systématisée partout sur internet par une américanisation galopante de nos usages.
Je ne m’y fais pas, il faut perdre un temps précieux à parcourir des pages de vente sans que l’on trouve finalement ce que l’on cherche : combien cela va réellement couter et qu’est-ce que l’on achète.
Je viens de me rendre sur un grand site très connu de vente d’espace où je voulais prendre quelques gigas, pour y loger un site. Tout y était tellement peu clair que j’ai fermé le site après une dizaine de minutes car, je ne savais pas au bout de ce temps pourtant déjà bien long combien j’allais devoir payer par an.
j’espère avec le temps, que trop de marketing tuera le marketing au profit d’offres claires et sans ambiguïtés qui sont souvent en apparence plus couteuses, mais, qui à l’usage s’avèrent beaucoup plus économiques et surtout sans mauvaises surprises.
Pourquoi acheter un véhicule dont on ne vous dit pas que le prix ne comprend pas le volant, spécifique à la marque, qu’il vous faudra obligatoirement acheter à un prix égal au prix du véhicule proposé à un prix avantageux en apparence (mais qui ne l’est plus tant que ça à l’usage?… )
cordialement Camille