quiproquo

91909 – 19/194
Dans la mécanique de l’intrigue de très nombreux roman, il y a souvent une erreur sur la personne qui trompe le lecteur.
Un personnage se fait passer pour un autre, c’est un événement qui intervient dans la plupart des romans d’Agatha Christie. Le personnage utilise un déguisement, ou a changé d’identité, et prend la place de quelqu’un d’autre … Mais il y a aussi l’erreur banale qui transforme un évènement basique et le fait tourner en une catastrophe, c’est le cas de la victime qui a vu quelque chose avant de mourir et le révèle, mais les lettres du peignoir qui désignent l’assassin ont été vues dans un miroir par la victime… Ces circonstances fortuites captent l’attention du lecteur pour le pousser à lire la suite pour comprendre le fin mot de l’histoire qui n’est révélé qu’à la fin.
Ces erreurs sur la personne peuvent vite très mal tourner, le droit par exemple prévoit l’annulation d’un mariage lorsqu’il y a erreur sur la personne. Imaginez un instant avec la prolifération de la chirurgie esthétique et autres leurres de notre époque destinés à tromper les perspectives conflictuelles qu’offrent les quiproquos.
Les pièces de théatre de boulevard du siècle dernier nous fournissent d’excellents modèles pour voir les quiproquos en action. Mais, on en trouve dans toute la littérature, sous des formes variées. C’est dans la mécanique de tous les romans policiers.
Le quiproquo est une erreur que comment un personnage dans une histoire qui entraine à sa suite une suite de malentendus qui vont laisser le lecteur sur sa faim et l’empêcher de comprendre. C’est aussi à la suite d’une « révélation » ou de la découverte de la réalité que le personnage principal peut évoluer et changer de méthode.
La manipulation du quiproquo est donc une recherche importante à laquelle doit se livrer un auteur pour pimenter son roman.
Le quiproquo, c’est l’épice d’un roman. Il permet de résoudre des questions restées sans réponse, et, de résoudre des mystères cachés. C’est un outil incontournable dans un roman. Cette erreur de jugement due à des circonstances particulières permet à l’auteur de faire naitre des situations, des émotions, qui s’expliquent naturellement dés l’instant qu’elle a été comprise et découverte.
Cordialement Camille Saintonge

Publicités

Les trois désastres

161904 – 28/193
Un roman se divise en trois parties, et, le protagoniste dans un roman doit affronter trois catastrophes majeures au cours du récit.
Le premier désastre intervient à la fin de la première partie du roman. C’est le début réel de l’aventure pour le protagoniste qui vient de quitter son environnement et qui se trouve propulsé dans un cadre qu’il ne connait pas et qu’il doit découvrir, ce qui va le contraindre à réagir à sa nouvelle situation.
La seconde « catastrophe » se produit au milieu du roman. Le protagoniste a affronté les obstacles mis sur sa route par l’antagoniste pour l’empêcher d’atteindre son but et il a commencé à comprendre les véritables enjeux et dangers de ce nouvel environnement où il a été plongé depuis la fin de la première partie. De plus il a découvert à ses dépends les fausses croyances qu’il avait et se prépare à changer de méthode. Sa façon de se comporter et d’agir l’ont empêchés jusqu’à ce moment à réagir. Il a subi, mais il a également appris et est maintenant à même de passer à l’attaque. Il sait qu’il ne maitrise pas encore tout pour pouvoir vaincre son adversaire, mais, il est sur la bonne voie.
Le troisième « désastre » se produit à la fin de la seconde partie. Il a obtenu quelques succès, mais à la fin de la seconde partie alors qu’il croyait vaincre, ll subit son plus grave échec, on le croit perdu, il se croit lui même perdu, mais, il a redécouvert ses valeurs et est prêt à perdre la vie pour que son adversaire ne gagne pas. C’est le moment le plus sombre dans le roman pour le protagoniste…
Ces trois catastrophes sont des marqueurs importants dans un roman, et, certains auteurs bâtissent leur intrigue à partir de ces trois désastres.
C’est une méthode que vous pouvez essayer pour écrire votre prochain roman, peut-être que elle vous conviendra.
Il y a tant de façons de bâtir son intrigue et son roman que c’est ce que je trouve merveilleux dans l’écriture, on a jamais fini ni d’essayer quelque chose de nouveau ni d’apprendre.
Cordialement Camille Saintonge

pourquoi

La raison d’être d’une scène est de faire avancer votre intrigue. Si le pourquoi de votre scène ne fait pas avancer l’intrigue, supprimez là. Elle n’a rien à faire dans votre roman.
La scène a comme votre histoire un début, un milieu et une fin. Le début c’est le but du personnage principal. Le milieu c’est son développement avec un « conflit », ce conflit c’est quelque chose qui vient retarder ou compliquer la façon dont votre personnage principal va pouvoir atteindre son but. votre personnage va devoir réagir. Quant à la fin de la scène elle sert à introduire la suivante. le problème créé par l’obstacle n’est pas résolu et sa situation pour atteindre son objectif s’est même compliquée, le point central de la scène marque la frontière entre l’action et la réaction de votre personnage principal.
On retrouve dans la scène les grandes lignes de la structure du roman et toujours après une action suit une réaction. C’est parce que le chasseur voit le tigre bondir sur lui qu’il va se défendre. C’est cela qui va faire tourner les pages à votre lecteur qui veut savoir ce qui va se passer.
cordialement Camille

incontournable

Le point central de votre roman se situe comme son nom l’indique à la moitié de votre roman. C’est un moment clé de l’intrigue, il est incontournable.
Certains auteurs commencent à réfléchir au point central avant de commencer à écrire la première ligne. C’est à partir de cet instant que le protagoniste commence réellement à combattre les forces de son adversaire. Il faut donc réfléchir à l’évènement qui va pousser le protagoniste à changer sa façon d’agir et à donner au roman une autre direction. C’est un moment capital dans votre récit. Le protagoniste sait à ce moment tout ce qu’il doit savoir pour affronter son adversaire avec succès. Un évènement nouveau, inattendu vient bouleverser sa façon de penser et d’agir, c’est parce que cet évènement lui apporte la « lumière » qu’il change sa façon d’agir ce qui va modifier l’intrigue.
cordialement Camille

C’est parce que le protagoniste a mis le revolver dans un tiroir plus tôt dans le récit qu’au moment de la résolution si le protagoniste le prend et s’en sert pour éliminer l’antagoniste votre lecteur trouvera que cette fin était inévitable.
C’est en combinant cette préparation anticipée avec suffisamment de complications dans la trame de l’histoire destinées à distraire le lecteur de ce qu’il attend que l’auteur peut leur offrir l’opportunité de fins multiples parce qu’alors il n’est jamais en mesure de prédire quelle fin sera la bonne. C’est délicat, mais, lorsque que c’est fait comme il faut, cela peut faire la différence dans le succès de votre livre.
cordialement Camille

Les points de confrontation

Il y en a deux qui se produisent dans la seconde partie du roman qui se divise en deux. L’un se produit au milieu de la moitié de la deuxième partie entre le début de la seconde partie et le milieu de la seconde partie (le point central qui précède le second point d’intrigue qui découle du point central et donne une nouvelle direction au récit). L’autre a lieu dans la seconde partie à la moitié de cette seconde partie entre le point central et le troisième élément d’intrigue qui conclut la seconde partie pour introduire le Climax.
Les points de confrontation, sont, l’occasion pour l’antagoniste de faire voir au lecteur sa puissance et sa capacité à mettre des bâtons dans les roues du protagoniste pour le faire échouer.
cordialement Camille

évolution

Les personnages de romans sont à l’image des êtres vivants, il n’aiment pas le changement et lui résistent. La lutte pour éviter le changement, va entrainer le personnage à franchir des obstacles et à trouver des solutions pour résoudre les conflits. C’est ainsi que l’intrigue s’impose. C’est une des multiples façons pour exprimer le lien qui lie d’une manière inextricable l’évolution du personnage à une intrigue. L’intrigue « extérieure » relate le parcours interne du personnage. L’intrigue est la manifestation simple du combat que livre le personnage pour atteindre son but. Il veut quelque chose, et, comme il ne peut pas l’avoir, il poursuit son effort et se bat pour arriver à ses fins.
cordialement Camille

préparer l’écriture d’une scène

Lorsque l’on se prépare à écrire une scène, la première question qu’il convient de se poser est : Pourquoi écrire cette scène ? Quel va être sa place dans l’histoire, et, contribue t’elle à faire avancer l’intrigue ?
Puis on détermine les éléments contenus dans la scène. Y a t’il un lien de cause à effet entre cette scène et celle qui précède ? Conduira t’elle le lecteur à la scène suivante de façon naturelle ?
Lorsque vous savez à quoi va vous servir cette scène, la question suivante à se poser est : Où est le conflit ?
Le conflit sera le véhicule pour en exprimer le bien fondé, et, la conduire à la scène suivante. il ne vous restera plus qu’à approfondir le sujet en explorant le contexte.
Cordialement Camille