second marqueur, guerre du feu

l’incident déclencheur, donne une nouvelle orientation au récit. il ne faut pas seulement rapporter le feu pour la survie du clan, mais, les deux concurrents vont avoir un enjeu personnel, le chef donnera sa fille à celui qui rapportera le feu or les deux concurrents la convoitent l’un et l’autre c’est pour elle qu’ils vont se lancer dans l’aventure. Ils doivent lutter et pour le feu et pour « gagner » la fille du chef. L’un est habile et généreux l’autre est brutal et d’une grande force physique. Une question inhérente se pose, lequel des deux va l’emporter et comment l’un et autre vont ils s’y prendre? Où trouveront ils le feu? et si ils le trouvent tous les deux, que se passera t-il ?
Cette méthode et sa mise en oeuvre sont développées dans une monographie mise en ligne sur amazon fin septembre. « écrire un roman : la méthode des 16 marqueurs » de camille saintonge
cordialement Camille

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Le conflit, l’installer

Nous devons toujours comprendre son pourquoi, et, ce qui dirige le conflit dans une scène. Quelle en est la cause, quels changements va t’il causer dans les scènes à venir. En répondant simplement à ces deux questions vous aurez entre les mains un élément d’intrigue à votre disposition.
Si le personnage qui exprime le point de vue ne vous semble pas suffisamment impliqué dans une scène conflictuelle, vous devez augmenter l’enjeu qui le concerne personnellement dans la scène ou trouver un narrateur différent qui aura lui quelque chose de plus important à perdre à l’issue du conflit, aussi bien physiquement que spirituellement.
Ne craignez pas les étincelles que peuvent faire les personnages entre eux. Les arguments abonderont même entre amis. Dans la vie réelle, on croit souvent que les personnages que l’on aime sont des gentils. Mais, dans un roman de fiction ça ne fonctionne pas comme ça. Dans un roman de fiction, les gentils nous laissent des histoires plates et sans relief entre les mains. Nous voudrions bien que nos personnages soient tous adorables, mais comment raconter une histoire en prenant le risque que les personnages soient trop gentils. Les personnages ont besoin d’avoir des défauts et beaucoup de raisons pour entrer dans des conflits avec de nombreux antagonistes.
cordialement Camille

la résolution

Écrire : La résolution
Écrire : La résolution
C’est la dernière partie de votre histoire, si vous avez été vigilant, tout ce que vous avez écrit concourt à faire changer, ou plutôt évoluer le personnage principal. Celui-ci doit être différent de ce qu’il était au début.
L’atmosphère, d’où vient le personnage, où il va, les enjeux, autant d’éléments qui vont concourir à faire du héros de l’histoire quelqu’un de différent. Les problèmes que doit affronter le personnage tout au long des scènes vont lui laisser des cicatrices. La façon dont il réagit, face aux pires choses qui puissent lui arriver si son problème continue à s’envenimer, vont conduire à la solution.
La trame de l’histoire est constituée par une action principale :
exemple, le héros se lance dans une course au trésor, une vengeance, une grande histoire d’amour … Autant d’actions qui vont l’amener vers des obstacles qu’il devra franchir.
Pour cela le problème initial qui le pousse à agir va devenir sa motivation principale, elle doit être très forte. Ses actions soient naissent du problème, (il commande une boisson et se sauve sans payer) soient le font naitre (il trouve une sacoche avec beaucoup d’argent dans un taxi et décide de la garder).
L’origine du problème, travail, amour, argent, hobby … Va déterminer des conséquences. Si le problème n’est pas résolu, il va empirer. Il est bon de préciser quelles forces le héros a mise en action qui ont provoqué son problème. S’il dépense une partie de l’argent qu’il a trouvé dans le taxi il ne pourra pas le rendre, si cet sacoche appartenait à une bande de voleurs qui le retrouvent il risque des ennuis …
Lorsque le héros aura atteint son objectif, aura t-il résolu son problème ? Car à la fin de l’histoire le lecteur doit découvrir qu’atteindre l’objectif n’était pas ce qui était important pour le héros, mais que le changement qui s’est opéré en lui était le vrai problème du héros.
Cordialement

La poursuite

Une personne en poursuit une autre, c’est souvent une poursuite à mort. Les enjeux et les motivations sont importantes.

— Acte un : On doit savoir qui est le protagoniste, qui est l’antagoniste, il faut un élément déclencheur, et la chasse est lancée.

— Acte deux : la chasse (avec son lot de rebondissements)

— Acte trois : la résolution

Pour que la poursuite suscite de la tension, il faut qu’il y ait vraiment du danger si le chasseur rattrape celui qui fuit. Le poursuivant doit avoir l’opportunité d’attraper sa proie.
Une intrigue de poursuite joue sur le confinement : la proie peut s’échapper, mais pas trop loin. Il faut aussi garder une partie d’imprévisible et surprendre le lecteur.
Il est indispensable de développer les personnages, d’éviter les archétypes et les clichés. Ce genre d’intrigue est classique et fréquent, l’innovation est bienvenue.
cordialement Camille