plus humain

71912 –
La douleur est partout, qu’il soit question du décès d’un parent, d’un ami, d’un partenaire, la fin d’une relation amoureuse, d’un accident, de la maladie, d’un changement de travail… tous les événements qui viennent modifier ce que nous voulions être et qui nous rappellent que ce qui était n’est plus. Ces souffrances nous rendent vulnérables et parfois même abattu pour un temps, elles peuvent même nous faire glisser dans l’alcool, la drogue, la violence, le travail, une consommation abusive du petit écran… mais elles ont la vertu de nous remettre en mémoire que nous sommes vivant et que la vie ne se résume pas à des routines. Cette intimité entre la douleur et la vie est salutaire, puisque, c’est grace à elle que nous réagissons et que nous évoluons.
Il en va de même pour le héros ou l’héroïne de votre histoire. C’est toujours un évènement particulier, une rencontre, une révélation, une indiscrétion… qui va lui faire prendre conscience douloureusement et brutalement, que, ce qui était n’est plus. C’est le point central de votre histoire, exactement à la moitié de votre roman. Cette peine ou ce chagrin va projeter votre personnage principal dans une nouvelle direction, il découvre qu’il s’est trompé, que ce qu’il croyait juste était faux, les valeurs auquel il croyait deviennent différentes et il va changer de méthode et se transformer progressivement pour se donner les moyens de battre son adversaire.
En imaginant votre héros à ce point précis de l’histoire, et en vous représentant et en comprenant le changement qu’il va subir, vous allez pouvoir planifier son évolution personnelle, professionnelle et psychique. À ce point de l’histoire peut-être devrez vous étoffer son passé et imaginer des motivations. Mais, quelles que soit les modifications que vous ayez à faire, vous aurez un personnage plus humain, plus vrai, plus dense, qui, apportera beaucoup plus de satisfaction et d’émotions à vos lecteurs.
Cordialement Camille Saintonge

la pensée

La pensée est une forme de réaction qui intervient après une émotion, si votre pied se prend dans un obstacle de la chaussée et que vous êtes précipité en avant, vous tendez les mains pour vous protéger et dans la fraction de seconde qui suit vous pensez que vous risquez de vous faire du mal en tombant, un juron peut même vous échapper pour manifester votre émotion.
L’un de nos sens nous prévient de quelque chose, ce qui entraine une réaction de notre part. Cette mise en garde de quelque nature qu’elle soit est automatique, son exécution ne peut pas être empêchée par notre volonté. L’instinct de survie, l’instinct social et l’instinct sexuel sont les trois genre principaux de mise en garde.
cordialement Camille

l’instinct

L’instinct, c’est la réaction de survie et de défense d’un personnage. Dans tous les évènements que vivent les personnages de roman il y a la réaction instinctive. le personnage est au volant de sa voiture, c’est l’hiver, il y a de la neige et du verglas. Le véhicule dérape, le personnage donne un coup de volant pour lui faire retrouver la bonne trajectoire. Cette réaction est instinctive, le personnage n’a pas eu le temps d’avoir une émotion, car, si il en avait eu une il n’aurait pas pu réagir. C’est seulement après avoir réagi par instinct qu’il peut avoir un sentiment de peur ou autre. En aucun cas l’émotion ne peut venir avant la réaction d’instinct, ce n’est pas parce qu’il a eu peur qu’il tourne son volant, c’est par instinct. Cette notion est importante car, ne pas en tenir compte c’est enlever de la crédibilité à ce que vous écrivez. Le chasseur voit le tigre qui bondit sur lui, il épaule son fusil et tire, c’est seulement après qu’il peut s’offrir le luxe d’avoir peur. Si, il a peur avant de tirer, il est mort, il a été paralysé par la peur et n’a pas pu se servir de son arme. Si ce n’est pas le cas, son récit n’est pas crédible…
cordialement Camille

Comportement des personnages

Les personnages se manifestent, par des comportements, la formulation d’idées et l’expression d’émotions. Toutes ces manifestations constituent le caractère de votre personnage. Celui-ci change et évolue, en fonction des contextes, des événements marquants de sa vie ou tout simplement du temps qui passe.
Mais derrière les manifestations variables de son caractère, le fait d’avoir un centre préféré et de l’utiliser dans une certaine direction (intérieure, extérieure ou les deux) reste constant. Le déséquilibre ainsi créé caractérise l’ego (ou fausse personnalité du personnage). L’ego se manifeste principalement par un mécanisme d’évitement qui représente ce que cherche à éviter à tout prix votre personnage : conflit, colère, reconnaissance de ses besoins, échec, banalité, vide intérieur, déviance, souffrance, faiblesse.
Cachée par le masque du caractère, par le déséquilibre et la souffrance de l’ego, la vraie personnalité représente la possibilité d’utiliser de manière équilibrée et d’exprimer son énergie personnelle sous sa forme la plus vraie et la plus noble.
Une conséquence fondamentale est qu’on trouve dans chaque type de personnage des gens peu recommandables et d’autres parfaitement accomplis. C’est une des forces et une des particularités du roman que le même personnage puisse vivre des personnalités du niveau le plus psychotique au niveau le plus sain.
cordialement Camille

voyage, voyage

L’art du voyage, extérieur pour faire découvrir au lecteur de nouveaux espaces, intérieur pour aboutir à une transformation de soi.
Mettre en lumière une série de personnages dans des situations qui nous donnent envie d’aller à notre tour les rencontrer permet de toucher un public plus large, ce sont des histoires dans l’histoire, chaque personnage raconté dans des poses spécifiques qui renvoient au thème du voyage vient enrichir le récit, chaque personnage à eu son parcours que l’on peut imaginer et raconter d’après ce que l’on voit permet au lecteur de vivre son histoire en direct et d’entrer ainsi en résonance avec sa mémoire et de susciter de l’émotion. L’aspiration à la découverte peut donc s’établir spontanément.
cordialement Camille

un instinct primitif

La peur est une survivance de nos instincts primitifs qui nous alerte d’un danger possible, on peut avoir peur de traverser la chaussée, mais cette peur disparait dés que l’on est de l’autre côté de la route.
Mais, la peur qui a pour origine une blessure émotionnelle est différente, elle ne part pas dés que l’évènement ou l’action qui a mis notre instinct primitif en éveil a disparu. Elle persiste et va même jusqu’à croitre, et, elle installe un sentiment d’insécurité et de doute sur soi-même.
Dans un roman, les personnages victimes d’une blessure émotionnelle, sont fortement motivés par la peur psychologique d’une douleur émotionnelle et ont la certitude que s’il n’accomplissent pas un acte ou une action déterminée cela va se reproduire. C’est cette crainte qui peut faire croiser les doigts à un personnage pour éloigner le mauvais sort…
Se prémunir et, anticiper ce sentiment de peur devient alors un must qui mobilise le subconscient du personnage qui ne cherche plus qu’à se protéger et à se bâtir un bouclier pour se mettre à l’abri. Comprendre le genre de peur qui frappe votre héros vous permettra d’imaginer des situations et des problèmes avec une grande facilité.
Cordialement Camille

l’auto préservation

Quelque soit le type de votre personnage il peut être concerné par l’auto-préservation. Est-ce que la famille dispose d’assez d’eau pour faire face à la période de sécheresse qui vient d’être annoncée? Comment va payer les frais de scolarité des enfants? Y a-t-il un endroit dans ce chalet de vacances où ils peut avoir de l’intimité? Où va t’il trouver les fruits de mer qu’il veut déguster à midi? Ces personnes sont préoccupées par les problèmes de survie de base … la survie du corps ou de l’esprit ou les deux. S’ils étaient échoués sur une île déserte avec beaucoup de matériel de survie, tout irait bien sans se poser de questions.
Comment, dans un roman, ce trait d’auto-préservation peut-il fonctionner? Ce n’est pas ce que vous attendez d’un personnage de roman typique, non? Dans un thriller d’aventure, oui, vous voulez que votre héros ou votre héroïne sauve le bateau qui coule et élude les pirates qui vous ont assaillis … mais sur le plan émotionnel, cette auto-préservation peut être un trait de caractère qui va vous permettre de construire un conflit interne. Imaginez quelqu’un qui essaie de préserver son bien-être, sa santé mentale, son cœur, en ne tombant pas amoureux. Imaginez la tension qu’il va ressentir en tombant amoureux, en résistant… L’auto-préservation est un trait pratique pour un personnage de roman.
cordialement Camille