un carnet personnalisé

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J’ai opté pour un format de carnet personnalisé, simplement pour me faciliter la tâche lorsque j’écris.
Dans une page de mon carnet personnalisé j’écris environ 320 mots. Ma page de carnet est mon gabarit pour écrire, puisque, tout ce que j’écris, je commence par l’écrire dans mon carnet avant de le recopier dans mon ordinateur.
Dans le passé, je dictais directement dans mon ordinateur, c’était rapide et je dictais plusieurs milliers de mots par jour. Mais, lorsque je pratiquais une réécriture c’était vraiment galère. Alors je réécrivais très peu, ce qui à la longue c’est avéré très frustrant, car, je constatais que des améliorations importantes pouvaient être réalisées, mais, cela m’ennuyait et je ne faisais pas.
Petit à petit, j’ai ressenti le besoin d’écrire à nouveau complètement certaines histoires, car, elles ne me donnaient pas du tout satisfaction. Puis un jour, j’ai finalement pris la décision de changer de méthode de travail.
Le carnet ne permettait pas d’écrire aussi vite que la dictée dans l’ordinateur, mais, il représentait un avantage énorme : j’en avais toujours un sur moi, pas toujours de la même taille, mais qui me permettait de noter ce que je voulais. En dictant ensuite mon texte je le réécrivais plus facilement. Rapidement, j’ai choisi un format qui rentrait dans toutes mes poches, aussi bien la poche intérieure d’une veste de costume que celle d’un blouson. Puis, très vite j’ai opté pour un format qui correspondait à mon rythme d’écriture. Comme je ne le trouvais pas dans le commerce, j’ai opté pour une fabrication artisanale de mon cru. Depuis je fabrique mes carnets moi-même.
Je disposais de ramettes de papier A4, d’un massicot de bureau et d’une agrafeuse à long bras pour faire des piqures à cheval, il ne me restait plus qu’à trouver le format.
Après quelques essais, j’ai constaté que des feuilles de carnet de 11cm par 21 était ce qui me convenait le mieux.
Pour le réaliser il me suffit de couper une feuille A4 prise dans le sens paysage et de lui en le ver une bande de papier de 7,7cm puis de plier ma feuille en deux. Je dispose ainsi de 4 pages par feuille. Il ne me reste plus qu’à déterminer le nombre de feuille que je désire pour avoir le carnet de l’épaisseur que je souhaite. J’ajoute une couverture réalisée suivant la même méthode dans une feuille de couleur de 220 grammes pour le rigidifier, un rééquérage sur trois faces le tout avec deux agrafes.
cordialement Camille Saintonge

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Écrire une histoire dans l’histoire

271903 – 102/191
C’est l’une des techniques les plus anciennes.Il suffit que l’un de vos personnages raconte une histoire à un autre personnage.
Donnez une large portée à votre récit en l’internationalisant.
Hemingway par exemple situe souvent ses histoires dans le contexte des grands conflits comme la guerre d’Espagne…
Certains écrivains savent donner un ton plaisant à leur récit en leur donnant une tournure plus littéraire.
Il y a pour cela des techniques particulières comme l’usage des allitérations. Répétition d’une consonne, d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
La consonance, c’est la sonorité qui résulte d’un ensemble de sons qui plait à notre oreille.
L’assonance, répétition d’une même voyelle dans une phrase : sombre et tondre, peintre et feindre…
Mais, le meilleur moyen pour rendre votre récit plus plaisant consiste à lire encore et encore et de lire lentement les grands auteurs de notre littérature.
Cette recherche d’amélioration est aussi une technique interressante pour ne pas craindre la page blanche.
Vous êtes dans un jour où ce qui vous vient sous la plume est décourageant, ce n’est pas grave, livrez-vous à un petit exercice :
Et si je cherchais à écrire une phrase avec des allitérations ou à rechercher des consonances… Ce genre d’exercice est particulièrement formateur, de plus pensez que les grands auteurs écrivent ce genre de phrase sans réfléchir, cela leur vient sous la plume. Croyez-vous qu’ils en sont arrivés à cette maitrise sans faire aucun effort ?
Cordialement Camille Saintonge

comment commencer une histoire courte

251903 – 100/191
Souvent les histoires présentent «une Back Story» qui sert à présenter et à introduire un personnage, ou il vit quelles sont ses habitudes, ce qu’il fait…
Dans une histoire courte le mieux est de supprimer cette « Back Story» et d’entrer directement dans le vif du sujet. N’oubliez pas que vous n’avez que 5000 mots pour raconter votre histoire.
En commençant par rentrer dans le vif du sujet vous ajoutez un certain mystère : qui est ce personnage que l’on voit agir? Vous respectez ainsi le temps de vos lecteurs en vous concentrant tout ce qui est important et fait avancer le récit.
Ne nous faites pas pénétrer dans l’univers que vous avez créé. La description de la maison où vit votre héros est certainement très intéressante, mais, faites nous plutôt découvrir ce qu’il fait.
Si le passé à une certaine importance dans votre histoire faites un « Flash-back » en nous faisant vivre la scène dans son action. Les Back Story racontent le flash-back fait voir.
Poursuivez les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les histoires courtes :
1 – l’action : que font vos personnages ?
2 – les dialogues : que disent-ils ?
3 – les descriptions : utilisez les cinq sens
4 – les monologues intérieurs : que pensent-ils ?
5 – l’Exposition narrative : quelles autres informations voulez-vous donner au lecteur ?
Les phrases longues ont un côté plus littéraire, mais, sont plus difficiles à comprendre que les phrases courtes. Les phrases courtes retiennent plus facilement l’attention du lecteur. Le lyrisme qui vise à jouer sur les sons des mots est certes intéressant, mais Je ne suis pas convaincu qu’il ait sa place dans une histoire courte. L’utilisation d’un éponyme qui consiste à donner à l’un de vos personnages le nom d’un personnage connu ou célèbre crée une association implicite et peut vous permettre de partager la relation avec le personnage d’une autre œuvre.
Par contre, il est important d’être spécifique. Si vous parlez de nature au lieu de parler des arbres général, décrivez le chêne ou le cèdre que vous évoquiez en parlant des arbres.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi meurt -on ?

231903 – 96/191
Répondre à cette question est fondamental et donne un sens à la vie.
On est incapable de répondre à la question d’où vient-on, pas plus que l’on ne sait où on va. Mais, on peut tenter de répondre à la question pourquoi Meurt-on.
J’ai envie de dire que l’on meurt parce que la raison pour laquelle on était là a été accomplie. C’est pour moi raisonnable de penser que dès que l’on a accompli « La mission» que l’on avait à remplir on peut mourir.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez sur terre?
Moi, oui et Je persiste à croire que chaque être vivant a une «Mission » à accomplir. Car, si ce n’est pas le cas, quel sens donner à la vie ?
J’aime passionnément la vie malgré tous les obstacles qu’il faut franchir, mais, je ne parviens pas à croire que l’on est là pour attendre que le temps passe, Et, tenter de passer dans l’au-delà avec le plus de sérénité possible.
Si la vie d’un individu et sa mort n’ont aucun sens, cela reviendrait à dire que nous n’existons pas puisque nous servons à rien.
Je suis entièrement convaincu que la vie à un sens, mais, il faut le chercher et le trouver.
Quelle est ma mission sur cette terre? Pourquoi suis-je là ?
La plupart des romands répondent à des questions et les romanciers, chacun dans sa sphère avec son univers, c’est croyance, ses valeurs… répond à des questions qu’il se pose et aide ses lecteurs à se poser des questions ou à réfléchir sur quelque chose de particulier.
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement Camille Saintonge

Le recyclage de vos archives

211903 – 93/191
La dernière page de votre roman reprend le thème, une phrase, un lieu ou une action qui se situe au début de l’histoire et le répète à la fin.
L’écho entre le début et la fin de l’histoire donne à votre récit une certaine harmonie. Ajoutez-y une motivation et une action du personnage dans une scène.
Au milieu de votre histoire, le personnage doit vivre une expérience qui va le transformer en une nouvelle personne.
Trop souvent, les auteurs d’histoires courtes terminent leur récit au moment de la transformation, mais, sans faire voir comment, par quelle alchimie il a été transformé.
Le recyclage de vos récits abandonnés quelque part dans un disque dur ou sur un fichier est possible et est intéressant, car, le temps que vous avez consacré à les rédiger n’est pas perdu, vous allez pouvoir en tirer parti en les transformant en de courtes histoires. Parfois un simple paragraphe écrit puis oublié dans vos archives peut-être transformé en une histoire courte.
Comment faire votre choix: La première observation c’est que souvent certains paragraphes sont déjà des histoires courtes avec un début un milieu et une fin.
La seconde nécessité, c’est que le paragraphe choisi ne contient que un ou deux personnages qui comptent. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres personnages dans votre histoire, mais, ils sont marginaux et ne jouent pas un rôle important.
Le troisième point c’est que le personnage central vive une expérience susceptible de le transformer.
Si vous trouvez ces trois points dans un paragraphe abandonné et oublié dans vos archives, vous avez la matière pour écrire une histoire courte.
Cordialement Camille Saintonge

La mort nous fascine t’elle?

191903 – 91/191
Oui, ce thème est traité en permanence. Que se passe t’il lorsque vous mourrez… Il y a des milliers d’histoires sur comment éviter de mourir ou comment bien mourir.
La mort est le grand mystère de la vie et les mystères font partie intégrante des sujets des racontars d’histoires.
Alors, pourquoi n’écrivez vous pas une scène de votre histoire courte avec un personnage secondaire qui meurt?
Certains auteurs aiment les plans et les structures et ne peuvent pas s’en passer pour écrire, d’autres pensent que les plans sont réservés aux auteurs qui ne sont pas créatifs et écrivent sans.
Je ne sais pas qui a raison, mais, je suis convaincu que les grands écrivains structurent ce qu’ils ont à écrire, même si ils n’en ont pas conscience. Car leurs histoires ont au final des structures traditionnelles qui ont toujours existé.
Si vous n’aimez pas faire un plan, n’en faites pas, mais je vais malgré cela vous rappeler le contenu traditionnel d’un récit.
Dans une première partie, le personnage principal découvre qu’il a un problème. Dans une seconde partie, il essaie de résoudre son problème en échouant encore et encore et tout va de mal en pire, jusqu’à ce qu’enfin après une ultime tentative il le résout. C’est à vous de décider de sa réussite ou de son échec.
Finalement dans une troisième partie il regarde son succès ou son échec pendant un instant, Alors le lecteur sait que c’est la résolution et la fin de l’histoire.
Cordialement Camille Saintonge

Qu’est-ce qui est important

171903 – 89/191
Ce qui a réellement de l’importance dans une histoire courte c’est ce que fait votre héros, les actions qu’il accomplit. Ce qu’il pense, ce qu’il ressent ou voit n’est que la cerise sur le gâteau, le coeur de l’histoire ce sont les actions qu’accomplissent les personnages.
Dans la vie de chaque jour, des gens meurent, il y a des génocides, la guerre, de la corruption… et cela chaque jour dans le monde, quelqu’un fait le sacrifice de sa vie pour sauver une autre personne, quelqu’un, quelque part, en pleine conscience prend la décision de détruire quelqu’un d’autre. Les gens rencontrent l’amour, d’autres sont en pleine rupture, un enfant regarde sa mère se faire battre à mort sur les marches d’une église, un autre a faim, quelqu’un trahit son meilleur ami par amour pour une femme etc. Si vous ne pouvez pas voir tout ce qui se passe de par le monde, alors, vous n’avez pas encore découvert ce qu’est la vie.
Pour que votre histoire soit réaliste, il est indispensable qu’il se passe quelque chose, pas besoin d’une explosion, de meurtres ou d’histoires d’amour dramatiques, mais, il faut que quelque chose se passe.
Si vous ne savez pas ce qui doit se passer dans votre histoire, écrivez quelque chose au sujet de la mort.
Dans la majorité des histoires courtes, plus de la moitié des auteurs ont impliqué et ou introduit la mort d’un personnage.
Si vous réfléchissez à cela, vous remarquerez que la vie et la mort sont les deux grands thèmes partagés par toute l’humanité depuis la nuit des temps. Tout ce qui vit, meurt à un moment ou à un autre.
Cordialement Camille Saintonge