la méthode Lester Dent

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Lester Dent (1904 – 1959) est un auteur américain de Pulp fiction (littérature populaire) qui s’est rendu célèbre avec la série de Doc Savage. Voici ci-dessous sa méthode d’écriture qui est citée en référence par un grand nombre d’écrivains américains contemporains.

Introduction

Il s’agit d’une recette qui pourra s’appliquer à l’écriture de tout roman populaire de 6 000 mots. Cette méthode a démontré son efficacité sur des récits d’aventures, des romans policiers, des romans de guerre et des westerns. Elle explique où placer chaque élément du récit qu’elle découpe en quatre segments de mille-cinq cents mots chacun.

Voici comment ça commence :

1 – Le méchant utilise une méthode criminelle inventive.

2 – Le méchant poursuit un objectif inventif.

3 – Le contexte est inventif.

4 – Une sombre menace plane sur le héros.

Lorsque l’un de ces éléments est original, c’est bien. Quand il y en a deux, c’est encore mieux et quand c’est trois, c’est formidable. Avoir tous ces éléments à l’esprit avant d’écrire votre histoire vous sera d’un grand secours.

La méthode inventive que le méchant utilise pour commettre son forfait doit être inventive, et de préférence originale. S’il vous vient des idées telles que le pistolet, le poignard, l’acide sulfurique, le garrot, les aiguilles empoisonnées, le scorpion et quelques autres, dressez-en la liste pour voir comment les améliorer. Un scorpion et son dard empoisonné ? Peut-être des moustiques ou des mouches infectés avec un germe toxique ?

Si les victimes sont assassinées par une méthode banale, mais qu’on les retrouve dans des circonstances étranges et communes à chaque meurtre, ça peut également fonctionner, à condition que le lecteur ignore jusqu’à la fin de quelle façon elles ont été tuées.

Le coup des victimes retrouvées avec une marque d’araignée, de papillon ou de chauve-souris sur le corps a déjà été utilisé.

Mieux vaut également éviter les méthodes de meurtre trop étranges, fantaisistes ou grotesques.

L’objectif inventif que poursuit le méchant doit être représenté par autre chose que des bijoux, le butin d’une banque, des perles ou un objet ancien.

Mais là encore, on évitera les idées trop bizarres.

Un contexte original ? Facile ! Il suffit de le choisir en rapport avec le procédé original que le méchant utilise pour commettre ses meurtres, ou alors avec le trésor (ce après quoi court le méchant). Il est pratique de choisir un endroit familier où vous avez vécu ou travaillé. Un trop grand nombre de romans populaires se privent de cette facilité. Mieux vaut dans ce cas être correctement documenté sur le lieu choisi.

Pour apporter un peu de couleur locale dans un récit. Si l’histoire se déroule en Égypte, par exemple, recherchez un livre du genre Les phrases usuelles en égyptien. Quand un personnage égyptien veut demander « Quel est le problème ? », mon livre m’apprend que ça se traduit par « El Khabar, eyh ? » et ce sont les mots que je mets dans la bouche de mon personnage. Le texte peut être suffisamment explicite par ailleurs pour que ça devienne évident, ou alors un autre personnage peut répéter la phrase en français. Il faut éviter d’interrompre le récit pour fournir une traduction au lecteur. Mon but est de convaincre mes lecteurs que je sais de quoi je parle.

Voyons à présent la deuxième partie de la construction.

Divisez votre projet en quatre parties égales de 1 500 mots. Voici comment compléter chacune de ces parties :

Première tranche de 1 500 mots

1 – Dès la première ligne, ou dès que possible, présentez le héros et plongez-le dans une situation très difficile. Évoquez un mystère, une menace ou un problème à résoudre, quelque chose auquel il doit faire face.

2 – Le héros prend ses problèmes à bras le corps. (Il décide de résoudre le mystère, de vaincre la menace, ou de régler le problème.)

3 – Introduire tous les autres personnages dès que possible. Faire en sorte qu’ils apparaissent dans le cours de l’action.

4 – Les efforts du héros l’entrainent dans un combat physique vers la fin des 1 500 premiers mots.

5 – Toujours vers la fin des 1 500 premiers mots, l’intrigue rebondit de façon absolument inattendue.

Demandez-vous à ce stade :

Pèse-t-il toujours une menace sur le héros ?

Est-ce que tout se déroule de façon logique ?

L’action ne doit pas se contenter de faire avancer le héros dans le paysage.

Deuxième tranche de 1 500 mots

1 – La situation du héros s’aggrave.

2 – Mais le héros étant héroïque, il se débat. Et ses luttes l’amènent à :

3 – Un autre combat physique.

4 – Un rebondissement surprenant à la fin de ces 1 500 mots.

Demandez-vous à ce stade :

Est-ce que cette deuxième partie comporte du suspense ?

Est-ce que la menace se répand comme un nuage sombre ?

Est-ce que la menace se développe sans que le héros en ait conscience ?

Cette deuxième partie se déroule-t-elle de façon logique ?

Ne dites pas! Montrez!

C’est l’un des secrets de l’écriture : ne jamais expliquer les choses au lecteur – lui montrer. (Il tremble, ses yeux roulent dans ses orbites, sa mâchoire tombe, etc.) Faites en sorte que le lecteur voie les choses.

Lors de l’écriture, il est bon d’aménager au moins une petite surprise par page. On peut alors raisonnablement espérer qu’on parviendra à maintenir l’intérêt du lecteur pour le récit. Cet objectif ne demande pas de gros efforts. Une façon d’y parvenir consiste par exemple à induire le lecteur en erreur : le héros examine la scène du crime. La porte située derrière lui commence à s’ouvrir lentement. Il ne s’en rend pas compte. Il continue son examen tranquillement. La porte s’ouvre de plus en plus largement, jusqu’à ce que (surprise !) l’une des vitres de la fenêtre se fracasse dans la pièce. On comprend que c’est le souffle de l’air entrant par la fenêtre qui a ouvert la porte. Pourquoi la vitre vient-elle de tomber ? Mystère…

Pour caractériser un personnage, il faut enfoncer l’une de ses particularités dans l’esprit du lecteur. Collez-lui une étiquette !

Construisez votre segment de façon à ce que l’action y soit permanente.

Troisième tranche de 1 500 mots

1 – Accumulez les problèmes et les douleurs du héros.

2 – Le héros progresse, il se confronte au méchant ou à quelqu’un d’autre dans :

3 – Un combat physique.

4 – À la fin de cette partie, imaginez un rebondissement étonnant qui représente – de préférence – une mauvaise surprise pour le héros.

Demandez-vous à ce stade :

Demeure-t-il du suspense ?

La menace s’aggrave-t-elle ?

Le héros se retrouve-t-il dans un enfer inextricable ?

Les choses se déroulent-elles de façon logique ?

Ces concepts et méthodes servent uniquement à faire en sorte que vous introduisiez une bagarre et des rebondissements étonnants, tout ça dans une ambiance pleine de suspense et de menaces.

Veillez à ce que les combats qui émaillent vos différentes parties soient différents les uns des autres. Si le premier combat est un corps à corps, le suivant peut prendre l’allure d’un pugilat de groupe. Idem pour les gaz toxiques et les épées. Il existe évidemment des exceptions : un héros doté d’une arme secrète, ou de poings en acier, pourra les utiliser plus d’une fois.

L’idée est d’éviter la monotonie.

ACTION : Vive, rapide, sans mots inutiles. Créer du suspense, amener le lecteur à voir et à ressentir l’action.

AMBIANCE : Les bruits, les odeurs, la vue, le toucher et le goût.

DESCRIPTION : Les arbres, le vent, le panorama et l’eau.

Le secret est de faire en sorte que chaque mot compte.

Quatrième tranche de 1 500 mots

1 – Les difficultés du héros s’aggravent encore.

2 – Faites en sorte que le héros soit submergé de problèmes (par exemple : le méchant l’a fait prisonnier et le fait passer pour coupable d’un meurtre ou d’un kidnapping, tout est perdu, et le méchant est sur le point de réaliser son objectif, pour le plus grand malheur de l’humanité.)

3 – Le héros s’en sort en utilisant ses propres compétences, sa formation ou ses muscles.

4 – Les mystères restants – un grand mystère demeuré obscur jusqu’à ce stade aidera à maintenir l’intérêt pour les autres – seront enfin résolus au cours du conflit final, tandis que le héros reprend la situation en main.

5 – Rebondissement final : une grosse surprise (le méchant se révèle être quelqu’un d’autre que celui que l’on soupçonnait, la malle au trésor ne contient que du sable, etc.)

6 – Le climax, le combat décisif qui met fin à la menace de l’antagoniste.

Demandez-vous à ce stade :

Le suspense a-t-il tenu jusqu’à la dernière ligne ?

La menace est-elle demeurée inquiétante jusqu’au bout ?

Tout a-t-il été expliqué ?

Est-ce que tout est logique ?

La dernière ligne laisse-t-elle au lecteur une sensation de chaleur ?

Le méchant est-il mort? Ou le héros?

Cordialement Camille Saintonge

Comment mettre en place l’intrigue

281910 – 12/197
Vous avez toujours voulu écrire un roman, vous avez appris à écrire très tôt, plus tard vous avez adoré la lecture, même et y compris les romans classiques de la littérature. Plus tard encore vous avez rêvé d’écrire votre propre roman.
Mais, vos parents, la vie, vous ont orienté vers des choses plus pratiques, plus utiles pour exercer un métier.
Vous n’aimez pas vraiment ce que vous avez appris et vous avez continué à lire des romans. Mais, vous avez fait et appris ce que vos parents souhaitaient vous voir faire.
Vous vous êtes mariée, avez eu des enfants, puis, vous avez quitté votre emploi pour suivre l’éducation de vos enfants, vous les avez même aidé à découvrir les lectures qui vous plaisaient jusqu’à ce qu’un jour vous réalisiez que vous ne vous étiez pas épanouie.
Vous avez voulu reprendre un emploi lorsque vos enfants ont grandi, mais, le trou de toutes ces années dans votre CV ne vous laissait pas vraiment d’autres choix que des emplois qui ne vous intéressaient pas et au salaire minimum.
Vous avez alors décidé de faire ce qui vous tenait à coeur plus que tout : écrire un roman.
Cela vous était indifférent que ce projet soit déraisonnable, ni même que personne ne lise votre roman. Vous alliez l’écrire ce roman parce que c’était quelque chose qui vous tenait à coeur et parce que pour la première fois depuis des années, vous allez faire quelque chose pour vous, et, personne ne pourrait vous faire changer d’avis.
Suite sur le site www.escapadeclubinc.com rubrique : écriture
Cordialement Camille Saintonge

un carnet personnalisé

81905 – 66/193
J’ai opté pour un format de carnet personnalisé, simplement pour me faciliter la tâche lorsque j’écris.
Dans une page de mon carnet personnalisé j’écris environ 320 mots. Ma page de carnet est mon gabarit pour écrire, puisque, tout ce que j’écris, je commence par l’écrire dans mon carnet avant de le recopier dans mon ordinateur.
Dans le passé, je dictais directement dans mon ordinateur, c’était rapide et je dictais plusieurs milliers de mots par jour. Mais, lorsque je pratiquais une réécriture c’était vraiment galère. Alors je réécrivais très peu, ce qui à la longue c’est avéré très frustrant, car, je constatais que des améliorations importantes pouvaient être réalisées, mais, cela m’ennuyait et je ne faisais pas.
Petit à petit, j’ai ressenti le besoin d’écrire à nouveau complètement certaines histoires, car, elles ne me donnaient pas du tout satisfaction. Puis un jour, j’ai finalement pris la décision de changer de méthode de travail.
Le carnet ne permettait pas d’écrire aussi vite que la dictée dans l’ordinateur, mais, il représentait un avantage énorme : j’en avais toujours un sur moi, pas toujours de la même taille, mais qui me permettait de noter ce que je voulais. En dictant ensuite mon texte je le réécrivais plus facilement. Rapidement, j’ai choisi un format qui rentrait dans toutes mes poches, aussi bien la poche intérieure d’une veste de costume que celle d’un blouson. Puis, très vite j’ai opté pour un format qui correspondait à mon rythme d’écriture. Comme je ne le trouvais pas dans le commerce, j’ai opté pour une fabrication artisanale de mon cru. Depuis je fabrique mes carnets moi-même.
Je disposais de ramettes de papier A4, d’un massicot de bureau et d’une agrafeuse à long bras pour faire des piqures à cheval, il ne me restait plus qu’à trouver le format.
Après quelques essais, j’ai constaté que des feuilles de carnet de 11cm par 21 était ce qui me convenait le mieux.
Pour le réaliser il me suffit de couper une feuille A4 prise dans le sens paysage et de lui en le ver une bande de papier de 7,7cm puis de plier ma feuille en deux. Je dispose ainsi de 4 pages par feuille. Il ne me reste plus qu’à déterminer le nombre de feuille que je désire pour avoir le carnet de l’épaisseur que je souhaite. J’ajoute une couverture réalisée suivant la même méthode dans une feuille de couleur de 220 grammes pour le rigidifier, un rééquérage sur trois faces le tout avec deux agrafes.
cordialement Camille Saintonge

Écrire une histoire dans l’histoire

271903 – 102/191
C’est l’une des techniques les plus anciennes.Il suffit que l’un de vos personnages raconte une histoire à un autre personnage.
Donnez une large portée à votre récit en l’internationalisant.
Hemingway par exemple situe souvent ses histoires dans le contexte des grands conflits comme la guerre d’Espagne…
Certains écrivains savent donner un ton plaisant à leur récit en leur donnant une tournure plus littéraire.
Il y a pour cela des techniques particulières comme l’usage des allitérations. Répétition d’une consonne, d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
La consonance, c’est la sonorité qui résulte d’un ensemble de sons qui plait à notre oreille.
L’assonance, répétition d’une même voyelle dans une phrase : sombre et tondre, peintre et feindre…
Mais, le meilleur moyen pour rendre votre récit plus plaisant consiste à lire encore et encore et de lire lentement les grands auteurs de notre littérature.
Cette recherche d’amélioration est aussi une technique interressante pour ne pas craindre la page blanche.
Vous êtes dans un jour où ce qui vous vient sous la plume est décourageant, ce n’est pas grave, livrez-vous à un petit exercice :
Et si je cherchais à écrire une phrase avec des allitérations ou à rechercher des consonances… Ce genre d’exercice est particulièrement formateur, de plus pensez que les grands auteurs écrivent ce genre de phrase sans réfléchir, cela leur vient sous la plume. Croyez-vous qu’ils en sont arrivés à cette maitrise sans faire aucun effort ?
Cordialement Camille Saintonge

comment commencer une histoire courte

251903 – 100/191
Souvent les histoires présentent «une Back Story» qui sert à présenter et à introduire un personnage, ou il vit quelles sont ses habitudes, ce qu’il fait…
Dans une histoire courte le mieux est de supprimer cette « Back Story» et d’entrer directement dans le vif du sujet. N’oubliez pas que vous n’avez que 5000 mots pour raconter votre histoire.
En commençant par rentrer dans le vif du sujet vous ajoutez un certain mystère : qui est ce personnage que l’on voit agir? Vous respectez ainsi le temps de vos lecteurs en vous concentrant tout ce qui est important et fait avancer le récit.
Ne nous faites pas pénétrer dans l’univers que vous avez créé. La description de la maison où vit votre héros est certainement très intéressante, mais, faites nous plutôt découvrir ce qu’il fait.
Si le passé à une certaine importance dans votre histoire faites un « Flash-back » en nous faisant vivre la scène dans son action. Les Back Story racontent le flash-back fait voir.
Poursuivez les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les histoires courtes :
1 – l’action : que font vos personnages ?
2 – les dialogues : que disent-ils ?
3 – les descriptions : utilisez les cinq sens
4 – les monologues intérieurs : que pensent-ils ?
5 – l’Exposition narrative : quelles autres informations voulez-vous donner au lecteur ?
Les phrases longues ont un côté plus littéraire, mais, sont plus difficiles à comprendre que les phrases courtes. Les phrases courtes retiennent plus facilement l’attention du lecteur. Le lyrisme qui vise à jouer sur les sons des mots est certes intéressant, mais Je ne suis pas convaincu qu’il ait sa place dans une histoire courte. L’utilisation d’un éponyme qui consiste à donner à l’un de vos personnages le nom d’un personnage connu ou célèbre crée une association implicite et peut vous permettre de partager la relation avec le personnage d’une autre œuvre.
Par contre, il est important d’être spécifique. Si vous parlez de nature au lieu de parler des arbres général, décrivez le chêne ou le cèdre que vous évoquiez en parlant des arbres.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi meurt -on ?

231903 – 96/191
Répondre à cette question est fondamental et donne un sens à la vie.
On est incapable de répondre à la question d’où vient-on, pas plus que l’on ne sait où on va. Mais, on peut tenter de répondre à la question pourquoi Meurt-on.
J’ai envie de dire que l’on meurt parce que la raison pour laquelle on était là a été accomplie. C’est pour moi raisonnable de penser que dès que l’on a accompli « La mission» que l’on avait à remplir on peut mourir.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez sur terre?
Moi, oui et Je persiste à croire que chaque être vivant a une «Mission » à accomplir. Car, si ce n’est pas le cas, quel sens donner à la vie ?
J’aime passionnément la vie malgré tous les obstacles qu’il faut franchir, mais, je ne parviens pas à croire que l’on est là pour attendre que le temps passe, Et, tenter de passer dans l’au-delà avec le plus de sérénité possible.
Si la vie d’un individu et sa mort n’ont aucun sens, cela reviendrait à dire que nous n’existons pas puisque nous servons à rien.
Je suis entièrement convaincu que la vie à un sens, mais, il faut le chercher et le trouver.
Quelle est ma mission sur cette terre? Pourquoi suis-je là ?
La plupart des romands répondent à des questions et les romanciers, chacun dans sa sphère avec son univers, c’est croyance, ses valeurs… répond à des questions qu’il se pose et aide ses lecteurs à se poser des questions ou à réfléchir sur quelque chose de particulier.
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement Camille Saintonge

Le recyclage de vos archives

211903 – 93/191
La dernière page de votre roman reprend le thème, une phrase, un lieu ou une action qui se situe au début de l’histoire et le répète à la fin.
L’écho entre le début et la fin de l’histoire donne à votre récit une certaine harmonie. Ajoutez-y une motivation et une action du personnage dans une scène.
Au milieu de votre histoire, le personnage doit vivre une expérience qui va le transformer en une nouvelle personne.
Trop souvent, les auteurs d’histoires courtes terminent leur récit au moment de la transformation, mais, sans faire voir comment, par quelle alchimie il a été transformé.
Le recyclage de vos récits abandonnés quelque part dans un disque dur ou sur un fichier est possible et est intéressant, car, le temps que vous avez consacré à les rédiger n’est pas perdu, vous allez pouvoir en tirer parti en les transformant en de courtes histoires. Parfois un simple paragraphe écrit puis oublié dans vos archives peut-être transformé en une histoire courte.
Comment faire votre choix: La première observation c’est que souvent certains paragraphes sont déjà des histoires courtes avec un début un milieu et une fin.
La seconde nécessité, c’est que le paragraphe choisi ne contient que un ou deux personnages qui comptent. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres personnages dans votre histoire, mais, ils sont marginaux et ne jouent pas un rôle important.
Le troisième point c’est que le personnage central vive une expérience susceptible de le transformer.
Si vous trouvez ces trois points dans un paragraphe abandonné et oublié dans vos archives, vous avez la matière pour écrire une histoire courte.
Cordialement Camille Saintonge