Adieu gazon

Le ciel est blanc, il fait 26°c il est 19h. C’est lourd et pesant. J’ai promené Cooky à pied le long de la coulée verte qui l’est de moins en moins depuis le 27 Mai 2018. « La fête des cigales » qui a lieu tout les ans à Boulogne attire du monde lorsqu’il fait beau, et, c’était le cas ce 27 mai. De nombreux visiteurs sont venu piétiner et détruire le gazon pour voir les moutons, les chèvres, les poneys qui le faisaient déjà bien souffrir… D’une année sur l’autre il ne repousse pas et est remplacé par toujours plus de terre battue. Il faudra attendre des élections pour qu’il soit replanté. Ah, les politiques!
Je reviens de la promenade épuisé et ma petite chienne Yorkshire Cooky aussi. Je lui prépare une cuisse de poulet pour son diner, c’est ce qu’elle préfère, elle est impatiente et manifeste son approbation en me regardant l’oeil pétillant découper sa cuisse de poulet en petits morceaux…
La nature se réveille de cet interminable hiver qui dure depuis cinq mois. Dans le parc le massif de Lavande qui a survécu à la foule des visiteurs est superbe, mais, n’a aucune odeur, dommage.
Il pleut maintenant, et, de grosses gouttes s’écrasent avec des tacs tacs sonores sur les vitres, le ciel est devenu plus sombre et la luminosité a diminué. La température persiste et n’a pas baissé pour l’instant, quelques éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre et le vent s’y mettent. La nuit sera humide.
cordialement Camille

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Cooky

Cooky

« Je me souviens »

Je vais vous raconter une petite histoire que vous connaissez déjà, mais, vous ne connaissez pas ma petite chienne Yorkshire. Elle s’appelle Cooky. Son poil noir est devenu blanc avec les années, elle est toute petite, 3kg5 et nous communiquons bien tous les deux.

C’était l’hiver, nous nous promenions en forêt lorsqu’un orage éclata. Il fut rapide et bref, et, très vite les nuages laissèrent la place à un ciel bleu. J’ai envie d’ajouter pour me faire plaisir bleu de France, ce bleu soutenu que l’on trouve sur le drapeau Français.

Nous continuâmes à avancer tranquillement sur le chemin bordé d’arbres, lorsque une odeur de brulé agressa mes narines. Nous continuâmes à avancer et nous arrivâmes bientôt à l’endroit où était tombé la foudre. La forêt était en feu et, je m »aprêtais à me sauver en courant. Je me baissais pour attraper Cooky et la mettre sous mon bras pour nous enfuir, quand, elle se mit à courir vers les arbres en feu.

Arrivée aux arbres, elle vida les quelques gouttes que contenait sa vessie sur le brasier. Je l’appelais pour qu’elle revienne en hurlant et en l’apostrophant :

– Mais, tu es folle, viens vite, tu crois que tu peux éteindre cet incendie à toi toute seule ?

Elle releva la tête et me regarda droit dans les yeux. Son regard me disait :

– Non, je ne peux pas éteindre cet incendie à moi toute seule, mais, je fais ma part.

Cordialement Camille

« Au Fil de la Plume » www.camillesaintonge.com