Dialogue

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Un dialogue, c’est la confrontation de deux ou plusieurs objectifs différents qui va entrainer un conflit.
Si il n’y a pas de conflit, le dialogue n’est pas utile, mieux vaut le supprimer. Son rôle est d’apporter au lecteur des informations sur les personnages en présence.
C’est dans le conflit qui les oppose que les personnages vont révéler au lecteur un facette de leur personnalité. Il se termine par la victoire de l’un ou de l’autre personnage, ou par un compromis ou par une rupture lorsque les personnages ne parviennent pas à trouver une solution à leur désaccord.
Il doit dans tous les cas faire avancer l’histoire. Il porte en lui le germe d’actions future des personnages, et, cette rivalité des personnages qui les oppose sur un ou plusieurs points précis quelle qu’ait été l’issue du dialogue se retrouvera plus tard dans la suite de votre roman. C’est un phénomène de cause à effet qui expliquera pourquoi tel personnage agit d’une certaine façon plus tard au cours de l’histoire. Il demande beaucoup de vigilance de la part de l’auteur.
Ce dialogue est une poursuite de l’action, vous avez le temps de fournir par la suite des précisions au lecteur. En ne révélant pas de suite les raisons de certaines actions vous créez du mystère. Cela fonctionne pour tous les genres.
Vous savez ce qu’il est indispensable que vous révéliez, alors, glissez le dans un échange verbal à forte tension sans vous étendre. Masquez vos expositions en les incluant dans une confrontation.
Si un de vos personnage se lance dans un long monologue, assurez vous qu’il ne soit pas ennuyeux. Pensez que l’on peut aussi découvrir un personnage par le biais de ses relations avec d’autres personnages.
Pour rendre vos dialogues plus conflictuels introduisez une crainte ou une peur de la découverte de quelque chose. C’est une recette qui fonctionne très bien. Si vos personnages sont bien différents les uns des autres, les conflits sont plus facile à créer du fait de ces différences.
cordialement Camille Saintonge

le héros parfait

Tous les auteurs rêvent de créer le héros parfait. Et de lui faire rencontrer l’héroïne parfaite. En fait, nous voudrions que notre héros et notre héroïne soient les meilleurs, les plus merveilleux, les plus courageux, les plus beaux, les plus …
Mais ce n’est pas possible.
Parce que si vos deux personnages principaux sont à cent pour cent intrépides et beaux et honnêtes et gentils et tout le reste, non seulement ils sembleront incroyables au lecteur, mais il n’y aura aucun conflit dans leur relation.
Or, nous devons avoir un conflit. Pas seulement un conflit externe lié à sa situation actuelle, comme la prise de contrôle d’une entreprise ou un enfant kidnappé ou des pillards dans une guerre civile, mais un conflit interne qui empêche toute personne d’être parfaitement heureuse et satisfaite d’elle même.
Parce que si vous avez un héros qui est complètement satisfait de lui-même et de sa vie à partir de la page 1, et complètement satisfait de l’héroïne à la page 2… Vous pourriez quand même avoir une belle histoire d’entreprise, mais vous n’auriez pas beaucoup de romance. Pour un grand roman d’amour, vous devez avoir un conflit entre et à l’intérieur de vos personnages. Il en va de même pour tous les genres d’histoire.
Les conflits les plus marquants sont ceux qui viennent de la propre personnalité des gens. Qu’est-ce qui au sein de la personnalité de votre héros et de votre héroïne, les empêche de tomber amoureux et de se marier à la minute où ils se rencontrent? C’est ce dilemme qui va rendre votre histoire fascinante!
Vous avez besoin du conflit externe entre vos personnages – tout ce qui les maintient à l’écart, comme leurs familles peut-être ennemies, leurs trésors enfouis ou leurs amours convoités. Mais vous avez également besoin du conflit interne à l’intérieur de chaque personnage… Ils doivent surmonter leurs propres problèmes afin de pouvoir grandir et apprendre et changer au cours de votre livre.
Les problèmes personnels sont essentiels, car vos personnages doivent souffrir pour qu’il y ait une victoire à la fin du livre. Vous devez les faire souffrir!
Pour cela, vous avez besoin d’un conflit qui vient non seulement de la situation, mais de la personnalité des personnages… du genre de personnes qu’ils sont.
Nous devons nous assurer qu’ils entreront en conflit non seulement les uns avec les autres… mais aussi avec eux-mêmes.
Cordialement Camille Saintonge

Le climax

Depuis le troisième point d’intrigue, L’action s’accélère et devient toujours de plus en plus intense. C’est le moment ou les deux trains roulant à grande vitesse, l’un conduit par le protagoniste, l’autre par l’antagoniste, vont entrer en collision.dans une scène unique et inoubliable. Ce chapitre met fin au conflit primaire que le protagoniste gagne ou perde.
Le moment climatique suit le climax il arrive juste avant le dénouement. Il révèle tout ce qui doit l’être, c’est la fin du récit, c’est un moment de révélation pour le protagoniste qui va pouvoir « changer de vie » après avoir compris son évolution physique ou spirituelle, ou les deux.
Il est important d’avoir quelque chose de particulier en réserve avant d’écrire le mot fin. Si vous n’avez pas déçu le lecteur qui a tourné les pages jusque là cela vous permettra de gagner des lecteurs pour vos autres livres. Chaque histoire est différente et chaque climax est différent, mais, faites pour le climax des scènes courtes, des paragraphes courts, créez une urgence soyez pressé d’écrire le mot fin. Cette série de scènes doit enflammer le lecteur, surprenez le, par un dernier combat sur un train en marche, une déclaration d’amour en pleine soirée, essayez d’éviter d’être étiqueté comme mélodramatique à cause d’une fin dramatique, tenez vos promesses aux lecteurs…
cordialement Camille

une scène vivante

Fermez les yeux et visualisez la scène que vous voulez écrire, quelles couleurs se dégagent et s’imposent, que sentez-vous, que ressentez-vous physiquement, qu’entendez-vous… C’est une méthode qui vous permettra d’apporter des détails utiles et pertinents pour donner de la vie à votre scène. Écoutez vos bons instincts et laissez vous aller. Cette scène a un objectif c’est votre fil. Les personnages qui y participent ont chacun un but, mais il est différent et cela va entrainer un conflit. Sans conflit votre scène est sans intérêt, mettez le en évidence avant de résoudre le problème qui se pose, comment va t’il se résoudre? qui gagne, pourquoi, comment…
cordialement Camille

la base de la fiction

L’un des gros problèmes que rencontre un auteur qui éprouve des difficultés à se faire publier, c’est une abscence de conflit dans son récit.
Qu’importe que votre héros soit merveilleux, que votre intrigue soit remarquablement bien construite, que votre style soit brillant… Si vous ne voulez pas que vos lecteurs s’ennuient et s’endorment en lisant une fiction, il faut du conflit.
La base de la fiction c’est le conflit.
Les conflits alimentent la fiction et les « frustrations » nourrissent les conflits. L’auteur doit trouver les moyens de les faire dépasser par les personnages. Lorsque l’auteur trouve comment il va apporter des éléments pour faire perdre le héros, ce genre de frustration est indispensable pour les scènes d’action. Les personnages doivent être maltraités et subir une menace en permanence pour maintenir le suspense.
cordialement Camille

but et motivation

Si vous donnez à votre personnage une motivation la plus importante possible cela va lui inspirer un but qui va entrainer lui même un obstacle immédiat et doit créer un conflit interne. Cet enchainement d’éléments est vital pour votre roman.
Ce n’est pas suffisant de créer un personnage qui fait des choses interessantes, il doit aussi les faire pour des raisons pertinentes.
La motivation de votre personnage est ce qui nourrit son désir pour quelque chose, et, son désir est ce qui lui donne un but. Si nous décortiquons une fiction pour la réduire à l’essentiel, nous trouvons que ses fondements sont les désirs du personnage principal. Ce que veut votre protagoniste c’est ce qui l’amène page après page à franchir les obstacles qui se dressent sur sa route. Sans conflit pour progresser, il n’y a pas d’histoire, mais sans la compétence du protagoniste pour obtenir ce qu’il veut il ne peut pas y avoir de conflit. Votre héros doit vouloir quelque chose et le vouloir à tout prix. Sans cela, les lecteurs ne le trouverons pas assez intéressant pour poursuivre leur lecture. Il doit avoir un objectif qui découle souvent de l’incident déclencheur et qui est motivé par ses expériences passées. C’est pourquoi votre héros modifiera son but à un certain moment dans votre histoire.
cordialement Camille

tendance sociale

Le type à tendance sociale. est concerné par la communauté dans son ensemble. Il ne s’intéresse pas tellement à ce qui se passe en lui-même ni à ce qui se passe chez une personne particulière, comme il l’est avec ce qui se passe dans tout le groupe. Ce groupe peut être son église, ses collègues … quoi que ce soit, il aime faire partie du groupe. Il veut son équipe entière sur cette île déserte.
Vous pouvez imaginer le conflit pour un roman d’amour? Le père est une personne sociale, alors que la mère est une personne d’intimité, et ils sont mariés depuis quarante ans. Mais le mardi soir, quand elle veut qu’il l’accompagne au cours de gymnastique, il veut qu’elle l’accompagne au groupe de chant de l’église … Conflit.
Aucune tendance n’est meilleure ou pire que les autres. Tout le monde doit être concerné par le Moi, le Nous Deux et le Nous Tous afin d’avoir une vie vraiment équilibrée. Mais il peut y avoir conflit entre les tendances de vos personnages et (heureusement pour nous les écrivains) ce conflit laisse place au changement. Parce que ce changement doit se produire pour que ces personnages permettent une fin heureuse à votre histoire.
Le changement peut venir de deux façons. L’une est d’apprendre à faire des compromis, l’autre façon est qu’ils peuvent surmonter quelque chose …
Ce type de croissance individuelle ne peut se produire qu’à la condition qu’une personne ait quelque chose à surmonter. Ils ont besoin d’un « défaut fatal » pour être intéressants, et nous avons besoin que nos personnages surmontent quelque chose pour conclure avec une fin heureuse.
cordialement Camille