utilisation des marqueurs

En utilisant les marqueurs vous balisez votre écriture et vous ne vous perdez pas dans votre récit. Vos personnages progressent plus facilement d’un chapitre à l’autre sans que vous perdiez le fil de l’histoire. Un roman faisant environ 80000 mots, chaque chapitre ne fait que 5000 mots et vous savez pour chaque marqueur ce qu’il doit contenir, le découpage d’un chapitre en plusieurs scènes devient plus simple. On compte pour un chapitre six scènes de 850 mots si l’on applique la structure technique de l’écriture d’une scène. C’est une petite séance d’écriture si l’on a pris l’habitude d’écrire régulièrement. Si vous appliquez pour écrire vos scènes la méthode d’écriture en continu, c’est à dire écrire un contenu sans revenir en arrière ni corriger vous produisez en les dictant environ 200 mots en cinq minutes. Le contenu de votre scène vous demandera donc une trentaine de minutes d’écriture qu’il vous faudra par la suite corriger et reécrire. Mais cette façon de procéder offre l’avantage d’avancer très rapidement dans la rédaction du premier jet de votre roman et de ne pas perdre votre motivation. Il est alors facile de restructurer et d’ajouter ce qui manque à vos chapitres.
cordialement Camille

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5000 mots

C’est la taille d’un chapitre pour un roman de 80 000 mots rédigé en 16 chapitres à raison de quatre chapitres pour la première partie, quatre pour la première moitié de la seconde partie, quatre pour la seconde moitié de la seconde partie et quatre pour la troisième partie. Un chapitre est composé de plusieurs scènes trois le plus souvent quatre voir d’avantage. Pour une moyenne de quatre scènes cela représente 1250 mots par scène. Ce nombre de mots à écrire en une seule scéance est suffisamment raisonnable pour être à la portée du plus grand nombre, c’est pourquoi prendre l’habitude d’écrire au moins 1500 mots chaque jour est important.
Si vous préparez bien l’écriture de vos scènes, l’exercice est relativement facile, résumez bien le pourquoi de la scène, pourquoi vous voulez l’écrire, que voulez vous dire dans votre scène, qui sont les personnages, où se déroule la scène, pourquoi dans ce lieu, quelle accroche allez vous choisir pour débuter votre scène, comment allez vous conclure la scène, qu’est ce qui va déterminer le lecteur à poursuivre sa lecture…
cordialement camille

comment commencer ?

Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour étudier ce qui fait un bon premier chapitre a été de lire beaucoup, beaucoup, de premiers chapitres d’auteurs variés et dans des genres différents.
Les auteurs veulent s’assurer que leurs lecteurs ont l’information pour comprendre de quoi on va parler et s’assurer que c’est bien clair. Mais, mon souci est que toute cette information éloigne le lecteur de ce qu’il considère comme le plus interessant : Les réactions du personnage face à son problème.
Pour palier à cela, demandez vous quel est le premier évènement dramatique de votre intrigue et servez-vous en comme d’une première pierre.
Dans certaines histoires, cette première pierre peut avoir eu lieu des années avant que l’histoire que vous voulez raconter ne commence. Ce choix sera neuf fois sur dix le bon choix pour une scène de début.
cordialement Camille

Écrire

Écrire, c’est avant tout trouver son rythme. C’est avoir une méthode simple et pouvoir la mettre en œuvre. Un roman, c’est une suite d’une quinzaine de passages obligatoires. Chacun de ces passages représente un chapitre, chaque chapitre est composé de Scènes. Écrire c’est donc écrire une scène et ce sont l’addition des scènes qui crée l’histoire.
Chaque scène a un rôle à jouer dans le déroulement de l’aventure du protagoniste. Dés que l’on est en mesure d’écrire une scène de façon isolée c’est-à-dire sans lien avec celle qui précède ou avec celle qui suit on rentre dans un processus d’écriture constructif. La scène qui précède apportera un lien vers celle qui suit et celle qui suit créera un lien avec celle qui précède.
Il est beaucoup plus facile de créer à postériori les liens vers une autre scène lorsqu’elle est déjà écrite.
Un événement entraîne une réflexion qui elle-même abouti à une action qui déclenche une réaction porteuse d’un obstacle.
cordialement Camille

Georges siménon

Georges Siménon une fois son roman préparé s’enfermait et l’écrivait en 11 jours, à raison d’un chapitre par jour de 6h du matin à 6h du soir. Ses romans étaient calibrés à plus ou moins 180 pages ce qui représentait 110 pages A4 où 11 chapitres de 10 pages A4 tapées à la machine.

Il tapait sans rien corriger pour ne pas se laisser distraire et se contentait de rayer ce qui ne lui convenait pas. Il tapait sur sa machine à écrire environ 2500 mots par jour, les dialogues nombreux avec leur retour à la ligne diminuaient le nombre de mots à taper.

Ce chiffre de 2500 mots avec des dialogues nombreux, devient 5500 sans dialogue pour un nombre de pages équivalent.
cordialement Camille