pilote automatique

J’ai envie de vous parler de mer et de bateau. Ce qui est formidable, c’est de vivre avec la mer, ses couleurs bleues ou vertes, peut-être plus bleues que vertes, son état apaisant ou inquiétant quand elle se déchaîne! C’est aussi l’occasion de faire des rencontres avec des « bateaux-copains » dans des mouillages parfois surprenants, de découvrir d’autres pays et différentes façons de vivre , de se retrouver plus près de la nature et de découvrir une grande simplicité dans ses relations avec les autres.
C’est gérer les imprévus et vivre au ralenti : le temps passe vite mais parfois plus lentement dans la pétole (absence de vent)! On est plus disponibles pour rencontrer, échanger, discuter, lire, jouer, partager, profiter de ses invités qui ont tous leur histoire.
Le bateau est un espace limité où la promiscuité oblige à faire des concessions, mais aussi à vivre une complicité plus riche, à épargner l’autre et à partager.
On y découvre que la solidarité des gens de mer, a une signification et une réalité, amis ou inconnus à bord de leurs voiliers ou d’un cargo, à quais… Il y a toujours quelqu’un pour vous aider, réparer, plonger, conseiller.. sans rien attendre en retour.
Découvrir la terre, luxuriante ou désertique, la mer qui berce où nous rend malade, le soleil qui brule, le vent qui nous pousse… Et par dessus tout, le pilote automatique, qui infatigable, nous remplace à la barre, de jour comme de nuit. Pilote automatique, je t’aime.
cordialement Camille

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liberté

Lorsque l’on est sur un bateau j’entend souvent les gens dire que le bateau c’est la liberté. Pourtant, l’état de la mer ne dépend pas du marin, ce qui dépend de lui c’est le choix qu’il fait de quitter le port à un moment ou un autre pour s’élancer dans la mer.
Si la mer est calme il navigue paisiblement, si il rencontre la tempête, il sait que les choses n’arrivent pas toujours comme on le désire malgré tout le soin que l’on peut avoir pris. Les choses arrivent comme elles arrivent et le marin qui veut être libre et heureux doit l’accepter.
La liberté n’a rien à voir avec le bateau, même si le fait d’être seul au milieu de la mer peut donner cette illusion. C’est l’homme et ce qui se passe dans sa tête qui décide ou non d’être libre. Nos pensées peuvent tout.
cordialement Camille