le nomade

Certains rêvent de partir, en bateau ou en camping-car ou autrement. Cependant ils oublient souvent que se déplacer d’un point à un autre peut-être très agréable, mais, car il y a un mais, cela est aussi très frustrant, car le plaisir de la découverte peut devenir lassant et fatiguant au bout d’un certain temps. Il faut faire des pauses et séjourner quelques part, de préférence dans un lieu où l’on se sent bien et y rester un peu, un mois, deux mois, trois mois, le temps de se faire quelques amis, de retrouver ses marques et d’être à nouveau prêt pour de nouvelles aventures. Ceux et celles qui sont parti et qui voyagent à l’année vous le diront, il faut avoir une base, un endroit pour se ressourcer, se retrouver. C’est indispensable pour conserver sa capacité d’émerveillement, son plaisir de la découverte. Il y a des coûts et des avantages dans une vie nomade, mais il y en a aussi dans une vie sédentaire. Ils sont différents et nous avons besoin des deux situations. Il est important de pouvoir se fixer quelque part pour un temps. Pouvoir combiner les deux est idéal.
cordialement Camille

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pilote automatique

J’ai envie de vous parler de mer et de bateau. Ce qui est formidable, c’est de vivre avec la mer, ses couleurs bleues ou vertes, peut-être plus bleues que vertes, son état apaisant ou inquiétant quand elle se déchaîne! C’est aussi l’occasion de faire des rencontres avec des « bateaux-copains » dans des mouillages parfois surprenants, de découvrir d’autres pays et différentes façons de vivre , de se retrouver plus près de la nature et de découvrir une grande simplicité dans ses relations avec les autres.
C’est gérer les imprévus et vivre au ralenti : le temps passe vite mais parfois plus lentement dans la pétole (absence de vent)! On est plus disponibles pour rencontrer, échanger, discuter, lire, jouer, partager, profiter de ses invités qui ont tous leur histoire.
Le bateau est un espace limité où la promiscuité oblige à faire des concessions, mais aussi à vivre une complicité plus riche, à épargner l’autre et à partager.
On y découvre que la solidarité des gens de mer, a une signification et une réalité, amis ou inconnus à bord de leurs voiliers ou d’un cargo, à quais… Il y a toujours quelqu’un pour vous aider, réparer, plonger, conseiller.. sans rien attendre en retour.
Découvrir la terre, luxuriante ou désertique, la mer qui berce où nous rend malade, le soleil qui brule, le vent qui nous pousse… Et par dessus tout, le pilote automatique, qui infatigable, nous remplace à la barre, de jour comme de nuit. Pilote automatique, je t’aime.
cordialement Camille

liberté

Lorsque l’on est sur un bateau j’entend souvent les gens dire que le bateau c’est la liberté. Pourtant, l’état de la mer ne dépend pas du marin, ce qui dépend de lui c’est le choix qu’il fait de quitter le port à un moment ou un autre pour s’élancer dans la mer.
Si la mer est calme il navigue paisiblement, si il rencontre la tempête, il sait que les choses n’arrivent pas toujours comme on le désire malgré tout le soin que l’on peut avoir pris. Les choses arrivent comme elles arrivent et le marin qui veut être libre et heureux doit l’accepter.
La liberté n’a rien à voir avec le bateau, même si le fait d’être seul au milieu de la mer peut donner cette illusion. C’est l’homme et ce qui se passe dans sa tête qui décide ou non d’être libre. Nos pensées peuvent tout.
cordialement Camille