première moitié

La première moitié de la deuxième partie est l’endroit où vos personnages trouvent le temps et l’espace pour réagir au premier point d’intrigue. Ce premier point force le personnage à une réaction irréversible. Cette réaction,conduira à une autre réaction et une autre et une autre, c’est le lancement de votre deuxième partie.
Pour la préparer faites une liste des réactions de votre protagoniste pour faire face au premier point d’intrigue qui vient de le jeter à l’aventure.
Comment votre protagoniste réagit-il pour faire face au nouveau contexte et à son nouvel environnement?
Quelle est sa réaction par rapport à son objectif avant qu’il ne soit lancé dans l’aventure par le premier point d’intrigue?
Son objectif s’est il modifié depuis qu’il a été précipité dans l’aventure?
Comment le protagoniste réagit-il maintenant à la pression de l’antagoniste?
De quelle manière le protagoniste est-il actuellement désavantagé dans son conflit avec l’antagoniste?
Comment l’antagoniste contrôle-t-il actuellement le conflit?
cordialement Camille

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inspiration

Petites ou grandes rencontres, anecdotes ou grandes aventures, peines, joies, bonheurs, malheurs, Tout ce que l’on vit peut à un moment ou à un autre être une source d’inspiration. C’est en multipliant les sources d’inspiration que l’on enrichit ses idées. Lisez, écoutez, emmagasinez toutes les informations et émotions que vous pouvez.
Au moment où j’écris ces lignes, l’ouragan irma vient de s’abattre sur les antilles causant sur son passage des destructions importantes dans les petites iles de saint barthélémy et autres. Des scènes de pillage, des désolations de nature variée, ( pas d’eau, pas de vivres… ) viennent s’ajouter au drame du cyclone, c’est peut-être le point de départ d’un roman pour un héros qui vivrait cette aventure à la première personne et au présent.
cordialement Camille

paradoxe

Le paradoxe, que l’on découvre dans la personnalité d’un protagoniste est un élément essentiel dans un roman. Le héros poussé par l’incident déclencheur se jette dans l’aventure pour résoudre la question principale du roman.
Mais cette contradiction qui fait partie de sa personnalité laisse au protagoniste un mal être, et au fil des pages du roman il va découvrir que l’aventure dans laquelle il s’est engouffré et dont il cherche à trouver la solution n’est pas ce qui compte vraiment pour lui. Il va prendre conscience que ce qui est vraiment important pour lui, c’est de résoudre son problème personnel.
Lorsque le problème de cette contradiction sera résolu au cours du roman le protagoniste aura changé. c’est la résolution. Peut-être aura t’il trouvé la solution posée par le problème principal ou pas.
cordialement Camille

préparer son écriture

Pour écrire il faut préparer son écriture, ceci d’autant plus que l’on a un texte long. Une idée c’est un paragraphe qui est là pour exprimer quelque chose. Dans un roman chaque scène a sa raison d’être pour faire avancer le héros dans son aventure. C’est comme un escalier qui vous permet d’aller d’un étage à un autre avec le moins d’effort possible. Il est donc facile et rapide de mettre en place les marches (scènes) qui vont permettre à l’auteur de naviguer dans son histoire. Mais pour cela il est nécessaire d’avoir fait la même chose avec les chapitres dont le nombre dans un roman est limité et représente les étapes incontournables (les paliers dans un escalier) du héros dans l’histoire.
cordialement Camille

bonne idée

Les bonnes idées ont plusieurs qualités : permettre au lecteur de réaliser une envie (qui n’a pas envie d’avoir des super pouvoirs ou de vivre la plus belle histoire d’amour du monde, vivre une aventure exceptionnelle, ou être le héros qui sauve le monde), une dimension émotionnelle (les comédies sans amour sont plates, les drames sans sourires occasionnels sont sordides, et si vous avez une idée exitante qui fait rire et pleurer c’est le jackpot) , un sens aigu des affaires (votre idée doit être vendable) et de l’originalité (il faut que votre idée soit différente de la douzaine d’autres qui sont en cours de rédaction).
cordialement Camille

de la Bretagne aux canaries

de la Bretagne aux Canaries
Le 27 décembre 2002 nous quittons Concarneau à bord d’un Dufour 50. Nous avons fêté la veille notre départ au restaurant le Flaveur rue duquesne et nous sommes un peu vaseux lorsque nous levons l’ancre. Notre bateau est bien équipé et adapté pour l’aventure que nous souhaitons vivre avec lui.
Notre Dufour 50 est un monocoque habitable dans une version propriétaire. Long de 15mètres 48 et large de 4mètres 48 avec six couchettes une réserve de 1000 litres d’eau et 500 litres de gazole. À bord d’un bateau il y a trois problèmes : l’eau, l’énergie et la mer toujours dangereuse mais sur laquelle le seul pouvoir que l’on ait c’est celui d’éviter le gros temps grace à la météo et savoir ménager son bateau pour ne rien casser ou le minimum. L’eau potable et l’énergie sont un souci permanent car il faut les économiser si l’on veut en avoir assez pour toute une traversée et arriver à bon port. Moins on est nombreux à bord plus on est confortable mais plus on fatigue car les quarts sont plus nombreux.
Nous disposons de suffisamment d’espace pour éviter une trop grande promiscuité à bord, ce qui souvent sur un bateau crée des situations conflictuelles. Chacun dispose d’une cabine agréable, et nous savons que nous partons pour plusieurs mois. Le fait de n’être que trois à bord est un choix délibéré. Les quarts ne seront pas trop longs, mais suffisants pour pouvoir se reposer. La fatigue et le manque de confort entrainent une baisse de moral, et, une croisière peut vite se transformer en enfer si l’on n’y prend pas garde. Mes coéquipiers ont l’humeur joyeuse et comme moi aiment la mer et les bons repas. De plus nous nous connaissons depuis longtemps et avons déjà navigué ensemble. L’avitaillement que nous avons fait tient compte des goûts de chacun et permet de varier les menus. Même lorsque nous rencontrerons le mauvais temps et devront naviguer au près avec une gite qui se promène entre 10 et 30°nous avons une variété de plats cuisinés prêt à supplanter les difficultés pour faire la cuisine.
Pour l’instant nous devons commencer à nous amariner et nous avons prévu de petites étapes le temps de domestiquer le mal de mer. Notre première escale est prévue en Espagne ou nous compléterons notre avitaillement par de la charcuterie espagnole, de la bière et du vin ordinaire en cubi. Le vin espagnol en cubi est agréable et très bon marché, ce qui nous permettra de faire durer notre stock de vins français composé de bonnes bouteilles que nous garderons pour des occasions particulières. Nous y fêtons la nouvelle année.
Nos provisions terminées en Espagne nous levons l’ancre en direction du cap Finisterre (Cabo Fisterra en galicien). C’est un promontoire de granit d’une hauteur de 600 m, situé dans la province de la Corogne à l’ouest de la Galice en Espagne, au nord-ouest de la péninsule ibérique.
À dix-huit kilomètres au nord (43°03’20 N, 9°17’57O) se situe le cap Tourinan qui est le point le plus occidental d’Espagne continentale, mais non celui d’Europe continentale, ce dernier étant en effet le Cabo da Roca, au nord de Lisbonne (Portugal) (38°46’50 N 9°30’01 O).
Nous naviguons depuis quatre jours lorsque nous dépassons le cap Finisterre pour longer les côtes du Portugal où nous souhaitons embarquer à bord une cinquantaine de bouteilles de Porto et fêter la chandeleur.
Le bateau se comporte bien mais compte tenu de la fréquentation du golfe de Gascogne le détecteur de radars n’arrête pas de sonner. C’est fou le nombre de gros navires que l’on peut croiser en pleine mer, pétroliers, porte containers… Cette partie du trajet est fatigante quand on est de quart la nuit, mais les sonneries du détecteur de radar sont rassurantes, il fonctionne bien, et ceux qui dorment peuvent dormir tranquilles les gros bateaux autours sont signalés.
Heureusement le temps est superbe. Bien que nous soyons début Janvier, la température par rapport à la Bretagne est douce, le thermomètre indique un 14°celsius et la brise est douce, juste ce qu’il faut pour que notre navigation soit « confortable ». À bord d’un monocoque la notion de confort c’est avoir un peu d’espace et pas trop de gite.
Nous ne ressentons plus le mal de mer, mais heureusement il est rare que tout le monde soit malade en même temps. Notre embarcation file tranquillement ses sept noeuds à la surface de l’eau, nous commençons à nous organiser à bord. Nous avons fixé la longueur des quarts de nuit à deux heures consécutives, nous trouvons que trois heures c’est trop long et nous apprécions tous de dormir par tranches de quatre heures ce qui permet de bien se reposer.
Nous sommes maintenant dans la navigation et en pleine forme. Une halte à Madère que nous connaissons tous les trois ne s’impose pas et nous décidons de continuer directement sur les iles Canaries où nous ferons plusieurs escales avant de nous lancer cap à l’ouest vers la Martinique.
Nous sommes maintenant entouré de dauphins qui se sont donnés rendez-vous autour de notre embarcation et nous offrent un ballet nautique superbe.
Le temps s’écoule lentement, Jérome s’occupe de la cuisine, Luigi pêche, je lis un peu, surtout le jour pendant mes quarts. Les happy hours et les apéritifs corsés entretiennent le moral et l’ambiance. Les films à regarder, la musique à écouter et de grandes siestes complètent nos activités.
L’ile de Lanzarote se rapproche, le temps est toujours superbe, nous optons pour un arrêt dans le petit port de puerto calero beaucoup moins cher que celui d’Arrecife pour faire de l’eau compléter le gazole et les vivres frais, nous y restons une journée. Il fait trop froid pour se baigner en mer mais nous lézardons au soleil sur une terrasse avant de regagner le bord où nous décidons de préparer un bon repas orchestré par Jérome. Nous nous y collons tous les trois, vaisselle fine, verres en cristal, bonnes bouteilles, menu de fête, cigares, café, pousse café… (adaptation extraite du roman de camille saintonge « cap à l’ouest ». Amazon XXXXXXX )
cordialement Camille

Le héros poursuit son objectif extérieur

Parfois la réalisation pour le personnage principal de son objectif externe coïncide avec l’incident déclencheur, mais ce n’est pas toujours le cas.
On peut avoir un incident déclencheur sous la forme d’une catastrophe qui envoie le héros à l’aventure, mais, cette projection du héros dans un « autre monde et un autre environnement » peut lui faire entreprendre des actions différentes pour parvenir à rétablir la situation.
Si dans votre histoire ces deux événements (incident qui envoient le héros à l’aventure et objectif extérieur) ne se recoupent pas, choisissez de décrire la scène où votre personnage principal décidé qu’il va en fait devoir poursuivre un objectif extérieur différent.
cordialement Camille