lire

Lire, c’est découvrir la façon dont d’autres auteurs nous racontent leurs histoires, c’est aussi apprendre à voir la force et la faiblesse d’un récit. L’histoire qui suit sera toujours meilleure que la précédente aussi est-il intéressant de regarder à quelle époque un récit a été écrit et d’en lire un qui a précédé celui que vous venez de lire pour constater l’évolution d’un auteur. C’est le côté passionnant de l’écriture, on apprend à écrire non seulement en écrivant mais en lisant plusieurs ouvrages, au moins deux de chaque auteur. Varier les auteurs est un enrichissement, mais restez dans des univers qui vous conviennent, vous n’apprécierez jamais un auteur dont l’univers ne vous plait pas. Rappelez-vous, on écrit pas pour tout le monde, mais seulement pour son lectorat.
cordialement Camille

Publicités

La vision externe

Un témoin objectif et détaché du récit raconte ce qu’il voit. il n’est pas impliqué, les détails ne l’intéressent pas, il ne peut ni juger ni faire de commentaires.
Cette façon de voir ne permet pas à l’auteur d’explorer les sentiments des personnages. L’action seule est détaillée, le lecteur doit laisser libre cours à son imagination pour comprendre ce qu’éprouvent les personnages. Ce type de récit est traité à la troisième personne. Les dialogues et les comportements prennent ici une place importante pour comprendre les émotions des personnages.
On retrouve souvent cette vision dans les romans d’aventure ou pour des intrigues simples. L’imagination du lecteur est sollicitée et il peut avoir sa propre perception des évènements.
Cordialement Camille

La vision interne

Les évènements sont vus par l’un des personnages de l’intérieur. L’auteur ne peut parler que de ce que voit le personnage qui s’exprime.
Cette vision est utilisée dans tout type d’écrit ou l’auteur souhaite que le lecteur s’identifie au personnage. Ce type de scène est écrit à la première personne. Le narrateur ne peut pas en dire plus que ce que sait le personnage. Le lecteur imagine l’histoire au travers des yeux du personnage.
Le lecteur est entièrement lié au personnage et partage ses émotions. Mais, l’auteur ne peut pas exprimer les sentiments des autres personnages, pas plus qu’il ne peut décrire le personnage. C’est une vision subjective.
cordialement Camille

la vision omnisciente

Un auteur doit se poser la question de savoir qui va raconter la scène. C’est un élément important, car en fonction du choix de l’auteur, le lecteur ne réagira pas à la scène de la même façon.
L’auteur dispose de trois possibilités. Si la scène est vue par l’extérieur, la vision du déroulement de la scène est omnisciente, l’auteur sait tout et peut tout dire, évoquer non seulement ce qui se passe, mais pénétrer dans les sentiments, la psychologie… la scène est racontée à la troisième personne. Le narrateur est maître de son récit, il n’y a pas de restriction à ce qu’il peut fournir comme information au lecteur. Il peut même donner son avis sur ce qui se passe. Cela permet au lecteur d’avoir une analyse globale et complète de la situation. Mais l’inconvénient c’est que cela risque de brider l’imagination du lecteur. Or le lecteur doit pouvoir s’identifier au personnage principal pour en ressentir les émotions. C’est un choix.
Cordialement Camille

le choix du lecteur

Les lecteurs choisissent le roman qu’ils vont lire en fonction du nom de l’auteur. Si ils le connaissent ils prennent l’ouvrage sans approfondir, ils savent que son univers leur convient ainsi que le genre d’histoires qu’il écrit. Si c’est un de leurs auteurs favoris, ils prennent tout ce qu’il écrit sans distinction. Ils connaissent son style, son écriture et savent qu’ils peuvent attendre de ce livre un grand plaisir de lecture.

Mais, si ils ne connaissent pas l’auteur, un titre qui parle sera la première chose qu’ils prendront en considération ainsi que l’image de couverture. Vient ensuite la quatrième de couverture qu’ils vont lire pour décider si ils prennent le livre ou pas.

Les titres courts se vendent mieux, aussi n’hésitez pas à écrire le plus de titre possible sur une page avant de choisir celui qui vous paraitra être le meilleur.

Soignez la description c’est dans une version numérique ce qui correspond à la quatrième de couverture et c’est souvent à cause de la description que l’on achète un livre elle doit dévoiler le sujet de votre livre.
Cordialement Camille

Comment vous démarquer en tant qu’auteur

Comment vous démarquer en tant qu’auteur
En écrivant votre histoire, défendez un point de vue qui a de l’importance pour vous. C’est une façon d’écrire qui vous démarquera d’autres auteurs.

Plus vous donnerez de densité thématique à votre histoire, plus celle-ci aura d’impact sur vos lecteurs. Vos convictions profondes sont présentes dans ce que vous écrivez. Votre façon d’analyser les rapports humains, les valeurs morales que vous mettez en avant dans votre texte illustrent les idées défendues dans votre récit.

Vous avez toujours intérêt à raconter des choses qui reflètent ce que vous pensez. N’oubliez pas que votre héros est un personnage auquel le lecteur est « encouragé » à s’identifier.

Nous sommes en permanence soumis à une masse d’informations qui influencent notre façon de nous représenter le réel. Les récits font partie de cette masse d’informations.
Vous pouvez écrire un roman sur le thème qui vous convient, mais, ne choisissez qu’un seul thème par souci de clarté, pour éviter de vous disperser, pour écrire des histoires plus puissantes et plus pertinentes.

N’oubliez pas que pour l’auteur ce qui est une évidence est pour le lecteur un mystère, car le lecteur découvre tout mot après mot, ligne après ligne. Faites en sorte que tout soit le plus simple possible. C’est difficile, mais, cela donne de bons résultats.
cordialement

www.camillesaintonge.com

L’anecdote du Mercredi n°1330901

L’anecdote du Mercredi n°1330901

Le magasin est un peu vieillot, mais les bouquins s’alignent le long des murs, classés par genre. Au centre plusieurs tables mises bout à bout où s’entassent les nouveautés. Tout près de la caisse, une table plus modeste avec les livraisons des derniers titres. Il est 9h30, j’aime bien y venir le matin, avant l’heure du déjeuner, avant que les gens des sociétés autour ne débarquent pour lire pendant leur pose déjeuner. L’inconvénient, c’est qu’à cette heure là, la mise en place des derniers arrivages n’est pas encore faites.

Dehors, il pleut et il fait froid, c’est normal on est en novembre, mais je préférerais un peu de soleil, tant pis on fera sans.

Je m’approche de la table des dernières livraisons, une vingtaine de titres empilés par cinq. Certaines piles n’ont plus qu’un ou deux ouvrages, je fais le tour, face à l’entrée, mais je m’aperçois que le titre qui m’intéresse est de l’autre côté de la table et qu’il n’en reste plus qu’un seul exemplaire, je suis arrivé à temps. Je fais le tour de la table et suis devant le titre que je suis venu chercher lorsqu’elle arrive, bon chic bon genre, une bonne quarantaine, brune, un mètre soixante dix, le parapluie à moitié fermé dégoulinant sur le sol. Je la regarde foncer sur moi.

  • Pardon dit-elle en me bousculant. Elle s’empare de l’exemplaire que je convoitais et se dirige vers la caisse sans perdre une seconde …

C’est comme cela que j’ai acheté un livre de J.K. Rawling dont le nom me disait vaguement quelque chose, et, comme je n’avais rien lu de cet auteur j’ai eu envie d’essayer et j’ai pris «une place à prendre»…  J.K. Rawling , c’est, je l’ai découvert après, l’auteur des harry potter vendus à des millions d’exemplaires, je n’en ai lu aucun.

Un peu plus tard, j’arrive chez moi et je commence ma lecture. Le hasard et ma curiosité n’ont pas bien fait les choses. J’arrête ma lecture à la page 58, trop de personnages en si peu de pages, je ne sais pas qui est qui, ni, qui fait quoi. Pas assez rapide à mon goût, je ne suis pas parvenu à rentrer dans l’histoire. Je le finirai en en lisant quelques pages le soir pour m’endormir. Le point positif c’est que je sais maintenant qui est J.K. Rawling et que je ne suis pas le bon lecteur pour elle.

cordialement