mondialisation

Il y a quelques années de cela j’avais une résidence en côte d’ivoire. Mes obligations professionnelles m’obligeaient à y passer plusieurs mois par an. J’aimais le pays et mon travail qui me faisait beaucoup voyager dans toute l’Afrique de l’ouest. j’habitais une grande villa avec piscine où je pouvais recevoir et organiser des soirées agréables, j’allais à la pêche, à la chasse, je jouais au golf, au tennis, je faisais de grandes excursions dans les réserves, malgré la barre nous nous baignions régulièrement en mer… Puis après dix années je quittais définitivement Abidjan et l’Afrique. Je rentrais en Europe. Mais la France avait changé, j’avais le souvenir des petits bistrots où l’on déjeunait le midi, où il y avait toujours quelqu’un qui fêtait quelque chose, où tout le monde se connaissait, où le PDG côtoyait l’employée la plus modeste, où l’ambiance était chaleureuse où même la plus petite employée de bureau pouvait déjeuner le midi au restaurant, ou la vie était agréable pleine de joie de vivre.
À la place de tout cela, je retrouvais, des enseignes américaines qui remplaçaient les bistrots d’hier et où personne ne riait plus, une France où l’on allait plus au restaurant mais où l’on mangeait des sandwichs dans la rue, une France triste, obèse à force de manger des saloperies ou anorexique à force de ne plus rien pouvoir manger, une France qui n’avait même plus la force de rêver… Je ne reconnaissais plus mon pays. La mondialisation était passée par là.
cordialement Camille

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un peu de chaleur

Comme ce n’est pas le moment de se promener en maillot de bain, j’ai eu envie de vous parler d’un pays où il fait chaud.
Presque aussi grande que la France, la côte d’ivoire a une température de 30°c toute l’année avec une différence de température entre le jour et la nuit de 1 à 2°c et une humidité à 80%. C’est donc un climat fatiguant à l’année mais agréable pour une ou deux semaines de vacances hors saison des pluies. L’inconvénient c’est que si la mer est chaude elle est malheureusement dangereuse car il y a « la barre », ce phénomène que l’on trouve sur toute la côte d’Afrique qui rend les bains de mer dangereux, sauf dans quelques très rares endroits.
La barre est due à un minuscule plateau continental et à des fonds marins de plusieurs milliers de mètres de profondeur à une très faible distance de la côte, cela crée un courant qui aspire le baigneur même dans vingt centimètres d’eau, c’est particulièrement dangereux. J’ai vu régulièrement de bons nageurs se noyer à trois mètres du bord.
cordialement Camille

Voyages

Le voyage pour ceux qui aiment découvrir est un sujet où il y a beaucoup à dire et dans des domaines variés.
L’écriture est une forme de voyage, un voyage dans l’imaginaire, mais qui s’appuie sur des réalités.
J’ai de plus en plus envie d’en parler. J’ai parcouru pendant des années le monde, et ces expériences diverses ont fait de moi ce que je suis.
J’aime toujours voyager, rencontrer des gens différents, goûter de nouvelles saveurs, mais les fragrances du bougainvillier ne sont pas les mêmes à Abidjan qu’à Ouagadougou et les falaises du pays Dogon n’offrent pas au regard le même plaisir si l’on passe par Mopti au Mali que si l’on y va à partir du Burkina Faso. Le son du TAM TAM ne vous émeut pas de la même façon en brousse qu’en ville. Le poulet crapaudine (poulet grillé) est tellement différent si on le mange dans un village de brousse en Afrique ou dans une chaîne américaine à Paris. Tout est dans l’environnement et dans le trajet que l’on doit faire pour le découvrir.
L’avion est devenu le moyen populaire pour se rendre d’un endroit à un autre et tout est différent lorsque le trajet ne fait plus partie de la découverte. C’est comme si on n’avait pas mérité le plaisir d’être ailleurs. L’envie, l’attente, la surprise, les maladresses, les ennuis, les rencontres, l’imagination… Ont un rôle à jouer pour faire un voyage dont on se rappelle et qui vous marque.
Cordialement Camille