pilote automatique

J’ai envie de vous parler de mer et de bateau. Ce qui est formidable, c’est de vivre avec la mer, ses couleurs bleues ou vertes, peut-être plus bleues que vertes, son état apaisant ou inquiétant quand elle se déchaîne! C’est aussi l’occasion de faire des rencontres avec des « bateaux-copains » dans des mouillages parfois surprenants, de découvrir d’autres pays et différentes façons de vivre , de se retrouver plus près de la nature et de découvrir une grande simplicité dans ses relations avec les autres.
C’est gérer les imprévus et vivre au ralenti : le temps passe vite mais parfois plus lentement dans la pétole (absence de vent)! On est plus disponibles pour rencontrer, échanger, discuter, lire, jouer, partager, profiter de ses invités qui ont tous leur histoire.
Le bateau est un espace limité où la promiscuité oblige à faire des concessions, mais aussi à vivre une complicité plus riche, à épargner l’autre et à partager.
On y découvre que la solidarité des gens de mer, a une signification et une réalité, amis ou inconnus à bord de leurs voiliers ou d’un cargo, à quais… Il y a toujours quelqu’un pour vous aider, réparer, plonger, conseiller.. sans rien attendre en retour.
Découvrir la terre, luxuriante ou désertique, la mer qui berce où nous rend malade, le soleil qui brule, le vent qui nous pousse… Et par dessus tout, le pilote automatique, qui infatigable, nous remplace à la barre, de jour comme de nuit. Pilote automatique, je t’aime.
cordialement Camille

expéditions maritimes

Les expéditions maritimes ont parfois un caractère que je qualifierai de spécial. Ces opérations liées à une époque et à certaines zones géographiques, sont lorsqu’elles sont commanditées par le monde de la finance très lucratives et bénéficient de protections hors du commun dans les années soixante dix à quatre vingt.
L’Afrique d’alors est toujours celle de la France-Afrique, « les French Doctors » qui sous couvert d’associations caritatives faisaient passer au Biafra, armes, munitions et mercenaires ont défriché le terrain et ouvert la voie à une nouvelle façon de faire du commerce pour satisfaire l’ambition et l’appétit de certains patrons de grandes entreprises. Tout semble permis pendant cette période où les lois financières internationales n’ont pas encore beaucoup évolué. La France, un des plus gros marchand d’armes du monde n’aura jamais tant exporté de matériel agricole, de machines à coudre et autre matériel divers du même genre…
cordialement Camille

Jérusalem

C’est un quinze juillet en 1099 que les croisés prirent Jérusalem.

Voici le récit de la prise de Jérusalem par Raimondo d’Aguilers, avec les exagérations d’usage dans une chronique de ce genre :

«À peine les nôtres eurent-ils occupé les murs et les tours de la ville, alors ils purent voir des choses terribles : certains, et c’était une chance pour eux, étaient décapités, d’autres tombaient des murs criblés de flèches ; beaucoup d’autres enfin brûlaient dans les flammes. A travers les rues et les places, on voyait des têtes amoncelées, des mains et des pieds coupés ; hommes et chevaux couraient parmi les cadavres. Mais cela n’était rien encore : parlons du Temple de Salomon, où les Sarrasins avaient l’habitude de célébrer leurs cérémonies religieuses. Que s’y était-il passé ? Si nous disions la vérité, nous ne serions pas crus : disons seulement que dans le Temple et dans le portique de Salomon, on avançait avec du sang jusqu’à la hauteur des genoux et des mors des chevaux. Et c’était par juste jugement divin que ce lieu qui avait supporté si longtemps les injures contre Dieu, recevait leur sang. Après la prise de la ville, il était beau de voir la dévotion des pèlerins devant le Sépulcre du Seigneur et de quelle façon se manifestait leur joie en chantant à Dieu un chant nouveau. Et leur coeur offrait à Dieu vainqueur et triomphant des louanges inexprimables en paroles… »

Le président Français Charles de Gaulle prononça en 1967 ce même 15 juillet sur le balcon de l’hôtel de ville de Montréal son resté célèbre : « vive le Québec libre ».
Ce même jour de l’année 2006 naissait Twitter.
Eh oui on associe facilement Mickey et Donald et on s’imagine que c’est seulement un dessin animé, pourtant lorsque le président des Etats-Unis actuel a été élu à la présidence de son pays il a bien fallu se rendre à l’évidence, c’était aussi un vrai prénom porté par des personnes. Et le 15 juillet : C’est la fête des Donald et Mickey rigole.
cordialement Camille

bienvenue en mer Egée

Profitez de cette parenthèse estivale pour embarquer à Vari bay tout près d’Athènes. Et, cap sur les Cyclades. L’eau est chaude et cristalline, les mouillages sont nombreux, les villages typiques… Seule la force du Meltem peut être gênante en mer comme au mouillage.

Le meltem est un vent qui souffle pendant l’été, il peut atteindre une force 6 à 7 rarement 8. Il souffle sur toute la mer Egée mais plus particulièrement dans la zone des cyclades.
L’anticyclone des Açores qui déborde sur l’Europe occidentale à l’W et la dépression du Pakistan occidental (à l’origine de la mousson indienne) à l’E génèrent un régime de N sur la Méditerranée.
La force remarquable de ce vent en mer Egée s’explique par la présence du relief turc qui crée une dépression sous le vent du massif et en particulier de la chaîne du Taurus et ainsi renforce considérablement le gradient de pression entre la Macédoine et le SW de la Turquie.
cordialement Camille

Syracuse

Profitons des vacances pour faire une escale au sud-est de la Sicile, Syracuse est une ville d’un peu plus de 100 000 habitants. Fondée au 8 ème siècle avant J.C. par les Grecs.

C’est une escale sympathique pour celui qui navigue dans ces eaux, avec une grande baie bien protégée. On jette y l’ancre devant le centre historique d’Ortigia.

Et, l’on file à terre pour se laisser emporter par le charme de ses ruelles étroites. On flâne en se laissant guider par ses envies. On se perd un peu et on se laisse surprendre par le spectacle animé de la rue. On tombe sur un marché qui vous donne envie de tout acheter, on rêve d’espaces infinis, devant de grands voiliers en escale…
cordialement Camille

dans un avion

Dans un avion ayant atteint son altitude de croisière, le commandant de bord branche le micro et annonce aux passagers :
« Mesdames et Messieurs, nous avons atteint notre altitude de croisière qui est de 12000 m d’altitude. La température extérieure est de -60 degrés, et notre vitesse est de Mach 1. »
Puis, malencontreusement, il oublie de déconnecter le micro, et dit au copilote : « Continue tout seul à piloter l’engin. Moi, je vais aller pisser un coup, et après je vais me sauter la petite hôtesse qui vient d’arriver dans notre compagnie… »
Rouge de confusion, l’hôtesse ayant entendu ce monologue depuis la cabine du fond, remonte le couloir de l’avion pour aller avertir le commandant de la grosse bourde.
Puis, en plein milieu de la carlingue, une vieille dame arrête notre hôtesse et lui dit : « Doucement, vous avez le temps ma petite, il a dit qu’il allait d’abord aux toilettes ! »
trouvé sur internet.