Qui tire les ficelles

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Les faits divers de grande ampleur qui envahissent notre quotidien me laissent toujours sur ma faim, et, les conclusions me surprennent à chaque fois.
L’affaire de l’enlèvement du baron Édouard-jean Empain qui a défrayé la chronique
au début de l’année 1978, à l’époque riche héritier et président-directeur général du groupe Empain-Schneider s’est imposée à moi avec l’affaire Carlos Ghosn, j’ai trouvé dans la méthode une certaine similitude :
Un grand patron est privé de liberté pendant un certain laps de temps et perd le contrôle de son groupe.
J’ai été d’autant plus surpris que le Japon a largement encouragé ses entreprises à utiliser les paradis fiscaux pour qu’elles se développent et soient concurrentielles par rapport à leurs concurrentes étrangères.
D’autre part on a assisté comme lors de l’affaire de l’enlèvement du grand patron Belge à un lynchage médiatique en règle, alors que l’un comme l’autre étaient en train de souffrir et dans une situation où il ne leur était pas vraiment possible de se défendre.
Je sais bien que cela fait vendre, mais les médias ont bien d’autres moyens d’augmenter leurs tirages pour les uns et l’audimat pour les autres, sans se livrer à des bassesses et à se trainer dans la boue.
Quant aux conclusions de ce genre d’affaire, elles ne sont jamais vraiment claires et ne répondent pas aux questions qu’elles soulèvent si on les regarde sans passion et en toute neutralité.
Dans l’affaire du baron Empain j’ai des difficultés à croire qu’une brochette de personnes simples aient monté cet enlèvement en discutant autour d’un verre aux baléares. Je me demande encore aujourd’hui : « mais qui dans cette affaire tirait les ficelles? »
Il en va de même dans l’affaire Carlos Ghosn, mais qui donc tire les ficelles? L’ambition, l’avidité de pouvoir, la soif d’argent ont servi de moyens, mais, qui a monté cette affaire?
Le point interréssant c’est que ce genre d’affaire est bâti comme un roman, l’incident déclencheur c’est le moment de privation de liberté. À suivre donc pour avoir la seconde et la troisième partie du roman.
Cordialement Camille Saintonge

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Ne restez pas isolé

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1- joignez vous à un groupe d’auteurs, il y a dans de nombreuses villes des groupes d’écrivains qui se rencontrent régulièrement et qui critiquent leurs travaux réciproquement.
2- Utilisez les médias sociaux :
Twitter, faceboook, linkedin vous permettront de rencontrer d’autres écrivains qui peuvent devenir des partenaires qui vous aideront en vous critiquant.
Créez d’abord une relation avant de demander aux gens de faire des critiques.
3- Lisez les blogs d’autres écrivains et laissez leur des posts quand vous le pouvez.
4- Participez à un cours d’histoires courtes
5- Bâtissez votre communauté
C’est un travail long et difficile mais indispensable si vous voulez voir vos ventes progresser.
Les histoires courtes sont un bon outil pour vous faire connaitre et bâtir votre communauté. Sans communauté, il est difficile de rencontrer son lectorat.
Vous pouvez également écrire des publications sur : « comment faire » et les diffuser gratuitement, mais il y a tellement de livres qui sortent chaque jour que ce n’est pas simple de se faire connaitre.
Un blog est indispensable, mais les blogs d’auteurs sont peu visités et il faut réunir un minimum de 1000 souscripteurs pour commencer à créer sa communauté.
Vous pouvez également donner gratuitement à vos souscripteurs une histoire courte pour les remercier d’avoir souscrit à votre blog…
Le monde de l’édition a changé et aujourd’hui la majorité des éditeurs papier ne font plus leurs ventes dans les librairies.
Cordialement Camille Saintonge

Faire une pause

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C’est la meilleure chose à faire pour votre créativité. Relaxez-vous, faites une pause. Vous écrirez beaucoup mieux après.
Changez de sujet, mais traitez le tout de bout en bout jusqu’au point final.
La règle : faire une chose à la fois est importante, oubliez le livre que vous voulez écrire et qui vous trotte dans la tête, ne pensez qu’à celui auquel vous consacrez tout votre temps, mais, prenez une pause de temps en temps, cela fait du bien.
Ne manquez pas de discipline, quels livres voudriez-vous écrire avant de mourir? Vous êtes vous déjà posé cette question?
Nous avons tous et toutes des tas d’idées, mais, il est important de faire nos choix et de sélectionner ce qui nous semble important.
Il faut concentrer ses recherches sur les thèmes et les idées qui nous tiennent à coeur, sur les personnages que l’on a envie de mettre en scène, les lieux et les époques que l’on a envie évoquer, pourquoi ne pas en faire une liste?
Si l’on veut écrire vite une fois que l’on a rédigé son premier jet, il faut faire la chasse aux verbes faibles comme : est, était, sont, etc. Puis on supprime les adverbes que l’on remplace par des détails concrets. On supprime également les mots généraux que l’on remplace par des détails plus précis. Un chien c’est gentil, mais un yorkshire on en visualise la taille, l’affection, la portabilité …
Pour donner de la vie aux personnages il faut être précis pour permettre à chaque lecteur et lectrice de les visualiser, un homme grand n’a pas la même taille pour tout le monde, mais un homme qui baisse la tête pour passer sous une porte c’est déjà mieux, si en plus il dépasse un mètre quatre vingt dix, chacun peut le voir avec d’avantage de précision…
Ne vous précipitez pas pour rédiger votre histoire, vous avez toute la vie devant vous, ou du moins ce qu’il en reste, donnez vos textes à lire à votre entourage si c’est possible, leurs critiques vous aideront à faire un meilleur travail.
Cordialement Camille Saintonge

Le secret pour montrer au lieu de raconter

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Soyez aussi précis que possible, pour cela interrogez votre histoire et découvrez ce qui est particulier à votre récit, ce qu’elle a de typique, de caractéristique. Qu’est-ce qui l’empêcherait d’exister si cela n’existait pas. L’inconvénient dans une histoire courte c’est que lorsque l’on montre, le texte se rallonge beaucoup. Mais, cela fait partie de ce qui est indispensable à un récit.
Une histoire, c’est comme un accordéon, on peut rallonger à l’infini. Lorsque l’on voit un mur, il peut rester un mur ou être un mur en briques rouges sur lequel court une branche de lierre verte et être percé par une fenêtre à petits carreaux etc.
Il vous faudra donc couper tout ce qui n’ajoute rien à votre récit et ne lui est pas indispensable. Votre travail d’écrivain consiste à choisir les détails les plus caractéristiques qui sont le plus important. Soyez précis, mais n’ennuyez pas le lecteur.
Parfois cette recherche peut causer un bloquage pour dans la majorité des cas, des raisons puériles : on vous a fait une remarque déplaisante sur votre récit, on vous a dit qu’il restait encore beaucoup à faire pour que cette histoire soit captivante…
Pris l’un après l’autre, ce genre de remarque ne prête pas à conséquence, mais un cumul désagréable peut vous mettre le moral dans les chaussettes, et, si c’est un mauvais jour vous pouvez vous trouver devant un blocage. Si cela vous arrive, et cela arrive à tout le monde, acceptez de reconnaître que vous avez à faire face à un blocage et le meilleur moyen de le dépasser c’est de vous permettre d’écrire la plus mauvaise phrase qui puisse exister.
Alors, mettez vous devant votre clavier d’ordinateur et préparez vous à écrire la phrase la plus pourrie. Je vous assure ça marche parce que vous libérez votre esprit, vous faites un lâcher prise sur le perfectionnisme qui vous habite et vous êtes libéré de ce blocage. Vous allez peut être écrire la phrase la plus géniale de votre livre parce que en vous autorisant à ne pas être bon vous serez peut-être génial.
Cordialement Camille Saintonge

Écrire une histoire dans l’histoire

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C’est l’une des techniques les plus anciennes.Il suffit que l’un de vos personnages raconte une histoire à un autre personnage.
Donnez une large portée à votre récit en l’internationalisant.
Hemingway par exemple situe souvent ses histoires dans le contexte des grands conflits comme la guerre d’Espagne…
Certains écrivains savent donner un ton plaisant à leur récit en leur donnant une tournure plus littéraire.
Il y a pour cela des techniques particulières comme l’usage des allitérations. Répétition d’une consonne, d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
La consonance, c’est la sonorité qui résulte d’un ensemble de sons qui plait à notre oreille.
L’assonance, répétition d’une même voyelle dans une phrase : sombre et tondre, peintre et feindre…
Mais, le meilleur moyen pour rendre votre récit plus plaisant consiste à lire encore et encore et de lire lentement les grands auteurs de notre littérature.
Cette recherche d’amélioration est aussi une technique interressante pour ne pas craindre la page blanche.
Vous êtes dans un jour où ce qui vous vient sous la plume est décourageant, ce n’est pas grave, livrez-vous à un petit exercice :
Et si je cherchais à écrire une phrase avec des allitérations ou à rechercher des consonances… Ce genre d’exercice est particulièrement formateur, de plus pensez que les grands auteurs écrivent ce genre de phrase sans réfléchir, cela leur vient sous la plume. Croyez-vous qu’ils en sont arrivés à cette maitrise sans faire aucun effort ?
Cordialement Camille Saintonge

comment commencer une histoire courte

251903 – 100/191
Souvent les histoires présentent «une Back Story» qui sert à présenter et à introduire un personnage, ou il vit quelles sont ses habitudes, ce qu’il fait…
Dans une histoire courte le mieux est de supprimer cette « Back Story» et d’entrer directement dans le vif du sujet. N’oubliez pas que vous n’avez que 5000 mots pour raconter votre histoire.
En commençant par rentrer dans le vif du sujet vous ajoutez un certain mystère : qui est ce personnage que l’on voit agir? Vous respectez ainsi le temps de vos lecteurs en vous concentrant tout ce qui est important et fait avancer le récit.
Ne nous faites pas pénétrer dans l’univers que vous avez créé. La description de la maison où vit votre héros est certainement très intéressante, mais, faites nous plutôt découvrir ce qu’il fait.
Si le passé à une certaine importance dans votre histoire faites un « Flash-back » en nous faisant vivre la scène dans son action. Les Back Story racontent le flash-back fait voir.
Poursuivez les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les histoires courtes :
1 – l’action : que font vos personnages ?
2 – les dialogues : que disent-ils ?
3 – les descriptions : utilisez les cinq sens
4 – les monologues intérieurs : que pensent-ils ?
5 – l’Exposition narrative : quelles autres informations voulez-vous donner au lecteur ?
Les phrases longues ont un côté plus littéraire, mais, sont plus difficiles à comprendre que les phrases courtes. Les phrases courtes retiennent plus facilement l’attention du lecteur. Le lyrisme qui vise à jouer sur les sons des mots est certes intéressant, mais Je ne suis pas convaincu qu’il ait sa place dans une histoire courte. L’utilisation d’un éponyme qui consiste à donner à l’un de vos personnages le nom d’un personnage connu ou célèbre crée une association implicite et peut vous permettre de partager la relation avec le personnage d’une autre œuvre.
Par contre, il est important d’être spécifique. Si vous parlez de nature au lieu de parler des arbres général, décrivez le chêne ou le cèdre que vous évoquiez en parlant des arbres.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi meurt -on ?

231903 – 96/191
Répondre à cette question est fondamental et donne un sens à la vie.
On est incapable de répondre à la question d’où vient-on, pas plus que l’on ne sait où on va. Mais, on peut tenter de répondre à la question pourquoi Meurt-on.
J’ai envie de dire que l’on meurt parce que la raison pour laquelle on était là a été accomplie. C’est pour moi raisonnable de penser que dès que l’on a accompli « La mission» que l’on avait à remplir on peut mourir.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez sur terre?
Moi, oui et Je persiste à croire que chaque être vivant a une «Mission » à accomplir. Car, si ce n’est pas le cas, quel sens donner à la vie ?
J’aime passionnément la vie malgré tous les obstacles qu’il faut franchir, mais, je ne parviens pas à croire que l’on est là pour attendre que le temps passe, Et, tenter de passer dans l’au-delà avec le plus de sérénité possible.
Si la vie d’un individu et sa mort n’ont aucun sens, cela reviendrait à dire que nous n’existons pas puisque nous servons à rien.
Je suis entièrement convaincu que la vie à un sens, mais, il faut le chercher et le trouver.
Quelle est ma mission sur cette terre? Pourquoi suis-je là ?
La plupart des romands répondent à des questions et les romanciers, chacun dans sa sphère avec son univers, c’est croyance, ses valeurs… répond à des questions qu’il se pose et aide ses lecteurs à se poser des questions ou à réfléchir sur quelque chose de particulier.
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement Camille Saintonge