plus humain

71912 –
La douleur est partout, qu’il soit question du décès d’un parent, d’un ami, d’un partenaire, la fin d’une relation amoureuse, d’un accident, de la maladie, d’un changement de travail… tous les événements qui viennent modifier ce que nous voulions être et qui nous rappellent que ce qui était n’est plus. Ces souffrances nous rendent vulnérables et parfois même abattu pour un temps, elles peuvent même nous faire glisser dans l’alcool, la drogue, la violence, le travail, une consommation abusive du petit écran… mais elles ont la vertu de nous remettre en mémoire que nous sommes vivant et que la vie ne se résume pas à des routines. Cette intimité entre la douleur et la vie est salutaire, puisque, c’est grace à elle que nous réagissons et que nous évoluons.
Il en va de même pour le héros ou l’héroïne de votre histoire. C’est toujours un évènement particulier, une rencontre, une révélation, une indiscrétion… qui va lui faire prendre conscience douloureusement et brutalement, que, ce qui était n’est plus. C’est le point central de votre histoire, exactement à la moitié de votre roman. Cette peine ou ce chagrin va projeter votre personnage principal dans une nouvelle direction, il découvre qu’il s’est trompé, que ce qu’il croyait juste était faux, les valeurs auquel il croyait deviennent différentes et il va changer de méthode et se transformer progressivement pour se donner les moyens de battre son adversaire.
En imaginant votre héros à ce point précis de l’histoire, et en vous représentant et en comprenant le changement qu’il va subir, vous allez pouvoir planifier son évolution personnelle, professionnelle et psychique. À ce point de l’histoire peut-être devrez vous étoffer son passé et imaginer des motivations. Mais, quelles que soit les modifications que vous ayez à faire, vous aurez un personnage plus humain, plus vrai, plus dense, qui, apportera beaucoup plus de satisfaction et d’émotions à vos lecteurs.
Cordialement Camille Saintonge

Dites pourquoi

41912 – 16/197
Lorsque vous présentez un personnage, il est en train d’accomplir une action, ne serait-ce que prendre un bain, se gratter ou réfléchir…
En disant à votre lecteur pourquoi il fait ceci ou cela, vous motivez votre lecteur à poursuivre sa lecture et vous le préparez à se poser la question induite qui suit induite dans votre pourquoi. Exemple:
Il est 11h du matin est votre héros est endormi dans son fauteuil parce qu’il a conduit toute la nuit.
Pourquoi a t-il conduit toute la nuit? C’est la question induite qui va pousser le lecteur à poursuivre sa lecture parce qu’il veut savoir pourquoi il a passé sa nuit au volant…
C’est une méthode simple pour capter l’attention de votre lecteur avec une phrase simple qui interpelle.
Le héros avait un rendez-vous important en début de matinée, mais un évènement fortuit l’a appelé à faire un aller retour en province la veille et il a du conduire toute la nuit pour retourner dans la capitale à temps.
Pourquoi ce rendez-vous était il important? Le héros ne pouvait-il pas le reculer? Que pouvait-il se passer pour le héros si il ne se présentait pas à l’heure à son rendez-vous? Quel était donc l’enjeu de cette rencontre?
En multipliant les actions, les obstacles, et, les enjeux, on fait avancer l’histoire d’une scène à une autre.
La réponse à la question: « que se passerait-il si » en faisant subir à votre héros la pire chose possible qui puisse lui arriver, vous créez une émotion. Cette émotion sera ressentie par votre lecteur et le fera s’intéresser à votre héros.
C’est exactement ce que vous voulez, car, si le lecteur se sent concerné par ce qui arrive à votre héros, il va rentrer dans l’histoire et tourner les pages.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi lisez-vous?

31912 – 15/197
Le salon du livre de Boulogne-Billancourt a lieu ce mois-ci. Comme tous les habitants inscrits à la bibliothèque, j’ai reçu une brochure de 16 pages dans un format 255 par 350, taille différente de ce que l’on est habitué à recevoir dans sa boite aux lettres.
Mon premier sentiment a été de me dire que vraiment le marketing coutait de plus en plus cher en constatant que ce document en quadrichromie avait été tiré à 70 000 exemplaires si j’en croyais l’ours de cette brochure que je n’avais aucune raison de ne pas croire.
Bien entendu, je me suis empressé d’ouvrir cette publication pour en lire le contenu. C’était un programme des « rencontres » proposées à l’occasion de cette manifestation, mais c’était surtout des rédactionnels pour vendre les ouvrages des auteurs présentés. Compte tenu de ce qu’a du couter l’impression de ce document et du prix de vente d’un livre il est naturel qu’il encourage à acheter.
Après une lecture minutieuse, aucun des thèmes des ouvrages présentés ne m’attirait vraiment.
Pour faire court, je dirais que j’étais déçu, moi, qui lit plus souvent trois livres par semaine plutôt que deux, je n’étais pas accroché.
Pourtant, éditeurs connus, prix littéraires… s’étalaient au fil des pages. Alors, comment pouvais-je ressentir un tel vide?
Je me suis posé la question suivante:
Toi qui lit tous les genres littéraires, des auteurs de différentes époques, tout genre d’ouvrages sans aucune idée préconçue, que cherches tu dans tes lectures?
J’ai réalisé alors que je lisais beaucoup et que j’aimais lire, mais, que mes motivations dans le choix de mes lectures étaient de trois sortes:
L’évasion pour passer plusieurs heures dans un avion, un autre transport, une salle d’attente…
La soif d’apprendre et de découvrir, je choisissais des thèmes spécifiques qui correspondaient à ma curiosité du moment
Le hasard lorsque aucune de mes deux principales motivations ne s’étaient imposées.
Mais, les prix littéraires ne rentraient pas dans mes motivations de lecture et je n’en lisais que par hasard.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi lisez-vous?

301911 – 15/197
Le salon du livre de Boulogne-Billancourt a lieu en décembre et comme de très nombreuses personnes de la commune, j’ai reçu une brochure de seize pages dans un format 255×350, taille différente de la publicité que l’on est habitué à recevoir dans sa boite aux lettres.
Mon premier sentiment a été de me dire que vraiment le marketing coutait de plus en plus cher en constatant que ce document en quadrichromie avait été tiré à soixante dix mille exemplaires si j’en croyais ce que l’on pouvait lire dans l’ours.
Bien entendu, je me suis empressé de l’ouvrir pour en lire le contenu. C’était le programme « des rencontres » proposées à l’occasion de cette manifestation, mais surtout des rédactionnels pour vendre les ouvrages des auteurs présentés.
Après une lecture minutieuse, aucun des thèmes des ouvrages présentés ne m’attirait pas vraiment.
Pour faire court je dirais que j’étais déçu. Moi qui lit plus souvent trois livres chaque semaine plutôt que deux, je n’étais pas accroché.
Pourtant des éditeurs connus, des prix littéraires obtenus s’étalaient au fil des pages, alors, comment pouvais-je ressentir un tel vide?
Je me suis posé la question suivante:
Toi qui lit des ouvrages de tous les genres, qui lit des auteurs de différentes époques tant français qu’étranger, qui n’a aucune idée préconçue sur ce que tu lis, que cherches tu dans tes lectures?
J’ai réalisé alors que si je lisais beaucoup et que j’aimais lire, mes motivations dans le choix de mes lectures étaient de trois sortes:
L’évasion, pour passer un moment agréable dans un avion ou un autre transport, une salle d’attente…
La soif d’apprendre et de découvrir, je choisissais alors des thèmes spécifiques que ma curiosité avait envie de découvrir.
Le hasard, lorsque aucune de mes deux principales motivations n’avait guidé mon choix.
À ma surprise, les prix littéraires ne rentraient pas dans mes motivations de lecture et je n’en lisais que par hasard, ouf, je comprenais.
cordialement Camille Saintonge

une histoire sans idée

291911 – 14/197
C’est une autre façon pour écrire une histoire sans avoir une idée de départ, mais, à partir d’un personnage que l’on a envie de voir vivre et évoluer.
On va pouvoir imaginer l’histoire aussi bien d’un joueur de flute que de celle d’un peintre ou d’un inventeur, ou tout autre personnage qui vous intéresse. On va donc partir pour trouver notre histoire du personnage de votre choix. Ce peut être un jaloux, quelqu’un qui a une revanche à prendre, un amoureux, un aventurier, un bon père de famille, une personnalité qui vous inspire, une coupure de presse… C’est votre envie qui décide
Les points clés du personnage principal vont apparaitre en se posant la question : Qui est-il au milieu de l’histoire, quel genre de personne est-ce? Que doit il devenir à la fin du récit, quel va être son évolution? Comment se voit-il lui même au milieu du récit, quels sont ses doutes, ses aspirations, ses réticences, ses besoins, ses valeurs?
Dans quelle mesure le milieu de l’histoire est-il un moment critique dans la vie du héros que vous avez choisi, qu’à t’il découvert sur lui même, sur son travail, ses croyances?
Voyons maintenant comment élaborer les points clés de l’intrigue. Comment et pourquoi le héros est-il prêt à accepter de mourir à la fin de la seconde partie, quelles forces internes et externes sont en conflit? Quels sont ses ennemis? Comment prend il conscience de tous ces éléments? Quels choix va t’il faire et pourquoi?
Développez à partir de ces éléments le concept sommaire de l’histoire, c’est l’histoire de… qui veut… mais tel chose ou personne… l’empêche de réaliser son désir, et commencez à imaginer des solutions possibles, des enjeux, des motivations, des obstacles, et, décidez le genre de livre que vous voulez écrire.
Commencez à écrire un résumé de votre histoire et surtout finissez votre résumé. Vous serez alors parvenu à créer la souche d’un récit que vous n’aurez plus qu’à développer.
Cordialement Camille Saintonge

le héros parfait

Tous les auteurs rêvent de créer le héros parfait. Et de lui faire rencontrer l’héroïne parfaite. En fait, nous voudrions que notre héros et notre héroïne soient les meilleurs, les plus merveilleux, les plus courageux, les plus beaux, les plus …
Mais ce n’est pas possible.
Parce que si vos deux personnages principaux sont à cent pour cent intrépides et beaux et honnêtes et gentils et tout le reste, non seulement ils sembleront incroyables au lecteur, mais il n’y aura aucun conflit dans leur relation.
Or, nous devons avoir un conflit. Pas seulement un conflit externe lié à sa situation actuelle, comme la prise de contrôle d’une entreprise ou un enfant kidnappé ou des pillards dans une guerre civile, mais un conflit interne qui empêche toute personne d’être parfaitement heureuse et satisfaite d’elle même.
Parce que si vous avez un héros qui est complètement satisfait de lui-même et de sa vie à partir de la page 1, et complètement satisfait de l’héroïne à la page 2… Vous pourriez quand même avoir une belle histoire d’entreprise, mais vous n’auriez pas beaucoup de romance. Pour un grand roman d’amour, vous devez avoir un conflit entre et à l’intérieur de vos personnages. Il en va de même pour tous les genres d’histoire.
Les conflits les plus marquants sont ceux qui viennent de la propre personnalité des gens. Qu’est-ce qui au sein de la personnalité de votre héros et de votre héroïne, les empêche de tomber amoureux et de se marier à la minute où ils se rencontrent? C’est ce dilemme qui va rendre votre histoire fascinante!
Vous avez besoin du conflit externe entre vos personnages – tout ce qui les maintient à l’écart, comme leurs familles peut-être ennemies, leurs trésors enfouis ou leurs amours convoités. Mais vous avez également besoin du conflit interne à l’intérieur de chaque personnage… Ils doivent surmonter leurs propres problèmes afin de pouvoir grandir et apprendre et changer au cours de votre livre.
Les problèmes personnels sont essentiels, car vos personnages doivent souffrir pour qu’il y ait une victoire à la fin du livre. Vous devez les faire souffrir!
Pour cela, vous avez besoin d’un conflit qui vient non seulement de la situation, mais de la personnalité des personnages… du genre de personnes qu’ils sont.
Nous devons nous assurer qu’ils entreront en conflit non seulement les uns avec les autres… mais aussi avec eux-mêmes.
Cordialement Camille Saintonge

Partir d’une idée

301910 – 13/197
Ne pas oublier qu’une histoire à un début un milieu et une fin. Peu importe votre idée, en lui appliquant le concept d’un début d’un milieu et d’une fin et en décidant le genre de livre que vous voulez écrire, vous avez à votre disposition le nécessaire pour l’écrire.
Posez vous la question : que se passerait il si? et posez vous cette question à propos de tous les éléments de votre histoire. Demandez-vous quelle est la pire chose qui puisse arriver à cette personne qui occupe une place importante dans votre récit. Combinez différentes intrigues entre elles, créez un personnage qui a une obsession, regardez où cela vous conduit, justifiez chacune des positions.
Créez un titre qui vous donnerait envie d’acheter votre livre dans une librairie, travaillez votre accroche, réfléchissez en profondeur à chacune de vos idées et ne gardez que celles qui vous semblent intéressantes à développer.
Développez votre idée, notez des personnages possibles et une première intrigue. Demandez-vous en quoi cette histoire vous intéresse et pourquoi elle est susceptible d’intéresser des lecteurs. Cherchez comment rendre cette idée plus intéressante.
Écrivez son pitch en trois phrases, le nom de votre personnage principal, ce qu’il veut, la situation initiale
Seconde phrase : Quant et problème créé par votre première intrigue
Troisième phrase : situation actuelle et quels sont les enjeux mortels.
Cordialement Camille Saintonge