Le passé

12 20 07–10/208
Le passé
C’est dans le passé de votre héros que se trouve la source de son comportement et de ses croyances.
Un événement de son passé l’a marqué particulièrement et, en réaction, il réagit d’une certaine façon, et a un comportement particulier mais qui n’est pas le bon.
J’appelle ce comportement la « tare du héros » c’est ce qui le freine et va l’empêcher d’avancer dans sa vie de façon satisfaisante.
C’est le rôle du psychiatre, me direz-vous, d’aider son patient à découvrir l’événement qui l’a perturbé de façon inconsciente et qui le fait réagir d’une certaine manière qui n’est pas la bonne. Cette fausse croyance l’empêche d’atteindre son objectif. Mais, encore faut-il que le patient soit conscient qu’il a un problème et ait envie de le résoudre et de s’en débarrasser.
L’auteur a l’avantage de pouvoir se permettre de faire découvrir au héros qu’il a un problème. Et, de faire découvrir progressivement au lecteur l’origine du problème. L’auteur va faire agir le héros et le confronter à des conflits, des obstacles, pour lui permettre de résoudre son problème personnel. Ceci lui donnera la possibilité de résoudre les autres problèmes auxquel l’auteur l’expose pour arriver à la fin de l’histoire, fin heureuse ou malheureuse si le héros n’a pas évolué.
Cette réflexion sur le héros est d’une grande richesse pour un auteur, car, elle va lui permettre de donner protagonistes le caractère et la personnalité qui conviennent pour être bien dans l’histoire. D’ou l’importance du choix du héros et de sa personnalité qui va conditionner la façon dont le récit va évoluer.
Cordialement Camille Saintonge

intrigue et thématique

92007 – 9/208
Intrigue et thématique
Ne confondez pas intrigue et thématique. Votre récit peut comporter une intrigue principale et plusieurs sous-intrigues, mais son fil conducteur, celui vers lequel tend toute votre histoire c’est la résolution de votre thématique.
Vous avez une idée d’un problème et vous voulez en plus de l’histoire qui vous sert de support, dire quelque chose qui vous tient à cœur, que vous souhaitez démontrer au cours de votre récit.
Le but de votre roman c’est de démontrer à l’aide de vos personnages : que l’argent ne fait pas le bonheur, que l’amour résout les problèmes, que la persévérance permet de réussir, que le pouvoir corrompt… les choix ne manquent pas.
C’est la thématique que vous avez choisie pour votre Ronan qui guide les actions de vos personnages, c’est elle qui va les faire se confronter, et, c’est en résolvant les conflits que vous avez imaginés que vous faites progresser votre histoire.
Cette progression se fait grâce à votre intrigue. Vos personnages doivent évoluer au cours de votre histoire et le changement qui s’opère en eux fera qu’ils seront différents à la fin de votre récit.
Ce que vos personnages croient au début de votre roman est forcément différent de ce qu’ils vont croire à la fin de votre histoire. Ils ont au départ une idée fausse de ce que vous voulez démontrer. C’est cette tare profonde qui les bloque et les empêche de s’épanouir. Le choix de cette fausse croyance est donc important puisque c’est ce qui va permettre à votre héros de s’apercevoir de son erreur et de changer pour réussir.
Votre intrigue va vous permettre d’attaquer et de démonter ce « mensonge » pas à pas avant qu’il ne soit totalement détruit. Votre intrigue va expliquer et révéler aux lecteurs de façon progressive cette fausse croyance et la démolir argument par argument et ceci jusqu’à la fin. Les actions de vos personnages vont montrer aux lecteurs les erreurs que commet votre héros ou votre héroïne.
Cordialement Camille Saintonge

Écrire pour un auteur c’est:

72007 – 8/208
Écrire pour un auteur
C’est donner sa vision à une époque donnée (l’époque choisie par l’auteur) des problèmes de la société dans laquelle l’auteur a choisi de faire évoluer ses personnages.
La thématique qu’il a choisi pour son Roman va lui permettre de faire vivre au lecteur sa vision d’une société, de ses problèmes, des comportements, et, de lui faire découvrir sa vérité sur le thème qu’il traite. Par exemple, L’affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la troisième République, survenu à la fin du 19° siècle autour de l’accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus, qui a été finalement innocenté. Elle a bouleversé la société française pendant douze années, de 1894 à 1906, la divisant profondément en deux camps opposés : les partisans de l’innocence de Dreyfus, et les partisans de sa culpabilité.
Le choix d’une thématique est donc important, c’est l’une des tâches que l’auteur doit accomplir avant de commencer son roman.
Il devra également avoir une idée du parcours qu’il envisage pour son protagoniste. C’est la partie qui correspond au casting dans un film. Trouver des personnages aux personnalités adaptées aux aventures qu’ils doivent vivre sous les yeux du lecteur.
Les lieux correspondent au repérage au cinéma, et, ont de l’importance pour créer une ambiance et de l’émotion. Ce sont les décors.
Un autre aspect du travail de l’auteur par rapport à la thématique qu’il a décidé de traiter, va, lui imposer de trouver une méthode pour mettre sa démonstration en place. Il va lui falloir faire voir en action les différents éléments pour répondre à son lecteur aux questions : pourquoi et comment.
L’intrigue quand elle va s’inscrire dans un mûrissement de l’idée de départ, et, se mettre en place en utilisant le puzzle de toutes les idées qu’il aura choisies d’utiliser pour étoffer sa démonstration. Et si…
Il faudra des conflits qu’il doit imaginer, des obstacles, un antagoniste fort, et des défauts pour le personnage principal.
Comment le protagoniste aura-t-il la révélation de ce qui l’empêche réellement d’atteindre son but ? Etc.
cordialement Camille Saintonge

La Lecture

4 20 07 – 7/ 208
La lecture
C’est l’outil par excellence de celui qui veut écrire et se perfectionner dans l’écriture. Celui qui lit, va découvrir et apprendre beaucoup par le biais de ses lectures.
Tout a déjà été écrit, mais, chaque auteur à sa façon bien à lui de traiter un problème et d’exprimer ses croyances. C’est en lisant que l’on avance dans la connaissance de l’écriture, les témoignages d’auteurs sont le reflet de la société dans laquelle évolue les personnages qu’il met en scène.
On retrouve au cinéma dans les scénarios les mêmes principes. Les dialogues de michel Audiard sont tellement uniques remarquables et truculents que certains lecteurs en apprennent par cœur des passages complets.
Mieux que les manuels scolaires d’histoire, certains romans nous en disent beaucoup plus sur les mœurs et les usages a une époque déterminée.
« autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell nous parle et nous raconte beaucoup mieux ce qu’a pu être la guerre de sécession aux États-Unis et le problème de l’esclavage que les livres d’histoire ne savent nous le dire.
Les « romans noirs » américains nous font toucher du doigt la prohibition et la crise de 1929. Les romans d’espionnage nous racontent la lutte que se sont livrés les pays de l’Ouest contre l’est et le communisme.
Mais, quelque soit le roman et son environnement, c’est avant tout l’univers d’un auteur que nous découvrons dans les vingt premières pages de chaque roman. Aussi immédiatement nous savons si l’on a envie de lire le bouquin ou pas. De quoi va-t-il parler ? A-t-on envie de lire une histoire de guerre ou une romance… Une aventure façon Jules Verne ou un thriller à la sauce John Grisham… L’auteur nous donne discrètement son point de vue sur un problème sans jamais nous imposer sa solution.
Cordialement Camille Saintonge

Mensonge

La tare profonde personnelle de votre protagoniste, c’est : « le mensonge » auquel il croit. Il lui faudra arriver à la moitié du roman pour avoir la révélation de son erreur qui lui permettra d’adapter sa méthode afin de triompher à la fin de l’histoire ou pas.
Mais il est un autre mensonge dans un roman, celui qui découle d’un quiproquo. Celui-là, appartient à l’intrigue, et, lorsqu’il est découvert par le lecteur il éclaire le récit sous un jour nouveau, et lui donne une nouvelle direction.
Pourquoi ne pas imaginer des quiproquos plausibles avec des conséquences pour l’évolution de votre histoire.
Le quiproquo est un outil puissant qu’un auteur se doit d’utiliser.
Imaginez un roman du genre policier avec pour thématique la vérité finit toujours par triompher. L’un des personnages à identifié l’assassin, grâce à deux lettres sur la poche d’un peignoir.
Mais quiproquo, ce sont deux lettres brodées sur un peignoir, le témoin les a vues, c’est indiscutable, il dit la vérité, mais, l’erreur qu’il commet, c’est qu’il oublie qu’il les a aperçues dans un miroir et, lorsqu’il affirme avoir clairement vu les deux lettres A et M c’est sa réalité, mais l’erreur que commet l’enquêteur lorsqu’il exploite ce renseignement, C’est que dans la réalité les deux lettres sont M et A et que les soupçons qui pesaient sur un personnage ne sont plus fondés, et cela change le cours de l’enquête et du récit.
Les romans d’Agatha Christie ont toujours des quiproquos originaux, qu’il soit question de personnages, de faits, d’événements, de lieux etc.
La lecture des romans de cette reine du polar est riche d’enseignements sur l’utilisation du quiproquo.
Quant à la fausse croyance du protagoniste c’est elle qui va lui permettre de se transformer pour devenir quelqu’un de meilleur. C’est le cœur de votre récit. Dans un roman le personnage principal doit être différent entre le début et la fin de l’histoire.
Cordialement Camille Saintonge

Le genre

2 20 07 – 5/208
Le genre
L’on peut raconter une histoire à partir de l’une des 36 situation dramatique classique, mais il y a une chose qui paraît négligeable et qui ne l’est pas : c’est le genre.
Dans quel rayon le libraire qui reçoit votre livre va-t-il le ranger ?
Est-ce un policier, un roman historique, une fiction fantastique, une romance, un livre d’espionnage…
La réponse à cette question est fondamentale, et, doit être l’une des premières auxquelles un auteur doit répondre avant d’écrire la première ligne de son roman.
Pour bien vous imprégner du genre que vous voulez écrire, il convient de lire beaucoup de livres du même genre, écrits par des auteurs différents.
Il y a un procédé intéressant pour un auteur, qui consiste, à partir d’un ouvrage dans un genre déterminé à écrire la suite de ce même ouvrage. C’est un travail à exécuter qui est très riche en enseignements si on le fait consciencieusement. On peut soit écrire la suite à sa propre façon, soit faire une suite : à la manière de… ce qui implique de se mettre dans les chaussures de l’auteur que l’on parodie.
Mais, quelque soit la forme choisie, l’exercice vaut la peine d’être exécuté. Le conte de Monte-Cristo a été réécrit plusieurs centaines de fois par de très nombreux auteurs. Son intrigue plait toujours autant aux lecteurs, un personnage victime d’une injustice qui rebondit, et décide de se venger. En fonction des personnages en présence on peut choisir une thématique variée, Et, multiplier les genres.
Bon entraînement à l’écriture.
Cordialement Camille saintonge

Une source d’inspiration

J’avais écris en début d’année que je voulais pour 2020 une centaine de posts mis en ligne sur mon blog, je suis à ce jour dans les temps puisque j’ai dépassé la cinquantaine à mi-juin, donc pas de stress. Engagement tenu malgré un mois de mai sans rien. Mon miroir est satisfait.
30 20 06 – 4/208
Une source d’inspiration
En prenant l’habitude de coucher vos idées dans un carnet vous allez-vous constituer une réserve qui vous servira à trouver l’inspiration les jours où vous serez en panne. Laissez libre cours à votre imagination, ne vous freinez pas.
Une idée c’est une scène à écrire, pourquoi ne pas transformer de temps en temps ces idées en scènes ?
Étoffez vos scènes en incluant une thématique susceptible de s’y rapporter.
La thématique est souvent un problème pour un auteur de romans. Pourtant elle est un fil que l’on va retrouver tout le long d’une histoire.
Par exemple faites des essais avec des grands classiques comme « l’argent ne fait pas le bonheur », « les conseilleurs ne sont pas les payeurs », «  la vengeance est un plat qui se mange froid », « Pierre qui roule n’amasse pas mousse »…
Vous avez à votre disposition une source inépuisable d’expressions qui peuvent non seulement faire l’objet d’un thème, mais, qui ne demandent qu’à être développées pour devenir une histoire.
En pratiquant cette méthode vous allez trouver la matière qui vous permettra de construire un roman. La structure d’un roman, son squelette, viendra après. Commencer par vous bâtir un puzzle d’idées de roman.
Depuis des siècles les histoires sont écrites en suivant le même schéma qui plaît aux lecteurs depuis que l’on rédige des histoires.
Pensez au champ d’histoires que vous avez envie d’écrire. Le thème n’est pas innocent, c’est lui qui va donner le ton à votre roman de l’oubliez pas. Chaque genre a ses règles qu’il convient de respecter, Mais, on retrouvera toujours y compris dans les films le même schéma qui a fait ses preuves.
Cordialement Camille Saintonge

et si nous rêvions un peu

J’ai beaucoup de retard dans mes mises en ligne, ce n’est pourtant pas la matière qui me manque puisque je travaille actuellement sur des textes d’une trentaine de pages A4 chacun, parfois plus, que j’ai rédigé il y a de nombreuses années, j’envisage d’en faire des Ebooks. Je fais du classement dans un disque dur pour regrouper des fichiers par thèmes et cela non seulement me prend beaucoup de temps, mais je dois y mettre une certaine volonté et de la concentration, car, ce n’est pas ce qui m’enthousiasme le plus dans l’écriture. Je relis les textes pour ne regrouper que ceux qui me semblent pouvoir être utiles à un lecteur et qui sont susceptibles d’être développés ou fusionnés. Je dois apporter beaucoup d’attention et de concentration à mon travail. Il m’arrive parfois au détour d’un texte de noter dans un carnet sa référence pour le retrouver et le sujet à méditer qu’il m’a inspiré. Parfois même j’extrais une idée que je note pour la réserver à une réflexion avant de m’endormir.
Les rêves sont une source fabuleuse pour trouver des idées qui se développent pendant le sommeil et au réveil le matin la succession d’images de la nuit procure une solution à un problème que l’on a posé avant de s’endormir. C’est intéressant lorsque dans un roman l’on est arrêté parce que l’on s’est aperçu que cela n’allait pas, d’y réfléchir pendant son sommeil. On dit que la nuit porte conseil, mais ce sont en réalité nos rêves qui nous apportent des solutions, qu’il soit question de donner plus de force à un personnage, de développer une intrigue ou d’améliorer une structure… Si nous posons le problème qui nous préoccupe avant de nous endormir, souvent la solution vient au réveil, c’est la magie de notre subconscient et la puissance de notre esprit. Utilisons ces outils, ils sont merveilleux.
Cordialement Camille Saintonge

Utilisez les enjeux

Ci-dessous les cinq enjeux d’un antagoniste.
1 – Des enjeux de fin du monde
L’antagoniste veut détruire le monde, il veut répandre un virus mortel sur toute la planète, il veut déclencher une catastrophe nucléaire de grande ampleur…
2 – Des enjeux internationaux.
L’antagoniste intervient à un niveau élevé pour mettre en oeuvre des ressources qui opposent les pays. L’antagoniste se réduira alors à une seule personne. Pendant la seconde guerre mondiale l’ennemi n’était pas l’Allemagne, mais, Hitler.
3 – Des enjeux nationaux
Il manipule alors des forces nationales qui s’opposent. Par exemple, un chef d’état affronte des rivaux politiques qui s’opposent à sa vision nationale. L’antagoniste est alors partie prenante et active dans le conflit.
4 – Des enjeux publics
Lorsque des conflits entre différentes factions les opposent. L’antagoniste a alors des actions quotidiennes et permanentes pour manipuler des groupes, salariés, ouvriers… et intervient en faveur d’un groupe ou d’un autre pour contribuer à faire s’affronter les différentes factions et faire pencher la balance du côté qui lui convient.
5 – Des enjeux personnels
Lorsque l’antagoniste intervient lors d’un conflit ou d’une rivalité pour protéger ses intérêts au détriment des personnages importants de l’histoire, parfois pour atteindre un objectif poursuivi également par un personnage clé de l’histoire (retrouver un trésor, retrouver un personnage…)
Lorsque pour chacune des catégories d’enjeu ci-dessus vous avez une idée d’antagoniste, regardez avec attention vos différents antagoniste possibles et demandez-vous pour chaque enjeu différent :
Quel est le but de mon antagoniste?
Qu’est-ce qui motive mon antagoniste?
Que se propose t’il de faire, quel est son plan pour atteindre son objectif?
Cette réflexion sur votre antagoniste va vous fournir les fondations de votre histoire.
Mieux vous comprendrez les forces qui font que votre antagoniste va s’opposer à votre protagoniste, plus vous serez en mesure de développer un conflit qui aura du sens, sera réaliste et préparera une aventure interessante pour votre protagoniste.
Cordialement Camille Saintonge

votre histoire

Un roman, c’est une histoire, et, une histoire c’est son Pitch :
Le jeune Paris enlève la belle Hélène, la femme que son mari veut récupérer et le tuer. C’est la guerre de Troie…
Depuis la nuit des temps toutes les histoires fonctionnent de la même façon avec les mêmes ingrédients :
– Un héros ou une héroïne qui est envoyé dans une aventure dangereuse et difficile. C’est le personnage sympathique auquel va s’identifier le lecteur.
– Un adversaire, le méchant, personnage antipathique par excellence qui normalement doit être vaincu par le héros à la fin de l’histoire.
– Le faux héros, c’est un personnage rival du héros, on peut croire au début qu’il est le vrai héros, mais à la fin il est démasqué. Il n’est pas indispensable dans un récit.
– Le donateur, rencontré par hasard par le héros, qui lui rendra un service. Pour le remercier il lui remet quelque chose (objet ou information) qui aidera le héros lors de sa quête.
– L’auxiliaire, c’est lui qui aide le héros dans sa lutte contre le méchant, c’est souvent un fidèle compagnon.
– Le « père », il représente l’ordre social menacé par le méchant.
– Le mandateur, c’est lui qui envoie le héros à l’aventure et déclenche l’histoire.
Nous avons donc sept « acteurs » principaux dans un roman, le faux héros n’est pas indispensable dans un récit, mais les six autres personnages font partie de l’histoire et ont un rôle à jouer. Certains personnages peuvent remplir plusieurs rôles, mais ces six fonctions sont nécessaires pour qu’un récit fonctionne bien.
On parle d’un récit en trois parties mais, en réalité la seconde partie se divise en deux et l’on a donc quatre parties d’égale longueur…
cordialement Camille Saintonge