Les grands évènements

181904 – 39/193
Dans un roman, les grands désastres annoncent les tournants du récit. Dans l’histoire, ils précèdent les grands bouleversements.
Néron fait incendier Rome, ce qui a transformé le monde romain.
L’incendie du Reichstag a été le moyen pour les nazis de devenir une véritable force.
La cathédrale de Notre Dame de Paris en feu, nous annonce t’elle une dictature, une révolution… ?
Que ces tristes et douloureux évènements soient suscités ou non, ils servent toujours d’outils aux factions qui ont soif de pouvoir et qui profitent des émotions ressenties par le peuple.
Je ne regardais pas la télévision, car le discours présidentiel ne m’intéressait pas suffisamment pour que j’ai envie de regarder un montage supervisé par des professionnels veillant à ce que chaque geste soit à sa place et chaque intonation de voix résonne juste. Son contenu aurait été commenté par tous les médias, et je n’attendais selon son mode de fonctionnement habituel aucune mesure qui soit concrète ni immédiate.
Ma famille m’a appelé à l’annonce de l’incendie pour que je vienne regarder l’évènement à la télévision.
J’ai pu voir en direct notre dame se consommer, comme si sa structure était faite de paille bien sèche. Je n’ai pas compris comment l’incendie a pu se propager à une telle vitesse et avec une telle ampleur. Le feu était partout et d’une vigueur redoutable. La flèche de notre dame regardait Paris du haut de ses quatre vingt treize mètres et à cette altitude il n’y a pas de bon ni de mauvais vent, il souffle ou ne souffle pas. Ce jour là, il était modéré.
J’ai été surpris par la violence de cet incendie qui semblait normale aux commentateurs, car, aucun n’a cherché à savoir comment un édifice surveillé et protégé comme l’était ce chef d’oeuvre de notre patrimoine pouvait se consummer aussi vite. Une poutre même si elle date de Charlemagne ne s’enflamme pas comme de l’amadou ? Du moins, c’est ce que j’avais toujours cru avant de voir bruler Notre Dame. Mais, je ne connais rien à ce sujet et n’ai aucune expérience en matière d’incendie. J’en suis là dans ma réflexion, je me heurte à mon ignorance, mais je ne peux pas effacer de ma mémoire ce que mes yeux ont vu et je me vois obligé d’écrire : Ce que j’ai vu, je n’en croyais pas mes yeux. J’attend avec une certaine impatience que les « experts » viennent expliquer comment c’est possible. Comment une étincelle peut-elle embraser un édifice tout entier alors qu’il y avait 500 pompiers actifs qui sont arrivés dans l’heure. Certes, à 30 mètres de hauteur la tâche était plus que difficile…
Pas d’ouvriers sur le chantier qui s’était arrêté une heure avant la déclaration première du feu. De plus les ouvriers qui utilisent des moyens susceptibles de créer un feu s’arrêtent deux heures avant la fin du chantier par mesure de sécurité, au cas où. Et, il n’y en avait pas ce jour là a déclaré le responsable du chantier. Un court-circuit ??? le courant ne serait-il pas coupé en fin de chantier?
Cordialement Camille Saintonge

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Les trois désastres

161904 – 28/193
Un roman se divise en trois parties, et, le protagoniste dans un roman doit affronter trois catastrophes majeures au cours du récit.
Le premier désastre intervient à la fin de la première partie du roman. C’est le début réel de l’aventure pour le protagoniste qui vient de quitter son environnement et qui se trouve propulsé dans un cadre qu’il ne connait pas et qu’il doit découvrir, ce qui va le contraindre à réagir à sa nouvelle situation.
La seconde « catastrophe » se produit au milieu du roman. Le protagoniste a affronté les obstacles mis sur sa route par l’antagoniste pour l’empêcher d’atteindre son but et il a commencé à comprendre les véritables enjeux et dangers de ce nouvel environnement où il a été plongé depuis la fin de la première partie. De plus il a découvert à ses dépends les fausses croyances qu’il avait et se prépare à changer de méthode. Sa façon de se comporter et d’agir l’ont empêchés jusqu’à ce moment à réagir. Il a subi, mais il a également appris et est maintenant à même de passer à l’attaque. Il sait qu’il ne maitrise pas encore tout pour pouvoir vaincre son adversaire, mais, il est sur la bonne voie.
Le troisième « désastre » se produit à la fin de la seconde partie. Il a obtenu quelques succès, mais à la fin de la seconde partie alors qu’il croyait vaincre, ll subit son plus grave échec, on le croit perdu, il se croit lui même perdu, mais, il a redécouvert ses valeurs et est prêt à perdre la vie pour que son adversaire ne gagne pas. C’est le moment le plus sombre dans le roman pour le protagoniste…
Ces trois catastrophes sont des marqueurs importants dans un roman, et, certains auteurs bâtissent leur intrigue à partir de ces trois désastres.
C’est une méthode que vous pouvez essayer pour écrire votre prochain roman, peut-être que elle vous conviendra.
Il y a tant de façons de bâtir son intrigue et son roman que c’est ce que je trouve merveilleux dans l’écriture, on a jamais fini ni d’essayer quelque chose de nouveau ni d’apprendre.
Cordialement Camille Saintonge

Aguicher

141904 – 26/193
Un récit quel qu’il soit commence par une phrase initiale dont le but est d’attirer l’attention. On l’appelle souvent l’accroche. Cette première phrase dont le but comme l’indique son nom est d’accrocher le lecteur. C’est l’hameçon de votre récit et comme à la pêche si l’hameçon ne remplit pas son office, pas de poisson pour le pêcheur et pas de lecteur pour l’écrivain.
Son rôle est d’inciter le lecteur à lire la suite de votre histoire. C’est le premier maillon d’une chaine qui doit intriguer et inciter la curiosité du lecteur et le faire poursuivre sa lecture. C’est une scène d’ouverture, c’est la première chose qui se produit dans votre récit.
Suit une présentation des personnages, des lieux, des enjeux, du but que poursuit le protagoniste, des obstacles qui vont se dresser et que l’on va voir surgir en pointillés et qui sont la résultante de la question que va poser votre accroche au lecteur.
L’incident déclencheur arrivera à point nommé pour changer le cours de l’histoire qui n’a pas encore commencé. Ce sera le premier tournant de votre histoire qui va plus tard amener le protagoniste à quitter son monde habituel pour se lancer dans une aventure où il devra tout redécouvrir.
L’accroche se termine par un point d’interrogation virtuel. La question qu’elle pose est souvent implicite, « le héros parviendra t’il à dérober la tour Eiffel et comment va t-il s’y prendre?
L’accroche présente le protagoniste, un conflit, du mouvement, un lieu, elle donne le ton, le genre d’histoire que vous voulez raconter, elle introduit l’intrigue et le thème que l’on va trouver dans la prémisse. Son rôle est capital dans la réussite ou l’échec de votre ouvrage.
C’est souvent une phrase modeste de quelques mots ou de une ou deux lignes, mais, elle va donner à votre lecteur une bonne raison pour qu’il s’intéresse à votre héros.
On trouve des exemples d’accroches sur la première de couverture des magasines pour inciter le passant à acheter la revue…
Cordialement Camille Saintonge

littérature Anglaise

121904 – 20/193
Je viens de relire Jane Austen cette romancière britannique peu connue en France, mais qui, occupe une place non négligeable chez nos voisins britanniques.
J’ai choisi son ouvrage le plus connu : « Orgueil et prévention ». C’est également son premier roman.
Son style est simple, elle nous y décrit une paisible aventure, et, pour nous éviter l’ennui elle a recourt à l’ironie et à l’humour. Elle sait en peu de lignes présenter un personnage dans son milieu avec ses préoccupations dominantes et les réflexions de son entourage.
Le début de ses ouvrages est toujours clair, l’exposition tient en deux ou trois pages et nous voyons d’emblée l’atmosphère dans laquelle va se dérouler le récit. L’action s’y développe simplement sans digression politiques, littéraires ou religieuses. Elle nous conte une histoire qu’elle cherche à raconter agréablement.
Quelques lignes donnent brièvement les traits fondamentaux du caractère des personnages, et, c’est leur conversation qui donne dans la suite du récit des précisions sur leur individualité.
Elle ne dit pas, elle fait voir par l’exemple dans leurs conversations.
C’est ce qui est interressant chez Jane Austen, cette auteure du XIX° siècle. Les dialogues fourmillent d’expressions savoureuses et pleines d’humour qui donnent une sensation de réalité.
Ses dialogues sont talentueux et méritent que l’on s’y arrête.
Elle compile, des lieux communs, des réflexions plus ou moins ordinaires qui rattachées mettent en lumière des traits de caractère.
Elle ne jette qu’un regard rapide sur le monde physique, et, ne nous donne qu’une esquisse des localités, des habitations, des vêtements. Rien que des faits. Aucune recherche d’une « écriture artiste »
Cordialement Camille Saintonge

nouvel épisode dans l’affaire Carlos Gohsn

81904 – 15/193
Madame Gohsn fait une déclaration dans le journal du dimanche du 7 avril. Je trouve cela élégant et moralement satisfaisant de vouloir venir en aide à son mari en faisant appel à monsieur Macron par JDD interposé.
Le conflit qui oppose Carlos Gohsn à la justice japonaise tourne à l’acharnement lorsque l’on sait qu’il a versé une caution de huit millions de dollars US pour sortir de sa cellule et que cela se termine en catastrophe puisqu’il a été remis en détention au Japon.
Heureusement il n’a pas perdu son temps et a réagi dés qu’il a été remis « en liberté ». Il a enregistré une interview par skype pour TF1 et LCI. Il a également enregistré une vidéo en Anglais dans laquelle il donne sa version de l’affaire et qui a été remise à ses avocats.
Il a toutefois hésité a donner le ou les noms des responsables de ses misères. Il ne nous reste plus qu’à attendre la suite de cette aventure. Quant au président Macron, interviendra t’il dans cette affaire pour venir en aide à l’ex-grand patron et quelle est l’implication de la France dans cette triste affaire
Cordialement, Camille Saintonge

Écriture et politique

61904 – 10/193
J’entendais dernièrement le maire de la ville de Lyon dire : « Ce que veut le président Macron c’est que les entreprises françaises soient compétitives. »
Le but me semblait louable, mais, la question qui me venait à l’esprit était : Oui, mais comment veut-il faire cela?
Sa méthode déclenchait un conflit social grave : le mouvement des gilets jaunes.
Ma question suivante était : ce conflit sur la méthode pour atteindre son objectif n’est-il pas en train de tourner en catastrophe nationale?
Quelles réactions cela va t-il entrainer dans le pays?
N’y a t-il pas matière à hésiter, à réfléchir à nouveau, à poser le problème d’une façon différente?
Quelles décisions faudrait-il prendre pour résoudre le conflit et atteindre l’objectif sans troubles ? Car il n’est pas question bien sur dans une démocratie de s’attaquer à masquer le phénomène par de la répression comme c’est l’usage dans les dictatures.
Ces quelques lignes pour appliquer la méthode d’écriture à la politique et donner un exemple concret de l’utilité de l’écriture dans un domaine où elle pourrait ne pas avoir sa place.
Lorsque j’étais étudiant j’ai appris que pour résoudre un problème, la première question à se poser est : Quelles sont les causes du problème?
Une fois les réponses trouvées à cette question on se demande: quelles sont les solutions possibles?
On en fait une liste détaillée et on poursuit en annonçant clairement la solution que l’on choisit sans oublier de préciser les avantages et les inconvénients d’un tel choix et son pourquoi.
L’on soumet ensuite ce choix aux participants qui acceptent ou non ce choix délibéré.
Cordialement Camille Saintonge

Qui tire les ficelles

41904 – 111/191
Les faits divers de grande ampleur qui envahissent notre quotidien me laissent toujours sur ma faim, et, les conclusions me surprennent à chaque fois.
L’affaire de l’enlèvement du baron Édouard-jean Empain qui a défrayé la chronique
au début de l’année 1978, à l’époque riche héritier et président-directeur général du groupe Empain-Schneider s’est imposée à moi avec l’affaire Carlos Ghosn, j’ai trouvé dans la méthode une certaine similitude :
Un grand patron est privé de liberté pendant un certain laps de temps et perd le contrôle de son groupe.
J’ai été d’autant plus surpris que le Japon a largement encouragé ses entreprises à utiliser les paradis fiscaux pour qu’elles se développent et soient concurrentielles par rapport à leurs concurrentes étrangères.
D’autre part on a assisté comme lors de l’affaire de l’enlèvement du grand patron Belge à un lynchage médiatique en règle, alors que l’un comme l’autre étaient en train de souffrir et dans une situation où il ne leur était pas vraiment possible de se défendre.
Je sais bien que cela fait vendre, mais les médias ont bien d’autres moyens d’augmenter leurs tirages pour les uns et l’audimat pour les autres, sans se livrer à des bassesses et à se trainer dans la boue.
Quant aux conclusions de ce genre d’affaire, elles ne sont jamais vraiment claires et ne répondent pas aux questions qu’elles soulèvent si on les regarde sans passion et en toute neutralité.
Dans l’affaire du baron Empain j’ai des difficultés à croire qu’une brochette de personnes simples aient monté cet enlèvement en discutant autour d’un verre aux baléares. Je me demande encore aujourd’hui : « mais qui dans cette affaire tirait les ficelles? »
Il en va de même dans l’affaire Carlos Ghosn, mais qui donc tire les ficelles? L’ambition, l’avidité de pouvoir, la soif d’argent ont servi de moyens, mais, qui a monté cette affaire?
Le point interréssant c’est que ce genre d’affaire est bâti comme un roman, l’incident déclencheur c’est le moment de privation de liberté. À suivre donc pour avoir la seconde et la troisième partie du roman.
Cordialement Camille Saintonge