vos livres

comment choisissez-vous vos livres à lire ?
Souvent on est attiré par un titre, on regarde ensuite sur la jaquette pour savoir ce que cache ce titre. La dernière page contient en principe un minimum d’éléments pour vous informer du contenu et du genre du livre que vous vous proposez d’acquérir. Mais, ce qui est le plus important c’est la lecture des cinq premières pages. Ces 5 pages vont vous préciser le genre du livre, le lieu de l’action, et vous allez y découvrir l’univers de l’auteur.
Si cet univers semble ne pas vous convenir, inutile de poursuivre votre lecture. Ce livre n’est pas pour vous et il ne vous plaira sans doute pas.
Si au contraire les premières pages vous plaisent, vous pouvez affiner votre découverte en allant lire son sommaire.
Un auteur écrit pour un public déterminé, qui constitue son lectorat.
La première phrase du livre doit vous inciter à lire la suite, elle est faite pour capter votre attention. Et, ce qui suit va vous donner des précisions sur la suite du livre. C’est pourquoi le début d’un livre est capital. Il vous évite une perte de temps et vous épargne la lecture d’un livre qui n’a pas été écrit pour vous.
Il n’y a pas de mauvais auteurs, il n’y a que des lecteurs qui se trompent de livre. La notoriété où autres accessoires marketing n’y changent rien.
Personnellement il m’est arrivé de lire des livres d’auteurs très connus que je n’ai pas du tout aimé. Je savais dés le début que je n’aimerai pas, mais je souhaitai découvrir le pourquoi d’une telle renommée…
Lorsque je fais ce genre d’expérience, j’en lis toujours un second pour m’assurer que cet auteur aussi célèbre qu’il soit n’est pas pour moi. Puis, je le mets sur ma liste d’auteurs que je dois éviter.
cordialement Camille Saintonge

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envie d’écrire

Un français sur deux rêve d’écrire, mais souvent, il ne sait pas par où commencer, ou bien, il déclare qu’il n’a pas assez de temps pour le consacrer à l’écriture…
Le temps est une fausse excuse pour ne pas écrire. On dispose toujours d’assez de temps, c’est une question de priorité que vous accordez dans votre emploi du temps.
John Grisham, auteur américain dont les oeuvres de fiction se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires a écrit son roman « la firme » alors qu’il travaillait dans un cabinet d’avocats plus de 60 heures par semaine en arrivant trente minutes plus tôt sur son lieu de travail et consacrait ces trente minutes à écrire. C’est une question de choix et d’organisation de votre temps.
La première raison par contre, demande pour être résolue d’avoir un minimum de connaissances techniques. Mais, il faut toujours un minimum de connaissances techniques pour entreprendre n’importe qu’elle activité avec des chances de réussites.
Alors comment acquérir ce minimum de connaissances techniques?
Vous pouvez commencer à écrire et lentement apprendre par vos échecs successifs à découvrir les techniques d’écriture qui vous permettront d’écrire un roman, mais cela va vous prendre beaucoup de temps et ne vous empêchera pas de lire des ouvrages sur l’écriture pour progresser.
Écrire est une passion où l’on progresse en permanence, mais, pas sans faire d’efforts.
Une autre façon de faire consiste à suivre un cours qui vous permettra d’écrire un roman qui ne sera sans doute pas parfait, mais, vous l’aurez écrit et le prochain sera meilleur. Car le plus important c’est d’écrire et écrire régulièrement de préférence chaque jour.
Vous pouvez déjà commencer en profitant d’un premier cours gratuit sur le site « escapadeclubinc.com » rubrique écrire.
Cordialement Camille Saintonge

de l’ordinateur aux gilets jaunes

231909 – 3/197
De l’ordinateur aux gilets jaunes
J’ai envie aujourd’hui de vous parler de mon premier ordinateur. À cette époque, il n’y en avait pas en France, et, c’est un ami pilote de ligne qui me l’avait rapporté des États-Unis. C’était un Apple deux. Du format d’une machine à écrire transportable avec une boîte écran de petite taille que l’on posait dessus.
France Télécom voulait lancer son Minitel et encourageait les quelques français qui possédaient un ordinateur à communiquer entre eux. Pour ce faire, on avait besoin d’un coupleur acoustique dans lequel on enfonçait le combiné téléphonique. 300 bauds c’était la vitesse de communication des échanges. On avait également un NUI (numéro d’utilisateur international) qui permettait à ceux qui en possédaient un de bénéficier d’un forfait pour le téléphone à un prix très très bas. C’est ainsi que France Télécom testait son projet de minitel. Il n’y avait pas de logiciels, il fallait écrire ses propres programmes.
Les utilisateurs communiquaient entre eux et échangeaient« leurs logiciels » mais aussi toutes les informations dont ils avaient besoin pour progresser avec leurs machines.
Il ne serait venu à l’idée de personne de tirer un profit quelconque de ces échanges qui étaient le fait de passionnés.
Apple organisait des réunions pour favoriser et encourager ces échanges. L’ambiance et la cordialité qui animaient ces groupes étaient assez extraordinaire, on s’échangeait des façons de faire, des adresses à travers le monde entre passionnés… je concerve de cette époque un merveilleux souvenir.
Ce mouvement spontané de personnes de toutes origines et d’horizons variés me fait penser aux gilets jaunes aujourd’hui réunis autour d’idées…
Cordialement, Camille Saintonge

le romancier, quelles tâches?

151909 – 21/194
Les différentes épreuves que doit franchir un romancier avant de rédiger son roman sont multiples.
Tout part d’une idée d’un roman qu’il a envie d’écrire. Mais, encore faut-il qu’il s’assure que son idée est en mesure de faire un roman de quelques 80000 mots.
Une fois l’idée posée, il doit en faire le pitch. C’est le schéma de vente de l’idée. Il se construit en une cinquantaine de mots, il expose l’idée, et contient la question sous-jacente que va se poser le lecteur.
Prenons un exemple: C’est l’histoire d’un jeune homme qui a peur de l’eau et qui décide de participer à un concours de natation pour séduire une jeune fille attirée par les nageurs.
Mais, pour participer à ce concours, le jeune homme devra tout d’abord vaincre sa peur de l’eau et combattre son rival nageur performant pour séduire la jeune personne chère à son coeur.
La question inhérente, c’est : le jeune homme qui à peur de l’eau parviendra t-il à séduire la jeune fille?
Une fois son pitch rédigé il va devoir structurer son roman. Pour cela il va devoir décider des points de passages obligatoires de son roman et les mettre en place.
Puis, ce sera au tour de l’intrigue et de la mise en place dans chaque chapitre des scènes qui vont se succéder pour faire avancer l’histoire. À ce stade il devra vérifier la cohérence et la crédibilité de son histoire.
Ce sera le tour du casting, qui va consister à trouver les caractéristiques de chaque personnage du roman. Quelles qualités doit avoir le héros, quelle faille personnelle doit il dépasser? Il en va de même pour tous les personnages.
Pour atteindre cet objectif, il lui faut bien connaitre non seulement les personnages, mais aussi leur passé.
C’est en créant des fiches personnages qui révèlent tout sur chaque personnage y compris ce qui les lie que l’on parvient facilement à donner une certaine épaisseur à chacun d’eux. Ces fiches sont la matière ou puisera l’auteur pour étoffer son récit.
Cordialement Camille Saintonge

quiproquo

91909 – 19/194
Dans la mécanique de l’intrigue de très nombreux roman, il y a souvent une erreur sur la personne qui trompe le lecteur.
Un personnage se fait passer pour un autre, c’est un événement qui intervient dans la plupart des romans d’Agatha Christie. Le personnage utilise un déguisement, ou a changé d’identité, et prend la place de quelqu’un d’autre … Mais il y a aussi l’erreur banale qui transforme un évènement basique et le fait tourner en une catastrophe, c’est le cas de la victime qui a vu quelque chose avant de mourir et le révèle, mais les lettres du peignoir qui désignent l’assassin ont été vues dans un miroir par la victime… Ces circonstances fortuites captent l’attention du lecteur pour le pousser à lire la suite pour comprendre le fin mot de l’histoire qui n’est révélé qu’à la fin.
Ces erreurs sur la personne peuvent vite très mal tourner, le droit par exemple prévoit l’annulation d’un mariage lorsqu’il y a erreur sur la personne. Imaginez un instant avec la prolifération de la chirurgie esthétique et autres leurres de notre époque destinés à tromper les perspectives conflictuelles qu’offrent les quiproquos.
Les pièces de théatre de boulevard du siècle dernier nous fournissent d’excellents modèles pour voir les quiproquos en action. Mais, on en trouve dans toute la littérature, sous des formes variées. C’est dans la mécanique de tous les romans policiers.
Le quiproquo est une erreur que comment un personnage dans une histoire qui entraine à sa suite une suite de malentendus qui vont laisser le lecteur sur sa faim et l’empêcher de comprendre. C’est aussi à la suite d’une « révélation » ou de la découverte de la réalité que le personnage principal peut évoluer et changer de méthode.
La manipulation du quiproquo est donc une recherche importante à laquelle doit se livrer un auteur pour pimenter son roman.
Le quiproquo, c’est l’épice d’un roman. Il permet de résoudre des questions restées sans réponse, et, de résoudre des mystères cachés. C’est un outil incontournable dans un roman. Cette erreur de jugement due à des circonstances particulières permet à l’auteur de faire naitre des situations, des émotions, qui s’expliquent naturellement dés l’instant qu’elle a été comprise et découverte.
Cordialement Camille Saintonge

Tout est dans le ton

71909 – 17/194
Une fois que l’on a trouvé et que l’on maitrise une technique d’écriture qui nous convient, on a envie de raconter son histoire d’une façon personnelle. C’est à dire d’une façon qui nous intéresse et qui nous permet de montrer certaines facettes du monde qui entoure nos personnages et de les mettre en lumière.
Mais, comment une fois libéré de la structure passer à l’image d’un univers qui retient notre attention en distrayant notre lecteur?
Il y a de nombreuses façons de faire, et, le moyen le plus simple c’est d’essayer ces différentes manières, et, de raconter jusqu’à ce que l’on ait trouvé celle qui nous convient à nous, et, à notre histoire, et, qui va rencontrer un lectorat.
Lorsque tous les ingrédients pour raconter son histoire sont réunis, techniquement, le roman est terminé. Mais, il reste une lourde tâche à accomplir, c’est trouver le ton que l’on va donner à son récit. C’est comme la recette d’un bon plat en cuisine, on a réuni tous les ingrédients, on applique la recette et le tour est joué. Mais, tout est dans le tour de main, et ça c’est le ton.
Va t’on mettre bout à bout les faits façon AFP ou bien donner à ces éléments une couleur plus personnelle et un style plus engagé. C’est ce qui va faire la différence et va donner à l’auteur sa « patte » qui va permettre au lecteur de reconnaitre l’auteur à sa façon de raconter.
Une histoire qui respecte la technique de l’écriture est une bonne histoire. Et, il n’y a pas de mauvais auteurs, mais, il y a ceux dont on aime l’univers et les autres. À cela va s’ajouter la façon de le dire.
Gérard de Villiers dans ses SAS a toujours des jeunes femmes callipyges dévoreuses de santé… Elles pourraient avoir un gros cul, ou des fesses chaleureuses et rondes, ou un pétard impressionnant, ou tant d’autres expressions pour évoquer un postérieur imposant, non, elles sont callipyges.
Agatha Christie a une grande maitrise du dialogue et en fait son univers, Balzac a des personnages qu’il décrit minutieusement, Jules Verne nous fait voyager dans les inventions de son époque…
D’autres choisissent la satyre, l’humour, et leurs histoires sont marquées par leur façon de raconter qui a fait leur style et leur façon de faire. je pourrai évoquer beaucoup d’autres auteurs, Barbara Cartland et ses romances en costumes d’une autre époques, Druon nous raconte son histoire de France autour de la rivalité de deux personnages hauts en couleur et fait défiler les évènements historiques pour les servir et nous distraire…
Faites des tentatives variées et trouvez votre façon à vous de raconter une histoire.
Cordialement Camille Saintonge

Une accroche qui intrigue

51909 – 16/194
C’est la première phrase de votre roman, elle est destinée à donner au lecteur l’envie de poursuivre sa lecture. Elle contient une question implicite, et, c’est cette question que se pose le lecteur qui le fait continuer à lire.
Ce jeu des questions-réponses est la recette magique de l’écriture.
La plupart des phrases d’accroche sont banales, et pourtant elles intriguent pour nous attirer dans l’histoire en capturant notre attention. Il faut impérativement utiliser des mots puissants qui créent de l’émotion. Plus on crée une émotion forte plus on accroche le lecteur. La peur par exemple est une émotion forte. Utilisez tous les sens:
Vous voyez, vous apercevez, géant, imaginez-vous, énorme pour la vue. Vous sentez, vous ressentez, ça vous prend les tripes pour le toucher. Entendez bien, écoutez pour l’audition…
Des mots comme fantastique, impressionnant, explosif, terrible, une tuerie… Sont très adaptés pour une accroche. 40% de vos lecteurs et des lecteurs en général ont besoin de « voir », alors, faites leur voir, créez une image évocatrice, provocrative, choquante et donnez leur une émotion.
Votre roman a un titre, l’accroche en est le sous-titre. N’hésitez pas à noter des idées d’accroche qui vous plaisent en parcourant le début des ouvrages de votre bibliothèque. La presse quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle est remplie d’accroches dont vous pouvez vous inspirer. Mais, évitez les publications qui sont spécialisées dans les accroches à la limite de l’abus de confiance. Elles ont d’ailleurs des procès régulièrement qu’elles perdent, mais, les ventes entrainées par ces annonces doivent largement payer leurs amendes puisqu’elles poursuivent leurs accroches douteuses encore et encore.
Mais en tant que auteur de roman, votre rôle est de capturer l’attention de votre lecteur pour le faire rentrer dans votre histoire, mais, pas de le tromper sur la marchandise.
Ci-dessous quelques accroches de romans :
L’étranger, Albert Camus 1941
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas ».
Mort à crédit, Louis Ferdinand Céline 1936
« Nous voici enfin seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste… Bientôt je serai vieux ».
Du côté de chez Swann, Marcel Proust 1913
« Longtemps je me suis couché de bonne heure ».
Cordialement Camille Saintonge