une bonne fin

C’est un exercice difficile de bien réussir sa fin. Souvent l’auteur est content de terminer son récit, il en a assez, et comme il a envie de taper le mot fin, il néglige de s’attarder sur la fin de son récit, c’est une erreur.
Rédigez plusieurs fin possibles, et, soumettez les à vos lecteurs types, donnez leur la possibilité de choisir la fin qui leur convient. Il n’est pas toujours facile de choisir la meilleure fin possible, celle qui va faire plaisir à votre lecteur. Regardez comment une autre fin peut impacter votre récit de façon différente, vous serez surpris de ce que cette façon de faire va vous apporter. Les tests vous aideront, prenez du recul pour faire le bon choix. Dans tous les cas la première alternative c’est : fin triste ou heureuse. Personnellement je préfère les histoires qui se terminent bien, c’est le cas de la majorité des histoires. Mais la mort du héros peut ajouter un pouvoir insoupçonné à votre histoire, la faire passer d’une histoire ordinaire à un récit extraordinaire, mais, c’est à vous de choisir.
cordialement Camille

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la résolution

Vous êtes arrivé à la fin de votre histoire, vous êtes monté au sommet de la montagne, il ne vous reste plus qu’à planter votre drapeau à son sommet, c’est la résolution. Elle commence immédiatement après le climax et se poursuit jusqu’à la dernière page. Le lecteur veut maintenant savoir ce qu’il va advenir de votre héros, en quoi son évolution à modifié sa façon de considérer la vie et le monde qui l’entoure. Le lecteur veut un aperçu de la nouvelle vie de votre héros. Dans les contes : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, phrase qui termine beaucoup de contes, gardez là en mémoire lorsque vous arrivez à la résolution et offrez à votre lecteur une fin qui lui convient. C’est dans la résolution que tout est résolu, il faut que l’imagination du lecteur puisse imaginer la suite de l’histoire qui doit continuer bien après que le lecteur ait fermé le livre.
cordialement Camille

le puzzle

écrire une histoire c’est avoir les pièces d’un puzzle étalé sur votre bureau que vous devez assembler dans le temps. Une grande partie des pièces de ce puzzle doivent être assemblées pour vous permettre d’arriver à la fin de votre histoire, préparer le lecteur à ce qui va suivre et le surprendre, les complications inévitables vont donner à votre récit tout son piment et distraire le lecteur de ce à quoi il s’attendait en offrant des possibilités différentes.
L’action doit aller croissante jusqu’à son point culminant, au moment du climax qui représente les derniers 10% de votre récit. Les dernières pièces de votre puzzle doivent être choisies avec soin, ce sont elles qui apportent satisfaction ou mécontentement à votre lecteur. Un lecteur mécontent est un lecteur définitivement perdu.
cordialement Camille

le Climax

le lecteur doit avoir une idée générale de ce qui va se produire, mais, il doit aussi avoir l’ombre de un ou de deux doutes. Que va t-il se passer, le héros va t’il survivre à l’épreuve, sauvera t’il le monde, sa famille, le combat, lui même survivra t’il à temps?
Suivant le genre d’histoire que vous avez écrite, tragédie, comédie… Vous voulez que votre lecteur ferme votre livre avec un sentiment de satisfaction. Il doit penser : C’est comme ça que cette histoire devait se terminer. Mais vous voulez aussi que le lecteur se demande : mais où l’auteur est-il allé chercher ça. Le secret d’un bon climax, c’est préparer votre fin en la laissant imaginer au lecteur par avance et en le surprenant par la fin de votre climax.
Mais, ne sortez rien du chapeau, tout doit découler de ce qui précède et coller avec l’intrigue. Vous devez donc vous assurer que tout ce qui sera nécessaire est présent dans votre intrigue.
cordialement Camille

l’escalier

On peut voir un roman comme un escalier dont les marches seraient les buts poursuivis par les personnages de vos scènes. On passe ainsi marche après marche d’un but à un autre pour finalement arriver à l’étage.
Un but conduit à un résultat qui entraine un nouveau but et ainsi de suite.
Si nous construisons notre escalier c’est pour arriver à l’objectif principal qui est le but suprême. Mais l’histoire débute obligatoirement avec un but principal.
Par exemple, peut-être que votre héros veut que le chien de la voisine cesse de piétiner ses fleurs. Alors il sait qu’il doit prendre langue avec elle pour la convaincre de faire quelque chose, puis il découvre qu’elle est particulièrement séduisante et s’aperçoit qu’il a envie de sortir avec elle, alors il sait qu’il doit dépasser la mauvaise impression initiale qu’il avait d’elle à cause de son chien, puis il pense qu’il devrait lui offrir des fleurs…
Avant de mettre en oeuvre les buts de toutes ces petites scènes, vous savez qu’elles doivent conduire votre héros àu but principal : que le chien de la voisine cesse de piétiner ses plates-bandes.
Le plus important est de garder présent à l’esprit au fur et à mesure que vous identifiez chaque scène c’est qu’elles doivent être pertinente pour lui permettre d’atteindre le but principal.
cordialement Camille

au fil de la plume

J’ai écris mes premiers romans « au fil de la plume », c’étaient des premiers jets, qui ne me prenaient que le temps pour écrire ou dicter, je partais d’une histoire que j’avais envie de raconter sans trop savoir comment j’allais m’y prendre. Les histoires étaient interressantes car, je m’appuyais sur des réalités. Mais, c’était seulement la base d’une matière à exploiter. Ces centaines de milliers de mots dorment dans des fichiers dans un disque dur d’autres ont été perdus. Tous ces textes nécessitent un long travail de mise en forme de restructuration et plus… avant même d’envisager d’être réécrits.
Je m’en servirai sans doute un jour. L’important à l’époque était pour moi de me libérer du besoin d’écrire qui me titillait.
Au fur et à mesure que l’on écrit on avance dans le processus créatif et on progresse dans son écriture, mais, il faut de plus en plus de temps pour écrire un récit. L’écriture est un long travail, mais comme c’est passionnant.
cordialement Camille

pourquoi

La raison d’être d’une scène est de faire avancer votre intrigue. Si le pourquoi de votre scène ne fait pas avancer l’intrigue, supprimez là. Elle n’a rien à faire dans votre roman.
La scène a comme votre histoire un début, un milieu et une fin. Le début c’est le but du personnage principal. Le milieu c’est son développement avec un « conflit », ce conflit c’est quelque chose qui vient retarder ou compliquer la façon dont votre personnage principal va pouvoir atteindre son but. votre personnage va devoir réagir. Quant à la fin de la scène elle sert à introduire la suivante. le problème créé par l’obstacle n’est pas résolu et sa situation pour atteindre son objectif s’est même compliquée, le point central de la scène marque la frontière entre l’action et la réaction de votre personnage principal.
On retrouve dans la scène les grandes lignes de la structure du roman et toujours après une action suit une réaction. C’est parce que le chasseur voit le tigre bondir sur lui qu’il va se défendre. C’est cela qui va faire tourner les pages à votre lecteur qui veut savoir ce qui va se passer.
cordialement Camille