de l’ordinateur aux gilets jaunes

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De l’ordinateur aux gilets jaunes
J’ai envie aujourd’hui de vous parler de mon premier ordinateur. À cette époque, il n’y en avait pas en France, et, c’est un ami pilote de ligne qui me l’avait rapporté des États-Unis. C’était un Apple deux. Du format d’une machine à écrire transportable avec une boîte écran de petite taille que l’on posait dessus.
France Télécom voulait lancer son Minitel et encourageait les quelques français qui possédaient un ordinateur à communiquer entre eux. Pour ce faire, on avait besoin d’un coupleur acoustique dans lequel on enfonçait le combiné téléphonique. 300 bauds c’était la vitesse de communication des échanges. On avait également un NUI (numéro d’utilisateur international) qui permettait à ceux qui en possédaient un de bénéficier d’un forfait pour le téléphone à un prix très très bas. C’est ainsi que France Télécom testait son projet de minitel. Il n’y avait pas de logiciels, il fallait écrire ses propres programmes.
Les utilisateurs communiquaient entre eux et échangeaient« leurs logiciels » mais aussi toutes les informations dont ils avaient besoin pour progresser avec leurs machines.
Il ne serait venu à l’idée de personne de tirer un profit quelconque de ces échanges qui étaient le fait de passionnés.
Apple organisait des réunions pour favoriser et encourager ces échanges. L’ambiance et la cordialité qui animaient ces groupes étaient assez extraordinaire, on s’échangeait des façons de faire, des adresses à travers le monde entre passionnés… je concerve de cette époque un merveilleux souvenir.
Ce mouvement spontané de personnes de toutes origines et d’horizons variés me fait penser aux gilets jaunes aujourd’hui réunis autour d’idées…
Cordialement, Camille Saintonge

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Relire Voltaire

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Je profite de ce mois de juillet pour relire Voltaire. Je prends plaisir à redécouvrir ce philosophe dont les écrits ont un caractère d’universalité.
Son ouvrage sur la tolérance reste un modèle du genre et hormis son anticléricalisme notoire qui ne se dément pas dans cette oeuvre on pourrait aisément l’adapter à notre époque de troubles et de folies humaines. Son objectif dans cet essai était de redonner au Toulousain jean Calas son honneur posthume puisque l’intolérance des hommes et surtout celle de l’église très puissante à son époque l’avait condamné et il en était mort.
« Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir » écrivait-il.
Il ajoutait en parlant des confréries de l’époque « ce serait un beau spectacle que l’Europe en capuchon et en masque, avec deux petits trous ronds au-devant des yeux ». Les capuchons et les masques pourraient facilement être remplacés pour être adaptés à notre époque, je vous laisse le soin de le faire vous-mêmes.
Il poursuit : « cet habit est un uniforme qui avertit l’adversaire de se mettre sous les armes, il peut exciter une espèce de guerre civile dans les esprits…
Nous nous apercevons que presque toute l’Europe a changé de face depuis environ une cinquantaine d’années. L’esprit humain s’étonne des excès où l’a emporté le fanatisme. L’intolérance a couvert la terre de carnages. Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit. En suivant ce principe, un homme peut-il dire à un autre « crois ce que je crois ou tu périras »?
Le fanatisme reste le même à toutes les époques et poursuit de sa haine ceux et celles qui plus tolérants acceptent que les hommes soient différents et aient des croyances diverses et variées. Les époques se suivent, mais, n’échappent pas à ce phénomène qui perdure depuis tant de siècles. La mondialisation malgré le brassage des peuples et les migrations n’y a rien changé. On retrouve toujours les mêmes excès.
Cordialement Camille Saintonge

m’en voulez-vous?

M’en voulez-vous de vous avoir abandonné ces deux derniers mois? En tout cas merci pour votre fidélité, merci de consacrer un peu de votre temps à me lire. Je vous aime.

Six années déjà, le temps passe. Plus 2600 articles publiés, trente livres écrits, un magazine de loisirs qui va voir le jour avant l’été avec bien sur des articles sur l’écriture, des livres que j’ai lu ces derniers temps, aussi bien anciens que récents, dont je vous parlerai. Des évènements, des rencontres, des interviews d’auteurs, des petites histoires, des croisières, des découvertes et beaucoup d’autres choses encore qui concernent ceux et celles qui aiment écrire. Je vous dirai tout au fil de mes prochains posts qui vont continuer mais seulement trois fois par semaine, mais, ils seront plus longs, mais pas trop non plus pour qu’ils puissent être lu sur un téléphone portable.
Cordialement Camille Saintonge

roulette

La roulette n’a ni conscience ni mémoire. Elle obéit à des règles de mathématiques dont fait partie la loi de poisson. Mais, il n’existe aucun système, ni aucune martingale pour vous garantir un gain régulier. Le casino à des règles de rendement pour les gains et des plafonds de mises pour que le hasard reste le maitre du jeu.
Une vraie méthode consisterait non pas à faire sauter la banque, mais à assurer le gain d’une seule mise…
Le casino s’enrichit non pas avec le joueur occasionnel qui joue à l’intuition beaucoup et souvent gros, mais, avec le joueur qui est convaincu qu’il a mis au point un système pour triompher du hasard. Celui-ci joue à chaque fois qu’il peut et tant qu’il a une pièce dans sa poche, inconsciemment, il aime le jeu, parfois il gagne, mais, ne rattrape jamais tout ce qu’il a perdu et continuera à perdre dans le temps.
Si j’écris ces quelques lignes sur la roulette c’est qu’il y a en ce moment sur internet des sociétés « américaines » qui profitent de cette addiction au jeu pour attirer des gens simples et naïfs à jouer. C’est bien sur à l’issue d’un plan marketing conçu pour appâter le chaland. Ces plans à la limite de l’abus de confiance ne s’embarrassent pas de morale. Je regrette que notre législation ne mette pas un frein à l’usage de ces nombreuses pratiques douteuses qui nous viennent d’outre-atlantique.
cordialement Camille

Prenez la plume

J’ai voulu profiter de cette période de fin d’année, de ce mois de décembre où tout est un peu différent du reste de l’année pour écrire une série de petits articles pour dire à ceux et à celles qui ont envie d’écrire et qui hésitent : que, tout le monde peut écrire, il suffit de se lancer dans cette merveilleuse aventure qu’est l ‘écriture. Allez y, vous découvrirez un monde extraordinaire, celui de votre imagination et, elle n’a que les limites que vous lui imposez. Le temps ne compte plus et l’espace est infini, lorsque l’on prend sa plume, n’hésitez plus à découvrir votre environnement personnel qui n’appartient qu’à vous, où vous seul pouvez pénétrer et vous ressourcer…
Cordialement Camille

La pêche à l’inspiration

Le fait de tout noter dans un petit carnet vous permet de vous rappeler de vos émotions. Vous pourrez relire les notes que vous avez prises, ce qui vous permettra de vous en servir le jour où vous en aurez besoin. Ce peut être le point de départ d’une nouvelle histoire plus longue et peut être même la source d’un roman.
Rappelez vous que pour trouver des idées il faut aller les chercher. Plus vous aurez de matière, plus cela sera facile. Laissez libre cours à vos pensées. Privilégiez dans vos notes la quantité à la qualité, il sera toujours temps de faire le tri. Relisez les et corrigez pour améliorer vos écrits et apprendre de vos erreurs.
Inspirez vous d’un personnage historique, du nom d’une station de métro, racontez un épisode de l’histoire que cela vous inspire.
Cordialement Camille

écrire chaque jour

Il faut écrire tous les jours, que vous racontiez votre vie ou celle de vos proches, que vous évoquiez des anecdotes du quotidien, peu importe du moment que vous écrivez.
Commencez par de courtes histoires, expliquez pourquoi, comment, dans quelles circonstances les faits se sont produits. Ensuite attaquez des projets plus importants comme des nouvelles et ainsi de suite. Votre imagination est comme un muscle, elle va grandir comme le muscle grossit à force d’entrainement.
L’imagination se travaille et la mémoire est faites pour oublier, alors ne sortez plus sans toujours avoir un carnet de notes et de quoi écrire à portée de la main. Il y a matière à écrire partout, dans les transports en commun, décrivez des situations, imaginez où va une personne, d’où elle vient, pourquoi, quel est son métier, où va t’elle… racontez son histoire.
Cordialement Camille