naviguer

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Naviguer sur un catamaran n’a rien à voir avec un monocoque. C’est beaucoup plus confortable pour dormir, faire la cuisine, manger… tout y est plus facile, on dispose d’un congélateur, le frigidaire y est plus grand, il y a un lave linge, il y a plus d’espace dans les cabines, le carré est plus important, le pont arrière offre une surface de réception et un espace à vivre… Pas besoin d’économiser l’eau de la douche, le déssalinisateur fournit suffisamment d’eau douce pour que l’on en manque pas, même pour de longues traversées, sa stabilité et l’espace plus important à bord diminue la promiscuité source de conflits à bord d’un monocoque. Les équipements facilitent les manoeuvres… Il procure le confort d’une résidence à terre, les plaques solaires et l’éolienne suffisent pour recharger les batteries et on dispose en plus d’un générateur qui peut assurer un complément si c’est nécessaire. L’énergie à bord est suffisante au mouillage et donne beaucoup plus de libertés et d’indépendance…
cordialement Camille

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cigarette électronique

Ce nouveau gadget qu’est la cigarette électronique se substitue facilement au tabac. On a plus envie d’en griller une pour les fumeurs de cigarettes. Mais, n’est ce pas passer d’une dépendance à une autre ? Car, si très facilement on diminue son absorption de nicotine, on « vape » gaillardement d’autres produits toxiques dont on ignore encore les conséquences sur la santé.
La certitude aujourd’hui c’est que la substitution est économique lorsque l’on connait le prix de vente d’un paquet de cigarettes et que l’on le compare au prix d’une recharge pour cigarette électronique c’est sans appel.
Il y a un autre aspect, c’est celui d’organiser sa dépendance. Puisque l’on peut facilement s’arrêter de fumer, pourquoi ne pas s’aménager des plages de temps où l’on fume et d’autres où l’on vape…
Cordialement Camille

templiers

13 octobre 1307
Arrestation des Templiers
Au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel (le petit-fils de Saint Louis).
Cet acte de violence arbitraire met fin à un ordre original de moines-soldats, vieux de près de deux siècles, qui s’est illustré en Terre sainte et s’est acquis puissance et richesse, s’attirant ainsi la jalousie des féodaux et la convoitise des souverains.
L’ordre du Temple est né en Terre sainte, en 1119, après la première croisade, à l’initiative du chevalier champenois Hugues de Payns qui voulait protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem.
Il est officialisé par le concile de Troyes, neuf ans plus tard, à l’initiative de Saint Bernard de Clairvaux.
Le prestige des moines-chevaliers au manteau blanc frappé d’une croix rouge est immense pendant les deux siècles que durent les croisades… malgré la trahison du grand maître Gérard de Ridefort à la bataille de Hattin, en 1187.
La huitième et dernière croisade s’achève par la mort tragique du roi Saint Louis devant Tunis en 1270.
Dès lors, les dernières possessions franques de Terre sainte tombent définitivement entre les mains des musulmans.
Ceux-ci s’emparent de Saint-Jean-d’Acre le 28 mai 1291 malgré la résistance héroïque des Templiers autour du grand maître Guillaume de Beaujeu.
cordialement Camille

le millième

On se rapproche du millième article, qui sera atteint dans quatre articles à la fin de la semaine. Je suis plutôt satisfait de ça.

Merci à vous lecteurs et lectrices de me suivre. L’aventure épistolaire continue, articles courts, tantôt sur l’écriture, tantôt sur quelque chose qui m’a interpellé. Ces petits partages de mon quotidien parfois décalés par mes programmations dans le temps qui me permettent d’être présent même lorsque je suis en mer sont la preuve que dans notre société où l’on se parle de moins en moins, la technique nous permet de rester en contact et de se parler.

Je vous ferai participer à ma seconde passion après l’écriture, celle de la mer en glissant modestement de ci de là de petits récits très courts de moments particuliers en mer, cuisine, pêche, coups de vents, escales…
cordialement Camille

que se passerait-il si : ???

Je vous propose pour susciter l’envie de poursuivre la lecture d’utiliser une question : Que se passerait-il si … on imagine un situation qui interpelle le lecteur ou la lectrice qui va vouloir savoir la suite, et alors on imagine un rebondissement qui va entrainer le lecteur vers la fin d’une autre scène. Les anglo-saxons appellent ce genre d’éléments dans une scène : « cliffhangers » (pendu à la falaise). Que va t’il arriver au protagoniste pendu à la falaise, va t’il tomber? quelqu’un va t’il venir pour le sauver ou l’aider à se sauver?…
C’est en vérité une façon de garder en haleine vos lecteurs et vos lectrices qui doivent vouloir savoir.
cordialement Camille

vivre sur l’eau

Olivier est un vieux « voileux » passionné, il a bourlingué dans le monde entier sur des voiliers de toute taille. Un jour il a décidé de finir ses jours sur un voilier.
Avec ses modestes revenus, il s’est offert un petit voilier d’une douzaine de mètres où il a décidé de vivre le reste de sa vie.
Il a commencé par naviguer en atlantique, madère, canaries, cap vert, antilles, puis avec les années et l’arthrose il s’est rabattu sur la méditerranée.
Maintenant à plus de 70 ans son petit voilier ne bouge pratiquement plus l’hiver. Ancré sur la seine à flanc d’une péniche qui lui fournit l’eau et l’électricité il coule des jours paisibles. À partir de mai, il descend la seine jusqu’à Honfleur, avant de se lancer pour un grand trajet qui l’amène en méditerranée où il séjourne d’ile en ile jusqu’en octobre avant de retourner passer l’hiver sur la seine.
cordialement Camille

17 jours

17 jours sans mon ordinateur, c’est long pour moi qui écris toute la journée et suis habitué à mettre entre vingt et vingt cinq articles par mois en ligne. Mais, pardonnez moi, je n’ai pas pu résister à accepter une place de coéquipier pour le convoyage d’un catamaran de 18 mètres 90 jusqu’en Bretagne depuis les Açores. Ce lieu mythique de la voile, qui attire depuis des générations les plaisanciers du monde entier…

A notre arrivée à Faial, nous embarquons au célèbre port de Horta, l’escale de tous les marins traversant l’Atlantique. La superstition exige qu’on y laisse un témoignage, en peignant une image sur les murs pour bénéficier de la protection divine durant le reste du voyage jusque en Europe.

Une visite au célèbre Peter’s café nous semble obligatoire, nous n’y dérogeons pas. Nous y dégustons le vin de l’ile Pico produit à Santa Lucia, jadis servi sur les tables des rois de France. Nous reculons notre départ de plusieurs jours pendant lesquels nous visitons un peu l’archipel avant de lever l’ancre pour la Bretagne.

Notre équipée sur ce navire hauturier s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur, pas d’économie d’eau douce à faire, nos réserves sont suffisantes. Nous disposons de suffisamment d’énergie pour vivre comme à terre et dans un grand confort. Nous partageons notre temps entre les quarts, la lecture, la pêche, les films à regarder… Un plaisir merveilleux pour les quatre voileux passionnés de mer que nous sommes. Je raconterai peut-être un jour ces histoires de mer.

Nous nous connaissons de longue date et avons déjà navigué ensemble dans des conditions bien plus difficiles. La camaraderie qui nous anime a été présente tout au long de la traversée. Nous avons rejoint la Bretagne en pleine forme où nous avons remis le bateau à son propriétaire qui nous a offert une fête somptueuse à notre arrivée. Puis, chacun de nous est reparti vers ses activités habituelles, l’orthodontiste vers ses dents à aligner, l’avocat vers ses dossiers à défendre, l’expert comptable vers ses chiffres et moi vers mes pages d’écriture.
cordialement Camille