Les trois désastres

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Un roman se divise en trois parties, et, le protagoniste dans un roman doit affronter trois catastrophes majeures au cours du récit.
Le premier désastre intervient à la fin de la première partie du roman. C’est le début réel de l’aventure pour le protagoniste qui vient de quitter son environnement et qui se trouve propulsé dans un cadre qu’il ne connait pas et qu’il doit découvrir, ce qui va le contraindre à réagir à sa nouvelle situation.
La seconde « catastrophe » se produit au milieu du roman. Le protagoniste a affronté les obstacles mis sur sa route par l’antagoniste pour l’empêcher d’atteindre son but et il a commencé à comprendre les véritables enjeux et dangers de ce nouvel environnement où il a été plongé depuis la fin de la première partie. De plus il a découvert à ses dépends les fausses croyances qu’il avait et se prépare à changer de méthode. Sa façon de se comporter et d’agir l’ont empêchés jusqu’à ce moment à réagir. Il a subi, mais il a également appris et est maintenant à même de passer à l’attaque. Il sait qu’il ne maitrise pas encore tout pour pouvoir vaincre son adversaire, mais, il est sur la bonne voie.
Le troisième « désastre » se produit à la fin de la seconde partie. Il a obtenu quelques succès, mais à la fin de la seconde partie alors qu’il croyait vaincre, ll subit son plus grave échec, on le croit perdu, il se croit lui même perdu, mais, il a redécouvert ses valeurs et est prêt à perdre la vie pour que son adversaire ne gagne pas. C’est le moment le plus sombre dans le roman pour le protagoniste…
Ces trois catastrophes sont des marqueurs importants dans un roman, et, certains auteurs bâtissent leur intrigue à partir de ces trois désastres.
C’est une méthode que vous pouvez essayer pour écrire votre prochain roman, peut-être que elle vous conviendra.
Il y a tant de façons de bâtir son intrigue et son roman que c’est ce que je trouve merveilleux dans l’écriture, on a jamais fini ni d’essayer quelque chose de nouveau ni d’apprendre.
Cordialement Camille Saintonge

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Aguicher

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Un récit quel qu’il soit commence par une phrase initiale dont le but est d’attirer l’attention. On l’appelle souvent l’accroche. Cette première phrase dont le but comme l’indique son nom est d’accrocher le lecteur. C’est l’hameçon de votre récit et comme à la pêche si l’hameçon ne remplit pas son office, pas de poisson pour le pêcheur et pas de lecteur pour l’écrivain.
Son rôle est d’inciter le lecteur à lire la suite de votre histoire. C’est le premier maillon d’une chaine qui doit intriguer et inciter la curiosité du lecteur et le faire poursuivre sa lecture. C’est une scène d’ouverture, c’est la première chose qui se produit dans votre récit.
Suit une présentation des personnages, des lieux, des enjeux, du but que poursuit le protagoniste, des obstacles qui vont se dresser et que l’on va voir surgir en pointillés et qui sont la résultante de la question que va poser votre accroche au lecteur.
L’incident déclencheur arrivera à point nommé pour changer le cours de l’histoire qui n’a pas encore commencé. Ce sera le premier tournant de votre histoire qui va plus tard amener le protagoniste à quitter son monde habituel pour se lancer dans une aventure où il devra tout redécouvrir.
L’accroche se termine par un point d’interrogation virtuel. La question qu’elle pose est souvent implicite, « le héros parviendra t’il à dérober la tour Eiffel et comment va t-il s’y prendre?
L’accroche présente le protagoniste, un conflit, du mouvement, un lieu, elle donne le ton, le genre d’histoire que vous voulez raconter, elle introduit l’intrigue et le thème que l’on va trouver dans la prémisse. Son rôle est capital dans la réussite ou l’échec de votre ouvrage.
C’est souvent une phrase modeste de quelques mots ou de une ou deux lignes, mais, elle va donner à votre lecteur une bonne raison pour qu’il s’intéresse à votre héros.
On trouve des exemples d’accroches sur la première de couverture des magasines pour inciter le passant à acheter la revue…
Cordialement Camille Saintonge

Ne restez pas isolé

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1- joignez vous à un groupe d’auteurs, il y a dans de nombreuses villes des groupes d’écrivains qui se rencontrent régulièrement et qui critiquent leurs travaux réciproquement.
2- Utilisez les médias sociaux :
Twitter, faceboook, linkedin vous permettront de rencontrer d’autres écrivains qui peuvent devenir des partenaires qui vous aideront en vous critiquant.
Créez d’abord une relation avant de demander aux gens de faire des critiques.
3- Lisez les blogs d’autres écrivains et laissez leur des posts quand vous le pouvez.
4- Participez à un cours d’histoires courtes
5- Bâtissez votre communauté
C’est un travail long et difficile mais indispensable si vous voulez voir vos ventes progresser.
Les histoires courtes sont un bon outil pour vous faire connaitre et bâtir votre communauté. Sans communauté, il est difficile de rencontrer son lectorat.
Vous pouvez également écrire des publications sur : « comment faire » et les diffuser gratuitement, mais il y a tellement de livres qui sortent chaque jour que ce n’est pas simple de se faire connaitre.
Un blog est indispensable, mais les blogs d’auteurs sont peu visités et il faut réunir un minimum de 1000 souscripteurs pour commencer à créer sa communauté.
Vous pouvez également donner gratuitement à vos souscripteurs une histoire courte pour les remercier d’avoir souscrit à votre blog…
Le monde de l’édition a changé et aujourd’hui la majorité des éditeurs papier ne font plus leurs ventes dans les librairies.
Cordialement Camille Saintonge

Écrire une histoire dans l’histoire

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C’est l’une des techniques les plus anciennes.Il suffit que l’un de vos personnages raconte une histoire à un autre personnage.
Donnez une large portée à votre récit en l’internationalisant.
Hemingway par exemple situe souvent ses histoires dans le contexte des grands conflits comme la guerre d’Espagne…
Certains écrivains savent donner un ton plaisant à leur récit en leur donnant une tournure plus littéraire.
Il y a pour cela des techniques particulières comme l’usage des allitérations. Répétition d’une consonne, d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
La consonance, c’est la sonorité qui résulte d’un ensemble de sons qui plait à notre oreille.
L’assonance, répétition d’une même voyelle dans une phrase : sombre et tondre, peintre et feindre…
Mais, le meilleur moyen pour rendre votre récit plus plaisant consiste à lire encore et encore et de lire lentement les grands auteurs de notre littérature.
Cette recherche d’amélioration est aussi une technique interressante pour ne pas craindre la page blanche.
Vous êtes dans un jour où ce qui vous vient sous la plume est décourageant, ce n’est pas grave, livrez-vous à un petit exercice :
Et si je cherchais à écrire une phrase avec des allitérations ou à rechercher des consonances… Ce genre d’exercice est particulièrement formateur, de plus pensez que les grands auteurs écrivent ce genre de phrase sans réfléchir, cela leur vient sous la plume. Croyez-vous qu’ils en sont arrivés à cette maitrise sans faire aucun effort ?
Cordialement Camille Saintonge

l’évènement majeur

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La structure d’une histoire courte se focalise sur un événement majeur.
L’histoire courte a besoin d’un personnage important. Elle permet d’explorer les actions individuelles du personnage, son histoire et ses motivations d’une manière plus pointue que dans un roman.
L’histoire courte n’a pas de sous-histoire, mais, la trame reste importante : un incident déclencheur, une âme en peine, un climax et une résolution. Compte tenu de leur taille limitée, elle ne comporte pas obligatoirement tous les éléments qui constituent habituellement la trame d’un roman.
C’est pour cette raison que certains romanciers rédigent parfois les chapitres de leur histoire comme des histoires courtes.
L’histoire courte a bien sur une intrigue, mais, elle peut-être moins élaborée. Il existe de nombreux recueils d’histoires courtes, consultez les dans votre bibliothèque et recherchez celles qui sont dans le genre de celles que vous voulez écrire.
Il y a de moins en moins de supports qui publient des histoires, mais lorsque vous en trouvez un n’hésitez pas à lui soumettre les vôtres, même si il s’agit d’un petit journal local ou d’un journal professionnel. Peu importe, ce qui compte c’est que vous ayez soumis votre travail. Peut-être que votre histoire sera publiée.
Si votre travail n’est pas accepté, c’est peut-être que vous n’avez pas pris le temps de lire plusieurs exemplaires du support pour vous faire une idée plus précise du genre d’histoire qu’il publie.
Cordialement Camille Saintonge

6 petites choses pour une histoire courte

– Un personnage qui est en mouvement dés le début de votre histoire.
– Les petites histoires parlent des gens, pas des idées ni même des évènements. Si vous n’écrivez pas sur une personne, vous n’écrivez pas une histoire courte.
– Un désir plus une décision. Votre personnage doit vouloir quelque chose, mais également il doit être prêt à agir pour passer à l’action et à se battre pour obtenir ce qu’il désire.
Les personnages qui regardent leur vie s’écouler comme passe un nuage ne sont pas des protagonistes, ce sont des personnages secondaires. N’oubliez pas de faire prendre une décision à votre personnage.
– Un conflit. Une bonne petite histoire courte a toujours de mauvais éléments puissants et redoutables, qui sont soit externes : une personne, un groupe de gens ou la nature; ou bien internes : une croyance ou un côté obscur dans la personnalité de votre protagoniste.
– Un changement. C’est pourquoi vous avez besoin d’un conflit pour changer les choses dans la douleur. Parce que le combat, les obstacles, la douleur sont les tremplins qui permettent aux êtres humains de grandir et de progresser. Toutes les histoires impliquent des transformations. C’est la souffrance qui crée la transformation. On progresse dans la douleur.
– La fin de l’histoire permettra à votre personnage de résoudre ses problèmes ou non, obtiendra t’il ce qu’il veut ou échouera t’il? Vous devez choisir et le faire voir.
cordialement Camille Saintonge

comment mieux progresser

Un bon moyen pour s’entrainer à écrire consiste à rédiger des histoires courtes. Plus vous en écrirez, meilleur vous deviendrez.
Écrire un roman prend beaucoup de temps, mais, une histoire courte c’est comme une histoire que l’on raconte à ses collègues de travail pendant la pose, devant la machine à café.
De plus les histoires courtes vous permettent de tester vos personnages, c’est un bon laboratoire d’expérimentation.
Les gens racontaient des histoires courtes autour du feu bien longtemps avant d’avoir l’idée de les écrire, et, c’est parce que elles plaisaient à leurs interlocuteurs que l’idée de les écrire leur est venue.
Faites votre plan pour écrire une histoire courte et fixez vous comme objectif de la coucher sur le papier avant la fin du mois.
Une histoire courte c’est entre 1000 et 20000 mots. Fixez vous 5000 mots maximum, c’est une bonne moyenne pour une histoire courte.

Une histoire courte, c’est un personnage qui veut quelque chose et qui doit se battre et affronter un obstacle pour obtenir ce qu’il veut.

Où bien, c’est un personnage qui a un problème et qui n’arrive pas à parvenir à la résoudre, mais qui, finalement, et c’est votre choix va réussir ou pas à la fin de votre histoire courte.

Où encore c’est un personnage qui vit un évènement où est plongé dans une situation qui va le changer pour toujours.

À vos plumes pour la fin du mois. Envoyez moi un mail à : camillesaintonge arobase gmail point com pour mieux communiquer entre nous.
cordialement Camille Saintonge