mystère

81908 – 4/194
Mystère
Il y a de nombreux mystères qui constituent la matière principale d’un grand nombre de récits. Ces récits ont une caractéristique, c’est de dresser la carte d’un avenir radieux. Les « prophètes » font partie de ces conteurs capables de mobiliser les foule autour d’idées rassurantes pour ceux et celles qui y croient. En parlant des politiques Charles Pasqua, homme politique français, déclarait : « les déclarations n’engagent que ceux qui les croient.».
Il est certain qu’en politique dresser une carte de l’avenir radieuse fait partie du minimum pour pouvoir être élu… Mais, ils ne sont pas les seuls, les chasseurs de trésors font rêver leurs investisseurs en leur faisant miroiter des découvertes fabuleuses après avoir résolu le mystère…
Le marketing ne fait pas autre chose, il propose d’acquérir un objet ou un service en mettant en scène l’acheteur en train d’utiliser le produit ou le service, et, en développant les avantages qu’il va en retirer.
Nous aimons les rêves et un bon récit nous fait tourner les pages, car, nous voulons trouver des réponses.
Les mystères sont les fils conducteur des récits depuis la nuit des temps. Nous voulons des réponses : qui, où, quand, comment, pourquoi, combien, quoi? La réponse à ces questions est à la base de tous les récits. Les plus simples sont les ouvrages pratiques qui fournissent une réponse à la question comment. Comment perdre du poids? Comment faire ceci ou cela?
Chacun apporte une réponse à cette question et met l’accent sur la méthode mystérieuse et unique qui permet d’atteindre le résultat souhaité.
Le roman lui, raconte l’histoire d’un« héros» qui doit franchir des obstacles pour atteindre son objectif, mais, qui pour y parvenir devra changer.
Le mystère est accompagné de conflits, car, sans conflits il n’y a pas d’histoire.
Si je vais à la plage, prend un transat, me dore au soleil et que je vais me baigner, cela ne donne guère envie de lire. Mais, si le transat que j’ai pris était convoité par quelqu’un d’agressif qui veut à tout prix cette place que j’occupe, l’histoire devient un peu plus attractive on peut ainsi multiplier les problèmes et l’on a alors une histoire.
Tout est dans l’inconnu, dans la découverte du mystère qui se cache derrière mon récit.
Cordialement Camille Saintonge.

Publicités

Analyse et propagande

61908 – 3/194
Quand l’analyse sert à la propagande
A une époque déjà lointaine regarder les informations à la télévision le matin en prenant mon petit déjeuner faisait partie de mon rituel. Je suis un lève tôt, et, entre 5 et 7 heures les informations étaient brèves pour chaque événement et plus variées que plus tard, lorsque les chaînes sont tenues de faire de l’audimat.
Mais, petit à petit les informations se sont réduites pour en arriver à ne faire que de la propagande pour le pouvoir en place. J’ai donc cessé de les regarder il y a déjà un temps certain.
Je regardais encore certaines émissions sur la 5 ou sur Arte, mais, le plus souvent en replay, car, ce qui m’intéresse supporte le décalage dans le temps.
Il y a quelques jours par hasard, En rentrant chez moi, une émission que j’avais appréciée dans le passé était diffusée. Je laisse la télévision allumée pour ma chienne lorsque je m’absente, pour lui tenir compagnie. Je me suis convaincu que elle aimait cela, personne n’est parfait.
Cette émission tournait autour d’un thème d’actualité, et, sa particularité était d’avoir autour d’une table des professionnels qui étaient réunis, et qui, apportaient une analyse du thème de l’émission.
Ma surprise fut grande d’entendre les dits professionnels dire que la France allait mieux et que, les Français croyaient que tout augmentait, Mais que, ce n’était qu’une croyance, Car la la France résistait etc. etc.
J’étais accroché malgré tout par les propos de ces gens que j’avais entendu dans le passé faire des analyses intéressantes. Ils énonçaient alors sans prendre parti des faits qui étaient développés sous un autre angle par les autres participants, mais, toujours dans la tolérance et le respect des idées de chacun. Les entendre s’engager dans une voie partisane plus proche de la propagande que de l’analyse, et où, les réalités du quotidien étaient complètement occultées m’interpella.
Je me félicitais d’avoir cessé de regarder la télévision et me promis de ne plus laisser ce genre de programme pour tenir compagnie à ma chienne.
Cordialement Camille saintonge

Vivre libre

41908 – 52/195
Vivre libre
Sauf pendant mon enfance, je n’ai jamais pris plus de quelques jours de vacances d’affilée. Je profite pleinement de ces moments ou j’adapte mes habitudes à des situations nouvelles toujours riches d’expériences nouvelles.
Je reviens, la tête pleine de souvenirs, d’émotions et de sensations, je n’ai pas eu pour autant le temps d’oublier mon univers habituel, je me suis adapté au nouveau, j’ai apprécié ce que je vivais, et, à mon retour, C’est comme si je n’étais pas parti, rien n’a changé et pourtant rien n’est pareil, cette coupure dans le temps m’a détendu, reposé, je suis comme neuf, prêt à affronter les obstacles qui ne manquent pas de se présenter.
J’ai rencontré des gens nouveaux vécu des situations différentes, et des idées nouvelles se bousculent dans ma tête que j’ai hâte de tester. J’ai vécu le moment présent, hier n’existait plus et demain n’était pas encore né.
Chacun de nous à sa conception de la vie et de la façon de prendre du recul par rapport à son quotidien.
Les grandes migrations de juillet et d’août ne sont pas ma tasse de thé. Si j’éprouve le besoin d’avoir du soleil je vais la où il y en a, quelque soit l’époque de l’année, car, il fait toujours beau quelque part. Si au contraire je veux échapper à la canicule je vais la où il fait plus frais. C’est ce que je viens de faire ces derniers jours, et, je reviens en pleine forme. C’est un privilège j’en conviens de pouvoir partir quand on veut même si c’est pour quelques jours seulement. C’est un choix de vie qui a également ses contraintes et ses limites, mais qui en contrepartie a un prix à payer. C’est aussi ça un choix.
Il y a de plus en plus de gens qui choisissent de vivre libre, le mouvement a commencé il y a bien longtemps lorsque les premiers hommes ont abandonné leur zone de confort et décidé d’aller voir ailleurs si l’herbe y était plus verte. Woodstock à l’époque hippie a représenté le combat contre l’absurdité de la guerre du Vietnam aux États-Unis et l’envie d’être plus libre, mais, aujourd’hui dans un monde qui marche sur la tête de plus en plus de gens veulent toujours pouvoir vivre de leur travail et être libre. Le développement de la « Vanlife attitude » aux Etats-Unis en est une expression, vivre selon ses besoins et non pas selon ses désirs.
Cordialement Camille Saintonge

les photos de vacances

21908 – 48/195
Les photos de vacances
Ces souvenirs que l’on multiplie n’offrent pas toujours beaucoup d’intérêt. Le mieux pour s’en rendre compte c’est à partir d’une photo que l’on a prise d’en faire un dessin. Un simple croquis.
Qu’est-ce que l’on a mis dans ce cadre avec son téléphone portable? En se posant la question après on s’aperçoit que le cliché ne représente pas toujours ce que l’on a ressenti. Il aurait fallu se poser la question avant de prendre la photo pour choisir un autre angle qui aurait mieux situé la scène et l’impression que l’on a ressentie.
Une photo ce n’est pas seulement l’image de quelque chose ou de quelqu’un, c’est un sentiment une sensation et c’est agréable de conserver un souvenir qui parle à notre mémoire. Car, si il vous parle à vous, il parlera à ceux et a celles à qui vous le montrerez. Plus besoin d’un long discours pour exprimer ce que l’on a ressenti, votre photo dira tout à votre place. La facilité que l’on a aujourd’hui à faire des photos, fait, que l’on mitraille et qu’il faut en prendre une multitude pour que le hasard nous en offre une qui exprime vraiment ce que l’on a ressenti ou ce que l’on voudrait que les autres ressentent en regardant.
Avant de cliquer, demandez-vous si le cadre dans lequel vous emprisonnez un morceau de votre mémoire représente ce que vous voulez vraiment faire voir. Si cela n’est pas le cas, changer d’angle, modifiez le cadre, ce qu’il contient etc. Posez-vous la question : «qu’est-ce que je veux dire avec cette photo ».
Il y a quelques années, j’effectuais un séjour À Ouagadougou la capitale de ce qui était alors la Haute-Volta et que l’on appelle maintenant le Burkina Faso. J’ai fais beaucoup de photos et de films. Ce pays est aride, la température est de l’ordre de 40° Celsius dans la journée. Comme il faisait très chaud je prenais plaisir À prendre des photos et a réaliser des films des endroits oui il faisait frais et, Où il y avait de l’eau. Il se dégageait de l’ensemble un sentiment de calme, de confort, de fraîcheur. On les regardant les gens avaient l’impression d’un pays qui regorge d’eau et de piscines. C’était vrai pour les piscines mais pour l’eau les seules zone qui en avaient étaient celles que j’avais photographié ou filmé.
Cordialement Camille saintonge

La reine du polar

221907 –

Si l’on aime les romans policiers on ne peut passer outre les romans policiers d’Agatha Christie qui est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciée de son temps. Elle terminera sa vie en janvier 1976, dans sa résidence de Wallingford en Angleterre, après avoir fait mourir son détective vedette Hercule Poirot, dans une histoire des plus fascinantes.

Elle continue depuis à trouver sa place dans les rayons des librairies. Auteur de quatre-vingts quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intriques policières, d’une vingtaines de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle a fait de ses œuvres de grands succès du 20° siècle.

Elle a su à travers tous ses romans mêler une intrigue complexe à une machination adroite et à une solution toujours inattendue et habile tout en donnant une multitudes d’indices. Agatha Christie avec des romans plus captivants les uns que les autres, a été publiées dans le monde à plus de 2 milliards d’exemplaire et en 57 langues.

Elle avait commencé une carrière de chant à laquelle elle renonça bien vite. Agatha épouse le colonel Archibald en 1914 dont elle aura une fille dénommée Rosalind. Elle se sépare de son mari, parti se battre à la guerre de 14-18. A cette époque, grâce à un pari avec sa sœur, Agatha Christie écrit son tout premier livre intitulé : La mystérieuse affaire de Styles. Ce livre ne trouve pas d’éditeur tout de suite, et ne fût publié qu’en 1920 au Bodley Head. Mais ce n’est qu’en 1926, qu’elle devient célèbres grâce au roman : Le meurtre de Roger Ackroyd. Elle écrira par la suite 2 livres par ans. En 1928 elle quitte son époux. Une disparition non élucidée réellement lui vaudra de faire la une des journaux et d’être ainsi connue dans toute l’Angleterre. Elle épousera 2 ans plus tard l’archéologue Max Mallowan avec lequel elle voyagera sur les sites archéologiques où son métier l’entraine.

Hormis des romans policiers qu’elle a écrit jusqu’à la fin de sa vie, Agatha Christie a fait paraître des romans sous le nom de Mary Westmacott comme Loin de vous ce printemps (1944) ou encore the Rose and the yellow tree (1948) mais également des poèmes, des nouvelles ainsi qu’une autobiographie.

Agatha Christie a montré, un autre aspect du crime, de ses causes et de la manière dont il faut s’y prendre pour le résoudre. Il ne peut être considéré selon elle, que comme un fait expliqué par la personnalité de la victime comme de celle de l’assassin. La recherche de la solution passe par une recherche de mobiles, du pourquoi autant que du comment. Mais le coupable ne peut être démasqué qu’au terme d’une investigation, souvent psychologique, des antécédents de la victime et plus généralement du crime.

Tous ses personnages, peuvent être considérés comme suspects. Par ailleurs, la romancière exprime dans de nombreux livres que n’importe qui peut devenir assassin pour, par exemple, protéger quelqu’un d’un criminel ou tout simplement lors d’une phase d’énervement incontrôlable. L’intrigue des romans policier d’Agatha Christie peut varier considérablement, passant d’une lutte entre le bien et le mal, à l’existence de criminels internationaux ou de troubles de la jeunesse.

On retrouve dans la plupart de ses romans une maison ou un terrain familial où se façonnent les plus terribles crimes derrière l’aspect respectable des vielles traditions anglaises. Les rôles d’auteur, de lecteur, de détective, de victime et de meurtrier sont étroitement liés et toujours susceptibles de permuter.

Cordialement Camille Saintonge

Soyons heureux

141907 – 41/195
La lecture de romans peut constituer une remarquable thérapeutique pour résoudre certains de nos problèmes. Le plus difficile est de trouver celui qui convient au bon moment.
C’est en lisant « stupeur et tremblement » de la romancière Belge Amélie Nothomb , que je me suis rendu compte que tout ce que subissait son héroïne dans le roman pouvait constituer une excellente thérapeutique pour quelqu’un qui souffrirait de harcèlement au bureau en comparant la souffrance de l’héroïne avec celle que subit une victime dans la vie.
Pour ceux et celles qui adhèrent à cette idéologie moderne qui considèrent que la science est un outil pour tout prévoir, ils oublient que l’on peut toujours a postériori trouvé des causes à ce qui s’est passé, mais par exemple, les attentats du 11 septembre à New York sur les deux tours jumelles ont surpris tout le monde. Mais, cet évènement imprévisible a bel et bien existé.
En fait, croire que l’avenir est largement prévisible c’est se rendre malheureux inutilement. Car, le hasard existe bel et bien et il est plus important que les soi-disant prédictions.
Alors pourquoi se culpabiliser. Soyons heureux ici et maintenant sans se tourmenter pour un avenir imprévisible et incertain. Je sais, le réchauffement climatique… Mais demain n’appartient à personne.
Notre vision du monde est parcourue par de nombreux courants qui varient avec chaque époque. Ces différentes tendances peuvent être ramenées dans l’écriture à quatre grandes options :
le classicisme, le romantisme, le baroque et le précieux. Elles jettent un éclairage intéressant sur les différents styles artistiques actuels.
L’homme se déporte vers le rationnel le réalisme et l’ordre social : C’est le classicisme.
L’homme se tourne vers sa subjectivité, ses sentiments et entre en lutte contre la société : c’est le romantisme.
Quand l’homme se tourne dans une autre direction, il se matérialise en insufflant une âme à la matière : c’est le baroque.
Lorsque nous avons une opposition entre la raison et l’émotion et le réalisme contre l’imagination nous avons le genre précieux.
Ces quatre tendances sont notre univers littéraire. Mais en réalité on peut construire deux types de récits : soit des illiades, soit des odyssées. Ils entrainent deux types de scénarios et deux types de héros. Mais, la question qui se pose toujours est : Le héros est-il adapté à son environnement? Après quel bonheur coure t-il ?
Cordialement Camille Saintonge

Nos émotions

121907 – 39/195
Nos émotions ne sont pas si nombreuses que cela et, l’intrigue d’un roman c’est l’exposition d’une émotion principale qui est un fil conducteur. Qu’il soit question d’une tentative audacieuse où l’on va retrouver l’objet de la tentative et l’adversaire qui veut la faire échouer ou d’un enlèvement qui va faire intervenir un ravisseur, la chose ou l’individu ravi, et le gardien, les schémas depuis la nuit des temps restent les mêmes.
Seules les émotions qui constituent l’intrigue changent avec les possibilités qu’offrent toute intrigue.
L’intrigue a toujours trois volets au moins, dans une énigme par exemple, il y a celui qui s’interroge, celui qui cherche et la problématique.
Le lecteur ignorant tout de l’histoire et curieux, cherche avec le héros à résoudre le problème et s’absorbe tellement dans cette recherche (l’auteur fait tout pour cela) que l’on pourrait croire qu’il en va de sa vie. C’est le combat de l’intelligence contre ce qu’a voulu celui ou celle qui est à l’origine de l’énigme.
Quelque soit l’émotion qui est à la base de l’intrigue elle existe depuis la nuit des temps et a déjà été utilisée dans l’écriture un nombre considérable de fois. Mais, elle n’a pas été encore écrite par vous.
Goethe déclarait qu’il s’inspirait de ce que d’autres avaient écrits avant lui pour bâtir ses intrigues et il faisait de même pour certaines scènes qu’il avait trouvé inspirantes chez d’autres auteurs.
Vous avez le choix entre une dizaine de milliers de personnages rien que dans la littérature grecque que vous pouvez faire évoluer sous vos yeux en relisant ces textes anciens. C’est déjà énorme pour l’espace dédié à un roman et si vous ajoutez à cela les principaux textes publiés depuis ces temps anciens jusqu’à nos jours un auteur ne manque pas de matière pour s’inspirer.
On retrouve dans tout ce qui a été écrit y compris la bible, le défilé des 36 émotions qui font se mouvoir les êtres humains.
Cordialement Camille Saintonge