jusqu’à ce que mort s’ensuive

212004 – 17/206
Les déclarations des politiques n’engagent que ceux qui les croient déclarait Charles Pasqua lors d’un interview télévisé.
C’est toujours vrai. Les déclarations incohérentes et contradictoires sur cette épidémie même si elles sont du domaine de la propagande ont sournoisement transformé le confinement en pantalonnade. Les choix sont toujours difficiles, et il n’était pas possible de dire à la population qu’en cas de saturation des lits de réanimation on choisirait de sauver les plus jeunes. Cet épisode dramatique de notre histoire va faire au moins 200000 victimes dans le pays. Il aurait pu servir à faire évoluer le système vers quelque chose de plus humain, plus proche des valeurs traditionnelles qui ont permis à notre pays de progresser dans le temps.
Mais, le gouvernement a cédé aux pressions du capital et lève le confinement pour relancer l’économie.
L’amérique reprend la main, elle a besoin du gaspillage de la surconsommation pour relancer sa machine économique et qu’importe le nombre de victimes, surtout que ce seront en particulier aux états-unis les plus démunis qui en paieront le prix faute de pouvoir accéder aux soins.
En France, les personnes âgées payent déjà un lourd tribut faute d’une gestion efficace de la pandémie qui va aller en s’accélérant à la fin de ce confinement annoncé. Le choix politique est déjà annoncé et accepté par la population préparée par une propagande permanente.
Pénurie de masques, de médicaments… En quatre mois, le pays n’a pas été capable de mettre en place une politique pour tester la population…
Le bacille de Koch lorsqu’il a été découvert avait fait des victimes pendant des milliers d’années. On a alors testé et isolé et aujourd’hui la tuberculose reste redoutable, mais nous vivons avec sans inquiétude particulière.
Allons nous continuer à détruire notre planète au profit du capital jusqu’à ce que mort s’ensuive?
Cordialement Camille Saintonge

Des questions pour avancer

92004 –
Même lorsque la question n’est pas nettement formulée, chaque roman, chaque histoire et chaque article est finalement constitué par des questions «et si…».

Questions commençant par:
Et qu’est-ce qui se passerait si…
Pourquoi…
Comment puis-je…
Quoi, quand, qui, pourquoi pas…
Le but de ces questions est de vous forcer à sortir des sentiers battus et de vous permettre d’écrire un concentré de votre récit que l’on appelle la prémisse.
Commencez à écrire votre prémisse en répondant aux questions ci-dessous :
Qui est le protagoniste?
Quel adversaire va créer des obstacles pour empêcher le protagoniste d’atteindre son but?
Quelle catastrophe au premier point d’intrigue va déclencher le principal conflit de votre deuxième acte?
Comment l’opposition de l’antagoniste pour empêcher le protagoniste d’atteindre l’objectif du protagoniste créera-t-elle le conflit principal?
Utilisez vos réponses à ces questions pour créer une prémisse de deux phrases, ci-dessous vous trouverez un exemple d’une prémisse (Star Wars: Un nouvel espoir réalisé par George Lucas):
Un garçon de ferme agité (situation) Luke Skywalker (protagoniste) ne veut rien de plus que de quitter la maison et devenir pilote de chasse, afin d’être à la hauteur de son mystérieux père (objectif). Mais, lorsque sa tante et son oncle sont assassinés (désastre) après avoir acheté des droïdes renégats, Luke doit libérer la belle propriétaire des droïdes et découvrir un moyen d’arrêter (combattre) l’Empire maléfique (adversaire) et son étoile de la mort apocalyptique.
On constate que cette prémisse pose les bases de l’histoire que l’on connait et l’on y retrouve les ingrédients de base. Rien n’est expliqué ni élucidé et il y a de nombreuses lacunes, mais l’histoire est posée et c’est en bouchant les trous que l’histoire va pouvoir avancer.
cordialement Camille Saintonge

La peur et l’espoir

312003 –

la plupart des romans s’appuient sur des schémas de narration très anciens. Il est important de connaître ces systèmes.

La peur et l’espoir

La majorité des histoires est construite sur l’opposition d’un héros aux projets funestes d’un « méchant ». Ce sont la peur et l’espoir qui représentent leurs motivations principales. Les résultats de leurs actions, sont constructifs ou destructeurs.

Le héros a conservé sa foi en l’humanité et dans ses valeurs positives (la force de l’amour, par exemple). Mais, maintenant, les choses vont plutôt mal…, mais il va se battre pour régler ce qui cloche, et ensuite, tout le monde sera content et heureux (c’est en tout cas ce qu’il espère).

Dans cette optique, le héros est quelqu’un de constructif ou de conservateur. Il répare ce qui est cassé, ou empêche le méchant de casser quelque chose. Dans la version caricaturale du héros, on a le sentiment qu’il n’a peur de rien (il est infiniment courageux).

De son côté, le méchant a beaucoup souffert (c’est pour ça qu’il est devenu méchant). Il n’a plus d’espérance, ne croit plus en rien (si ce n’est en lui-même) et veut se venger du monde. Il est donc destructeur. Il a peur de souffrir encore davantage et veut détruire la cause de sa souffrance.

Le héros incarne l’espérance et se montre constructif, tandis que le méchant incarne la peur et se montre destructeur.

Le héros devient destructeur

Le héros se met en colère au cours de laquelle il va se montrer très méchant. Mais, cela ne va pas durer longtemps, et l’on constate qu’il se livre à du nettoyage plutôt qu’à de la destruction.

Sous les apparences d’un comportement destructeur, sa finalité reste bien constructive (rendre le monde meilleur).

Le héros est désespéré

Il ne croit plus en rien et affirme à qui veut l’entendre que le monde est pourri. Le flic alcoolique (et dépressif) est l’un des clichés qui illustrent ce thème.

Mais une part du héros va finalement s’éveiller à l’amour et à l’espoir. C’est une variante du thème de la rédemption.

Pour que l’intrigue fonctionne, il faut que l’évolution positive du héros ne soit pas trop prévisible. Faites douter le lecteur.

Le héros a peur

S’il trouve le courage de combattre le méchant, il a quant même peur. Mais il va finir par apprendre de nouvelles techniques et tout ira mieux.

Le méchant prétend être constructif

S’il veut lancer une bombe atomique sur une grande capitale, c’est pour nettoyer la ville. Il affirme que ses intentions sont parfaitement honnêtes et constructives. S’il est assez persuasif, il peut éveiller un doute intéressant dans l’esprit du lecteur.

Le méchant est plein d’espoirs

Il croit en la possibilité d’un monde meilleur dans lequel tout le monde s’aimera et sera heureux. Pour concrétiser son espoir, il va devoir détruire la moitié de la population mondiale. Mais, pour lui, la fin justifie les moyens…

Le méchant prétend qu’il n’a pas peur

S’il tue, ça n’a rien de personnel: il aime la couleur du sang ou le spectacle d’une ville qui flambe…

Dans la plupart des cas, le héros est un cinglé, car il faut évidemment être fou pour se moquer de la morale au point de lui privilégier des considérations esthétiques.

Cordialement Camille Saintonge

la méthode Lester Dent

292003 –

Lester Dent (1904 – 1959) est un auteur américain de Pulp fiction (littérature populaire) qui s’est rendu célèbre avec la série de Doc Savage. Voici ci-dessous sa méthode d’écriture qui est citée en référence par un grand nombre d’écrivains américains contemporains.

Introduction

Il s’agit d’une recette qui pourra s’appliquer à l’écriture de tout roman populaire de 6 000 mots. Cette méthode a démontré son efficacité sur des récits d’aventures, des romans policiers, des romans de guerre et des westerns. Elle explique où placer chaque élément du récit qu’elle découpe en quatre segments de mille-cinq cents mots chacun.

Voici comment ça commence :

1 – Le méchant utilise une méthode criminelle inventive.

2 – Le méchant poursuit un objectif inventif.

3 – Le contexte est inventif.

4 – Une sombre menace plane sur le héros.

Lorsque l’un de ces éléments est original, c’est bien. Quand il y en a deux, c’est encore mieux et quand c’est trois, c’est formidable. Avoir tous ces éléments à l’esprit avant d’écrire votre histoire vous sera d’un grand secours.

La méthode inventive que le méchant utilise pour commettre son forfait doit être inventive, et de préférence originale. S’il vous vient des idées telles que le pistolet, le poignard, l’acide sulfurique, le garrot, les aiguilles empoisonnées, le scorpion et quelques autres, dressez-en la liste pour voir comment les améliorer. Un scorpion et son dard empoisonné ? Peut-être des moustiques ou des mouches infectés avec un germe toxique ?

Si les victimes sont assassinées par une méthode banale, mais qu’on les retrouve dans des circonstances étranges et communes à chaque meurtre, ça peut également fonctionner, à condition que le lecteur ignore jusqu’à la fin de quelle façon elles ont été tuées.

Le coup des victimes retrouvées avec une marque d’araignée, de papillon ou de chauve-souris sur le corps a déjà été utilisé.

Mieux vaut également éviter les méthodes de meurtre trop étranges, fantaisistes ou grotesques.

L’objectif inventif que poursuit le méchant doit être représenté par autre chose que des bijoux, le butin d’une banque, des perles ou un objet ancien.

Mais là encore, on évitera les idées trop bizarres.

Un contexte original ? Facile ! Il suffit de le choisir en rapport avec le procédé original que le méchant utilise pour commettre ses meurtres, ou alors avec le trésor (ce après quoi court le méchant). Il est pratique de choisir un endroit familier où vous avez vécu ou travaillé. Un trop grand nombre de romans populaires se privent de cette facilité. Mieux vaut dans ce cas être correctement documenté sur le lieu choisi.

Pour apporter un peu de couleur locale dans un récit. Si l’histoire se déroule en Égypte, par exemple, recherchez un livre du genre Les phrases usuelles en égyptien. Quand un personnage égyptien veut demander « Quel est le problème ? », mon livre m’apprend que ça se traduit par « El Khabar, eyh ? » et ce sont les mots que je mets dans la bouche de mon personnage. Le texte peut être suffisamment explicite par ailleurs pour que ça devienne évident, ou alors un autre personnage peut répéter la phrase en français. Il faut éviter d’interrompre le récit pour fournir une traduction au lecteur. Mon but est de convaincre mes lecteurs que je sais de quoi je parle.

Voyons à présent la deuxième partie de la construction.

Divisez votre projet en quatre parties égales de 1 500 mots. Voici comment compléter chacune de ces parties :

Première tranche de 1 500 mots

1 – Dès la première ligne, ou dès que possible, présentez le héros et plongez-le dans une situation très difficile. Évoquez un mystère, une menace ou un problème à résoudre, quelque chose auquel il doit faire face.

2 – Le héros prend ses problèmes à bras le corps. (Il décide de résoudre le mystère, de vaincre la menace, ou de régler le problème.)

3 – Introduire tous les autres personnages dès que possible. Faire en sorte qu’ils apparaissent dans le cours de l’action.

4 – Les efforts du héros l’entrainent dans un combat physique vers la fin des 1 500 premiers mots.

5 – Toujours vers la fin des 1 500 premiers mots, l’intrigue rebondit de façon absolument inattendue.

Demandez-vous à ce stade :

Pèse-t-il toujours une menace sur le héros ?

Est-ce que tout se déroule de façon logique ?

L’action ne doit pas se contenter de faire avancer le héros dans le paysage.

Deuxième tranche de 1 500 mots

1 – La situation du héros s’aggrave.

2 – Mais le héros étant héroïque, il se débat. Et ses luttes l’amènent à :

3 – Un autre combat physique.

4 – Un rebondissement surprenant à la fin de ces 1 500 mots.

Demandez-vous à ce stade :

Est-ce que cette deuxième partie comporte du suspense ?

Est-ce que la menace se répand comme un nuage sombre ?

Est-ce que la menace se développe sans que le héros en ait conscience ?

Cette deuxième partie se déroule-t-elle de façon logique ?

Ne dites pas! Montrez!

C’est l’un des secrets de l’écriture : ne jamais expliquer les choses au lecteur – lui montrer. (Il tremble, ses yeux roulent dans ses orbites, sa mâchoire tombe, etc.) Faites en sorte que le lecteur voie les choses.

Lors de l’écriture, il est bon d’aménager au moins une petite surprise par page. On peut alors raisonnablement espérer qu’on parviendra à maintenir l’intérêt du lecteur pour le récit. Cet objectif ne demande pas de gros efforts. Une façon d’y parvenir consiste par exemple à induire le lecteur en erreur : le héros examine la scène du crime. La porte située derrière lui commence à s’ouvrir lentement. Il ne s’en rend pas compte. Il continue son examen tranquillement. La porte s’ouvre de plus en plus largement, jusqu’à ce que (surprise !) l’une des vitres de la fenêtre se fracasse dans la pièce. On comprend que c’est le souffle de l’air entrant par la fenêtre qui a ouvert la porte. Pourquoi la vitre vient-elle de tomber ? Mystère…

Pour caractériser un personnage, il faut enfoncer l’une de ses particularités dans l’esprit du lecteur. Collez-lui une étiquette !

Construisez votre segment de façon à ce que l’action y soit permanente.

Troisième tranche de 1 500 mots

1 – Accumulez les problèmes et les douleurs du héros.

2 – Le héros progresse, il se confronte au méchant ou à quelqu’un d’autre dans :

3 – Un combat physique.

4 – À la fin de cette partie, imaginez un rebondissement étonnant qui représente – de préférence – une mauvaise surprise pour le héros.

Demandez-vous à ce stade :

Demeure-t-il du suspense ?

La menace s’aggrave-t-elle ?

Le héros se retrouve-t-il dans un enfer inextricable ?

Les choses se déroulent-elles de façon logique ?

Ces concepts et méthodes servent uniquement à faire en sorte que vous introduisiez une bagarre et des rebondissements étonnants, tout ça dans une ambiance pleine de suspense et de menaces.

Veillez à ce que les combats qui émaillent vos différentes parties soient différents les uns des autres. Si le premier combat est un corps à corps, le suivant peut prendre l’allure d’un pugilat de groupe. Idem pour les gaz toxiques et les épées. Il existe évidemment des exceptions : un héros doté d’une arme secrète, ou de poings en acier, pourra les utiliser plus d’une fois.

L’idée est d’éviter la monotonie.

ACTION : Vive, rapide, sans mots inutiles. Créer du suspense, amener le lecteur à voir et à ressentir l’action.

AMBIANCE : Les bruits, les odeurs, la vue, le toucher et le goût.

DESCRIPTION : Les arbres, le vent, le panorama et l’eau.

Le secret est de faire en sorte que chaque mot compte.

Quatrième tranche de 1 500 mots

1 – Les difficultés du héros s’aggravent encore.

2 – Faites en sorte que le héros soit submergé de problèmes (par exemple : le méchant l’a fait prisonnier et le fait passer pour coupable d’un meurtre ou d’un kidnapping, tout est perdu, et le méchant est sur le point de réaliser son objectif, pour le plus grand malheur de l’humanité.)

3 – Le héros s’en sort en utilisant ses propres compétences, sa formation ou ses muscles.

4 – Les mystères restants – un grand mystère demeuré obscur jusqu’à ce stade aidera à maintenir l’intérêt pour les autres – seront enfin résolus au cours du conflit final, tandis que le héros reprend la situation en main.

5 – Rebondissement final : une grosse surprise (le méchant se révèle être quelqu’un d’autre que celui que l’on soupçonnait, la malle au trésor ne contient que du sable, etc.)

6 – Le climax, le combat décisif qui met fin à la menace de l’antagoniste.

Demandez-vous à ce stade :

Le suspense a-t-il tenu jusqu’à la dernière ligne ?

La menace est-elle demeurée inquiétante jusqu’au bout ?

Tout a-t-il été expliqué ?

Est-ce que tout est logique ?

La dernière ligne laisse-t-elle au lecteur une sensation de chaleur ?

Le méchant est-il mort? Ou le héros?

Cordialement Camille Saintonge

Pyjama et ordinateur

272003 – 10/206
Nous rentrons dans une nouvelle époque, celle du travail à domicile. C’est un changement radical dans notre mode de vie. On va gagner du temps libre, puisque nous n’auront plus que très peu de déplacements pour notre travail.
Se réaliser et s’épanouir seront de plus en plus facile, et, consacrer du temps aux choses que l’on aime et que l’on trouve gratifiantes prendra de plus en plus d’importance dans notre vie.
Prendront nous plus l’avion pour nous rendre dans des destinations lointaines? Je ne le crois pas. Les voyages en avion ont déjà été fortement impactés par le terrorisme, qui, en contraignant la mise en place de systèmes de sécurité qui rallongent le temps d’un voyage de façon importante les rendent dissuasifs sur de courtes distances. Le côté polluant de l’avion lui enlève beaucoup de charme. Quant au coronavirus, il a mis en évidence le côté bouillon de culture d’une carlingue d’avion.
D’autre part, le réchauffement climatique est en train de modifier la géographie des zones touristiques. Pour toutes ces raisons, nous ne prendront sans doute pas plus l’avion.
La politique de l’avoir, imposée en douceur par les états-unis à coup de publicité de marketing… Pour s’offrir une nouvelle clientèle pour leur permettre de développer leurs entreprise à nos dépends va exploser avec la crise des énergies fossiles. La pandémie, qui est en train d’imposer des changements autoritaires qui font évoluer notre société dans une nouvelle direction.
C’est une porte ouverte à l’épanouissement de l’être au détriment de la politique de l’avoir, je ne m’en plains pas, bien au contraire. Ouf, la France va retrouver des valeurs. Le dessin, la musique, la peinture, les sports, la gastronomie, la culture, la lecture, l’écriture, le bricolage et les mille autres loisirs tombés en désuétude vont reprendre leur place, l’artisanat, les métiers manuels d’ouvriers talentueux… Vont pouvoir s’épanouir pour la satisfaction et l’épanouissement de tous.
Cordialement Camille Saintonge

les bases d’une intrigue

Comment construire une intrigue ?
Le secret d’une intrigue bien menée repose sur 8 éléments de base. Avant de vous lancer dans la rédaction de votre roman, vous devez déterminer ces huit éléments pour offrir une intrigue bien ficelée à vos lecteurs.
Ces choix et le plan qui en découlera peuvent s’établir en moins d’une heure
Détaillons chacun de ces 8 éléments.
a/ Si vous travaillez déjà sur votre roman, Voyez si chaque élément se retrouve dans votre histoire.
Vous pouvez reprendre votre histoire et la revisiter en vous basant sur cette technique. Elle vous permettra soit de renforcer votre intrigue soit de trouver de nouvelles pistes à exploiter en incorporant un des éléments que vous auriez négligé.
b/ Si vous n’avez pas encore d’idée de roman, faites appel à votre imagination.  Et si l’idée qui vous vient n’est pas très bonne, ce n’est pas grave. Considérez cette démarche comme un exercice, vous aurez tout le temps d’exploiter cette technique plus tard.
1/ Le but de l’histoire
Le premier élément à considérer dans votre intrigue, c’est le but de votre histoire. L’intrigue d’une histoire est une suite d’événements qui tournent autour d’un problème à résoudre ou d’un objectif à atteindre.
Les questions à se poser sont:

  • Quel objectif mon personnage veut il atteindre ?
  • Quel problème veut-il résoudre ?

Après avoir défini un but à l’histoire, nous construisons un monde autour de notre protagoniste où toutes les perspectives viennent perturber son but.
Le choix du but de l’histoire est important. Car il est le premier à intervenir dans la construction du plan
2/ La conséquence de l’histoire
Une fois que vous avez le but de l’histoire, l’étape suivante consiste à vous demander :
Quel désastre surviendrait si le but n’était pas atteint ?
Ou si le problème n’était pas résolu ?
La réponse à ces questions constitue la conséquence de l’histoire.
Ce risque à lui seul justifie l’effort exigé pour atteindre le but.
La combinaison du but et de la conséquence crée la tension dramatique principale de votre intrigue.
Dans certains récits, le protagoniste décide de résoudre un problème ou d’atteindre un objectif.  Cet objectif prend toute son importance quand il découvre quelle conséquence terrible va se produire s’il échoue.
Dans d’autres récits, le protagoniste trouve la motivation d’agir parce qu’il est menacé par un terrible événement. Il doit donc trouver le moyen de l’éviter.
3/ Les conditions
Le troisième élément de votre intrigue décrit ce qui doit être accompli pour atteindre le but. Vous pouvez imaginer une liste de diverses conditions à réaliser pour atteindre le but que le protagoniste s’est fixé. Les conditions créent le suspense dans l’esprit du lecteur car il espère la réussite du protagoniste.
4/ Les obstacles
Les obstacles sont des avertissements qui sont la contrepartie des conditions. Tandis que les conditions font progresser l’histoire vers l’accomplissement du but, les avertissements sont les événements qui poussent vers la conséquence et donc l’échec.
Le but de l’histoire et les conséquences créent la tension dramatique, les conditions et les avertissements plongent le lecteur dans une tension émotionnelle qui oscille entre l’espoir de la réussite et la crainte de l’échec.
Si vous structurez bien les obstacles, vos lecteurs vont: tourner les pages pour connaître la suite.
5 / les coûts
Pour augmenter la tension dramatique de votre histoire, il faut que votre protagoniste souffre ou accepte de faire des sacrifices pour atteindre son but et se confronter aux obstacles. Ces sacrifices sont le coût.
Les coûts peuvent prendre de nombreux aspects. On peut demander aux protagonistes de renoncer à leur fierté, au respect de soi, à l’argent, la sécurité, leurs idées, à la vie d’un ami, ou toute autre chose qu’ils leur sont chers. Plus le prix à payer sera dur à affronter, plus le lecteur estimera que le protagoniste mérite d’atteindre son but.
6/ les dividendes
L’élément qui équilibre des coûts dans votre intrigue, ce sont les dividendes. Ils sont la récompense que les personnages reçoivent durant le chemin qui les mène à leur but.
Contrairement aux conditions, les dividendes ne sont pas nécessaires à la réalisation du but. Ils peuvent même être sans rapport direct avec lui.  Mais ils n’existeraient pas si les personnages n’avaient pas cherché à résoudre leur problème ou à atteindre leur but.
7/ Les incontournables
Ce sont les événements qui doivent arriver pour que les Conditions se réalisent. Ils sont une couche supplémentaire de défis dans votre plan et dans l’intrigue.
Quand les conditions et les incontournables sont respectés, le lecteur sent peu à peu le protagoniste approcher de son objectif ou sur le point de résoudre son problème.
8/  Les conditions préalables
Le dernier élément pour équilibrer votre intrigue et établir votre plan: les conditions préalables. Ce sont de petits obstacles saupoudrés dans l’intrigue. Ce sont des conditions imposées par le ou les personnages
Comment organiser son plan ?
Une fois que vous avez choisi vos huit éléments, réalisez un résumé de votre intrigue. Tant que les huit éléments sont présents, l’ordre n’a aucune importance.
Ces huit éléments sont les bases de toutes les intrigues.

rédiger un récit au jour le jour

252003 – 9/206
Cette technique de narration répond aux mêmes règles que le roman.
Il vous faut donc rédiger des scènes et faire appel un maximum aux cinq sens. Votre but est d’arracher un évènement à l’oubli pour que votre lecteur ou votre lectrice puisse le revivre au présent.
Le quotidien, c’est une atmosphère, une musique que l’on entend, le vent qui fait trembler une fenêtre, une voix monotone que l’on entend sans l’écouter, des oiseaux qui gazouillent dans les branches des arbres… Ces circonstances impriment une marque à un évènement qui devient ainsi daté et inoubliable.
C’est la matière de vos scènes, de ces scènes que vous voulez arracher à l’oubli.
Votre narration constitue un souvenir, c’est le vrai visage de la vie. Vous devez permettre à votre lectrice ou à votre lecteur de voir, d’entendre, de ressentir ce qui s’est déroulé devant vos yeux ce jour là. Quoi, où, quand.
Le brusque revirement de situations, certaines péripéties, vont dramatiser votre récit. Une découverte ou une révélation, un désastre, un bonheur intense…
Chaque fois qu’un de ces éléments se produit, faites en une scène pour le mettre en valeur. Entre deux scènes, un résumé bref constitue un lieu qui donnera à votre récit sa continuité.
Le lecteur doit comprendre sans difficulté ce que vous avez vu, ce qui s’est passé, vous devez l’exprimer avec des mots simples, faire des phrases courtes, faire des paragraphes structurés.
N’ayez pas peur d’utiliser des comparaisons et d’aller dans l’âme des choses. Rappelez-vous les cinq sens: formes, couleurs, mouvements, ombres lumières, paroles, bruit musique, sensations externes et internes du corps, toucher, poids, caresse, chaleur, sueur, douleur, plaisir, l’odorat, le goût…
Cordialement Camille Saintonge