Santé!

221910 – 8/197
L’administration ainsi que les grandes machines qui s’y apparentent courent après les progrès dus à la technologie. Il n’y a pas un système mis en oeuvre pour faciliter la vie des usagers qui ne soit pas à l’origine de colères que chaque français connait, car, personne n’échappe à ces « progrès » qui sont dans la majorité des cas inefficaces et compliquent la vie plutôt qu’ils ne rendent les démarches plus simples et plus rapides.
Ces grandes structures disposent pourtant de moyens considérables pour embaucher du personnel compétent.
Cependant au cours de cette année, je n’ai pas rencontré un de ces systèmes qui ne soit pas une usine à gaz que l’usager a bien du mal à utiliser, quand il parvient à y accéder. Pas une semaine par exemple où la poste ne soit pas en panne d’informatique. Les services de l’état civil sont tous d’un accès différent d’une mairie à une autre. Le dépôt de plainte en ligne est une aventure qui en décourage plus d’un et si excédé vous vous rendez dans votre gendarmerie, il est possible que l’on vous réponde qu’il n’y a pas d’officier de police habilité pour recevoir votre plainte… En fait il y a des « bugs » en permanence, soit que les questionnaires soient mal conçus, soit que le numéro que vous appelez vous raccroche la ligne au nez et vous n’avez plus qu’à recommencer… Si par un heureux hasard vous parvenez à obtenir un interlocuteur, il est possible qu’il s’exprime dans un français qui n’est pas le vôtre ou qu’il ne comprenne pas ce que vous lui dites ou ne soit pas du tout compétent pour résoudre votre problème et incapable de vous orienter vers quelqu’un qui pourrait…
La France s’est « américanisée » pour mettre en place des techniques modernes, mais sans doute à l’heure de l’apéro, en dilettante…
Cordialement Camille Saintonge

vols et effractions

261908 – 11/194
C’est le principal sujet de conversation des gens en cette période de fin de vacances, tout le monde connait quelqu’un qui en a été victime durant ces derniers mois. Les français regardent de moins en moins la télévision. Je n’ai pas écrit qu’ils l’allumaient de moins en moins et, vous noterez la nuance. Mais, les catastrophes multiples et variées, plus la glorification du pouvoir en place, ne captent plus l’attention du public. Nos concitoyens se concentrent d’avantage sur ce qui se passe autour d’eux, et ce n’est pas réjouissant pour autant. Si demain, le commerce de la drogue devait être légalisé, les quartiers entiers qui en vivent, de quoi vivront-ils ? Se rabattront-ils sur les larcins et autres agressions de proximité ? Enfin me direz-vous c’est une redistribution des revenus. On ne peut que regretter que le gouvernement en place ne se donne pas les moyens lui-même d’organiser cette redistribution des revenus autrement que par une augmentation de ceci ou de cela. Dommage que cette situation qui est le fruit de la misère et du fait qu’il y ait de plus en plus de gens qui ont des difficultés à remplir leur frigidaire ne retienne pas plus l’attention du pouvoir en place qui préfère nous rabattre les oreilles par médias interposés, des éternels tout va bien, la France résiste bien.
Vous noterez que je ne mets pas la police en cause, elle fait ce qu’elle peut, mais comme le nombre de marginaux ne cesse de croitre, que peut elle faire? Lorsqu’elle est d’un côté, les marginaux vont de l’autre. Un contrôle plus serré des entrées et des sorties du territoire avec des avantages sociaux réservés aux nationaux, rendrait sans doute la France moins attractive aux populations des pays moins favorisés. À Monaco, seuls les monégasques sont exonérés d’impôts. Comment arrêter un torrent de couler de la montagne vers la mer autrement qu’en détournant son cours? Les barrages n’empêchent pas l’eau de s’écouler.
L’état d’Israël planté sur un tonneau de poudre se préserve des étincelles par un contrôle sévère à l’entrée sur son territoire. Ce n’est certes pas la panacée et c’est particulièrement désagréable, mais, cela lui permet d’exister et de survivre.
Je ne dis pas de faire la même chose, mais, il faudrait que la priorité de l’état soit de créer une société telle qu’elle devrait être et de tout mettre en oeuvre pour que la France soit un pays où il fait bon vivre et où les Français seraient fiers de l’être et y vivraient heureux. Laissons à nos enfants un avenir, pas le regret d’être né trop tard.
Cordialement Camille Saintonge

maussade

101908 – 5/194
J’vais des difficultés pour voir la route. On était au mois d’aôut, Paris était désert et pourtant circuler en voiture était une aventure. Des travaux partout, c’était l’enfer, pire qu’en temps normal à une heure de pointe. Une pluie abondante et drue venait encore compliquer la circulation. Dans un peu plus de deux semaines, c’était la fin des vacances, beaucoup de voies avaient été rétrécies, je me demandais ce qui allait se passer en septembre.
On disait que la maire de Paris ne voulait plus de voitures ou le strict minimum, et, compte tenu de la situation on pouvait le croire. Quand il faut plus de temps pour se rendre de la porte d’Auteuil au centre de Paris que pour faire un Paris-Deauville, cela devenait un véritable handicap si l’on avait à se rendre au coeur de la capitale pour travailler.
Cette situation ne paraissait pas pour l’instant décourager les étrangers ni les provinciaux qui avançaient, tantôt au pas tantôt à l’arrêt, à la recherche d’une adresse ou d’un stationnement. L’avenir s’annonçait maussade. Les trottinettes électriques et autres moyens de déplacement individuels ne semblaient pas être en odeur de sainteté auprès de la municipalité parisienne qui envisageait une réglementation pour en freiner la prolifération, il ne restait donc plus que les transports en commun, bondés aux heures de pointes et trop souvent interrompus par des grèves ou des bagages oubliés… et, dont la fréquence sur certains secteurs n’était pas fiable avec un passage toute les vingt minutes pour certains bus rarement à l’heure.
Travailler à Paris et arriver à l’heure à son travail allait devenir de plus en plus difficile. Quant au stationnement il était insuffisant, et les amendes au tarif prohibitif allaient de plus en plus jouer un rôle dissuasif auprès des usagers. Je n’oublie pas les prix de l’essence et autres carburants qui n’avaient pas cessé d’augmenter ainsi que beaucoup d’autres choses de la vie courante qui coûtaient toujours plus, rendant la vie du citoyen moyen de plus en plus difficile.
Les candidats à l’expatriation étaient de plus en plus nombreux. Les jeunes qui sortaient des épreuves du bac cherchaient une place dans une faculté qu’ils trouvaient avec difficulté, quand ils la trouvaient, et, trop souvent étaient obligés pour poursuivre leurs études de se rabattre sur un secteur d’activité qu’ils n’avaient pas choisi. Quant à ceux qui cherchaient un emploi, se faire embaucher était de plus en plus difficile, il fallait presque un doctorat pour accéder à un emploi banal qui ne demandait aucune qualification professionnelle.
La jeunesse ne faisait plus de rêves, et, ne croyait plus à grand chose d’autre qu’à quitter un pays ou elle n’avait plus de place pour pouvoir se réaliser et s’épanouir.
Si c’était la un des aspect du monde idéal que les politiques voulaient à bâtir pour leurs concitoyens, il était loin de la vision du monde à laquelle je rêvais pour mes semblables.
cordialement Camille Saintonge

Erevan, Arménie

191907 – 36/195
Puisque c’est le temps des vacances et des voyages, j’ai eu envie de vous parler d’un pays que nous connaissons peu en France, bien que de nombreux arméniens y vivent.
S’y rendre est déjà une aventure. Si vous prenez Aeroflot la compagnie Russe vous passerez par Moscou. L’accueil durant votre escale à l’aéroport de Moscou n’est pas particulièrement chaleureux, c’est même surprenant de trouver dans un aéroport international autant de personnes désagréables. Peut être est-ce parce que nous sommes arrivés de nuit? En tout cas le touriste qui y transite sent qu’il n’est pas le bienvenu. Personne n’est parfait.
L’arrivée à Erevan en Arménie, c’est tout autre chose, les gens n’y sont pas riches, le salaire moyen est de l’ordre de 120 euros par mois, malgré cela l’accueil y est sympathique.
Le taxi qui vous conduira à votre hôtel et après dans vos déplacements a un volant à gauche ou à droite, ce qui surprend un peu. À cette époque de l’année, le ciel est d’un beau bleu et la température le matin est fraiche, mais, dans la journée il fait chaud. Les rues sont d’une grande propreté dans les quartiers touristiques, la population agréable et l’on est surpris de trouver des bâtiments anciens. L’époque soviétique a malgré tout laissé son empreinte avec de grandes places… Vous irez certainement à la découverte du lac Sevan à 1900 mètres d’altitude. C’est le plus grand lac d’Arménie avec ses 74 km de long. Le paysage est beau et si vous vous sentez en forme pour gravir un peu à pied, vous découvrirez un superbe panorama et un grand nombre de monastères, le pays est chrétien.
Le coût de la vie vous surprendra, par exemple le coût d’un paquet de cigarettes malboro est à moins de deux euros dans la capitale, un peu plus cher dans la zone hors taxes de l’aéroport, car là elles viennent de chine, alors que en ville elles viennent de Russie. Les repas coutent autour de cinq euros mais il faut aimer la cuisine de type méditerranéen, un peu pimenté, un peu gras… Vous trouverez des hôtels corrects à partir de onze euros la nuit mais à ce prix pas de wifi ni de climatisation. Si il reste de la place prenez une chambre au Hilton à moins de 100 euros la nuit et vous bénéficierez d’un prix pour un séjour de plusieurs jours. Fidèle aux normes de la chaine il est confortable et tout y est irréprochable. C’est l’un des quatre grands hôtels de la capitale. N’hésitez pas à découvrir ce pays. Le seul point délicat est la langue car l’écriture nous est complètement étrangère et les gens ne parlent que l’arménien ou le Russe, ce qui ne facilite pas la communication si l’on ne parle ni l’un ni l’autre.
Cordialement Camille Saintonge

On vous l’a dit

111906 – 10/195
Dans un passé récent on apprenait aux enfants à développer un esprit de synthèse et un esprit d’analyse, le but était d’en faire des individus capables de penser par eux mêmes et d’agir en fonction de la réflexion qu’ils avaient construite par rapport à un problème particulier.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et, si la démocratie est le pouvoir donné aux peuples de choisir leur propre destin, encore faut-il que ces peuples soient capables de penser par eux mêmes. Mais en même temps que se répandait l’idée de démocratie, les pouvoirs ont cherché à influencer les choix des peuples par la manipulation.
Durant le troisième Reich, Goebbels a été un maitre dans ce domaine, et, les techniques qu’il a utilisée sont toujours en vigueur et ont mêmes été développées en particulier aux Etats-Unis avant de se répandre et de contaminer le reste du monde.
Elles ont été initialement pratiquées par les polices politiques et sont devenues progressivement un outil de gouvernance.
J’ai commis il y a quelques années un ouvrage sur la manipulation des foules que je n’ai jamais mis en ligne, peut-être me déciderai-je à le faire dans un proche avenir.
Ces outils de manipulation transforment la démocratie en une vue de l’esprit et, la seule règle devient celle du pouvoir en place. On peut constater le phénomène dans toutes les élections. Le peuple ne vote plus pour des idées mais pour ou contre quelque chose que les média entre autres ont véhiculé à toutes les sauces pour abuser le plus grand nombre. Ainsi aux dernières élections européennes on a pas parlé d’une Europe des nations, mais d’une Europe des partis qui on le constate ne fonctionne pas dans l’intérêt des peuples.
Allez faire un tour au parlement Européen et vous verserez des larmes sur le machin européen.
Cordialement Camille Saintonge

la fin de l’occident

241905 – 100/193
la fin de l’occident
Lors de la première guerre mondiale, lorsque les États Unis sont entrés en guerre, le monde occidental avait sa morale, des traditions, sa culture… Alors il s’est mis à côtoyer un univers différent, celui de l’Amérique. Le choc de ces deux mondes différents a transformé notre société, comme le monde romain avait bouleversé la Gaulle en lui apportant son goût pour l’art et la culture…
C’est un retour dans le passé qui s’effectue depuis une centaine d’années sous l’influence américaine.
Les anciennes valeurs qui avaient permis à l’Europe de devenir plus civilisée sont devenues désuètes et ne font plus partie des aspirations des jeunes générations qui, ne cherchent plus à s’épanouir pour trouver le bonheur, mais, préfèrent le profit et le paraitre.
L’univers de l’argent remplace progressivement toutes les autres valeurs et il modifie notre société en profondeur.
L’être existe de moins en moins et bientôt lorsque l’on demandera à quelqu’un : « qui êtes vous? » il faudra se satisfaire de la réponse:
– Je gagne XXX par an!
Que vous soyez généreux, courtois, jaloux, vindicatif, cultivé, dépourvu de morale, ambitieux, pervers… N’aura plus aucune importance, seule comptera votre capacité à augmenter vos avoirs et tout s’y rapportera.
Ce constat se fait facilement en se rappelant que à la fin de la seconde guerre mondiale, les américains ont protégés de nombreux criminels de guerre nazis parce qu’ils pouvaient leur être utiles pour accroitre leur pouvoir et leurs avoirs.
George Bush n’a pas hésité à mentir pour s’emparer du pétrole Irakien sans être jamais inquiété malgré les morts que cela a entrainé…
La politique, le pouvoir et l’argent baignaient dans cet univers, mais, de plus en plus il s’étend dans toutes les couches des sociétés occidentales, causant la fin de l’occident qui nous a vu grandir pour le remplacer, mais par quoi? Et les hommes en sont-ils plus heureux?
Cordialement Camille Saintonge

Capri

301904 – 56/193
Capri
Cette ile minuscule dans la baie de Naples est un endroit rare. Refuge des empereurs romain, Elle a été dans les années 50 la coqueluche de la jet-set. Aujourd’hui elle reste un paradis, mais, il faut la visiter hors saison touristique.
Avril est un beau mois pour y séjourner car il ne fait pas encore trop chaud. À cette époque de l’année on n’y rencontre que peu de monde. C’est dans la sérénité de la « mauvaise saison » que l’on peut pleinement profiter de son charme. Elle fait partie de ces lieux où l’histoire apporte des petits bonheurs qui changent des catastrophes habituelles. La plupart de ses habitants « historiques» y ont vécu des jours de bonheur calmes et, il émane de ce rocher calcaire si proche du Vésuve et de ses terres volcaniques, une paix qui s’apprécie loin du tumulte de la foule des vacanciers de la saison touristique. Pour la plupart ils ne viennent que pour marcher dans les pas des « têtes couronnées » qui y ont résidé ou qui s’y rendent encore pendant la saison haute.
On ne compte plus les Onassis, et autres princes de Monaco ou de la finance ou du monde du spectacle qui y ont séjourné entourés des starlettes de tout crin, des écrivains célèbres aux milliardaires en tout genre.
À peine quelques kilomètres carrés, mais combien de romances et d’histoires qui se terminent bien les chemins de cette ile pourraient ils raconter, si, on leur donnait la parole en les priant d’oublier toute discrétion.
Cordialement Camille Saintonge