l’homme libre

Laissez moi encore un peu imaginer que je suis un homme libre : que je peux vivre de mon travail, que je peux financer les études de mes enfants, que je peux me soigner lorsque c’est nécessaire, que je peux sortir de chez moi sans me faire agresser, que je peux acheter des produits alimentaires qui ont un goût à un prix raisonnables, que ma famille peut prendre un peu de vacances chaque année, que mon logement ne me ruine pas, que les taxes et impôts divers servent à financer des réalisations utiles pour tous les citoyens, que le racket de l’état soit raisonnable, que mes habitudes culturelles soient respectées, que chacun puisse s’épanouir et se réaliser, que mes enfants trouvent du travail et soient fiers de leur pays…
Mon réveil sera difficile, mais, c’est un beau rêve…
cordialement Camille

l’argent des plus modestes

Une république en marche avec l’argent des plus modestes. Augmentation du prix du paquet de cigarettes, le prix du gasoil passe au même prix que celui de l’essence, CSG, TVA…
Le peuple s’est bien fait manipuler, en est-il conscient ? Non, sans doute, les constructions de l’esprit sans fondement ont la vie dure, les mirages collectifs de satisfaction, servis par des médias qui ne recherchent qu’un peu d’audimat, remplacent une réalité quotidienne de plus en plus difficile. Tant qu’il reste encore un mince filet d’air pour respirer, les plus démunis un peu plus assommés sous les coups de leurs difficultés s’accrochent à leur survie, épuisés, sans espoir, survivants d’une société et d’une culture en voie de disparition.
cordialement Camille

Ulysse

« …Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » En cette période de vacances nombreux sont ceux qui ont envie de tout quitter et de partir. Loin de la vie quotidienne, de ses soucis de ses contraintes. Partir pour découvrir le monde, une liberté nouvelle… Ils rêvent du bateau qui les emporterait sur la mer loin, très loin. Certains le font, liquident tous leurs biens pour s’acheter un truc qui flote mais qui va demander beaucoup, beaucoup de frais et d’entretien. Car, un voilier coute très cher à entretenir, il faut stationner quelque part, c’est rarement gratuit, le vent est à la disposition de tout le monde, mais les voiles ? et la coque il faut la nettoyer chaque six mois pour lui enlever tout ce qui s’est amalgamé dessus et qui freine sa progression dans l’eau, et, pour ça il faut sortir le bateau de l’eau, ce n’est pas une opération gratuite. L’eau de mer est corrosive, les tuyauteries, l’electricité sont en permanence menacées… Mille et une misères que le candidat au départ oublie trop souvent ou qui dans son enthousiasme les minore.
Mais partir, implique d’aller quelques part et de revenir un jour, et alors, même si la valeur d’une coque ne diminue pas beaucoup avec le temps, le temps aura changé le voyageur. Comme dans un roman il croit qu’il rêve de liberté et après avoir vagabondé sur les mers, un an, deux ans ou plus il revient à son point de départ et s’aperçoit que ce qu’il voulait réellement était à portée de sa main…
cordialement camille

La France précaire

Chaque semaine l’américanisation de la France progresse. On voit de plus en plus naitre des associations, des entreprises, qui offrent des « emplois » en masquant la réalité de leurs offres sous des apparences variées qui vont de l’humanitaire à l’opportunité à saisir… Mais il ne s’agit que d’emplois précaires. Leur caractéristique est d’offrir un revenu insuffisant pour en vivre malgré le nombre d’heures considérable que ceux qui les occupent doivent fournir pour pouvoir améliorer modestement leurs ressources pour survivre.
Dans une France de plus en plus pauvre l’on voit la rémunération de l’heure de travail baisser bien en dessous du smig.
Ces emplois n’enrichissent que les organisations qui en vivent en exploitant la misère de ceux qui y travaillent.
L’on pourrait se demander pourquoi il existe de plus en plus d’organisations de ce type ? C’est simplement parce que l’état contribue indirectement aux développement de ces organisations en offrant des avantages particuliers…
D’un autre côté cela peut permettre à des gens dans le besoin de vivre moins mal.
cordialement Camille

un parfum de liberté

Je l’écris souvent, la politique n’est pas ma tasse de thé. Les médias sont à mon sens de moins en moins crédibles et de plus en plus sujet à caution. J’ai de ce fait ces derniers temps fixé mon temps d’audience télévisuelle en semaine à guère plus de cinq minutes chaque jour pour écouter les grands titres et zéro le week-end. C’est encore beaucoup trop puisque les choix sont orientés et représentent déjà une manipulation. J’ai par contre choisi d’écrire une série d’articles sur les manipulations au cours de ce mois de Juillet, car, je crois ce qu’il reste de notre « démocratie » en danger et je souhaite faire ma part (comme le colibri) pour contribuer à défendre un parfum de liberté, pour que l’on en ait au moins des fragrances.
cordialement Camille

la parenthèse

Non, vraiment cette période de l’année n’est pas celle que je préfère. C’est l’époque où une partie des habitants des grandes ville est partie pour d’autres cieux, à la poursuite de rêves qui pour certains se transformeront en cauchemars.
Rien n’est pareil pendant ces deux mois d’été, la vie continue mais, le rythme n’est plus le même, lorsqu’il fait chaud ceux qui restent voudraient être parti et ceux qui sont parti pensent déjà qu’il va falloir rentrer.
Si il fait mauvais temps, les vacanciers tentent malgré tout de passer de bons moments, mais ces changements d’activités ou d’habitudes ont toujours le goût âpre d’une période éphémère.
Ceux qui sont au travail ont tendances à reporter un maximum de tâches pour la rentrée ce qui fait que rien n’avance, on se heurte en permanence à des obstacles dans la vie quotidienne, absence, fermeture… C’est une période de semi-sommeil, ou la vie est entre parenthèse jusqu’à la rentrée.
cordialement Camille

L’orateur

Quand qu’il arriva dans cette grande pièce d’une bonne centaine de mètres carrés, son air chétif et emprunté son costume bon marché, son pas hésitant lui donnant un air timide fit rigoler l’assemblée du millier de personnes qui étaient présentes ce soir-là.
C’était ça l’orateur dont on leur avait tant parlé. Ils s’apprêtaient à le siffler et à huer les organisateurs, tandis que, le petit homme à cheveux noirs mal fagoté et à la moustache ridicule, gravissait les marches du podium et Prenait la parole.
Deux minutes plus tard, ils ne riaient plus, ils applaudissaient à tout va.
La voix, les gestes, le discours à peine ébauché de ce petit bonhomme les avait conquis en quelques minutes à peine. Il leur disait ce qu’ils voulaient entendre, dans un style direct il les interpellait et ils réagissaient dans un climat d’hystérie. Ses gestes, son attitude, l’histoire qu’il leur racontait, tout leur plaisait.
Ce prince du Story-Telling savait qu’une histoire fait vendre et son histoire à lui leur donnait de l’espoir, les valorisait et les faisait rêver, ils étaient superman, ils voulaient réaliser leurs rêves, vivre mieux, devenir meilleur.
Au bout d’une heure ils étaient prêt à le suivre au bout du monde.
Cordialement Camille