La reine du polar

221907 –

Si l’on aime les romans policiers on ne peut passer outre les romans policiers d’Agatha Christie qui est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciée de son temps. Elle terminera sa vie en janvier 1976, dans sa résidence de Wallingford en Angleterre, après avoir fait mourir son détective vedette Hercule Poirot, dans une histoire des plus fascinantes.

Elle continue depuis à trouver sa place dans les rayons des librairies. Auteur de quatre-vingts quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intriques policières, d’une vingtaines de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle a fait de ses œuvres de grands succès du 20° siècle.

Elle a su à travers tous ses romans mêler une intrigue complexe à une machination adroite et à une solution toujours inattendue et habile tout en donnant une multitudes d’indices. Agatha Christie avec des romans plus captivants les uns que les autres, a été publiées dans le monde à plus de 2 milliards d’exemplaire et en 57 langues.

Elle avait commencé une carrière de chant à laquelle elle renonça bien vite. Agatha épouse le colonel Archibald en 1914 dont elle aura une fille dénommée Rosalind. Elle se sépare de son mari, parti se battre à la guerre de 14-18. A cette époque, grâce à un pari avec sa sœur, Agatha Christie écrit son tout premier livre intitulé : La mystérieuse affaire de Styles. Ce livre ne trouve pas d’éditeur tout de suite, et ne fût publié qu’en 1920 au Bodley Head. Mais ce n’est qu’en 1926, qu’elle devient célèbres grâce au roman : Le meurtre de Roger Ackroyd. Elle écrira par la suite 2 livres par ans. En 1928 elle quitte son époux. Une disparition non élucidée réellement lui vaudra de faire la une des journaux et d’être ainsi connue dans toute l’Angleterre. Elle épousera 2 ans plus tard l’archéologue Max Mallowan avec lequel elle voyagera sur les sites archéologiques où son métier l’entraine.

Hormis des romans policiers qu’elle a écrit jusqu’à la fin de sa vie, Agatha Christie a fait paraître des romans sous le nom de Mary Westmacott comme Loin de vous ce printemps (1944) ou encore the Rose and the yellow tree (1948) mais également des poèmes, des nouvelles ainsi qu’une autobiographie.

Agatha Christie a montré, un autre aspect du crime, de ses causes et de la manière dont il faut s’y prendre pour le résoudre. Il ne peut être considéré selon elle, que comme un fait expliqué par la personnalité de la victime comme de celle de l’assassin. La recherche de la solution passe par une recherche de mobiles, du pourquoi autant que du comment. Mais le coupable ne peut être démasqué qu’au terme d’une investigation, souvent psychologique, des antécédents de la victime et plus généralement du crime.

Tous ses personnages, peuvent être considérés comme suspects. Par ailleurs, la romancière exprime dans de nombreux livres que n’importe qui peut devenir assassin pour, par exemple, protéger quelqu’un d’un criminel ou tout simplement lors d’une phase d’énervement incontrôlable. L’intrigue des romans policier d’Agatha Christie peut varier considérablement, passant d’une lutte entre le bien et le mal, à l’existence de criminels internationaux ou de troubles de la jeunesse.

On retrouve dans la plupart de ses romans une maison ou un terrain familial où se façonnent les plus terribles crimes derrière l’aspect respectable des vielles traditions anglaises. Les rôles d’auteur, de lecteur, de détective, de victime et de meurtrier sont étroitement liés et toujours susceptibles de permuter.

Cordialement Camille Saintonge

Erevan, Arménie

191907 – 36/195
Puisque c’est le temps des vacances et des voyages, j’ai eu envie de vous parler d’un pays que nous connaissons peu en France, bien que de nombreux arméniens y vivent.
S’y rendre est déjà une aventure. Si vous prenez Aeroflot la compagnie Russe vous passerez par Moscou. L’accueil durant votre escale à l’aéroport de Moscou n’est pas particulièrement chaleureux, c’est même surprenant de trouver dans un aéroport international autant de personnes désagréables. Peut être est-ce parce que nous sommes arrivés de nuit? En tout cas le touriste qui y transite sent qu’il n’est pas le bienvenu. Personne n’est parfait.
L’arrivée à Erevan en Arménie, c’est tout autre chose, les gens n’y sont pas riches, le salaire moyen est de l’ordre de 120 euros par mois, malgré cela l’accueil y est sympathique.
Le taxi qui vous conduira à votre hôtel et après dans vos déplacements a un volant à gauche ou à droite, ce qui surprend un peu. À cette époque de l’année, le ciel est d’un beau bleu et la température le matin est fraiche, mais, dans la journée il fait chaud. Les rues sont d’une grande propreté dans les quartiers touristiques, la population agréable et l’on est surpris de trouver des bâtiments anciens. L’époque soviétique a malgré tout laissé son empreinte avec de grandes places… Vous irez certainement à la découverte du lac Sevan à 1900 mètres d’altitude. C’est le plus grand lac d’Arménie avec ses 74 km de long. Le paysage est beau et si vous vous sentez en forme pour gravir un peu à pied, vous découvrirez un superbe panorama et un grand nombre de monastères, le pays est chrétien.
Le coût de la vie vous surprendra, par exemple le coût d’un paquet de cigarettes malboro est à moins de deux euros dans la capitale, un peu plus cher dans la zone hors taxes de l’aéroport, car là elles viennent de chine, alors que en ville elles viennent de Russie. Les repas coutent autour de cinq euros mais il faut aimer la cuisine de type méditerranéen, un peu pimenté, un peu gras… Vous trouverez des hôtels corrects à partir de onze euros la nuit mais à ce prix pas de wifi ni de climatisation. Si il reste de la place prenez une chambre au Hilton à moins de 100 euros la nuit et vous bénéficierez d’un prix pour un séjour de plusieurs jours. Fidèle aux normes de la chaine il est confortable et tout y est irréprochable. C’est l’un des quatre grands hôtels de la capitale. N’hésitez pas à découvrir ce pays. Le seul point délicat est la langue car l’écriture nous est complètement étrangère et les gens ne parlent que l’arménien ou le Russe, ce qui ne facilite pas la communication si l’on ne parle ni l’un ni l’autre.
Cordialement Camille Saintonge

Relire Voltaire

171907 – 47/195
Je profite de ce mois de juillet pour relire Voltaire. Je prends plaisir à redécouvrir ce philosophe dont les écrits ont un caractère d’universalité.
Son ouvrage sur la tolérance reste un modèle du genre et hormis son anticléricalisme notoire qui ne se dément pas dans cette oeuvre on pourrait aisément l’adapter à notre époque de troubles et de folies humaines. Son objectif dans cet essai était de redonner au Toulousain jean Calas son honneur posthume puisque l’intolérance des hommes et surtout celle de l’église très puissante à son époque l’avait condamné et il en était mort.
« Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir » écrivait-il.
Il ajoutait en parlant des confréries de l’époque « ce serait un beau spectacle que l’Europe en capuchon et en masque, avec deux petits trous ronds au-devant des yeux ». Les capuchons et les masques pourraient facilement être remplacés pour être adaptés à notre époque, je vous laisse le soin de le faire vous-mêmes.
Il poursuit : « cet habit est un uniforme qui avertit l’adversaire de se mettre sous les armes, il peut exciter une espèce de guerre civile dans les esprits…
Nous nous apercevons que presque toute l’Europe a changé de face depuis environ une cinquantaine d’années. L’esprit humain s’étonne des excès où l’a emporté le fanatisme. L’intolérance a couvert la terre de carnages. Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit. En suivant ce principe, un homme peut-il dire à un autre « crois ce que je crois ou tu périras »?
Le fanatisme reste le même à toutes les époques et poursuit de sa haine ceux et celles qui plus tolérants acceptent que les hommes soient différents et aient des croyances diverses et variées. Les époques se suivent, mais, n’échappent pas à ce phénomène qui perdure depuis tant de siècles. La mondialisation malgré le brassage des peuples et les migrations n’y a rien changé. On retrouve toujours les mêmes excès.
Cordialement Camille Saintonge

Soyons heureux

141907 – 41/195
La lecture de romans peut constituer une remarquable thérapeutique pour résoudre certains de nos problèmes. Le plus difficile est de trouver celui qui convient au bon moment.
C’est en lisant « stupeur et tremblement » de la romancière Belge Amélie Nothomb , que je me suis rendu compte que tout ce que subissait son héroïne dans le roman pouvait constituer une excellente thérapeutique pour quelqu’un qui souffrirait de harcèlement au bureau en comparant la souffrance de l’héroïne avec celle que subit une victime dans la vie.
Pour ceux et celles qui adhèrent à cette idéologie moderne qui considèrent que la science est un outil pour tout prévoir, ils oublient que l’on peut toujours a postériori trouvé des causes à ce qui s’est passé, mais par exemple, les attentats du 11 septembre à New York sur les deux tours jumelles ont surpris tout le monde. Mais, cet évènement imprévisible a bel et bien existé.
En fait, croire que l’avenir est largement prévisible c’est se rendre malheureux inutilement. Car, le hasard existe bel et bien et il est plus important que les soi-disant prédictions.
Alors pourquoi se culpabiliser. Soyons heureux ici et maintenant sans se tourmenter pour un avenir imprévisible et incertain. Je sais, le réchauffement climatique… Mais demain n’appartient à personne.
Notre vision du monde est parcourue par de nombreux courants qui varient avec chaque époque. Ces différentes tendances peuvent être ramenées dans l’écriture à quatre grandes options :
le classicisme, le romantisme, le baroque et le précieux. Elles jettent un éclairage intéressant sur les différents styles artistiques actuels.
L’homme se déporte vers le rationnel le réalisme et l’ordre social : C’est le classicisme.
L’homme se tourne vers sa subjectivité, ses sentiments et entre en lutte contre la société : c’est le romantisme.
Quand l’homme se tourne dans une autre direction, il se matérialise en insufflant une âme à la matière : c’est le baroque.
Lorsque nous avons une opposition entre la raison et l’émotion et le réalisme contre l’imagination nous avons le genre précieux.
Ces quatre tendances sont notre univers littéraire. Mais en réalité on peut construire deux types de récits : soit des illiades, soit des odyssées. Ils entrainent deux types de scénarios et deux types de héros. Mais, la question qui se pose toujours est : Le héros est-il adapté à son environnement? Après quel bonheur coure t-il ?
Cordialement Camille Saintonge

Nos émotions

121907 – 39/195
Nos émotions ne sont pas si nombreuses que cela et, l’intrigue d’un roman c’est l’exposition d’une émotion principale qui est un fil conducteur. Qu’il soit question d’une tentative audacieuse où l’on va retrouver l’objet de la tentative et l’adversaire qui veut la faire échouer ou d’un enlèvement qui va faire intervenir un ravisseur, la chose ou l’individu ravi, et le gardien, les schémas depuis la nuit des temps restent les mêmes.
Seules les émotions qui constituent l’intrigue changent avec les possibilités qu’offrent toute intrigue.
L’intrigue a toujours trois volets au moins, dans une énigme par exemple, il y a celui qui s’interroge, celui qui cherche et la problématique.
Le lecteur ignorant tout de l’histoire et curieux, cherche avec le héros à résoudre le problème et s’absorbe tellement dans cette recherche (l’auteur fait tout pour cela) que l’on pourrait croire qu’il en va de sa vie. C’est le combat de l’intelligence contre ce qu’a voulu celui ou celle qui est à l’origine de l’énigme.
Quelque soit l’émotion qui est à la base de l’intrigue elle existe depuis la nuit des temps et a déjà été utilisée dans l’écriture un nombre considérable de fois. Mais, elle n’a pas été encore écrite par vous.
Goethe déclarait qu’il s’inspirait de ce que d’autres avaient écrits avant lui pour bâtir ses intrigues et il faisait de même pour certaines scènes qu’il avait trouvé inspirantes chez d’autres auteurs.
Vous avez le choix entre une dizaine de milliers de personnages rien que dans la littérature grecque que vous pouvez faire évoluer sous vos yeux en relisant ces textes anciens. C’est déjà énorme pour l’espace dédié à un roman et si vous ajoutez à cela les principaux textes publiés depuis ces temps anciens jusqu’à nos jours un auteur ne manque pas de matière pour s’inspirer.
On retrouve dans tout ce qui a été écrit y compris la bible, le défilé des 36 émotions qui font se mouvoir les êtres humains.
Cordialement Camille Saintonge

Le vieux sage

91907 – 38/195
Il était une fois dans un pays lointain un vieux sage qui se querellait avec les jeunes pour les convaincre de rester au village. Il vivait dans une case au milieu du village. Les jeunes autour de lui ne rêvaient que de la ville et des mirages de la civilisation. Dès qu’ils le pouvaient les jeunes partaient pour aller à la ville et travailler pour s’offrir une mobylette ou un transistor…
Certains après une longue absence revenaient et racontaient leurs aventures en ville et toutes les merveilles qu’ils avaient découverts. L’eau courante, l’électricité et les mille et une chose qu’apportait le monde moderne.
Au village il fallait aller chercher l’eau puisée dans un puits et la ramener au village. Le soir on palabrait autour du feu pour seul éclairage, en ville on appuyait sur un bouton et on y voyait comme en plein jour, on regardait la télévision, on allait au cinéma…
Alors se demandait le vieux sage pourquoi si c’était si bien en ville revenaient ils pour vivre au village. Après de nombreuses discussions avec ceux qui revenaient le vieux sage qui ne savait ni lire ni écrire, mais tenait tout ce qu’il savait des récits qu’il avait entendu de la bouche des vieux qui l’avaient précédés autour du feu en était arrivé à la conclusion que ceux qui partaient et revenaient ensuite étaient épris de liberté et préféraient les contraintes d’une vie simple à l’esclavage d’une vie moderne où ils n’étaient jamais ni satisfaits de leur sort, ni épanoui.
C’était pénible d’aller puiser l’eau au puits et de la ramener au village, mais, la tâche procurait la satisfaction d’être utile aux autres lorsque l’on l’avait accomplie. Et, même que plus il faisait chaud et plus c’était pénible, celui qui avait bien exécuté sa tâche n’en était que plus heureux…
Le bonheur des hommes viendrait il plus de leur épanouissement personnel et de la satisfaction de leurs besoins que de la satisfaction de leurs désirs?
Cordialement Camille Saintonge

écriture et dessin

61907 – 35/195
Le temps des vacances est là et le soleil aussi. Je souhaite donc de bonnes vacances à ceux et à celles qui changent leurs habitudes pendant cette période estivale.
Pourquoi ne pas tirer profit de cette période estivale pour se lancer dans la réalisation d’un carnet de voyage et à pratiquer le dessin. Mon propos peut paraitre étrange, pourtant il se rapporte à l’écriture.
Dessiner c’est apprendre non seulement à regarder, mais surtout à voir. Vous n’avez besoin que d’un crayon et de papier sans oublier une gomme.
Nombreux sont ceux et celles qui se sont arrêté de dessiner après la maternelle, et, c’est dommage, mais ils croyaient être nul en dessin. Pourtant ils étaient capables de tracer un carré, un rond, un rectangle ou un triangle et c’est suffisant pour dessiner. Pas une oeuvre d’art car, dessiner n’est pas obligatoirement la représentation plus ou moins fidèle d’un modèle, mais, simplement de mettre en scène un ou plusieurs personnages, un décor, un paysage, des objets… Et de présenter l’aperçu d’une idée. C’est un simple tracé.
La première chose à faire est de délimiter l’espace où va se dérouler votre scène, et un rectangle vous pouvez le tracer, c’est le lieu de votre dessin, que voyez vous ? Quelles sont les limites… Une simple ligne droite va déterminer l’horizon et suivant l’endroit où ou la placez sur votre feuille va déterminer la taille de vos personnages, les voyez vous en entier avec derrière et au loin un superbe lever de soleil, les voyez vous en bustes autour d’une table et ce que vous voyez de la pièce se résume t’il à une bibliothèque remplie de livres derrière le personnage qui écoute, ne voyez vous que les visages…
Ce cadrage est le même que celui que vous devez décrire dans une scène. Réfléchissez à ce que vous voulez dessiner, voulez-vous attirer l’attention sur un détail vestimentaire, sur une expression d’un de vos personnages ou sur une attitude? Ne commencez pas par les détails, pensez d’abord au cadrage. Les très gros plans et les gros plans mettent l’accent sur l’émotion, l’expression et le caractère du personnage. Le plan moyen et le plan américain permettent de mettre en scène le personnage, sa gestuelle et l’environnement dans lequel il se trouve. Plus le personnage est lointain, plus l’attention se porte sur l’environnement où se situe l’action et à l’atmosphère qui s’en dégage.
Cordialement Camille Saintonge

Je vous ai à l’oeil

41907 – 34/195
Dans une conversation entre deux personnes, la personne qui écoute tire 50% des informations sur la personne qui parle par sa perception des gestes et attitudes de la personne qui parle.
C’est surprenant, mais pensez que vous ne communiquez avec vos animaux domestiques de cette façon et que cela fonctionne. Vous avez l’impression que votre animal de compagnie vous comprend et vous même le comprenez.
Il en va de même dans la vie de chaque jour et encore plus lorsque vous écrivez un dialogue entre deux personnes, il est indispensable de décrire les gestes qui se déroulent dans la scène ainsi que de préciser la tonalité. L’intonation de la voix fournit 30% d’informations sur l’état de celui qui parle, aussi ne négligez pas de l’évoquer. Les paroles arrivent en dernière place et ne représentent que 20% dans un processus de communication.
Les SMS, Emails, Chat, nous privent aujourd’hui de beaucoup d’informations dans notre communication avec autrui.
Nos mimiques, nos gestes, nos postures, notre ton, notre prononciation sont des informations que nos mots doivent reproduire dans un dialogue.
Les mimiques sont liées au visage, mais toutes les autres parties du corps expriment quelque chose.
Ne dit t’on pas par exemple « que les yeux sont le miroir de l’âme ». La direction du regard, son intensité à regarder quelque chose en particulier, la durée du contact visuel…
L’intérêt se marque par des pupilles grandes et rondes, mais l’on fait aussi les grands yeux lorsque l’on est dans une situation de peur ou de choc. Des pupilles contractées marquent une forte réflexion ou que l’on affronte une situation désagréable etc.
cordialement Camille Saintonge