Capri

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Capri
Cette ile minuscule dans la baie de Naples est un endroit rare. Refuge des empereurs romain, Elle a été dans les années 50 la coqueluche de la jet-set. Aujourd’hui elle reste un paradis, mais, il faut la visiter hors saison touristique.
Avril est un beau mois pour y séjourner car il ne fait pas encore trop chaud. À cette époque de l’année on n’y rencontre que peu de monde. C’est dans la sérénité de la « mauvaise saison » que l’on peut pleinement profiter de son charme. Elle fait partie de ces lieux où l’histoire apporte des petits bonheurs qui changent des catastrophes habituelles. La plupart de ses habitants « historiques» y ont vécu des jours de bonheur calmes et, il émane de ce rocher calcaire si proche du Vésuve et de ses terres volcaniques, une paix qui s’apprécie loin du tumulte de la foule des vacanciers de la saison touristique. Pour la plupart ils ne viennent que pour marcher dans les pas des « têtes couronnées » qui y ont résidé ou qui s’y rendent encore pendant la saison haute.
On ne compte plus les Onassis, et autres princes de Monaco ou de la finance ou du monde du spectacle qui y ont séjourné entourés des starlettes de tout crin, des écrivains célèbres aux milliardaires en tout genre.
À peine quelques kilomètres carrés, mais combien de romances et d’histoires qui se terminent bien les chemins de cette ile pourraient ils raconter, si, on leur donnait la parole en les priant d’oublier toute discrétion.
Cordialement Camille Saintonge

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Confort d’écriture

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Confort d’écriture
Pouvoir écrire n’importe où, un moment quelconque, est un peu plus fantastique. Pour cela il est utile de préparer son travail pour pouvoir s’y adonner lorsque l’on dispose de quelques minutes.
Une scène c’est un minimum de 900 mots, et, cela prend du temps à écrire.
Pour pouvoir en une fraction de seconde écrire votre scène vous devez avoir adopté une routine. Cette méthode qui est la vôtre doit être systématique. Elle implique une structure, qui, si vous la pratiquez systématiquement permet, que vous soyez dans une salle d’attente, dans les transports, à la terrasse d’un café ou dans votre bureau… de sortir votre carnet de votre poche, de l’ouvrir et de vous plonger dans l’écriture pour utiliser le temps à votre disposition pour écrire la suite de votre histoire.
Si vous pratiquez cela, vous serez surpris de constater que vous pouvez écrire un roman en un temps beaucoup plus court.
John Grisham par exemple consacrait seulement 30 minutes chaque matin à écrire. Il arrivait à son bureau une demi heure plus tôt pour écrire.
Trente minutes, c’est un temps d’attente, un trajet en transport… mais cela n’est possible que si vous prenez l’habitude de préparer votre écriture. C’est à dire que vous devez savoir ce que vous avez écrit avant, et, ce que vous voulez écrire après. Ainsi lorsque vous vous plongez dans l’écriture, vous savez où vous allez, vous savez où le paragraphe que vous êtes en train d’écrire doit vous conduire et il suffit alors de peu de temps pour rédiger.
Cette préparation représente une partie de votre temps d’écriture…
Cordialement Camille Saintonge

la réécriture

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La réécriture
C’est toujours une tâche délicate car elle sort l’auteur de sa zone de confort.
En effet, lorsque l’auteur écrit un roman, il sait où il en est dans son récit, ses chapitres servent un but déterminé et il lui convient de l’atteindre.
Mais, réécrire un texte c’est souvent le transformer pour l’améliorer, c’est modifier une scène en fonction des personnages qui en font partie, c’est parfois changer le point de vue parce que l’on s’est aperçu qu’elle deviendrait plus vivante, plus réelle en faisant raconter l’histoire par un autre personnage.
Dans une scène, il y a ce que voit le personnage principal de la scène et ce qu’il fait après avoir vu ou entendu quelque chose.
Cette façon d’aborder l’écriture d’une scène dans la réécriture est susceptible de lui apporter de très nombreuses modifications qui vont souvent la rallonger, il deviendra donc nécessaire de supprimer tout ce qui n’apporte rien dans la progression du récit.
C’est parce que le personnage principal de la scène voit le nageur en train de se noyer qu’il va agir ou non pour le sauver…
Cette façon d’envisager l’écriture d’une scène la rend plus vivante, plus réelle. On va pouvoir faire voir au lecteur ce qui se passe comme si il y était au lieu de lui raconter ce qui s’est passé.
Si c’est une scène où l’on décide de mettre un dialogue, les échanges entre les participants vont nous révéler des comportements, des attitudes… Qui vont éclairer le lecteur et lui faire ressentir qui est vraiment ce personnage. On pourra même s’apercevoir que le lieu où se déroule la scène pourrait être différent et qu’alors cela changerait la vision et l’impression que peut en avoir le lecteur.
Les lieux sombres de petites taille se prêtent beaucoup mieux au drame que les grands espaces lumineux…
cordialement Camille Saintonge

le premier point de confrontation

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Le premier point de confrontation
On en trouve deux dans la seconde partie d’un roman.
Le premier se situe entre le milieu de votre roman et le début de la seconde partie. Il est au milieu, entre le début de la seconde partie et le point central du roman.
C’est un rappel des forces et du pouvoir de l’antagoniste. Son rôle est de stimuler le protagoniste pour qu’il n’oublie pas son objectif principal ni qu’il risque de rencontrer des obstacles sur son chemin. Il apporte au lecteur de nouvelles informations et prépare le protagoniste à son changement qui interviendra plus tard. Il prépare également les évènements qui vont l’amener à la confrontation finale dans la troisième partie.
Il réoriente l’attention du lecteur durant cette seconde partie.
On utilise en général le point de vue de l’antagoniste, car, le protagoniste n’a pas encore une connaissance suffisante des évènements qu’il subit.
C’est plus qu’un simple tournant dans l’histoire, même si l’on découvre les plans de l’antagoniste. Il faut s’assurer que ce moment de confrontation créée des instants bien distincts qui vont avoir une influence sur les scènes qui vont amener le récit jusqu’au nouveau point d’intrigue.
Ce premier point de confrontation suit la réaction qui a découlé du point d’intrigue qui a clôturé la première partie du roman.
Le protagoniste vient de sortir des évènements dramatiques de la fin de la première partie. Son monde a complètement changé et il doit luter pour faire face à cette nouvelle situation sans comprendre ce qui lui arrive.
cordialement Camille saintonge

Athos

Il existe de nombreux endroits insolites mal ou peu connus et qui pourtant méritent une visite, car, ils ne sont pas comme les autres lieux.
La presqu’ile Interdite aux femmes : Le mont Athos
Le mont Athos pourrait être un pèlerinage initiatique vers l’Orient, un Bénarès, un fleuve sacré, une source purificatrice, un chemin de Compostelle.
Rejoignez le nord de la Grèce. D’abord, Salonique et son atmosphère orientale. Ses grands immeubles face à la mer, son bazar qui annonce la Turquie. La fraîcheur de ses grands cafés le long de la baie à l’heure de la sieste. Arrivez à la station de bus pour la Chalcidique, ce trident jeté dans la mer à 100 km à l’est de Salonique, dont la pointe nord est : le mont Athos. Une pointe de 60 km de long sur 10 km de large, avec vingt monastères, dix sur sa côte sud, dix sur sa côte nord. Sublime confusion de visages, dès la cohue de la gare routière, qui évoquent la Macédoine et l’Orient. Après trois heures de bus on arrive à Ouranopolis (la ville du ciel), c’est le dernier point habité par les hommes avant le territoire des moines. Ensuite il faut continuer par la mer. Le bateau part à 8 heures pour le mont Athos car, l’on n’y accède que par la mer. Des pèlerins, Des moines. Des camions de blé et de bois sur le pont. Pas de cris. Des chuchotements plutôt. Dans la paix du matin et les eaux calmes, on admire des plages désertes dominées par des collines boisées, puis vient le premier monastère avec son port, Zographou (en grec, « l’écriture de vie »). Monastère bulgare, enfoui sous les cyprès. Et puis, d’autres monastères, Dochiariou, Xénophontos, Pantéléimon, le grand monastère russe où séjourna Silouane
(il fut canonisé par le patriarche de Constantinople le 26 novembre 1987.)
Enfin Daphni, le port du mont Athos. Avec cette impression immédiate : le Moyen Âge, « un monde ou l’on sent le souffle de la tradition ». Et ces mots d’accueil écrits sur une pancarte : « Chers pèlerins, bienvenue à la Sainte Montagne ». Soyez respectueux, comme notre père Moïse, qui s’est déchaussé avant d’aller parler à Dieu au sommet du mont Sinaï, car cette terre est une terre sacrée. »
Alors il ne vous restera plus qu’à parcourir cette presqu’île, et au gré de vos rencontres et des échanges que vous aurez avec les moines du mont Athos (ils sont un peu plus de 2300) vous découvrirez ce monde à part d’une beauté époustouflante avec ses monastères qui se jettent dans une mer de cristal, paix et harmonie…
Cordialement Camille Saintonge

Les grands évènements

181904 – 39/193
Dans un roman, les grands désastres annoncent les tournants du récit. Dans l’histoire, ils précèdent les grands bouleversements.
Néron fait incendier Rome, ce qui a transformé le monde romain.
L’incendie du Reichstag a été le moyen pour les nazis de devenir une véritable force.
La cathédrale de Notre Dame de Paris en feu, nous annonce t’elle une dictature, une révolution… ?
Que ces tristes et douloureux évènements soient suscités ou non, ils servent toujours d’outils aux factions qui ont soif de pouvoir et qui profitent des émotions ressenties par le peuple.
Je ne regardais pas la télévision, car le discours présidentiel ne m’intéressait pas suffisamment pour que j’ai envie de regarder un montage supervisé par des professionnels veillant à ce que chaque geste soit à sa place et chaque intonation de voix résonne juste. Son contenu aurait été commenté par tous les médias, et je n’attendais selon son mode de fonctionnement habituel aucune mesure qui soit concrète ni immédiate.
Ma famille m’a appelé à l’annonce de l’incendie pour que je vienne regarder l’évènement à la télévision.
J’ai pu voir en direct notre dame se consommer, comme si sa structure était faite de paille bien sèche. Je n’ai pas compris comment l’incendie a pu se propager à une telle vitesse et avec une telle ampleur. Le feu était partout et d’une vigueur redoutable. La flèche de notre dame regardait Paris du haut de ses quatre vingt treize mètres et à cette altitude il n’y a pas de bon ni de mauvais vent, il souffle ou ne souffle pas. Ce jour là, il était modéré.
J’ai été surpris par la violence de cet incendie qui semblait normale aux commentateurs, car, aucun n’a cherché à savoir comment un édifice surveillé et protégé comme l’était ce chef d’oeuvre de notre patrimoine pouvait se consummer aussi vite. Une poutre même si elle date de Charlemagne ne s’enflamme pas comme de l’amadou ? Du moins, c’est ce que j’avais toujours cru avant de voir bruler Notre Dame. Mais, je ne connais rien à ce sujet et n’ai aucune expérience en matière d’incendie. J’en suis là dans ma réflexion, je me heurte à mon ignorance, mais je ne peux pas effacer de ma mémoire ce que mes yeux ont vu et je me vois obligé d’écrire : Ce que j’ai vu, je n’en croyais pas mes yeux. J’attend avec une certaine impatience que les « experts » viennent expliquer comment c’est possible. Comment une étincelle peut-elle embraser un édifice tout entier alors qu’il y avait 500 pompiers actifs qui sont arrivés dans l’heure. Certes, à 30 mètres de hauteur la tâche était plus que difficile…
Pas d’ouvriers sur le chantier qui s’était arrêté une heure avant la déclaration première du feu. De plus les ouvriers qui utilisent des moyens susceptibles de créer un feu s’arrêtent deux heures avant la fin du chantier par mesure de sécurité, au cas où. Et, il n’y en avait pas ce jour là a déclaré le responsable du chantier. Un court-circuit ??? le courant ne serait-il pas coupé en fin de chantier?
Cordialement Camille Saintonge

Les trois désastres

161904 – 28/193
Un roman se divise en trois parties, et, le protagoniste dans un roman doit affronter trois catastrophes majeures au cours du récit.
Le premier désastre intervient à la fin de la première partie du roman. C’est le début réel de l’aventure pour le protagoniste qui vient de quitter son environnement et qui se trouve propulsé dans un cadre qu’il ne connait pas et qu’il doit découvrir, ce qui va le contraindre à réagir à sa nouvelle situation.
La seconde « catastrophe » se produit au milieu du roman. Le protagoniste a affronté les obstacles mis sur sa route par l’antagoniste pour l’empêcher d’atteindre son but et il a commencé à comprendre les véritables enjeux et dangers de ce nouvel environnement où il a été plongé depuis la fin de la première partie. De plus il a découvert à ses dépends les fausses croyances qu’il avait et se prépare à changer de méthode. Sa façon de se comporter et d’agir l’ont empêchés jusqu’à ce moment à réagir. Il a subi, mais il a également appris et est maintenant à même de passer à l’attaque. Il sait qu’il ne maitrise pas encore tout pour pouvoir vaincre son adversaire, mais, il est sur la bonne voie.
Le troisième « désastre » se produit à la fin de la seconde partie. Il a obtenu quelques succès, mais à la fin de la seconde partie alors qu’il croyait vaincre, ll subit son plus grave échec, on le croit perdu, il se croit lui même perdu, mais, il a redécouvert ses valeurs et est prêt à perdre la vie pour que son adversaire ne gagne pas. C’est le moment le plus sombre dans le roman pour le protagoniste…
Ces trois catastrophes sont des marqueurs importants dans un roman, et, certains auteurs bâtissent leur intrigue à partir de ces trois désastres.
C’est une méthode que vous pouvez essayer pour écrire votre prochain roman, peut-être que elle vous conviendra.
Il y a tant de façons de bâtir son intrigue et son roman que c’est ce que je trouve merveilleux dans l’écriture, on a jamais fini ni d’essayer quelque chose de nouveau ni d’apprendre.
Cordialement Camille Saintonge