Faire une pause

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C’est la meilleure chose à faire pour votre créativité. Relaxez-vous, faites une pause. Vous écrirez beaucoup mieux après.
Changez de sujet, mais traitez le tout de bout en bout jusqu’au point final.
La règle : faire une chose à la fois est importante, oubliez le livre que vous voulez écrire et qui vous trotte dans la tête, ne pensez qu’à celui auquel vous consacrez tout votre temps, mais, prenez une pause de temps en temps, cela fait du bien.
Ne manquez pas de discipline, quels livres voudriez-vous écrire avant de mourir? Vous êtes vous déjà posé cette question?
Nous avons tous et toutes des tas d’idées, mais, il est important de faire nos choix et de sélectionner ce qui nous semble important.
Il faut concentrer ses recherches sur les thèmes et les idées qui nous tiennent à coeur, sur les personnages que l’on a envie de mettre en scène, les lieux et les époques que l’on a envie évoquer, pourquoi ne pas en faire une liste?
Si l’on veut écrire vite une fois que l’on a rédigé son premier jet, il faut faire la chasse aux verbes faibles comme : est, était, sont, etc. Puis on supprime les adverbes que l’on remplace par des détails concrets. On supprime également les mots généraux que l’on remplace par des détails plus précis. Un chien c’est gentil, mais un yorkshire on en visualise la taille, l’affection, la portabilité …
Pour donner de la vie aux personnages il faut être précis pour permettre à chaque lecteur et lectrice de les visualiser, un homme grand n’a pas la même taille pour tout le monde, mais un homme qui baisse la tête pour passer sous une porte c’est déjà mieux, si en plus il dépasse un mètre quatre vingt dix, chacun peut le voir avec d’avantage de précision…
Ne vous précipitez pas pour rédiger votre histoire, vous avez toute la vie devant vous, ou du moins ce qu’il en reste, donnez vos textes à lire à votre entourage si c’est possible, leurs critiques vous aideront à faire un meilleur travail.
Cordialement Camille Saintonge

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Le secret pour montrer au lieu de raconter

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Soyez aussi précis que possible, pour cela interrogez votre histoire et découvrez ce qui est particulier à votre récit, ce qu’elle a de typique, de caractéristique. Qu’est-ce qui l’empêcherait d’exister si cela n’existait pas. L’inconvénient dans une histoire courte c’est que lorsque l’on montre, le texte se rallonge beaucoup. Mais, cela fait partie de ce qui est indispensable à un récit.
Une histoire, c’est comme un accordéon, on peut rallonger à l’infini. Lorsque l’on voit un mur, il peut rester un mur ou être un mur en briques rouges sur lequel court une branche de lierre verte et être percé par une fenêtre à petits carreaux etc.
Il vous faudra donc couper tout ce qui n’ajoute rien à votre récit et ne lui est pas indispensable. Votre travail d’écrivain consiste à choisir les détails les plus caractéristiques qui sont le plus important. Soyez précis, mais n’ennuyez pas le lecteur.
Parfois cette recherche peut causer un bloquage pour dans la majorité des cas, des raisons puériles : on vous a fait une remarque déplaisante sur votre récit, on vous a dit qu’il restait encore beaucoup à faire pour que cette histoire soit captivante…
Pris l’un après l’autre, ce genre de remarque ne prête pas à conséquence, mais un cumul désagréable peut vous mettre le moral dans les chaussettes, et, si c’est un mauvais jour vous pouvez vous trouver devant un blocage. Si cela vous arrive, et cela arrive à tout le monde, acceptez de reconnaître que vous avez à faire face à un blocage et le meilleur moyen de le dépasser c’est de vous permettre d’écrire la plus mauvaise phrase qui puisse exister.
Alors, mettez vous devant votre clavier d’ordinateur et préparez vous à écrire la phrase la plus pourrie. Je vous assure ça marche parce que vous libérez votre esprit, vous faites un lâcher prise sur le perfectionnisme qui vous habite et vous êtes libéré de ce blocage. Vous allez peut être écrire la phrase la plus géniale de votre livre parce que en vous autorisant à ne pas être bon vous serez peut-être génial.
Cordialement Camille Saintonge

Écrire une histoire dans l’histoire

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C’est l’une des techniques les plus anciennes.Il suffit que l’un de vos personnages raconte une histoire à un autre personnage.
Donnez une large portée à votre récit en l’internationalisant.
Hemingway par exemple situe souvent ses histoires dans le contexte des grands conflits comme la guerre d’Espagne…
Certains écrivains savent donner un ton plaisant à leur récit en leur donnant une tournure plus littéraire.
Il y a pour cela des techniques particulières comme l’usage des allitérations. Répétition d’une consonne, d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? »
La consonance, c’est la sonorité qui résulte d’un ensemble de sons qui plait à notre oreille.
L’assonance, répétition d’une même voyelle dans une phrase : sombre et tondre, peintre et feindre…
Mais, le meilleur moyen pour rendre votre récit plus plaisant consiste à lire encore et encore et de lire lentement les grands auteurs de notre littérature.
Cette recherche d’amélioration est aussi une technique interressante pour ne pas craindre la page blanche.
Vous êtes dans un jour où ce qui vous vient sous la plume est décourageant, ce n’est pas grave, livrez-vous à un petit exercice :
Et si je cherchais à écrire une phrase avec des allitérations ou à rechercher des consonances… Ce genre d’exercice est particulièrement formateur, de plus pensez que les grands auteurs écrivent ce genre de phrase sans réfléchir, cela leur vient sous la plume. Croyez-vous qu’ils en sont arrivés à cette maitrise sans faire aucun effort ?
Cordialement Camille Saintonge

comment commencer une histoire courte

251903 – 100/191
Souvent les histoires présentent «une Back Story» qui sert à présenter et à introduire un personnage, ou il vit quelles sont ses habitudes, ce qu’il fait…
Dans une histoire courte le mieux est de supprimer cette « Back Story» et d’entrer directement dans le vif du sujet. N’oubliez pas que vous n’avez que 5000 mots pour raconter votre histoire.
En commençant par rentrer dans le vif du sujet vous ajoutez un certain mystère : qui est ce personnage que l’on voit agir? Vous respectez ainsi le temps de vos lecteurs en vous concentrant tout ce qui est important et fait avancer le récit.
Ne nous faites pas pénétrer dans l’univers que vous avez créé. La description de la maison où vit votre héros est certainement très intéressante, mais, faites nous plutôt découvrir ce qu’il fait.
Si le passé à une certaine importance dans votre histoire faites un « Flash-back » en nous faisant vivre la scène dans son action. Les Back Story racontent le flash-back fait voir.
Poursuivez les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les histoires courtes :
1 – l’action : que font vos personnages ?
2 – les dialogues : que disent-ils ?
3 – les descriptions : utilisez les cinq sens
4 – les monologues intérieurs : que pensent-ils ?
5 – l’Exposition narrative : quelles autres informations voulez-vous donner au lecteur ?
Les phrases longues ont un côté plus littéraire, mais, sont plus difficiles à comprendre que les phrases courtes. Les phrases courtes retiennent plus facilement l’attention du lecteur. Le lyrisme qui vise à jouer sur les sons des mots est certes intéressant, mais Je ne suis pas convaincu qu’il ait sa place dans une histoire courte. L’utilisation d’un éponyme qui consiste à donner à l’un de vos personnages le nom d’un personnage connu ou célèbre crée une association implicite et peut vous permettre de partager la relation avec le personnage d’une autre œuvre.
Par contre, il est important d’être spécifique. Si vous parlez de nature au lieu de parler des arbres général, décrivez le chêne ou le cèdre que vous évoquiez en parlant des arbres.
Cordialement Camille Saintonge

Pourquoi meurt -on ?

231903 – 96/191
Répondre à cette question est fondamental et donne un sens à la vie.
On est incapable de répondre à la question d’où vient-on, pas plus que l’on ne sait où on va. Mais, on peut tenter de répondre à la question pourquoi Meurt-on.
J’ai envie de dire que l’on meurt parce que la raison pour laquelle on était là a été accomplie. C’est pour moi raisonnable de penser que dès que l’on a accompli « La mission» que l’on avait à remplir on peut mourir.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez sur terre?
Moi, oui et Je persiste à croire que chaque être vivant a une «Mission » à accomplir. Car, si ce n’est pas le cas, quel sens donner à la vie ?
J’aime passionnément la vie malgré tous les obstacles qu’il faut franchir, mais, je ne parviens pas à croire que l’on est là pour attendre que le temps passe, Et, tenter de passer dans l’au-delà avec le plus de sérénité possible.
Si la vie d’un individu et sa mort n’ont aucun sens, cela reviendrait à dire que nous n’existons pas puisque nous servons à rien.
Je suis entièrement convaincu que la vie à un sens, mais, il faut le chercher et le trouver.
Quelle est ma mission sur cette terre? Pourquoi suis-je là ?
La plupart des romands répondent à des questions et les romanciers, chacun dans sa sphère avec son univers, c’est croyance, ses valeurs… répond à des questions qu’il se pose et aide ses lecteurs à se poser des questions ou à réfléchir sur quelque chose de particulier.
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement Camille Saintonge

Le recyclage de vos archives

211903 – 93/191
La dernière page de votre roman reprend le thème, une phrase, un lieu ou une action qui se situe au début de l’histoire et le répète à la fin.
L’écho entre le début et la fin de l’histoire donne à votre récit une certaine harmonie. Ajoutez-y une motivation et une action du personnage dans une scène.
Au milieu de votre histoire, le personnage doit vivre une expérience qui va le transformer en une nouvelle personne.
Trop souvent, les auteurs d’histoires courtes terminent leur récit au moment de la transformation, mais, sans faire voir comment, par quelle alchimie il a été transformé.
Le recyclage de vos récits abandonnés quelque part dans un disque dur ou sur un fichier est possible et est intéressant, car, le temps que vous avez consacré à les rédiger n’est pas perdu, vous allez pouvoir en tirer parti en les transformant en de courtes histoires. Parfois un simple paragraphe écrit puis oublié dans vos archives peut-être transformé en une histoire courte.
Comment faire votre choix: La première observation c’est que souvent certains paragraphes sont déjà des histoires courtes avec un début un milieu et une fin.
La seconde nécessité, c’est que le paragraphe choisi ne contient que un ou deux personnages qui comptent. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres personnages dans votre histoire, mais, ils sont marginaux et ne jouent pas un rôle important.
Le troisième point c’est que le personnage central vive une expérience susceptible de le transformer.
Si vous trouvez ces trois points dans un paragraphe abandonné et oublié dans vos archives, vous avez la matière pour écrire une histoire courte.
Cordialement Camille Saintonge

La mort nous fascine t’elle?

191903 – 91/191
Oui, ce thème est traité en permanence. Que se passe t’il lorsque vous mourrez… Il y a des milliers d’histoires sur comment éviter de mourir ou comment bien mourir.
La mort est le grand mystère de la vie et les mystères font partie intégrante des sujets des racontars d’histoires.
Alors, pourquoi n’écrivez vous pas une scène de votre histoire courte avec un personnage secondaire qui meurt?
Certains auteurs aiment les plans et les structures et ne peuvent pas s’en passer pour écrire, d’autres pensent que les plans sont réservés aux auteurs qui ne sont pas créatifs et écrivent sans.
Je ne sais pas qui a raison, mais, je suis convaincu que les grands écrivains structurent ce qu’ils ont à écrire, même si ils n’en ont pas conscience. Car leurs histoires ont au final des structures traditionnelles qui ont toujours existé.
Si vous n’aimez pas faire un plan, n’en faites pas, mais je vais malgré cela vous rappeler le contenu traditionnel d’un récit.
Dans une première partie, le personnage principal découvre qu’il a un problème. Dans une seconde partie, il essaie de résoudre son problème en échouant encore et encore et tout va de mal en pire, jusqu’à ce qu’enfin après une ultime tentative il le résout. C’est à vous de décider de sa réussite ou de son échec.
Finalement dans une troisième partie il regarde son succès ou son échec pendant un instant, Alors le lecteur sait que c’est la résolution et la fin de l’histoire.
Cordialement Camille Saintonge