buchenwald

J’ai rencontré il y a longtemps un homme, intelligent, cultivé, maitrisant plusieurs langues étrangères, fin gourmet, plein d’humour et de joie de vivre, habitué des bonnes tables parisiennes qui avait passé quatre années dans le camp de concentration de Buchenwald et qui en était revenu en pesant 35 kilos comme tous les autres. Un jour que je lui demandais comment un bon vivant comme lui avait pu survivre dans ce camp avec la nourriture qui était donnée aux prisonniers, il me répondit :
– Nourriture, vous appelez nourriture un bol de soupe plus proche de l’eau claire que de la soupe s’exclama t’il en rigolant, je vais vous dire. Une fois que j’avais ma gamelle en main, je m’installais du mieux que je pouvais et je fermais un instant les yeux et je m’imaginais dans un de ces restaurants que j’affectionne, je prenais un peu de ce liquide en bouche et je me voyais en train de déguster un homard, une entrecôte, du poulet, des huitres, etc. toutes ces choses que j’aimais et qui me faisaient envie. Mon repas n’était pas meilleur que celui des autres, mais j’en profitais plus et mieux que ceux qui pestaient. J’ai fais durant ces années la même chose pour toutes les circonstances difficiles que j’ai traversé, et je suis revenu maigre, mais j’ai échappé au pire. Nos pensées sont la clef de la vie, si elles sont bonnes elles nous rendent la vie plus facile.
cordialement Camille

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