buchenwald

J’ai rencontré il y a longtemps un homme, intelligent, cultivé, maitrisant plusieurs langues étrangères, fin gourmet, plein d’humour et de joie de vivre, habitué des bonnes tables parisiennes qui avait passé quatre années dans le camp de concentration de Buchenwald et qui en était revenu en pesant 35 kilos comme tous les autres. Un jour que je lui demandais comment un bon vivant comme lui avait pu survivre dans ce camp avec la nourriture qui était donnée aux prisonniers, il me répondit :
– Nourriture, vous appelez nourriture un bol de soupe plus proche de l’eau claire que de la soupe s’exclama t’il en rigolant, je vais vous dire. Une fois que j’avais ma gamelle en main, je m’installais du mieux que je pouvais et je fermais un instant les yeux et je m’imaginais dans un de ces restaurants que j’affectionne, je prenais un peu de ce liquide en bouche et je me voyais en train de déguster un homard, une entrecôte, du poulet, des huitres, etc. toutes ces choses que j’aimais et qui me faisaient envie. Mon repas n’était pas meilleur que celui des autres, mais j’en profitais plus et mieux que ceux qui pestaient. J’ai fais durant ces années la même chose pour toutes les circonstances difficiles que j’ai traversé, et je suis revenu maigre, mais j’ai échappé au pire. Nos pensées sont la clef de la vie, si elles sont bonnes elles nous rendent la vie plus facile.
cordialement Camille

structure du roman

La structure du roman en trois parties existe depuis que l’homme des cavernes s’est assis autour d’un feu pour raconter et commenter aux autres comment il a poursuivi un mammouth comment il l’a tué…
Un policier attrape un criminel, le criminel échappe au policier, le policier rattrape le criminel.
Mais on peut faire de cette structure en trois parties une structure avec une seconde partie qui se divise en deux. On a alors une première partie, une seconde partie A, une seconde partie B, et, une troisième partie. La seconde partie ayant la même longueur que l’addition de la première partie et de la troisième.
seconde partie = 1ère partie + 3ème partie.
cordialement Camille

l’argent des autres

J’ai le souvenir d’avoir lu en fin février début mars un article sur Fillon que le magazine qualifiait de Tartuffe. Ce magazine racontait sur plusieurs pages les excès en tout genre dont avait abusé le ministre de celui que les Français appelaient le « petit Nicolas » : Falcon, hélicoptère, notes de frais … Peut-être était-ce une façon pour ce président bling bling de s’attacher des collaborateurs en leur permettant d’abuser de ces dérives gourmandes sur les fonds publics. Les collaborateurs seraient prêt à défendre leurs abus et par extension celui qui les leur permettait… Le procédé perdure t’il encore ?
À la lecture de ces pages j’avais eu le sentiment qu’il était temps de faire le ménage dans la république et qu’il était nécessaire de supprimer ces abus d’élus que rien ne peut justifier, surtout pas leur fonction d’élu.
Profiter d’un système est humain, sans être vertueux, mais, cette dilapidation de l’argent des autres à des fins personnelles doit rester tolérable pour les plus démunis, si, l’on ne veut pas que tout soit permis et qu’il n’y ait plus de limites dans les saignées faites dans les fonds publics par certains élus…
cordialement Camille

Non

Non, je ne crois pas que Marine Le Pen soit fachiste. Si on avait eu un second tour Macron-Mélanchon tous les magouilleurs de la politique qui ont amené la France dans le mur depuis 20 ans auraient criés halte au bolchévisme…
Non, je ne voterai pas Macron, car je crois que monsieur Macron représente tout ce que les français ne veulent pas : mondialisation, banques, grands groupes, immigration de masse… et je crains que lorsque les français vont se réveiller et s’apercevoir qu’ils ont été manipulés par monsieur Macron le réveil du peuple soit terrible.
Non, je ne voterai pas Marine le Pen, mais, j’hésite encore entre l’abstention et le vote blanc.
cordialement Camille

la réécriture

Réécrire c’est vérifier que l’histoire est bien structurée, c’est corriger, c’est voir en transformant des actions racontées en les faisant toucher du doigt à vos lecteurs. Le héros n’entre pas dans le parc qui entoure la maison de son enfance, il avance dans l’allée, ses pas font crisser les graviers de l’allée bordée de haies de mimosas, il sent le parfum des fleurs qui le font voyager dans son enfance, les fleurs jaunes lui rappellent que c’est sa couleur préférées, son pas devient plus rapide à mesure qu’il progresse dans l’allée dans sa hâte de découvrir la grande bâtisse carrée où il jouait. Les volets verts à persiennes du rez de chaussée sont fermés, les plantes grimpantes qui recouvrent la façade ocre jaune ont poussé et arrivent maintenant jusqu’au toit de tuiles jadis rouges, recouvertes aujourd’hui de mousse …
cordialement Camille

Le dernier jour

Vers la fin du roman, lorsque tout bascule, votre héros croit qu’il vit le dernier jour du reste de sa vie. Mettez vous à sa place et demandez-vous ce que vous feriez si vous viviez le dernier jour de votre vie?
Votre héros, lui, va vouloir vivre cette journée pleinement et faire des choix par rapport à ses convictions profondes. Sa confiance en lui va devenir inébranlable et sa voie sera toute tracée, il va choisir des valeurs qui sont importantes pour lui et rien ne pourra l’arrêter. Il sait ce qu’il veut vraiment. Ses actions vont être capitales et vont lui permettre de transformer sa déroute et ses déboires en une éclatante victoire.
cordialement Camille

crête

Il y a de nombreuses années je faisais un séjour en crête en été, cette ile de la méditerranée popularisée en 1964 par le film « Zorba le grec » où Anthony Queen dansait le Sirtaki dont il lançait la mode et faisait découvrir au reste du monde le folklore et les moeurs grecs.
Le tourisme lorsque j’y séjournais n’était pas développé comme aujourd’hui, pratiquement pas d’hôtels dans l’ile et seulement une poignée de visiteurs étrangers. Si l’on voulait visiter le pays il fallait séjourner dans les villages de la côte chez l’habitant dans des conditions spartiates. Pour se nourrir on allait dans la cuisine de l’endroit ou l’on était installé et l’on montrait du doigt ce que l’on voulait à la maitresse des lieux. Les vieux dans les villages portaient des bottes noires et des culottes de cheval, ils sirotaient l’air grave, du café grec à la terrasse de la taverne locale. Chaque village avait la sienne.
La cuisine était typiquement méditerranéenne, presque toujours à base de mouton, et, plutôt grasse. Mais le raki cette eau de vie de marc de raisins parfois aromatisée à l’anis coulait à flot. On améliorait les repas en allant en mer ramasser des oursins, il y en avait partout à profusion, presque au bord. On en ramassait une centaine en moins d’une demi heure. Les locaux rigolaient et se moquaient en nous voyant nous régaler de ces oursins délicieux à reflets mauve qu’ils dédaignaient. La mer était chaude et transparente, la température douce, on nageait pendant des heures.
Je garde de ce séjour bien des années plus tard un souvenir vivace et fantastique, celui d’une nature pas encore polluée par le tourisme de masse. Aujourd’hui, je n’ose pas y retourner de peur d’être trop déçu.
cordialement Camille