Les formes du récit de voyage

Dès lors que la connaissance de la contrée parcourue cesse d’être l’attrait principal des récits de voyage, « Ce n’est ni un livre, ni un voyage », avertit Lamartine dans son Voyage en Orient (1835). Les auteurs revendiquent leur dilettantisme, voire leur ignorance, et tournent ainsi le dos à une tradition érudite qui instruit avant de plaire.

Les formes les plus courantes du récit de voyage, le journal, la lettre et le récit composé, se caractérisent par l’absence de contraintes internes. Le récit de voyage emprunte des traits aux autres genres, sans se soucier de son homogénéité. Il s’inspire du roman, mais juxtapose des lieux et non des actions, ce qui le dispense d’enchaîner descriptions et digressions à des fins dramatiques. Inséré dans un recueil, il tend à devenir un essai documentaire où s’estompe le point de vue singulier du narrateur.

Ainsi, le second voyage de Dumont d’Urville en Antarctique ne compte pas moins de trente volumes et nécessite, pour sa rédaction, la collaboration d’une dizaine de scientifiques. Le récit de voyage fait même des incursions dans la poésie avec le Voyage de Hollande (1965) d’Aragon, rédigé en vers.
cordialement Camille

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