voyage et écriture

On voyage parce qu’on a lu, mais aussi pour lire. Si Cendrars erre de bibliothèque en bibliothèque, Gide transporte la sienne au Congo pour écrire.

À l’aube du XIXe siècle, les écrivains renoncent à ajouter un savoir à des connaissances déjà pléthoriques. La diversité des points de vue offre aux écrivains la liberté de raconter indéfiniment le monde, puisque l’enjeu réside dans le regard personnel.

Qu’importe si le monde est déjà connu puisque chaque regard est singulier ! C’est pourquoi les écrivains n’hésitent pas à parcourir et raconter les mêmes lieux, en Grèce, en Égypte, à Jérusalem… Chaque écrivain-voyageur vit l’aventure dans l’écriture et non plus dans le parcours du monde.

L’Ailleurs, nimbé de légendes, ne tient pas toujours ses promesses. Michel Leiris, parti en quête d’une Afrique rêvée, marche sur les traces de Rimbaud et de Roussel ; il veut « de la terre rouge, de la végétation, des sauvages nus comme dans les livres d’images », mais, tout au long de son journal, L’Afrique fantôme (1934), il ne cesse de dire son désappointement devant la réalité et abandonne les descriptions.

Gauguin, par exemple, se détourne de l’Occident pour retrouver le mystère de la culture polynésienne : « Sur le sol pourpre, de longues feuilles serpentines d’un jaune métallique me semblaient les caractères écrits de quelque lointaine langue orientale » (Noa Noa,)
cordialement Camille

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s