Lâcher prise

C’est le 31 juillet 1914 : qu’est Né de Louis de Funès.
et c’est aussi le 31juillet 1932 qu’a eu lieu en Allemagne la Victoire du parti nazi aux élections au Reichstag.

Quelques fois on arrive pas à lâcher prise, c’est pourtant une attitude indispensable pour passer à autre chose.
On retrouve ce comportement à la fin de la partie centrale d’un roman. Le protagoniste lâche prise, il accepte la situation qu’il vit et est prêt à se sacrifier pour marquer d’une façon positive les valeurs qui sont les siennes et qu’il est prêt à défendre jusqu’à la mort. C’est alors que l’on passe à la troisième partie du roman. Le protagoniste reçoit directement ou indirectement une révélation sur lui même qui va le faire changer définitivement.
Il va alors gagner la partie alors qu’il avait renoncé à son objectif et ne se battait plus que pour défendre ses valeurs profondes. Il s’aperçoit que ce qui était important ce n’était pas la poursuite de son objectif, mais, le changement qui s’est opéré en lui.
L’écriture est une grande leçon de vie et le roman un outil formidable pour mieux comprendre nos semblables et leur façon de réagir en face des évènements qu’ils traversent dans leur vie.
cordialement Camille

espace privé

De plus en plus de personnes tentent de se construire un « espace privé » pour vivre et où augmenter leurs revenus.
Je regardais dernièrement et par hasard une émission conçue et réalisée en Grande Bretagne sur ce sujet qui m’a surpris par l’ingéniosité dont ont fait preuve les participants.
Ce qui m’a frappé c’est la simplicité des expériences présentées dans ce petit film. À partir de structures mobiles comme des vieux camions et des budgets très modestes (inférieurs à 4000€) les personnes qui ont tentés ces transformations de camions, ont réussi des projets remarquables d’originalité qui leur permettent d’augmenter leurs sources de revenus en ajoutant à leur activité principale la location de gites qui est à la mode actuellement.
cordialement Camille

Dans les iles

Dans les iles
Une rue étroite avec de chaque côté des tables protégées du soleil par de grands parasols., Le passage central permet juste à deux personnes d’avancer de front.
Une chaleur lourde qui s’abat sur les petites maisons blanches aux volets bleus et au bout, une mer lisse comme l’eau d’une piscine et transparente comme de l’eau de source. On peut compter les galet au fond de la mer. Un ciel bleu, sans un nuage.
C’est un de ces lieux que j’aime. On entend parler toutes sortes de langues, les gens déambulent tranquillement pour déjeuner ou boire un verre à la recherche de l’établissement qui leur convient le plus.
J’ai mes habitudes sur la terrasse de Costa, un établissement qui fait face à la mer et j’aime m’y installer pour boire un Ouzo en regardant passer les gens, j’essaie de deviner leur nationalité, j’observe leurs visages en me demandant ce qu’ils font dans la vie…
Je me surprend toujours lorsque je commande mon Ouzo, car cet apéritif anisé me plait ici, alors que je n’aime ni le ricard, ni le pastis ni aucune boisson anisée en France. C’est un de mes paradoxes : déteste les boissons anisées mais boit de l’Ouzo dans les cyclades. Il faudra qu’un jour j’attribue ce paradoxe à un de mes personnages pour mieux comprendre.
Les Cyclades font parties des lieux que j’aime. J’ai voyagé dans le monde entier, dans des endroits réputés pour leur beauté, mais rien n’est pour moi comparable à la méditerranée et aux iles grecques.
cordialement Camille

l’escapade

Il y a dans les escapades de voyages un parfum de vacances, de liberté. Ces incursions rapides dans un autre univers sont une détente, un dépaysement, et une découverte des autres. Leur côté superficiel offre l’avantage de laisser une impression vraie ou fausse sur un endroit déterminé. On aura aimé Berlin, Rome ou Vienne et détesté Zagreb, Londres ou Tunis. Mais dans tous les cas quelque soit la sensation bonne ou pas que l’on ait retenu on pourra toujours y revenir pour un séjour un peu plus long et changer du tout au tout.
dernièrement je rencontrais à une soirée un couple de canadiens qui s’étaient fait une joie d’aller visiter Rome, mais, à peine arrivés dans la ville éternelle, avant d’avoir vu le moindre monument ni gouté le moindre plat, madame s’est fait barboter son sac avec pas mal d’argent et tous ses papiers. Leur escapade romaine a tourné court et le souvenir qu’ils en avaient n’était pas vraiment positif. Je passais le reste de la soirée à leur parler de Rome que j’adore et à faire mon possible pour les convaincre de renouveler leur expérience. Dans tous les endroits du monde chacun de nous peut-être victime d’un de ces incidents qui pourrissent la vie et laissent une impression désagréable. Mais, l’inverse est également possible, vous rencontrez par hasard un habitant du cru qui vous fait les honneurs de sa ville et découvrir des lieux exceptionnels qu’un touriste pressé n’a pas beaucoup de chance de voir… Alors prudence sur les impressions des escapades.
cordialement Camille

vive le quebec libre

C’est le 24 Juillet 1534 que Jacques Cartier découvre le golfe du Saint-Laurent et prend officiellement au nom du roi François premier possession des terres qu’il appelle « la Nouvelle-France ».
Personnage contesté, Jacques Cartier n’a pas bénéficié de la faveur des « historiens » aussi reste t’il peu connu.

Le 24 juillet 1967 : En visite officielle à Montréal, le Général de Gaulle lance son « Vive le Québec libre ». Est-ce une coïncidence ? Je l’ignore, mais ce qui est certain c’est que ces quatre mots proclamés au cours d’une visite officielle ont eu un impact important sur les habitants du Québec pour le rapprochement Franco-Canadien, n’oublions pas cette devise : « je me souviens ».
cordialement Camille

aphorisme

Aphorismes généraux

  • « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Guillaume d’Orange.
  • « Tout doit changer pour que rien ne change. » Giuseppe Tomasi di Lampedusa
  • « Ce ne sont pas les enfants sur la banquette arrière qui font les accidents mais les accidents sur la banquette arrière qui font les enfants. » Pierre Dac.
  • « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Rabelais
  • « Les absents ont toujours tort de revenir. » jules Renard
  • « Le soleil ne luit pour personne. » Paul Eluard
  • « L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres. » Coluche
  • « La vie ! Quelle merveilleuse absurdité. » Daniel Desbiens
  • « Il n’est de richesses que d’hommes ». Jean Bodin.

Aphorismes moraux

  • « Toutes les vertus des hommes se perdent dans l’intérêt comme les fleuves se perdent dans la mer. » La Rochefoucauld
  • « Tout a été dit, et l’on vient trop tard, depuis sept mille ans qu’il y a des hommes, et qui pensent. » La Bruyère
  • « La vraie éloquence consiste à dire tout ce qu’il faut, et à ne dire que ce qu’il faut. » La Rochefoucauld
  • « Ce qui ne me tue pas me fortifie. » Nietzsche
  • « Je cherchais de grands hommes, et je n’ai trouvé que des hommes singeant leur idéal. » Nietzsche
  • « On ne mesure pas la générosité par ce que l’on donne, mais plutôt par ce que l’on attend en retour. » (Leonid S. Sukhorukov)
  • « L’autre n’est pas seulement différent de toi, il l’est encore différemment que tu ne l’as imaginé. »Ferenc Rakoczy
  • « Pour faire de grandes choses, il faut vivre comme si l’on ne devait jamais mourir. » Vauvenargues
  • « La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » Paul Valery

un jour comme les autres

Il respirait lentement par la bouche, il aspirait l’air bouche ouverte en gonflant bien ses poumons et en expirant à fond. Depuis deux heure du matin, le pincement dans la poitrine qui l’avait réveillé le faisait atrocement souffrir, il n’osait pas bouger de peur que la douleur qui lui coupait la respiration n’augmente encore. Son bras gauche n’était plus sensible, comme si le sang y circulait mal. La sensation était particulièrement désagréable. Qu’avait il ? il ne le savait pas. La semaine dernière encore il avait fait toute une batterie d’examens. Les médecins n’avaient rien trouvé, son coeur fonctionnait normalement, pourtant il souffrait.
Il décida de se lever sans faire de bruit pour aller prendre des comprimés pour calmer ses souffrances. Les médicaments qu’il prenait étaient une saloperie opiacée mélangée à un autre antalgique. Le résultat contre la douleur était efficace mais comme tous les médicaments de ce genre il ne fallait pas en prendre trop longtemps car très vite il y avait accoutumance et il faudrait augmenter les doses.
Il se rallongea et ferma les yeux attendant que le cachet fasse effet et qu’il se rendorme.
Il se réveilla à 9h, lorsque son épouse se leva en se plaignant parce qu’il ronflait.
Il ne fit pas de commentaire et se leva à son tour, il ne souffrait pas, il sourit et se dirigea vers la terrasse pour y boire sa tasse de café. Le temps était doux, le mois de juillet était mitigé, mais il y avait de belles journées bien ensoleillées où il pouvait profiter de la piscine chauffée où il lui arrivait de rester une heure ou deux à barboter dans une eau à 27° celsius. Mais aujourd’hui, le temps était couvert, et il était fatigué, il s’était réveillé trop tôt, il aurait préféré rester sur la terrasse, mais, c’était jour de marché et son épouse avait décidé d’y aller et de le trainer avec elle, elle insista tant et plus qu’une fois encore pour avoir la paix il l’accompagna sous une pluie de réflexions désobligeantes.
Quand ils revinrent c’était l’heure de passer à table, elle choisit de déjeuner au restaurant. Ils s’étalaient les uns à la suite des autres tout près de chez eux. Elle ouvrait la marche et lui suivait à deux pas derrière pour lui permettre de choisir un restaurant, de le quitter pour une raison qu’elle trouvait à la suite d’une parole que lui avait pu avoir, ou parce qu’il n’avait rien dit… C’était toujours un moment long et difficile, trop de soleil, pas assez de soleil, un garçon qui ne montrait pas assez de zèle, une carte qui ne lui convenait pas, tout était susceptible de créer un problème. Il se demandait parfois ce qui ne lui posait pas un problème, il n’avait jamais pu trouver de réponse. Tout pouvait dégénérer en une crise qui s’accompagnait de cris de hurlements, de menaces, d’insultes…
Depuis vingt ans qu’ils étaient mariés, ces crises récurrentes le blessaient encore, même si il n’y faisait plus vraiment attention, il se demandait à chaque instant ce qu’elle allait inventer pour être désagréable.
C’était le second restaurant qu’ils quittaient à peine installés et il commençait à avoir faim, il pénétra dans un restaurant au hasard et s’installa sans un mot. Ils étaient tous semblables, des gargottes à touristes au menu et au prix identiques, rien ne les différentiait les uns des autres. Elle s’aperçut qu’il s’ était installé et se précipita en hurlant et en l’insultant. Il ne disait rien et la regardait tranquillement. Elle prit conscience qu’il fallait qu’elle se décide, elle l’insultait copieusement se donnant en spectacle sans pudeur. Il lui offrit la satisfaction de ne pas perdre la face et accepta de changer de place et ils s’installèrent enfin pour déjeuner.
Les clients aux autres tables se demandaient comment ce type pouvait accepter de partager sa vie avec cette harpie qui n’ouvrait la bouche que pour être déplaisante.
Une douleur plus aigue le ramena à la réalité et il réalisa que ses douleurs étaient peut-être psycho somatiques. Son corps n’en pouvait plus et il réagissait aux maltraitances qu’il subissait sans broncher en permanence. Une seule certitude, Il était tout doucement en train de mourir. Puis il se rappela que son père avait été victime de douleurs semblables et qu’il s’était laissé mourir pour cesser de souffrir au bout d’une année de visites et d’examens chez des médecins et des spécialistes qui n’avaient pas trouvé le moyen de le soigner…
Le déjeuner terminé elle choisit d’aller faire un peu de shopping, tandis que lui rentrait à la maison pour faire sa sieste. Il prit plusieurs comprimés et s’allongea.
Lorsqu’elle rentra à la maison deux ou trois reproches aux lèvres, elle le trouva les yeux fermés, souriant, d’un sourire épanoui et heureux, détendu, apaisé, serein. Cela fit redoubler sa colère et ses insultes, mais, Il ne l’entendait plus, il ne souffrait plus, il était mort.
cordialement Camille Saintonge