Pour ou contre les relations épistolaires

J’entretiens des relations épistolaires avec de nombreuses lectrices et lecteurs dans 170 pays. Je suis donc favorable à ces relations qui sont pour l’auteur que je suis une source d’enrichissement personnel.

Certaines sont soutenues, parfois un échange de mail quotidien de quelques lignes, d’autres moins fréquentes, un long mail une fois par mois, d’autres irrégulières, je répond ou je pose une question, j’annonce une séance de dédicace dans une librairie de la ville de mon interlocuteur ou interlocutrice, ou une participation à un salon du livre locale…

Mais tous ces échanges ont une caractéristique, chacun de nous s’implique dans sa correspondance. Nous donnons des détails, évoquons des expériences ou des moments personnels…

Il ne peut y avoir d’échange si on ne donne pas un peu de soi même.

Savoir que mon interlocuteur a la grippe ou vient de lire une publication qu’il a adoré m’intéresse et me permet en retour de lui demander des nouvelles de sa santé, quel temps il fait chez lui, rappeler que j’ai moi-même lu cette publication qu’il a aimé, mais, que j’ai préféré telle autre…

Je suis donc pour les relations épistolaires à condition que les participants soient impliqués dans l’échange.
cordialement Camille
camillesaintonge arobase gmail.com

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Naufragé volontaire au milieu des furies Sarkosistes

J’ai vécu l’enfer pour avoir le malheur de dire que le bouquin que publiait sarkosy ne m’interressait pas, et que, d’ailleurs il était fort probable que ce ne soit pas lui qui l’ait écrit et que ce n’étaient sans doute que des propos ciblés destinés à sa campagne électorale.

Je tiens à préciser que je ne fais pas de politique, que je vote régulièrement, mais que je considère que les déclarations des politiques ne concernent que ceux qui les croient, de même que le battage médiatique à propos des politiques me dérange.

Je me trouvais donc dans une soirée encadré par trois femmes qui manifestement faisaient de la politique, mais, ne semblaient pas faire la différence entre un député et un sénateur…

Mais, étaient sensibles à toutes les déclarations politiques qu’elles commentaient et en redemandaient même…

Pour elles Sarkosy était un enfant de coeur qui s’était laissé abuser par « les autres »…

Alors imaginez mon propos dans cette réunion, ce fut l’horreur, elles me sont tombées dessus, et, j’en ai entendu de toutes les couleurs. Je n’ai bien sur pas répliqué et, j’ai même calmé le jeu.

Mais j’ai réalisé le rôle que pouvaient jouer certains fanatiques qui n’acceptent pas que l’on puisse penser d’une autre manière qu’eux mêmes,et, les réactions que ces personnes étaient susceptibles d’avoir au nom de convictions basées sur des déclarations et des rabâchages médiatiques non vérifiés.

Ah! Voltaire, comme tu avais raison de combattre le fanatisme.
cordialement Camille

100 jours pour un livre

Les auteurs de « livres de gare » produisent quatre romans par an c’est à dire autour de 20000 mots par mois, ce sont environ 700 mots chaque jour. Tâche tout à fait raisonnable, cela représente en corps 12 helvetica une page A4 et demi pour ceux et celles qui utilisent un ordinateur.
On pourra donc planifier en quelques 21 jours la partie 1, idem pour la partie 2A , suivront la partie 2B de 21 jours et la partie 3 également de 21 jours. L’ensemble sera écrit en 84 jours. On ajoutera 15 jours de préparation, un jour pour les décors, un jour à la construction des personnages, une dizaine de jours pour structurer l’intrigue et un jour final pour structurer le tout.
L’objectif est de produire un roman grand public de 180 pages format poche
13 chapitres de 8 pages A4 (environ 60000 mots). Sans oublier que les dialogues diminuent énormément le nombre de mots à écrire.
100 jours pour un livre
cordialement Camille

la lettre

Les auteurs sont habitués à donner beaucoup d’eux mêmes. Ils savent que c’est seulement en donnant que l’on reçoit. C’est pourquoi si l’on n’aime pas l’univers d’un auteur inutile de le lire, on n’aimera pas ce qu’il écrit.

Comment croire un instant que l’on peut communiquer en restant sur la réserve? C’est une vue de l’esprit bien sur. La confiance et la générosité se partagent, elle sont la base de toute communication. Qui peut croire que l’on peut se contenter d’un énoncé sans les anecdotes qui vont avec, et, prétendre communiquer?

C’est pourquoi les échanges épistolaires entre un auteur et ses lecteurs et lectrices sont une richesse unique. Je relisais dernièrement quelques missives de la correspondance de Voltaire, pour constater qu’elle ne dérogeaient pas à cette règle et que ses correspondants les plus réguliers respectaient eux aussi ces habitudes de générosité et donnaient beaucoup d’eux mêmes.
cordialement Camille

politique et démocratie

Dans une démocratie tout le monde peut être candidat à la présidence de la république et avoir une chance d’être élu. Je crains que ce ne soit pas vraiment le cas en France.

Certes c’est moins laid que dans beaucoup d’autres pays, mais il faut déjà franchir la barrière des signatures à recueillir, une fois cette étape réussie, il faut au moins que votre nom soit connu des électeurs…

Vous noterez que je ne parle pas, ni de qui vous êtes ni des projets que vous avez pour vos concitoyens. Cet aspect n’a aucune importance ce qui me parait plutôt grave.

La clef de l’élection est le montant des fonds que vous allez pouvoir engager dans la bataille et pendant combien de temps. Plus ils seront important, plus la probabilité de votre victoire sera grande.

Le temps et les montants sont théoriquement réglementés, mais seulement théoriquement.

En fait la politique des partis et les politiques eux-mêmes faussent ce genre d’élection.
cordialement Camille

Liseuse

Je viens de télécharger dans ma liseuse 109 titres de Voltaire soient 10143 pages dont j’avais envie de relire certaines choses. C’est merveilleux d’avoir ainsi en réserve des titres de grands auteurs que l’on peut lire ou parcourir au gré de ses envies. Les contes philosophiques, les pièces de théâtre, les poèmes, l’oeuvre philosophique, je n’ai que l’embarras du choix.

Avec les livres papier, le papier bible avait représenté un grand progrès et fait le succès d’une collection qui ne reprenait que des oeuvres anciennes. La liseuse est un nouveau pas en avant puisque elle permet de stocker en toute légèreté des oeuvres complètes que l’on peut emporter dans sa poche.
cordialement Camille

Le carnet

Fidèle et pratique compagnon, le carnet recueille les esquisses, les notes, les histoires et les idées avant qu’elles ne deviennent des pages de livres.

C’est le complément indispensable à la nouvelle technologie portable.

Cueillir la réalité en mouvement, capturer des détails, noter sur du papier la nature unique d’une expérience, le carnet est un accumulateur d’idées et d’émotions.

Avec ses différents formats de page, le carnet est un partenaire pour tous les créatifs, chacun a son format auquel il est attaché pour des raisons qui lui sont propres.

J’utilise personnellement deux formats différents. L’un vraiment de la taille d’un carnet qui tient dans une poche. Sans ligne pour guider mon écriture je peux écrire environ 350 mots sur une seule page. J’en ai toujours un dans mes poches avec un porte-mines et sa gomme.

L’autre, plus grand, proche du format A5, moins transportable que je glisse dans une sacoche. J’y note des histoires, des idées, des expériences, des émotions. On peut lui solidariser un porte-mines, une petite patte sur la tranche est destinée à cela. Les deux me sont indispensables.
cordialement Camille