Des outils pour écrire

Des outils pour écrire

1° L’annuaire du téléphone, source de noms, de professions, de communes …

2° Le calendrier des postes qui donne la liste des prénoms usuels ainsi que des repères chronologiques

3° Un manuel de cuisine pour composer les menus de votre héros

4° Des cartes et des guides touristiques pour décrire des lieux pittoresques et établir des trajets cohérents. Même lorsque l’on connait les lieux c’est pratique d’utiliser un guide et des plans.

5° Des catalogues de vente par correspondance comme la redoute ou les 3 suisses qui seront une mine d’or pour les objets, les vêtements, la mode …

6° Des journaux et des magazines pour constituer des dossiers thématiques, fichier de personnages à partir de photos, fichier de lieux à partir de reportages touristiques, fichier événements à partir d’articles historiques…

7° Des ouvrages spécialisés que l’on trouve en bibliothèque.

À cela rajoutez vos propres observations, sur les gens leurs gestes et leur manière de parler, les lieux, les événements de la vie que vous aurez notés dans vos carnets ainsi que les histoires d’autres qui vous ont racontés leurs expériences …

Ces outils indispensables pour écrire un roman dans le passé sont devenus moins indispensables au fur et à mesure du développement de l’internet car on trouve leur contenu sur des sites nombreux, mais l’idée reste la même.

Il n’est donc plus nécessaire de classer toute une masse d’informations dans des chemises de couleurs différentes qu’avec le temps on ne savait plus où stocker quand la cave était pleine. On peut aujourd’hui se contenter de faire une recherche précise pour trouver non seulement ce dont on a besoin mais également le superflu pour préciser un point particulier.

Les fiches de personnages et de lieux deviennent très faciles à constituer.

cordialement

Le point de vue

Le point de vue
Il illustre un thème. La difficulté consiste à matérialiser des idées contraires dans des personnages qui agissent pour démontrer et venir contrarier la thèse qui est développée par l’auteur.

Dans un roman, pas de demi-mesure, pas de oui mais, mais un engagement tranché. Le lecteur doit savoir à quoi s’en tenir. Ceci implique une résolution sans ambiguité.

Les fins ouvertes sont à proscrire si vous voulez que votre lecteur soit satisfait de ce qu’il a lu. La mécanique doit cependant rester discrète et s’effacer derrière le protagoniste.

Les rebondissements correspondent à des passages où une thèse en remplace une autre dans la seconde partie de votre roman.
Cette seconde partie se découpe en deux phases.

La première où le protagoniste découvre les différents aspects du thème, et la seconde où sa décision est prise, il prend le thème à bras le corps et agit pour arriver à la conclusion que vous avez choisie.

Si vous hésitez dans la conclusion et que vous laissez le choix, l’histoire n’est pas réellement terminée, et, c’est frustrant pour le lecteur. Or, vous ne voulez pas stresser votre lecteur, mais, le distraire en lui racontant une histoire.
cordialement

Rien n’arrête le bonheur

Rien n’arrête le bonheur
« Ceux qui l’ont dans le coeur, on les voit toujours sourire »
Le ciel est gris, il pleut et pourtant je suis porté par une vague de joie et de bonheur. J’écoute de la musique que j’aime. Aujourd’hui, le monde m’appartient.

Cela vous est sans doute arrivé, du moins je vous le souhaite. Il suffit de peu de choses et surtout d’y croire, de se projeter dans des moments que l’on aime, dans des émotions que l’on pourrait vivre et que l’on veut vivre, et, tout cela existe. La puissance de nos pensées est telle qu’elle réalise nos rêves.

J’ai lu quelque part une phrase du genre : Si tu es triste et malheureux, respire à fond, fais l’heureux et le monde t’appartiendra. Cette phrase m’avait fait sourire lorsque je l’avais lue, pourtant, rien de plus vrai. il suffit d’avoir envie d’être heureux et d’y croire pour que l’on le devienne au moins pour un temps.
N’est-ce-pas ce à quoi nous aspirons tous? Alors sans hésiter, choisissons notre bonheur pour pouvoir le faire partager aux autres. N’est-ce pas un bon moyen de dire merci à la vie lorsque elle nous tend la main?
cordialement

Balade en mer

Balade en mer
Il fait beau c’est le moment où l’on a envie de faire une balade en mer. Pour éviter qu’elle ne vire au cauchemar ne vous fiez pas au temps qu’il fait dans le port. Un port est un abri et vous risquez fort d’être surpris par le vent et les conditions de navigation une fois sorti du port. Le temps change vite en mer.

Le stress ou l’appréhension se transforment facilement en mal de mer. Alors, respirez à fond, souriez et regardez l’horizon l’esprit serein. C’est à l’intérieur du bateau qu’apparaissent plus facilement les barbouillages d’estomac symptômes du mal de mer. En ce qui concerne la lecture si vous êtes sujet au mal de mer, lisez avec modération et prenez un comprimé 1 ou 2 heures avant d’embarquer.

Un bateau n’est pas une démocratie participative. Le capitaine est seul maitre à bord, c’est lui qui assume la responsabilité de tous ceux et de toutes celles qui sont à bord. obéissez lui.

Une fois en mer on vous proposera sans doute quelques lignes pour pêcher… Une activité à ne pas faire si vous ne voulez pas tomber malade.

Ne vous placer pas à l’avant du bateau installez-vous dans le cockpit, c’est la partie arrière du bateau. Cela vous évitera de prendre à travers la figure quelques embruns pas toujours agréables.

On ne doit pas partir l’estomac vide. Mais, si vous faites un repas copieux et bien arrosé, attention au mal de mer.

Méfiez-vous du soleil. Prenez votre crème solaire avec vous pour évitez de prendre un coup de soleil. Avec le vent vous ne vous rendrez compte de rien, mais ça peut faire mal.
cordialement Camille

Quelques situations dramatiques

36 situations dramatiques

Si vous avez des difficultés pour trouver un thème pour écrire, voici un bref résumé. La liste originale contient plus de détails sur les personnages impliqués et leurs intentions. Ces situations dramatiques ont fait leurs preuves et l’on retrouve l’une f’elle dans la plupart des romans à succès depuis….. et même bien avant

Implorer : un personnage en péril implore qu’on le tire de l’embarras.
Sauver : un personnage se propose pour en sauver un ou plusieurs autres.
Venger un crime : un personnage venge le meurtre d’un autre personnage.
Venger un proche : une vengeance au sein d’une même famille.
Être traqué : un personnage doit s’enfuir pour sauver sa vie.
Détruire : un désastre survient, ou va survenir, à la suite des actions d’un personnage.
Posséder : un désir de possession (un bien, un être, etc.) contrevenue.
Se révolter : un personnage insoumis se révolte contre une autorité supérieure.
Être audacieux : un personnage tente d’obtenir l’inatteignable.
Ravir ou kidnapper : un personnage kidnappe un autre personnage contre sa volonté.
Résoudre une énigme : un personnage essaie de résoudre une énigme difficile.
Obtenir ou conquérir : un personnage principal essaie de s’emparer d’un bien précieux.
Haïr : un personnage voue une haine profonde à un autre personnage.
Rivaliser : un personnage veut atteindre la situation enviable d’un proche.
Adultère meurtrier : pour posséder son amante, un personnage tue son mari.
Folie : sous l’emprise de la folie, un personnage commet des crimes.
Imprudence fatale : un personnage commet une grave erreur.
Inceste : une relation impossible entre proches.
Tuer un des siens inconnus : un personnage tue un proche sans le savoir.
Se sacrifier à l’idéal : un personnage donne sa vie pour un idéal.
Se sacrifier aux proches : un personnage se sacrifie pour sauver un proche.
Tout sacrifier à la passion : une passion se révèle fatale.
Devoir sacrifier les siens : pour un idéal supérieur, un personnage sacrifie un être proche.
Rivaliser à armes inégales : un personnage décide d’affronter un autre plus fort que lui.
Adultère : un personnage trompe un autre personnage.
Crimes d’amour : un personnage amoureux s’égare et commet un crime.
Le déshonneur d’un être aimé : l’être aimé se livre à des activités répréhensibles.
Amours empêchés : un amour est entravé par la famille ou la société.
Aimer l’ennemi : un personnage en aime un autre même s’il est son ennemi.
L’ambition : un personnage est prêt à tout pour concrétiser son ambition.
Lutter contre Dieu : un personnage est prêt à affronter Dieu pour assouvir son ambition.
Jalousie : mépris et jalousie amènent un personnage à poser des actes regrettables.
Erreur judiciaire : un personnage est injustement accusé et condamné.
Remords : rongé par la culpabilité, un personnage a des remords.
Retrouvailles : après une longue absence, des personnages se retrouvent ou se reconnaissent.
L’épreuve du deuil : un personnage doit faire le deuil d’un personnage aimé.
On peut faire varier le nombre de ces situations dramatiques. Étienne Souriau soutient qu’il y a plus de deux cent mille situations dramatiques. Il s’agit le plus souvent de variantes des 36 situations de Polti.

cordialement

La trame d’andereggen

La Trame d’analyse d’Andereggen

I. Identification

Titre; auteur; date (de la publication originale si l’on la sait, ou de la publication du recueil); circonstances significatives de la composition ou de la publication, s’il y en a.

II. Matériaux

A. Personnages:

1. principaux;

2. accessoires; anonymes.

B. Scène: la scène géographique; le décor précis (ou les décors).

C. Époque

D. Action (ce qui se passe): un très bref résumé en deux ou trois phrases objectives, sans commentaire.

III. Thème (la signification de ce qui se passe)

A. Thème dans un sens très large: par exemple, le thème de Madame Bovary, dans ce premier sens, c’est l’adultère en province; le thème de Macbeth, c’est l’ambition; le thème de Candide, c’est l’optimisme.

B. Thème dans un sens plus précis: le thème dans ce sens peut être une idée, une pensée, une morale, ou quelque chose de moins précis: un sentiment, une impression, un effet dominant (le thème de Madame Bovary, dans ce deuxième sens, c’est la lutte entre la réalité et l’imagination chez une femme de province, qui, à force de vouloir imposer sa vision sur les données plates et ennuyeuses de son existence, finit par sombrer dans la désillusion et dans la mort).

C. Y a-t-il des motifs subordonnés assez importants à noter?

IV. Technique

A. Construction:

1. Point de vue (« optique », perspective, éclairage); par quels yeux le lecteur voit-il l’action, le sujet? Y a-t-il une voix qui domine?

2. Introduction (s’il y en a une): comment l’auteur entre-t-il en matière? Y a t-il un « cadre » comme chez Giovanni Boccace, Geffroy Chaucer ou Marguerite d’Angoulême?

3. Exposition: la partie qui présente les faits qu’il faut savoir pour suivre l’action; où commence et où finit l’exposition? Marquez pages et lignes avec le plus de précision possible.

4. Action ascendante: où commence-t-elle? Où finit-elle?

5. Point culminant (climax): le point le plus intense, le plus dramatique de l’action ascendante; marquez l’endroit.

6. Dénouement: la partie où le problème ou le dilemme, posé au début, est résolu, dénoué.

7. Conclusion (s’il y en a une): l’auteur dégage-t-il une conclusion, une morale, explicitement, ou se contente-t-il de la suggérer? Laquelle?

B. Peinture ou manière de présenter les personnages: Quelle(s) technique(s) l’auteur emploie-t-il pour montrer leur caractère, leur motivation (leur psychologie)?

C. Peinture du décor, de la toile de fond de l’action; « l’atmosphère » créée, s’il y en a une.

D. Style (étude fondée sur le texte, non pas sur les manuels):

1. Détails significatifs ou révélateurs (évitez de vous perdre dans les détails; cherchez à en dégager les plus importants). Voici quelques aspects du style à étudier:

a. vocabulaire, choix des mots, association des mots;

b. y a-t-il des mots qui reviennent, des mots clefs? Lesquels?

c. images (comparaisons, métaphores); lesquelles vous semblent les plus significatives?

d. syntaxe, rythme des phrases: y a-t-il un rythme caractéristique?

e. sons, sonorités, musique de la prose; l’auteur est-il sensible à ces effets auditifs? Quels passages valent surtout d’être lus à haute voix? Quels effets produisent-ils?

2. Caractérisation générale du style de l’auteur: un bref résumé; choisissez un passage qui donne le cachet de l’auteur, et d’après lequel on pourrait identifier un texte comme étant de lui.

V. Conclusion

1. À quelle(s) tradition(s) ce texte se rattache-t-il?

2. Quel est l’apport original de l’auteur? Sous quels rapports ce texte est-il caractéristique de son auteur?

3. Critique: dans quelle mesure l’auteur a-t-il réussi dans le but qu’il s’est proposé?

4. Jugement personnel: que pensez-vous de ce texte? Qu’est-ce qu’il vous a apporté personnellement? La réponse sera forcément subjective, mais elle ne doit pas être vaguement impressionniste; elle aura une plus grande valeur si elle est fondée sur une connaissance exacte et une interprétation fidèle du texte.

cordialement