Ecrire : confidentialité

Ecrire : confidentialité

Je l’ai souvent écrit, je suis toujours méfiant à l’égard des réseaux sociaux. Ai-je tort ? Je ne porterai pas de jugement sur mon attitude à leur égard. Je crois qu’ils sont dangereux et que dans une quinzaine d’année, le luxe sera de n’être mentionné dans aucun.

Dans Facebook, il suffit de chercher un peu et de croiser les informations que l’on recueille  pour retrouver l’intimité de beaucoup de gens.

facebook déclare pour justifier cela qu’il peut être utile de pouvoir avoir la recommandation de quelqu’un. C’est peut-être vrai. Mais les informations que l’on peut trouver sur les accros du réseau n’épargnent pas la confidentialité auquel chacun de nous a droit.

Vous me répondrez : et alors, je n’ai rien à cacher, cela ne me gêne pas. C’est un point de vue que je respecte, mais personnellement j’ai des rideaux à mes fenêtres non pas pour me cacher, mais parce que ma vie privée ne regarde que moi. C’est mon intimité et je n’apprécie pas qu’elle soit violée.

Certes les magazines people, les programmes de télé-réalité font leurs choux gras du voyeurisme, mais avec l’accord des interréssés, ce qui n’est pas le cas de facebook qui va supprimer la case à cocher qui freinait votre apparition dans les recherches. Quant à Google+, il choisira une photo parmi celles que vous avez déposées pour l’inclure avec votre nom dans ses publicités en indiquant les sites où vous avez mis des j’aime …

Après les écoutes téléphoniques, j’ai le sentiment que la curiosité américaine devient un peu malsaine et que cette course à l’information sur les personnes privées pour cibler des clients potentiels pour leur vendre un produit ou un service est un peu trop.

Une société avec comme seule valeur l’argent n’est pas pour moi idéale. Surtout lorsque l’on sait la misère qui existe aux USA, « le modèle » ne m’attire pas.

Je sais, la majorité des gens considèrent les Etats-Unis comme un pays de cocagne où il y a plus de travail qu’en Europe et où travailler encore à des travaux pénibles et difficiles à 80 ou 90 ans parce qu’il faut encore manger même à cet âge avancé… (le marketing sert à cela, faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes et lorsqu’ils se brulent leur dire qu’ils n’ont pas respecté le mode d’emploi). Quant à la sécurité, mieux vaut ne pas aborder des sujets qui fâchent vraiment.

Résolument NON, la fin ne justifie pas les moyens. Mais à chacun sa morale. Je préfère laisser les cauchemars aux autres, même si ils font partie des rêves.

POUR ÉVITER QUE VOTRE NOM ET VOTRE PHOTO APPARAISSENT DANS LES PUBLICITÉS GOOGLE

le site

http://techcrunch.com/2013/10/12/opt-out-google-ads/

le lien

https://accounts.google.com/ServiceLogin?service=oz&passive=1209600&continue=https://plus.google.com/settings/endorsements?hl%3Den%26gpsrc%3Dgplp0%26partnerid%3Dgplp0&hl=en

Il suffit de se rendre sur le lien ci-dessus une fois sur son compte Google. Ensuite, assurez vous que l’option située en bas de page –« Based upon my activity, Google may show my name and profile photo in shared endorsements that appear in ads »  – est bien décochée.

cordialement

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Anecdote du mercredi n°1329201

Anecdote du mercredi n°1329201

Il y a bien longtemps maintenant, un ami pilote de ligne me rapporta des Etats-Unis un apple 2. Cette nouveauté n’était pas encore commercialisée en France.

À cette époque, j’avais un compte dans une grande banque privée de la rue du faubourg saint-honoré dont l’un des directeurs était un ami.

Un jour que je m’y rendais il m’accueillit, et, pour me prouver que la banque suivait l’évolution de la technique et était à la pointe du progrès, il tint à me faire visiter le nouveau service qu’il avait créé. C’était le service informatique. Important, ce service occupait en sous-sol 2 étages aseptisés avec d’énormes machines et des employés qui couraient partout et dans tous les sens en portant des bobines de bandes magnétiques qu’ils passaient leur temps à changer. Bien évidemment je ne lui disais pas que je venais de recevoir un ordinateur de la taille d’une machine à écrire des Etats-unis et qu’il était plus puissant que ses machines qui remplissaient l’équivalent de deux étages. Il me fit tout visiter avec orgueil et je reconnu l’un de ses «informaticiens», un garçon qui était le jeune frère d’une camarade d’enfance. Il n’avait pas fait d’études, son père était propriétaire de plusieurs salles de cinéma où il changeait les bobines de films. Les grandes salles de cinéma de quartier disparaissaient, remplacées par des salles plus petites regroupées sous une même enseigne, propriété de grands groupes américains qui détenaient un quasi monopole de la diffusion. Son père sentant venir une évolution qui lui échappait et dont il ne pouvait pas faire partie, conseilla à son fils de chercher un emploi.

C’est ainsi que grâce à cette expérience de changeur de bobines il avait été embauché comme «informaticien» et donnait satisfaction à son employeur pour son habileté à transporter les bandes informatiques et à les changer avec rapidité sans se tromper.

C’était les débuts de l’informatique en France, et l’histoire de ce jeune homme devenu «informaticien» pour son habileté à changer des bobines donne un éclairage sur ce qu’a été l’informatique à ses débuts.

Les services comprenaient un programmeur et des porteurs de bobines qui apprenaient à programmer au coup par coup en aidant le programmeur à trouver les bugs. Tous ceux qui s’intéressaient à l’informatique, devaient apprendre à programmer, car, il n’y avait pas encore de logiciels. Tous les passionnés s’aidaient entre eux. Je raconterai peut-être un jour une anecdote sur la mentalité formidable des passionnés.

Cordialement

Roman : construire une scène

Roman : construire une scène

Un personnage a un objectif et se confronte à un antagoniste qui ne veut pas qu’il l’atteigne.

Chaque scène a un objectif local qui est un moyen pour atteindre l’objectif global du protagoniste.

Que veut le personnage dans cette scène

Pourquoi

Qui s’oppose à lui

Traduisez ces différents éléments en actions à accomplir

Quelle est l’issue de l’opposition ?

Dans chaque scène il y a deux échecs avant de réussir après une troisième tentative.

La façon la plus simple pour parvenir à écrire rapidement consiste à s’entrainer.

Choisissez d’écrire des scènes sur ce qui vous inspire en respectant la règle qui veut que dans toute scène il y a un conflit.

Ne dépassez pas 1500 mots, c’est un maximum de longueur pour une scène dans un roman.

Pour une nouvelle, la bonne longueur d’une scène est d’un peu moins d’une demi page A4.

C’est très court, c’est pour cela qu’il faut un certain entrainement

les participants de la scène

le conflit

pourquoi

sa résolution

La structure de la nouvelle est la même que celle du roman. Tout est donc plus sommaire, plus dépouillé.

cordialement

Roman : travail préparatoire

Roman : travail préparatoire

En préparant les réponses aux questions ci-dessous, votre nouvelle ou votre roman pourra facilement prendre forme dans votre esprit et vous serez alors prêt pour en rédiger un synopsis détaillé avant d’en écrire le premier jet.

Qui est mon protagoniste :

Que veut-il :

Qui ou quoi s’y oppose :

Que se passera t-il s’il échoue :

Qu’est-ce que je veux que mon protagoniste devienne et soit en fin de récit :

Que doit-il faire pour cela :

Quelle doit être la situation de départ du protagoniste :

Quels sont ses atouts :

Quelles sont ses carences :

De quelles informations a-t’il besoin :

Que doit-il rechercher :

Description sommaire de la façon dont il va s’y prendre pour atteindre son objectif :

Comment le protagoniste va t’il passer de sa situation actuelle à la situation finale :

Quels sont les paliers :

Etat chronologique des résultats à obtenir pour atteindre l’objectif :

Quels sont les objectifs à atteindre :

Lister les actions à accomplir pour chaque scène en précisant qui fait quoi :

Rédiger le synopsis détaillé

Contrôler que tout fonctionne

Envisager des contremesures

Écrivez au moins une heure par jour.

cordialement

Lire : nouvel essai liseuse

Lire : nouvel essai liseuse

La bibliothèque vient à nouveau de me prêter une liseuse. Depuis ma dernière expérience elles ont fait des progrès. Toujours fermées sur leur propre système on peut maintenant charger à partir de son ordinateur à peu près tous les formats courants. Il existe des logiciels gratuits pour rendre tout compatible.

Elles deviennent tactiles et rétro-éclairées. Le côté tactile n’est pas vraiment ce que je préfère. Je m’énerve déjà sur mon Ipad qui m’affiche souvent des choses que je ne lui ai pas demandées, mais, qu’un effleurement maladroit m’impose. D’autre fois, j’ai beau appuyer encore et encore rien ne se passe.

En ce qui concerne les liseuses, cette fonction n’est pas trop pénible, car, ce que l’on veut, c’est passer d’une page à une autre ou aller dans le menu principal etc.

La plupart des fonctions que l’on demande à la liseuse s’effectue dans des conditions satisfaisantes.

Alors ? Liseuse ou pas liseuse.

Je n’arrive pas encore à me décider et à être pour.

C’est en progrès. J’ai évolué puisque précédemment je trouvais l’objet sans intérêt. Mon frein actuellement, c’est le prix de cet objet qui tourne autour des 120€ auquel il faut ajouter un étui de protection entre 20 et 40€ suivant la marque et ce que l’on choisit. Ceci amène la facture à 160€. Un chargeur n’est pas inutile non plus et coute entre 20 et 30€. Car on vous annonce une durée sans chargement de un ou deux mois en précisant une utilisation d’une trentaine de minutes par jour. C’est à dire 15 à 30 heures de fonctionnement. Toujours le markéting qui énerve. Le chargement à partir de l’ordinateur allumé est au minimum de trois heures, ce qui est long et pas très pratique.

Le prix d’une liseuse complète est donc de 180€ ce qui est très élevé par rapport à une tablette qui a beaucoup plus de fonctions dont celle de permettre la lecture comme avec une liseuse en téléchargeant les logiciels gratuits adéquats.

cordialement

Point de vue : aller au bout de ses rêves

Point de vue : aller au bout de ses rêves

Il y a toujours un Lampedusa quelque part, parce que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.

L’appel à l’aventure est une motivation profonde des hommes. C’est lui qui a poussé notre ancêtre à quitter son berceau africain pour s’en aller à la conquête de la planète.

Ni l’océan, ni les montagnes, ni la neige et la glace ne l’on empêché de partir à la rencontre de ses rêves.

Pierre Teilhard de Chardin nomme trois types d’hommes, celui qui reste dans la plaine et trouve son bonheur à contempler la montagne, celui qui monte jusqu’à un plateau et regarde émerveillé la plaine en bas et la cime de la montagne en haut et celui qui trouve son épanouissement à grimper. Qu’importe qu’il arrive ou non au sommet, l’important pour lui est de grimper. Il n’y a pas un type d’hommes meilleur que les autres. Ils sont différents et chacun est l’homme.

Alors on peut regretter les drames que causent aux hommes leurs rêves, mais, quant à les empêcher de rêver c’est une autre affaire.

Lorsque la neige fond pour se transformer en eau, cette eau descend vers la vallée. Peut-on l’arrêter ? Non, on peut organiser son écoulement et l’orienter dans une direction ou une autre, mais on ne stoppe pas sa descente, on peut la ralentir tout au plus. Il en va de même des flux migratoires. Il y aura toujours quelqu’un qui veut aller tenter sa chance ailleurs. Améliorer les conditions de vie locales diminuera le nombre de départ qui resteront pour les plus motivés. Mais, quelle frontière, quelle menace peut dissuader des hommes et des femmes qui sont prêt à mourir pour rencontrer leurs rêves ? Guidé par l’espoir, ils sont prêt à tout affronter, aucun obstacle n’est suffisamment difficile à franchir pour celui qui croit que son bonheur est de l’autre côté. Alors puisque l’on ne peut pas arrêter ces flux, les deux questions que je me pose sont :

1° vers où diriger ces flux migratoires pour que tous ces rêves aient le plus d’opportunités pour trouver une vie meilleure ?

2° Que pourrait-on créer d’utile pour que ces rêves trouvent un terrain propice pour se réaliser ?

cordialement

Roman : Faire aimer un personnage

Roman : Faire aimer un personnage

Dans un roman il y a des personnages que nous aimons et d’autres que nous détestons.

Ceux que nous aimons ont des caractéristiques que l’on peut retrouver chez beaucoup de héros :

Un personnage beau séduisant … peut créer vis à vis du lecteur une attirance physique qui le rend sympathique.

Lorsque les rêves des personnages sont importants et difficiles à réaliser nous avons une certaine compassion à son égard. Si en plus ses plans et ses rêves sont clairs et que nous les comprenons, nous nous retrouvons de son côté.

Les lecteurs préfèrent les personnages courageux. Ils leur plaisent plus que ceux qui sont lâches.

Le lecteur aime que lorsque un personnage est en difficulté il ne pleure pas sur son sort. Il n’apprécie pas qu’il accuse quelqu’un d’autre que lui pour les difficultés qu’il rencontre et qu’il n’assume pas ses erreurs.

Les lecteurs aiment les personnages qui affrontent leurs misères avec humour et qu’ils essaient de les résoudre pour se sortir de ce mauvais pas.

Il aime également le héros qui accepte mais surtout se porte volontaire pour une mission impossible.

Le héros qui tient parole est bien vu du lecteur. c’est à dire que s’il annonce qu’il fera telle chose, il doit la faire coute que coute.

Le lecteur aime que les héros soient astucieux, malins même pour trouver des solutions  originales aux problèmes délicats qu’il doit résoudre.

Néanmoins un personnage qui n’aurait pas quelques défauts manquerait d’humanité il est donc nécessaire de lui en donner quelques uns. Personne n’est parfait.

cordialement