Point de vue : Un vent de liberté

Point de vue : Un vent de liberté

Sommes nous affranchi de toute servitude, non opprimé, non asservi ? Sommes nous maître de nos droits ?

Si nous répondons oui, nous pouvons nous considérer comme libres. Mais par contre, si nous creusons un peu le thème de la liberté et que nous nous demandons : sommes nous non contrôlé, non surveillé, la réponse devient un peu plus délicate à formuler.

Le bienfait suprême qu’est la liberté n’implique pas non plus une absence de réglementation ni de taxation …

Alors ce que nous appelons liberté ne serait-ce pas au mieux qu’une liberté surveillée où l’individu bénéficierait d’une liberté corporelle, d’appréciation pour se forger une opinion, une liberté de communication, d’opinion pour penser ce que nous voulons et pouvoir l’exprimer librement, une liberté des cultes pour choisir notre religion …

On commence à entrevoir maintenant la difficulté qu’il y a pour parler de la liberté sans définir avec un maximum de précisions ce que nous entendons par liberté.

Comme chacun a son concept, il n’est pas facile de généraliser le propos. On ne peut comparer que ce qui est comparable, et il ne faut pas confondre la liberté terme général et l’ensemble des différentes libertés qui la composent. Ainsi, si quelqu’un me demande : «La France est-elle le pays des libertés» j’ai envie de sourire, et de demander de quelles libertés parle t’on. Car la question aujourd’hui revêt un autre sens que celui que l’on pouvait lui donner en 1789 à l’époque de la révolution française.

Il existe tristement de part le monde des lieux où les hommes ne sont pas maîtres de leurs droits, où ils sont asservis sous une forme directe ou indirecte, où leur intégrité physique est à la merci de la volonté d’un individu ou d’une minorité. Mais, les médias n’en font guère écho ils préfèrent faire leurs unes avec de sordides évènements isolés, ou des histoires qui sont susceptibles de servir un pouvoir qui leur en impose.

cordialement

Anecdote du mercredi N°1330204

Anecdote du mercredi N°1330204

Comment je trouve l’inspiration.

Lorsque je n’ai pas d’inspiration, je puise dans ma réserve. Ma réserve je vous la confie, car elle peut-être la vôtre.

Je commence par le passé, et je fais défiler une liste de sujets ou j’ai obligatoirement quelque chose à dire :

  • Une personne que j’ai aimée
  • La chambre de mon enfance
  • Mes premières vacances à l’étranger
  • Ma plus grande joie
  • Ma plus grande frayeur
  • Mon premier amour … etc.

Cette liste peut-être allongée comme vous le sentez, et, vous voyez que sur des sujets comme ceux là vous avez suffisamment à dire sur chaque sujet pour écrire plusieurs paragraphes.

Si le passé ne vous convient pas, pourquoi ne pas vous servir du présent :

  • La pièce dans laquelle j’écris
  • Le paysage par la fenêtre
  • La montre que je porte
  • Le lever ou le coucher du soleil
  • Une boutique proche

Vous pouvez de la même façon raconter des expériences …

Quel que soit le thème que vous choisissez, il vous faut prendre l’habitude de regarder avec attention, c’est à dire à chercher un ordre caché à ce que vous voyez, les lignes de force.

Regardez la nature, une araignée qui tisse sa toile, une fourmi, une mouche, un arbre qui se balance sous l’effet du vent, un pigeon … etc.

Regardez une personne , traduisez en mots ce quel a de particulier par rapport aux autres.

Apprenez à écouter, traduisez les sons en mots, fermez les yeux et mettez des mots sur ce que vous entendez … etc.

Il y a de très nombreuses autres façons de stimuler votre imagination pour écrire. Mais, voici déjà de bonnes pistes pour vous convaincre si besoin en était que la peur de la page blanche ce n’est pas pour vous.

Conservez ce que vous avez écrit vous pourrez vous en servir dans un récit ou un roman.

Cordialement

roman : envie d’écrire

roman : envie d’écrire

Avoir envie d’écrire un roman. Oui, mais comment commencer ?

En écrivant une histoire vécue. Vos dernières vacances, un conflit familial, au travail, etc. L’important est de choisir quelque chose de simple que vous avez en tête. Ne tenez aucun compte de la longueur de ce que vous écrivez, quatre lignes, dix lignes,  cela n’a pas d’importance pour l’instant. Un roman est l’addition de textes courts. Deux, trois, quatre paragraphes de quatre ou cinq lignes font une scène, plusieurs scènes un chapitre … Ce qui compte, c’est de prendre l’habitude d’écrire régulièrement.

Lorsque l’on aura pris l’habitude d’écrire régulièrement, on pourra commencer à progresser en écrivant des histoires pour le plaisir d’écrire pour soi, avant d’en écrire pour les autres.

Ensuite on commencera à prendre l’intérêt du lecteur en compte. Au début vous aurez des récits incomplets où les idées intéressantes ne seront pas mises en valeur. Cela sera le moment d’introduire dans vos histoires un second personnage et de commencer un jeu de rôle avec lui en alternant les visions et les paroles. Cela vous servira pour créer un minimum de tension dramatique dans vos histoires.

Pour accéder aux étapes suivantes il est indispensable d’apprendre des techniques. Une fois que vous écrirez facilement des histoires complètes à votre manière il sera temps de vous préoccuper de la structure, du caractère de vos personnages et de la focalisation…

Lorsque votre habileté technique se sera encore accrue et que vous commencerez à avoir un bon niveau, personne ne pourra plus vous aider, vous devrez progresser par vous même. L’écriture est un domaine merveilleux où l’on progresse toute sa vie.

Les étapes ci dessus sont celles qu’ont du franchir tous les écrivains. Lisez, analysez ce que vous lisez, essayez de reproduire les mêmes structures …

Je vais exposer pour mémoire le modèle classique en trois partie. Le philosophe grec Aristote l’a exposé dans sa «poétique» Deux cents ans avant notre ère.

1 L’exposition

2 Les péripéties

3 Fin et conclusion de l’histoire

cinq grand moments caractérisent l’intrigue :

1 L’exposition

2 Le début de l’action

3 Les complications

4 Le climax

5 Le dénouement

Une situation initiale où tout va bien, précède un évènement qui vient bouleverser cet état suivi d’une réaction qui entraine des complications, puis un combat terrible et finalement un retour au calme. En utilisant ce schéma cela vous obligera à penser en terme de structure et à réellement bâtir votre histoire. Très vite vous parviendrez à écrire comme cela au fil de la plume parce que vous aurez du réfléchir avant d’écrire. C’est un bon début pour se poser des questions, exemple :

Elle est allée au cinéma comme tous les samedis soir, qu’est ce qui peut venir bouleverser cet état : quelqu’un qui tente de lui voler son sac par exemple

alors comment va t’elle réagir : pleurer, appeler au secours, se défendre

et que se passe t-il après : la police arrive et capture l’agresseur ou un beau jeune homme vient la défendre et met l’agresseur en fuite …

finalement quelle décision prendra t’elle à l’issue de cette agression, ne plus aller au cinéma le soir, ne plus y aller seule … etc.

cordialement

Nouvelle ou récit

Nouvelle ou récit

Avez-vous déjà essayé de taper «nouvelle gratuite» dans votre moteur de recherches préféré ?

Je l’ai fais. J’ai trouvé de nombreux sites qui proposent des «nouvelles» gratuites. J’en ai pris un au hasard, sans doute pas le bon.

Qu’elle n’a pas été ma surprise. J’ai constaté que l’on y trouvait des histoires plus ou moins longues, certaines bien documentées qui sentaient l’expérience, d’autres qui donnaient le vertige (le vide fait souvent cet effet là) mais, parmi la vingtaine que j’ai lues au hasard et sans idées préconçues, je n’ai trouvé aucune nouvelle.

Beaucoup de ces histoires pouvaient faire de bons points de départ pour écrire une nouvelle, mais, tout restait à bâtir et à développer pour en faire une véritable nouvelle. Ces récits racontaient une histoire linéaire de A à Z, pas vraiment de début, pas de milieu, pas de fin, rien qui ressemblait à une nouvelle. C’étaient des récits d’un évènement pas toujours aboutis comme on peut en écrire au fil de la plume en attendant son tour dans une administration. En tout cas leurs auteurs avec tout le respect que je leur dois ignoraient les règles de base, mais avaient eu le courage de se lancer ce qui est bien.

Si je vous raconte cela, c’est que compte tenu de leur nombre, beaucoup de personnes doivent s’imaginer avoir écrit une nouvelle alors qu’elles n’ont fait que poser sur le papier le récit de quelque chose. Rien de ce qui caractérise une nouvelle n’était là. Antagoniste, protagoniste, que veut le protagoniste, quel est le thème, quelle est l’évolution du personnage principal, une fin qui interpelle …

Internet permet tout. Je sais, et puis le récit , est un bon entrainement pour s’habituer à écrire. Un récit de voyage ou de vacances … peut être très intéressant, mais reste un récit différent d’une nouvelle. En vous racontant mon expérience dans ma découverte de ces sites, j’écris un récit que je ne développe pas, car mes articles sont courts, faits pour être lus rapidement  entre deux stations de métro ou d’autobus.

cordialement

écrire : précisions sur l’évolution d’un personnage

écrire : précisions sur l’évolution d’un personnage

Dans un commentaire, Sourire du blog letempledejesuschrist.wordpress.com écrit :

Faire évoluer un personnage ‘imbuvable’ pour le rendre attachant … et le contraire aussi … faire perdre à l’idole de sa superbe’ dans certaines circonstances … le personnage reste le même mais le regard du lecteur change, l’appréciation du lecteur change, alors que le personnage lui-même ne change pas.

Sinon, je crois au changement radical par des circonstances particulières. ‘Tout perdre’ par exemple, ou perdre déjà la santé, un enfant ou alors à un niveau non personnel, vivre une guerre, une catastrophe change radicalement une personne …

Et il y a des ‘révolutions intérieures’ qui changent nos comportements entiers, car nos motivations changent, nos ‘amours’, nos priorités et donc nos choix et nos actes changent radicalement et avec notre comportement …….

Je partage ce que vous dites, cependant, le but d’un roman c’est de voir comment un personnage va changer. Ce mot changer est la source de beaucoup de malentendus ou de mal exprimés. On pourrait dire évolue, ce serait plus juste mais ne refléterait pas encore le changement que l’on attend d’un personnage dans un roman. Ce changement ou cette évolution est en fait une révélation de quelque chose qui existait en lui même, et dont, il n’avait pas conscience. Les évènements, les obstacles auquel un auteur confronte son personnage agissent comme un révélateur. Les circonstances particulières auquel nous pouvons être confrontés sont des révélateurs. Je vais prendre l’exemple de l’eau, élément liquide qui confronté au froid va se changer en glace. On est passé d’un élément liquide à un élément solide, l’apparence a changé, mais l’on a toujours H2O. Le froid est le révélateur d’une propriété de l’eau qui se change en glace. Il en va de même pour les personnages de roman. Trouver des situations qui vont permettre à un personnage d’avoir une révélation sur un aspect de sa personnalité qu’il ignorait est ce que l’on appelle le changement d’un personnage. C’est sans doute ce que vous appelez «une révolution intérieure».

cordialement

Ecrire : Choisir un genre

Ecrire : Choisir un genre

La plupart des auteurs se sont essayés dans différents registres avant de rencontrer leur public.

Nouvelle, roman d’amour, thriller, théâtre, roman d’aventures, science fiction, etc. Les genres sont nombreux et variés. Ils offrent aux auteurs de quoi s’exprimer et trouver leur voie. C’est une des raisons pour lesquelles il faut produire encore et encore. Pour cela il faut s’entrainer à écrire vite.

Il y a de très nombreux livres qui n’ont pas rencontré leur public à leur parution, et puis l’auteur a eu envie d’écrire autre chose et s’est lancé dans un nouveau genre. Sans raisons particulières, le public a adoré et en a redemandé. C’est souvent inexplicable.

Mais, une chose est certaine, écrire demande un minimum de connaissances techniques qui s’apprennent et qu’il est bon de connaitre.

Avoir cette connaissance ne vous garantit pas que vous trouverez votre public, mais, elle vous permettra de prendre du plaisir à écrire. C’est à mon sens le plus important. Car, lorsque l’on fait quelque chose que l’on aime, on le fait en général bien. L’on est alors payé d’avance puisque l’on a pris du plaisir. La cerise sur le gâteau c’est de rencontrer son public.

Écrire est un travail qui prend du temps et de l’énergie, alors se faire plaisir est essentiel pour continuer à écrire et avoir des envies que l’on va suivre.

Passer d’un genre à un autre n’est pas aisé, car en changeant de registre on perd un public aussi modeste soit-il. Mais continuer à écrire dans un registre qui ne vous amuse plus est une source de contrariétés que peu d’auteurs ont envie de vivre au quotidien.

cordialement

Ecrire : roman ou nouvelle

Ecrire : roman ou nouvelle

J’écrivais il y a quelques temps déjà que la nouvelle est quelque chose de plus difficile que le roman. Je persiste dans cette voie, mais je dois apporter quelques nuances et précisions à cette affirmation.

En effet, écrire un roman demande un travail soutenu pendant plusieurs mois et un débutant ne trouvera peut-être pas l’énergie pour maintenir l’enthousiasme nécessaire pendant une si longue période. Alors la nouvelle, peut s’avérer un outil de transition utile pour qu’il apprenne à rédiger une histoire.

À partir de 2000 mots on a une nouvelle, c’est environ quatre pages A4.

On la structurera sur la base d’une première partie qui fera une page A4, un milieu de deux pages et une résolution sur une page.

L’avantage d’un tel découpage, c’est que 500 mots c’est la taille d’un article, cela demande donc peu de temps à écrire.

L’inconvénient, c’est que une page A4 c’est court pour évoquer un thème, présenter son protagoniste, faire découvrir au lecteur ce qui manque au héros pour être heureux etc.

Il est donc nécessaire de faire bref et de ne pas s’étendre dans des descriptions trop longues.

Je serais tenté de conseiller d’écrire une de ces histoires d’amour à la Barbara Cartland. Elle a dicté des centaines de roman dans le genre pendant des décades et en a fort bien vécu. La structure est simple à établir :

On se rencontre, on se fréquente, on devient intime, quelque chose ou quelqu’un empêche que l’on se tombe dans les bras, survient un évènement qui fait que l’on passe à l’acte, surviennent des complications, l’un des personnages rompt, puis, vient faire amende honorable, c’est la reconquête avant de se réconcilier …

C’est simplet, mais ça marche et en 2000 mots on peut écrire une petite histoire qui est un bon entrainement.

Ensuite on changes les personnages, les lieux, etc. et voilà on est prêt pour une nouvelle histoire.

Bon amusement.

Augmentez progressivement le nombre de pages jusqu’à 12 à 14, taille approximative d’une nouvelle de 7500 mots. Puis remplacez votre texte par un maximum de dialogues pour ajouter de l’émotion … Vous arriverez vite à une cinquantaine de pages A4, taille d’un petit roman qui une fois mis en pages fera plus de cent pages.

cordialement

Ecrire : confidentialité

Ecrire : confidentialité

Je l’ai souvent écrit, je suis toujours méfiant à l’égard des réseaux sociaux. Ai-je tort ? Je ne porterai pas de jugement sur mon attitude à leur égard. Je crois qu’ils sont dangereux et que dans une quinzaine d’année, le luxe sera de n’être mentionné dans aucun.

Dans Facebook, il suffit de chercher un peu et de croiser les informations que l’on recueille  pour retrouver l’intimité de beaucoup de gens.

facebook déclare pour justifier cela qu’il peut être utile de pouvoir avoir la recommandation de quelqu’un. C’est peut-être vrai. Mais les informations que l’on peut trouver sur les accros du réseau n’épargnent pas la confidentialité auquel chacun de nous a droit.

Vous me répondrez : et alors, je n’ai rien à cacher, cela ne me gêne pas. C’est un point de vue que je respecte, mais personnellement j’ai des rideaux à mes fenêtres non pas pour me cacher, mais parce que ma vie privée ne regarde que moi. C’est mon intimité et je n’apprécie pas qu’elle soit violée.

Certes les magazines people, les programmes de télé-réalité font leurs choux gras du voyeurisme, mais avec l’accord des interréssés, ce qui n’est pas le cas de facebook qui va supprimer la case à cocher qui freinait votre apparition dans les recherches. Quant à Google+, il choisira une photo parmi celles que vous avez déposées pour l’inclure avec votre nom dans ses publicités en indiquant les sites où vous avez mis des j’aime …

Après les écoutes téléphoniques, j’ai le sentiment que la curiosité américaine devient un peu malsaine et que cette course à l’information sur les personnes privées pour cibler des clients potentiels pour leur vendre un produit ou un service est un peu trop.

Une société avec comme seule valeur l’argent n’est pas pour moi idéale. Surtout lorsque l’on sait la misère qui existe aux USA, « le modèle » ne m’attire pas.

Je sais, la majorité des gens considèrent les Etats-Unis comme un pays de cocagne où il y a plus de travail qu’en Europe et où travailler encore à des travaux pénibles et difficiles à 80 ou 90 ans parce qu’il faut encore manger même à cet âge avancé… (le marketing sert à cela, faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes et lorsqu’ils se brulent leur dire qu’ils n’ont pas respecté le mode d’emploi). Quant à la sécurité, mieux vaut ne pas aborder des sujets qui fâchent vraiment.

Résolument NON, la fin ne justifie pas les moyens. Mais à chacun sa morale. Je préfère laisser les cauchemars aux autres, même si ils font partie des rêves.

POUR ÉVITER QUE VOTRE NOM ET VOTRE PHOTO APPARAISSENT DANS LES PUBLICITÉS GOOGLE

le site

http://techcrunch.com/2013/10/12/opt-out-google-ads/

le lien

https://accounts.google.com/ServiceLogin?service=oz&passive=1209600&continue=https://plus.google.com/settings/endorsements?hl%3Den%26gpsrc%3Dgplp0%26partnerid%3Dgplp0&hl=en

Il suffit de se rendre sur le lien ci-dessus une fois sur son compte Google. Ensuite, assurez vous que l’option située en bas de page –« Based upon my activity, Google may show my name and profile photo in shared endorsements that appear in ads »  – est bien décochée.

cordialement

Anecdote du mercredi n°1329201

Anecdote du mercredi n°1329201

Il y a bien longtemps maintenant, un ami pilote de ligne me rapporta des Etats-Unis un apple 2. Cette nouveauté n’était pas encore commercialisée en France.

À cette époque, j’avais un compte dans une grande banque privée de la rue du faubourg saint-honoré dont l’un des directeurs était un ami.

Un jour que je m’y rendais il m’accueillit, et, pour me prouver que la banque suivait l’évolution de la technique et était à la pointe du progrès, il tint à me faire visiter le nouveau service qu’il avait créé. C’était le service informatique. Important, ce service occupait en sous-sol 2 étages aseptisés avec d’énormes machines et des employés qui couraient partout et dans tous les sens en portant des bobines de bandes magnétiques qu’ils passaient leur temps à changer. Bien évidemment je ne lui disais pas que je venais de recevoir un ordinateur de la taille d’une machine à écrire des Etats-unis et qu’il était plus puissant que ses machines qui remplissaient l’équivalent de deux étages. Il me fit tout visiter avec orgueil et je reconnu l’un de ses «informaticiens», un garçon qui était le jeune frère d’une camarade d’enfance. Il n’avait pas fait d’études, son père était propriétaire de plusieurs salles de cinéma où il changeait les bobines de films. Les grandes salles de cinéma de quartier disparaissaient, remplacées par des salles plus petites regroupées sous une même enseigne, propriété de grands groupes américains qui détenaient un quasi monopole de la diffusion. Son père sentant venir une évolution qui lui échappait et dont il ne pouvait pas faire partie, conseilla à son fils de chercher un emploi.

C’est ainsi que grâce à cette expérience de changeur de bobines il avait été embauché comme «informaticien» et donnait satisfaction à son employeur pour son habileté à transporter les bandes informatiques et à les changer avec rapidité sans se tromper.

C’était les débuts de l’informatique en France, et l’histoire de ce jeune homme devenu «informaticien» pour son habileté à changer des bobines donne un éclairage sur ce qu’a été l’informatique à ses débuts.

Les services comprenaient un programmeur et des porteurs de bobines qui apprenaient à programmer au coup par coup en aidant le programmeur à trouver les bugs. Tous ceux qui s’intéressaient à l’informatique, devaient apprendre à programmer, car, il n’y avait pas encore de logiciels. Tous les passionnés s’aidaient entre eux. Je raconterai peut-être un jour une anecdote sur la mentalité formidable des passionnés.

Cordialement

Roman : construire une scène

Roman : construire une scène

Un personnage a un objectif et se confronte à un antagoniste qui ne veut pas qu’il l’atteigne.

Chaque scène a un objectif local qui est un moyen pour atteindre l’objectif global du protagoniste.

Que veut le personnage dans cette scène

Pourquoi

Qui s’oppose à lui

Traduisez ces différents éléments en actions à accomplir

Quelle est l’issue de l’opposition ?

Dans chaque scène il y a deux échecs avant de réussir après une troisième tentative.

La façon la plus simple pour parvenir à écrire rapidement consiste à s’entrainer.

Choisissez d’écrire des scènes sur ce qui vous inspire en respectant la règle qui veut que dans toute scène il y a un conflit.

Ne dépassez pas 1500 mots, c’est un maximum de longueur pour une scène dans un roman.

Pour une nouvelle, la bonne longueur d’une scène est d’un peu moins d’une demi page A4.

C’est très court, c’est pour cela qu’il faut un certain entrainement

les participants de la scène

le conflit

pourquoi

sa résolution

La structure de la nouvelle est la même que celle du roman. Tout est donc plus sommaire, plus dépouillé.

cordialement