Écrire : En attendant la pluie

Écrire : En attendant la pluie

En une semaine, les feuilles des arbres se sont teintées des couleurs de l’automne. La température dehors est encore douce. J’écris sur un banc dans le parc à côté de mon domicile. Le ciel est gris et bas. De temps en temps quelques gouttes tombent. Protégé par la végétation elles ne me dérangent pas vraiment, je lève un oeil et regarde entre les feuilles pour vérifier que je peux encore rester dehors.

Les gens vont et viennent, mais ils n’ont pas pris de parapluie, c’est bon signe. Tout le monde veut encore croire en une arrière saison agréable. Dans les poussettes les enfants crient Sur un banc à côté du mien, un type encore jeune est allongé. De temps en temps, il se tourne, indifférent au monde qui l’entoure, prisonnier du sien. Drogue, alcool ? Peut-être ni l’un ni l’autre.

Les feuilles des arbres bruissent lentement. Le vent s’est levé, il va sans doute pleuvoir sérieusement dans peu de temps. Il est temps de rentrer. D’ailleurs, ma petite boule de poils vient de bondir sur le banc pour s’installer à mon côté, la promenade ne l’intéresse plus, elle a reniflé tout ce qu’il y avait autour et n’a pas trouvé un copain pour jouer. Elle a dans la gueule un marron qu’elle me tend en couinant pour que je le lui enlève …

Nous voilà rentré. Je reprend mon carnet pour terminer ces lignes.

Cette saison est toujours un peu triste, entre l’été et les mauvais jours. Je n’écris pas l’hiver, car, ce n’est plus une saison, mais une période plus ou moins longue et pas toujours agréable.

Je n’aime pas la pluie. Le froid ne me dérange pas, il suffit de se couvrir et de s’habiller en conséquence, mais, la pluie qui éclabousse et salit tout en diffusant son humidité ne me convient pas en région parisienne. Pourtant, le vent et la tempête au bord de la mer, j’adore. Il m’est arrivé certaines années de me trouver en fin d’automne du côté de Saint-Malo avec vent, pluie et tempête et de prendre beaucoup de plaisir à me promener en bord de mer. Caché dans mon ciré et en bottes, je regardais l’océan et respirais à plein poumons les effluves de l’iode mélangée au varech, admiratif devant le spectacle des éléments déchainés avant d’aller me régaler d’un blanc sec avec une douzaine de cancalaises.

cordialement

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développement personnel : Rire

développement personnel : Rire

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette …

Avez vous remarqué comme tout vous sourit lorsque vous riez ?

C’est me direz-vous, parce que ce jour là le monde vous appartient, vous êtes de bonne humeur …

Mais, si c’était l’inverse ? Si les bonnes choses vous arrivaient parce que vous êtes en phase avec le bonheur lorsque vous riez à la vie ?

Si le fait d’être en joie attirait les évènements heureux ? Ne serait-il pas regrettable de ne pas être plus souvent de bonne humeur ? Car, si la joie et l’allégresse attire les situations heureuses, la tristesse et le chagrin sélectionnent sans doute l’arrivée d’évènements fâcheux.

Je crois personnellement que la vie est un miroir et qu’elle nous envoie ce que notre image lui adresse,, ce en quoi nous croyons.

Une phrase populaire dit que «la foi renverse les montagnes», eh bien j’y crois, c’est pour moi une certitude.

La foi, c’est une croyance profondément et véritablement ancrée dans vos tripes. Si cette foi est positive et que vous êtes en mesure d’en visualiser les bienfaits, alors, le monde vous appartiendra.

À vous de choisir si vous voulez qu’il vous appartienne en bien ou en mal.

Je lisais dernièrement un ouvrage sur une tribu des forêts indonésiennes, l’auteur y avait séjourné pendant plus de deux années, loin de toute civilisation. Il racontait que cette tribu dépourvue de tout vivait très heureuse, et que, malgré des conditions de vie au quotidien difficiles, aucun n’avait envie de rejoindre «la civilisation» qui ne les tentait pas.

Ils vivaient en famille et consacraient beaucoup de temps le soir à raconter des histoires qui les faisaient rire.

Dans le passé, deux ou trois personnes de la tribu avaient bien rejoint la civilisation à leur porte, mais, ils étaient tous revenu au bout de quelques semaines pour rejoindre la tribu.

L’auteur lui même racontait que son séjour avait été très agréable et qu’il aurait pu être beaucoup plus long sans qu’il ressente le besoin d’un retour à la civilisation.

Si l’on en croit cette expérience, le rire et la bonne humeur seraient la source du bonheur.

cordialement

Le Pitch de JYM

Le Pitch de JYM

Voici donc le Pitch de la première nouvelle de cette série de 9 dont JYM (prononcer Jim) est le personnage principal.

«JYM, chômeur honnête décide d’exploiter la cupidité et la vénalité humaine pour s’enrichir»

Je vous remercie de vos commentaires.

J’espère que vous aimerez ce personnage et son univers.

Chacune de ces 9 nouvelles s’intitule JYM avec un sous-titre.

Le titre complet de la première :

JYM

«Le fumeur de gitanes»

cordialement Camille

Lire et écrire

Lire et écrire

Parce que le roman est un condensé de vie, parce que le roman est une succession de conflits  où s’affrontent des personnages différents dont il faut comprendre le fonctionnement, il me passionne…

La vie elle même est une course d’obstacles et chacun porte un sac à dos quelque soit sa position sociale ou sa culture. Ce sac à dos est le fardeau du protagoniste dans un roman. Il est unique et le fruit du passé du personnage.

La littérature, c’est l’ensemble des oeuvres écrites auxquelles on reconnait une valeur esthétique, elle est le reflet d’une époque, d’un genre … C’est le fruit du travail d’un écrivain. Il n’y a pas de mauvaise littérature. Il y a ce que l’on aime et le reste. La littérature au sens large est un outil formidable dans la recherche du bonheur, elle ouvre des pistes, elle permet de se poser des questions et parfois d’y répondre, de rire, de pleurer, de nous distraire …

C’est aussi le moyen de faire avancer les choses de la vie de tous les jours. Encore plus à notre époque que dans le passé. Parce qu’aujourd’hui on ne peut plus dire : C’est vrai, je l’ai vu de mes propres yeux. Car, les images qui nous sont diffusées en continu par les chaines de télévision ne sont que ce que l’on veut bien nous montrer pour nous convaincre d’accepter quelque chose ou nous forcer à faire quelque chose. Il est donc important de pouvoir réfléchir sur un sujet autrement qu’avec des images imposées.

La pensée des peuples évolue dans le temps et suivant les époques et les manipulations dont ils sont victimes. Hier on fumait dans les restaurants et personne n’y trouvait à redire, aujourd’hui, c’est un délit. Cet exemple que tous les plus de dix ans ont en mémoire est pour moi la démonstration des manipulations que nous subissons.

Notre société évolue très vite au gré des pouvoirs et des progrès. Il ne reste que la littérature pour apporter des thèses et des antithèses sur notre société.

Alors, lisons tout ce que nous pouvons pour nous forger notre opinion. Pas seulement sur internet qui est un outil merveilleux, mais attention, de ne pas être victime des «mouvements de foule» que sont les réseaux sociaux, comme l’ont très bien compris les politiques qui utilisent des centaines de sympathisants pour véhiculer à leur profit des sentiments et des émotions.

cordialement

anecdote du mercredi n° 1326501

anecdote du mercredi n° 1326501

Comme chacun de nous, je croise sur une terrasse, dans le métro, dans un bus, dans un parc … Un individu qui n’a pas une tête de premier de la classe ou autre. Alors, j’imagine une histoire à son sujet que j’écris dans un carnet. Quelque fois il s’agit d’un évènement  qui m’inspire et je me dis que je pourrais en faire une histoire, je la rédige. D’autres fois c’est un lieu qui retient mon attention et où aurait pu se dérouler une histoire. Je l’imagine et je la couche dans mon carnet. Ces histoires font entre 2000 et 4000 mots, certaines sont plus abouties que d’autres.

Je viens d’en recenser plus de cent. Il m’est venu à l’idée d’écrire à partir de ces histoires des nouvelles. C’est une activité qui prend du temps. Lorsque je pars d’un personnage, il me faut lui trouver un paradoxe, choisir un antagoniste pour lui mettre des bâtons dans les roues et un mentor pour l’aider. Il me faut choisir un univers qui colle avec l’histoire initiale que j’ai imaginée, adapter le sujet, introduire un thème, consigner mon point de vue, enfin pour faire bref, en faire une nouvelle d’environ 8000 mots.

J’ai commencé. La première nouvelle de cette série sortira fin octobre.

J’ai choisi pour débuter cette série une histoire que j’ai écrite en 2001. Elle était déjà un peu aboutie et faisait 3500 mots. Il fallait bien sur tout réécrire, mais l’idée était là, et, ne me demandait pas trop de temps.

Cette nouvelle s’appelle pour l’instant JYM comme le Jim des petites figurines qu’adoraient les enfants des années 80 mais avec un Y.

Le Pitch suivra dans unprochain article et Je compte alors sur vos commentaires pour l’améliorer.

cordialement

Lire : Jean d’Ormesson

Lire : Jean d’Ormesson

Je suis en train de lire un ouvrage de Jean d’Ormesson. Je ne vous en donnerais pas le titre, car, il n’a pas d’importance, c’est du Jean d’Ormesson et j’adore. Ce talent extraordinaire qui lui permet d’écrire sans doute jusqu’à son dernier souffle un contenu que l’on cherche, mais avec une légèreté un panache et une culture qui me plonge dans une admiration profonde.

Cela se lit facilement, c’est distrayant, c’est simple et même si ce qu’il raconte je m’en moque un peu, je prend beaucoup de plaisir à le lire.

Vous le savez déjà, il fait partie des auteurs que l’on trouve dans ma bibliothèque et que j’aime lire.

Très différent d’un John Grisham dont j’apprécie les intrigues et les enchainements, ou, d’un dan Brown, j’avais aimé da Vinci code. Je viens de lire Furioso que j’ai trouvé raté, lourd et ennuyeux. Peut-être m’aurait-il plu avec deux cent pages de moins. Le parcours dans la découverte de Florence était à mon goût trop guide de vacances pour premier de la classe. J’ai eu l’impression que tout cela était rajouté pour faire de la pagination et avoir l’air cultivé, mais n’avait rien à faire dans ce genre de livre. J’oublierai de lire le prochain.

Jean d’Ormesson sait enchainer les histoires et vous apprendre ou vous rappeler quelque chose sans en avoir l’air avec finesse et délicatesse. J’ai toujours l’impression lorsque je lis un de ses livres, que cela a été écrit comme cela venait. Mais cela venait si bien, si facilement que l’on retrouve dans cette facilité et cette maitrise du verbe et du mot, l’oeuvre d’un maitre rempli de talent.

Je ne l’ai jamais rencontré, mais je crois que si cela m’arrivait, je serais si ému que je n’aurais rien à lui dire. Pourtant, il y a tant de choses que je voudrais savoir.

cordialement