L’anecdote du Mercredi n°1323901

L’anecdote du Mercredi n°1323901

Un oiseau sifflote dans le jardin, joyeux. Le soleil brille, le ciel est bleu. La journée s’annonce belle, d’une température agréable en cette fin août, elle ne dépassera pas 25 ou 26°c. Une brise marine apporte des parfums de voyage et se mêle à l’odeur du gazon qui a été tondu hier. Que du bonheur.

Ma petite boule de poils termine sa nuit, elle s’est allongée à côté de moi sur le canapé où je suis assis. Mon carnet sur les genoux, j’écris. Ma tasse de café sur la table basse est à bonne température, j’en bois une gorgée et la repose pour continuer à écrire. La maison est silencieuse, mes derniers visiteurs sont partis hier.

Je prend mon premier cigare de la journée. Je sais, fumer tue et aujourd’hui ce n’est pas politiquement correct de fumer. Tant pis. J’aime les cigares de Saint-Domingue que je préfère à ceux de Cuba. Quelle ignorance, Quel manque de raffinement, peut-être mais c’est comme ça et j’assume.

J’ai le souvenir d’un voyage au Canada il y a quelque temps de cela. C’était le soir, dans le vieux Quebec, au pied du château Frontenac, à un jet de pierre du Saint Laurent, il y a une petite rue avec des marches et une petite place, c’était l’été. L’été à Québec est vraiment très chaud, et il fait bon le soir dehors, surtout que dans cet endroit il y a beaucoup d’artistes musiciens le soir, qui jouent du jazz ou des morceaux de leur composition. Je sortais du restaurant où je venais de diner avec mon épouse et ma fille que j’attendais, assis sur un banc de pierre. Je les avais devancées pour allumer un cigare dehors, en plein air lorsque j’entendis à côté de moi un couple avec une âme de persécuteur qui passait. Ils parlaient volontairement assez fort pour que je les entende dire : «encore un de ces pollueurs, cela devrait être interdit, il faudrait les enfermer». Je me retournais et souriais à ces malheureux donneurs de leçons qui passaient, me rappelant une époque révolue où dans les restaurants fumeurs et non fumeurs étaient mélangés sans que cela ne dérange personne.

La mode et la bêtise n’ont pas de patrie.

cordialement

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