Écrire : Je ne sais pas, je n’ai pas de talent …

Écrire : Je ne sais pas, je n’ai pas de talent …

Tous les français et françaises vont au moins à l’école jusqu’à l’âge de 16 ans. Ils y apprennent au moins à écrire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément …

Tous et toutes savent donc écrire. Vous êtes également en mesure de parler donc d’écrire ce que vous voulez dire.

Vous êtes devant une page blanche, et, vous ne savez pas quoi écrire.

Pourquoi ne pas écrire ce qui vous passe par la tête à ce moment là, comme : Je ne sais pas quoi écrire, ou, cette page blanche ne m’inspire pas, ou encore je sui bloqué …

Continuez sur cette lancée, le cerveau est formidable et enchaine les idées les unes derrière les autres. Vous allez vous percevoir que cette page blanche qui vous effrayait sera bientôt pleine rapidement.

Une fois que vous aurez réalisé cette expérience, vous saurez que la peur de la page blanche est une plaisanterie de mauvais goût.

Oui, mais vous n’avez rien écrit sur le sujet que vous vouliez traiter. Bon, peut-être, mais ce n’est pas plus difficile que de remplir une page blanche.

Comment faire ?

Je vais vous le dire. Reprenez une page blanche, écrivez en haut de la page le sujet que vous vouliez aborder sous la forme d’un titre.

exemple : vous voulez écrire une histoire.

Titre : mon histoire

Où se passe mon histoire : Indiquez ici un lieu. Est ce à la mer, à la montagne, à la campagne, à la ville … Autant d’endroits qui vous permettront d’écrire un nouveau titre sur une page et de le développer en faisant une description avec des paragraphes de trois ou quatre lignes.

Quand se passe mon histoire : mettez une date, mentionnez la saison, se passe t’elle au printemps, en été, en automne, en hiver. Quel temps fait-il, pluie, vent, soleil etc. Comment sont habillés les gens, comment marchent ils,  etc. Il y a matière à de très nombreux développement. Le printemps à Sarcelles n’a pas les mêmes odeurs ni la même ambiance qu’à Nice …

Qui intervient dans cette histoire : Vos personnages sont des hommes , des femmes, des adultes, des enfants, des vieillards … Ces personnes ont des activités, que font ils, quels sont leurs loisirs, à quoi pensent ils, quelles têtes ont-ils, quelle taille font ils …

Que se passe t-il dans mon histoire ?

Notez en quelques lignes le déroulement de l’histoire :

exemple :

Tous les samedi soir Marie va au cinéma. Ce samedi là elle sort de sa séance et est agressée par un individu qui veut lui voler son sac, mais elle se défend, la police arrive et arrête l’agresseur. Marie repart chez elle et se promet de ne plus aller au cinéma seule le soir …

Comment se déroulent les évènements ?

Dans l’exemple précédent vous pourriez raconter comment Marie se défend avec un parapluie … ou elle a pratiqué un sport de combat …

Pourquoi ?

Le pourquoi des choses ou des évènements est important car il explique, justifie et permet au lecteur de comprendre.

Combien ?

C’est une réponse quantitative liée à une personne ou à un évènement etc.

Vous voyez que vous savez écrire. Quand au Talent tant mieux si vous en avez, mais, il n’est pas indispensable. Ce qui compte, c’est d’écrire.

Pour approfondir, envoyez moi un mail en cliquant sur contact.

cordialement

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Écrire : Avoir le temps

Écrire : Avoir le temps

Les journées ont la même durée pour chacun de nous. Je ne vous parlerai pas de gestion du temps, bien que le sujet soit intéressant et que une bonne gestion du temps, peut, dans certains cas libérer du temps pour faire quelque chose de plus ou rien.

Le problème de ceux qui disent ne pas avoir le temps, n’est pas lié à la gestion du temps, mais, à leur motivation. Car on peut toujours trouver une heure sur les 24 que compte une journée pour écrire.

John Grisham par exemple avant d’être un écrivain mondialement connu travaillait dans un cabinet d’avocats soixante à soixante dix heures par semaine. Pour écrire, il arrivait à son cabinet une heure plus tôt et, la consacrait à l’écriture. Ses premiers romans ont été écrits dans ces conditions difficiles.

Depuis il a vendu des millions d’exemplaires et partage son temps entre l’écriture, les conférences et les loisirs.

Alors, si vous voulez réellement écrire, décidez du temps que vous souhaitez consacrer à écrire. Faites le régulièrement de préférence toujours à la même heure, du moins au début, car, c’est plus facile d’avancer lorsque l’on travaille avec méthode.

Rappelez-vous qu’écrire un roman demande de l’énergie. Plus vous écrirez plus il vous sera facile d’écrire.

Commencez par écrire une page par jour, puis accélérez jusqu’à être capable d’écrire un premier jet de cinq scènes par semaine.

Cette vitesse d’écriture vous laissera le temps de préparer votre roman en quatre semaines et de faire la ou les réécritures en également quatre semaines.

L’ensemble vous permettra d’écrire un roman en quatre mois.

N’oubliez pas que la phase de préparation est capitale. Un synopsis complet bien travaillé est un outil important pour écrire vite. De même une relecture bien faite après le premier jet avec les annotations de réécriture vous fera gagner un temps précieux.

Pour approfondir certains points, adressez-moi un mail.

cordialement

écrire un roman cela s’apprend

écrire un roman cela s’apprend

Peut-être comme un français sur trois avez vous envie d’écrire un roman. Peut-être même en avez-vous commencé un.

Peut-être pensez vous manquer de temps

Vous croyez que vous ne savez pas écrire

Vous avez commencé un roman mais vous ne l’avez pas terminé

Vous ne savez pas par où commencer

vous avez essayé différentes méthodes sans succès

Vous ne savez pas comment bâtir votre intrigue

Vous ne savez pas comment donner du relief à vos personnages

Vous ne savez pas comment construire vos personnages … etc.

Dans les différents articles qui vont suivre, vous découvrirez :

Comment résoudre le problème du manque de temps

Comment prendre confiance en vous pour écrire

Comment écrire et terminer votre roman

Comment commencer pour écrire un roman

Quelle méthode, quelle stratégie appliquer (m’envoyer un mail )

Pourquoi cette méthode fonctionne

En quoi son approche est unique

et de nombreuses autres choses

cordialement

L’anecdote du Mercredi n°1323901

L’anecdote du Mercredi n°1323901

Un oiseau sifflote dans le jardin, joyeux. Le soleil brille, le ciel est bleu. La journée s’annonce belle, d’une température agréable en cette fin août, elle ne dépassera pas 25 ou 26°c. Une brise marine apporte des parfums de voyage et se mêle à l’odeur du gazon qui a été tondu hier. Que du bonheur.

Ma petite boule de poils termine sa nuit, elle s’est allongée à côté de moi sur le canapé où je suis assis. Mon carnet sur les genoux, j’écris. Ma tasse de café sur la table basse est à bonne température, j’en bois une gorgée et la repose pour continuer à écrire. La maison est silencieuse, mes derniers visiteurs sont partis hier.

Je prend mon premier cigare de la journée. Je sais, fumer tue et aujourd’hui ce n’est pas politiquement correct de fumer. Tant pis. J’aime les cigares de Saint-Domingue que je préfère à ceux de Cuba. Quelle ignorance, Quel manque de raffinement, peut-être mais c’est comme ça et j’assume.

J’ai le souvenir d’un voyage au Canada il y a quelque temps de cela. C’était le soir, dans le vieux Quebec, au pied du château Frontenac, à un jet de pierre du Saint Laurent, il y a une petite rue avec des marches et une petite place, c’était l’été. L’été à Québec est vraiment très chaud, et il fait bon le soir dehors, surtout que dans cet endroit il y a beaucoup d’artistes musiciens le soir, qui jouent du jazz ou des morceaux de leur composition. Je sortais du restaurant où je venais de diner avec mon épouse et ma fille que j’attendais, assis sur un banc de pierre. Je les avais devancées pour allumer un cigare dehors, en plein air lorsque j’entendis à côté de moi un couple avec une âme de persécuteur qui passait. Ils parlaient volontairement assez fort pour que je les entende dire : «encore un de ces pollueurs, cela devrait être interdit, il faudrait les enfermer». Je me retournais et souriais à ces malheureux donneurs de leçons qui passaient, me rappelant une époque révolue où dans les restaurants fumeurs et non fumeurs étaient mélangés sans que cela ne dérange personne.

La mode et la bêtise n’ont pas de patrie.

cordialement

Divers : Méditerranée

Divers : Méditerranée

La période des vacances est propice pour s’intéresser à des choses auxquelles on accorde pas toujours l’attention qu’elles méritent.

Ce qui m’a frappé durant cette période de l’été 2013, c’est la pagaille Syrienne. J’écris pagaille et non pas guerre malgré tous ces morts, car, en réalité, bien que tous les jours, les médias nous inondent d’images horribles, je n’ai toujours pas compris qui fait quoi. Les états occidentaux fournissent sans doute armes et munitions aux uns et aux autres tout en dénonçant les atrocités qui se déroulent dans ce pays. On ressent chaque jour d’avantage une pression médiatique pour faire accepter une intervention Française.

Mais quels sont véritablement les enjeux ? Est-ce le gaz trouvé au large du Liban qu’exploitent déjà les Israéliens ? Est-ce un problème de religion ?

Les guerres et les conflits armés qui déciment des populations ne manquent pas dans le monde. Qui s’en préoccupe ?

Pourquoi tous ces bouleversements autour de la méditerranée prennent ils autant d’importance ? On s’est accommodé durant des décennies des dictateurs qui dirigeaient ces pays, et puis, d’un seul coup, il faut les éliminer. Qu’est-ce qui a changé dans cette partie du monde pour que les états industrialisés y envoient discrètement armes, munitions, soldats aguerris, pour y susciter des bouleversements intérieurs qui dégénèrent ?

À qui fera t-on croire que ces révolutions soudaines sont le fruit des populations elles mêmes ? Personnellement, je n’y crois pas. J’ai bourlingué dans ces pays avant leur soi-disant réveil aux droits de l’homme, à la liberté, à la démocratie … et j’écris : FADAISES. Tout cela n’est pas le fond du problème. Alors, quel est-il ? Pétrole, gaz, quoi d’autre ?

Qui finance tout ça ? Pourquoi ?

On nous dit que le bain de sang en Syrie est insupportable, mais, si l’objectif était de l’arrêter, il suffirait de ne plus fournir en armes et en munitions les différentes factions. Le conflit cesserait tout seul. Mais ce n’est pas de ça dont il s’agit. De quoi s’agit il alors ? Quelles ambitions inavouables cache ce conflit ? Quels en sont les véritables enjeux ? Voilà la réponse que j’aimerais avoir.

cordialement

Écrire : le conflit

Écrire : le conflit

Pour qu’une scène quelle qu’elle soit représente de l’intérêt pour un lecteur, il faut qu’elle abrite un conflit.

La scène se déroule dans un lieu déterminé avec un personnage principal.

Le personnage principal de la scène doit avoir un objectif qu’il veut atteindre. Le lecteur lui doit se demander si il va atteindre son objectif. Pour ce faire il doit y avoir un conflit, un obstacle, que le personnage principal de la scène devra affronter. À l’issue de cette épreuve, il atteindra son objectif ou échouera.

Les conflits sont souvent traités par le biais de dialogues. Voici les 3 facteurs auquel il faut penser :

1° Quels rapports entretiennent les personnages entre eux ?

2° Qui parle le plus, qui parle le moins ? Les dialogues ne doivent pas être de la même longueur.

3° Quel est le ton des personnages

Chaque personnage doit avoir sa propre voix et parler avec son langage reconnaissable pour le lecteur.

  • En pratique :

Définissez la nature de la relation entre les interlocuteurs

Les deux partenaires ont ils les mêmes connaissances ou pas ?

qui questionne, qui répond

qui affirme, qui nie

À la fin du dialogue a-t’-on :

accord total

accord moyen

désaccord

conflit violent.

RESUMÉ

1° faire souvent des dialogues

2° À chaque réplique mettre un tiret et aller à la ligne

3° Varier les verbes déclaratifs

4° Faire des répliques de longueurs inégales

5° Alterner dialogues et courtes descriptions

6° Adapter le vocabulaire, la syntaxe et le style de chaque réplique à l’âge, au sexe, à l’époque et à la classe sociale de l’interlocuteur.

7° Chercher pour chaque personnage une voix et un ton reconnaissable.

Étudier comment les bons auteurs s’y prennent. Relire  quelques romans d’Agatha Christie et se rendre compte comment elle utilise le dialogue. Ses romans sont presque du théâtre.

cordialement

Construire la fin de son histoire

Construire la fin de son histoire

La fin de votre histoire doit être bâtie avant d’écrire une ligne de votre roman.

Pourquoi ?

Parce que ce qui intéresse votre lecteur c’est de voir une évolution. Votre protagoniste, qui est votre personnage principal doit évoluer au cours des épreuves que vous allez lui faire traverser tout au long de votre roman. Il est important pour le bon déroulement de votre histoire que vous sachiez comment il sera à la fin de votre histoire.

C’est la réponse à une question banale du quotidien que l’on se pose concernant un individu : «comment en est-il arrivé là». Comment est-il devenu millionnaire ? Comment est-il devenu clochard d ? Comment est-il devenu alcoolique ? etc.

Votre personnage à la fin de votre histoire est devenu quelqu’un de différent de ce qu’il était au début de votre récit. Ce point de départ est si important que vous devez le peaufiner dans votre phase de préparation de votre roman. Lorsque vous saurez comment sera votre héros ou votre héroïne à la fin de votre roman vous pourrez bâtir un personnage crédible. Vous pourrez alors déterminer comment votre protagoniste doit être au début du roman pour en arriver à ce qu’il sera à la fin.

On commencera donc dans la phase préparatoire à l’écriture à déterminer comment sera ce personnage à la fin de l’histoire pour décider comment il doit être au début.

Votre roman n’est que le récit des étapes successives qui vont permettre à votre héros ou à votre héroïne de passer de sa situation de départ à sa situation finale.

Si vous ne connaissez ni le début ni la fin, vous ne saurez pas ou vous allez et vous vous trouverez très vite dans une impasse. C’est une des raisons qui font qu’un auteur n’arrive pas à terminer un roman ou que son roman est truffé d’incohérences.

À la fin de votre roman, les secrets sont révélés, tout part dans tous les sens il vous faut alors construire la résolution.

Au moment où tout est résolu, vous montrez à vos lecteurs ce que deviennent vos personnages. Nous verrons dans un autre article comment construire l’introduction de votre histoire (une autre partie très importante de votre roman).

cordialement