sea sex sun

062105 – 31/214
J’aime bien m’endormir sur des images qui me sont agréables à regarder. Alors, je choisis souvent des récits d’aventures à la voile, ils se passent dans des pays ou brille le soleil et, où le ciel est bleu, les filles et les plages sont belles, et, la mer toujours transparente et à température agréable vous invite à plonger.
Quand aux galères que subissent ces « Marins » elles sont agréables et se limitent aux pannes et avaries qui caractérisent la vie sur un voilier.
Quant au gros temps lorsqu’ils en ont, les récits se bornent à les évoquer après coup, car, lorsque le vent souffle dans le 50 noeuds et au-delà sur un petit voilier en équipage réduit, ils n’ont ni le temps de filmer ni de s’appesantir sur le sujet, il faut faire face et gérer ses craintes. Après ce n’est qu’un mauvais souvenir surtout si l’équipage s’en est tiré sans trop de casse. Et puis, vient le mouillage, les retrouvailles avec les copains de ponton, ceux croisés ailleurs, les nouveaux que l’on découvre, les barbecues bien arrosés, la découverte de lieux insolites et agréables à regarder, la pêche, la météo pour le prochain départ, les baignades dans de l’eau translucide, les approvisionnements…
Toute une flopée de bons moments qui font croire à une vie facile en toute liberté et qui me laissent une impression de calme. Mes paupières se ferment et je m’endors dans une ambiance paisible.
Il faut souvent peu de choses pour passer une bonne nuit. J’ai personnellement remarqué que lorsque je m’endormais sur des images paisibles, cela m’apportait un repos d’une grande qualité et surtout je fais des nuits complètes sans faire de mauvais rêves et je me réveille très tôt, c’est une habitude, le sourire aux lèvres, de bonne humeur et surtout bien reposé.
Cordialement Camille Saintonge

les séniors

042105 – 30/214
De nos jours la médecine nous fait vivre beaucoup plus longtemps que dans le passé et nous permet d’avoir plusieurs vies.
Une première dans un monde entouré de sa famille que l’on peut considérer comme la vie d’apprentissage. Suit une vie active qui conduit jusqu’à l’âge de la retraite, reste une phase plus ou moins longue, mais qui est en moyenne aujourd’hui aussi longue que la phase active et qui peut représenter une autre vie.
C’est la phase Sénior. Impensable il y a un siècle, elle occupe une place de plus en plus grande et de plus en plus importante dans la vie des individus. On vit plus vieux et en bonne santé, on peut vivre des rêves de jeunesse et les faire aboutir, on peut faire des projets et les réaliser, c’est un aboutissement qui ne connaît que les limites de sa propre santé qui elle, rappelle à l’ordre, mais, qu’a donc un Sénior à perdre en dehors de sa vie?
Il n’a plus l’âge des ambitions ni des rêves, il reste celui des plaisirs qu’il n’a pas pu au cours de ses précédentes vies s’offrir et ceci dans la sérénité et la joie de l’instant présent qui, il ne l’ignore pas, peut s’arrêter à tout moment.
La pandémie n’a touché les séniors que dans la frustration de leur liberté ce qui les a privé des plaisirs de leur troisième vie, et maintenant, ils ont hâte de rattraper le temps perdu, car pour un Senior le temps est la seule chose qui compte, car, il lui est compté, et, sa carcasse ne s’arrête pas de lui rappeler par mille et une souffrance que les années ont usé la machine et qu’il est en sursis. La seule chose qui lui reste à faire c’est de profiter du temps qui lui reste.
Cordialement Camille Saintonge

Les Candidats

032105 – 29/214
Les candidats
Je m’intéresse depuis plusieurs années déjà aux candidats qui cherchent à changer de vie.
Ils sont de deux sortes : ceux qui cherchent à satisfaire une envie, qui, une fois que je le désir se réalise n’espèrent plus qu’à retourner à une vie le plus près possible de la vie qu’ils ont quitté avant de réaliser leur rêve, qui, ne leur a pas toujours apporté les satisfactions qu’ils en attendaient.
Les autres sont différents car leurs rêves ne se manifestent pas dans un changement de vie comme faire un tour du monde… Mais dans une course sans fin, ce sont des aventuriers qui ont besoin pour s’épanouir de l’aventure sous toutes ses formes. Ils sont toujours à la recherche d’une autre aventure, cette quête est leur vraie zone de confort. Ils partent en bateau en camion ou par d’autres moyens, mais, ils sont toujours prêt à vivre une nouvelle aventure. Ce sont pour moi les seuls vrais candidats qui veulent changer de vie. Les autres veulent changer de vie, mais d’une façon éphémère et leurs expériences sont limitées dans le temps. Les coureurs d’aventure durent dans le temps et on les retrouve maintenant sur la toile, car, ils ont une caractéristique en dehors de leur goût pour l’aventure, c’est d’avoir un talent dans un domaine particulier qu’ils exploitent pour pouvoir continuer à vivre leur aventure et sont pourvu d’une grande richesse intérieure. Lorsque l’on en rencontre un, on ne s’ennuie pas avec lui ou avec elle.
Cordialement Camille Saintonge

Et Après

302104 – 27/214
Décès de Philip Mountbatten
à l’âge de 99 ans, Prince de Grèce et de Danemark jusqu’à son mariage, cinquième enfant et seul fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, il est le petit-fils du roi des Hellènes Georges. Petit-neveu de la dernière tsarine Alexandra Fiodorovna Romanova et de la princesse irène de Prusse, belle-sœur de l’empereur allemand Guillaume II.
Par sa mère Alice de Battenberg, Philip Mountbatten est aussi arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria du Royaume-Uni.
Son décès marque la fin d’une époque
et les 95 ans d’Elisabeth II m’amènent à me poser une question : Et après ?
Charles, le fils d’elisabeth n’est plus de la première jeunesse, et, je ne suis pas convaincu qu’il ait envie de s’encombrer d’une couronne pour ses dernières années, pas plus que anne et les autres qui peuvent consacrer leur temps à des choses susceptibles de leur procurer beaucoup plus de plaisir…
Son fils William reste le prétendant le plus plausible, mais, il n’a pas un physique Royal, même, dans son bel uniforme rouge. Quant à sa calvitie elle n’aide pas vraiment. Les hommes de pouvoir chauve ne sont guère nombreux dans l’histoire. Tout le monde se rappelle l’histoire de Samson qui a perdu sa force en même tant que ses cheveux. Mais, cela peut être original et lui faire une marque de fabrique «William le chauve » cela pourrait même éviter aux Britanniques de lui trouver un surnom qui pourrait être moins flatteur.
Son frère, le roux, aux goûts exotiques a montré beaucoup plus de dispositions pour les conflits et les contreverses qu’un visage apaisant et royal avec un retour aux valeurs traditionnelles… Son exode aux États-Unis n’a pas fait de lui un champion dans lequel le peuple britannique pouvait se reconnaître, mais, plutôt un mouton noir que tous les britishs ont vu partir avec soulagement si l’on en croit les tabloïdes.
Tout cela me laisse l’impression que la « perfide Albion » vit ses vingt dernières années de royauté.
Cela ne me fait ni chaud ni froid dans cette époque ou la démocratie est usée et fait de plus en plus de place à une dictature de la médiocrité et de l’amateurisme.
Cordialement Camille Saintonge

les témoins

292104 – 26/214
Être témoin d’une époque c’est une des tâches de celui qui écrit. Chaque saison a ses caractéristiques en fonction de sa situation géographique et de son environnement. Il en va de même d’une époque. Un roman qui se passerait à Paris ne peut pas se dérouler de la même façon pendant la pandémie et avant celle-ci, les préoccupations des populations sont différentes et le seront encore après, les obligations et les contraintes évoluent. La société traverse des épreuves, que, celui qui écrit ne peut pas ignorer, car, elles modifient les comportements humains. Demain après la pandémie tout sera encore différent. C’est pour cela que les témoignages des auteurs sont importants, ils racontent notre évolution, nos mentalités, nos croyances, nos aspirations, notre morale, nos valeurs. Ils sont notre culture à un moment précis et sont irremplaçables pour permettre aux générations futures de comprendre une époque. L’homme des années 1920 lorsqu’il se projetait dans l’avenir, voyait les villes avec des chevaux partout…
La Chine a plus de quatre miles ans de culture est un passé très riche avec ses hauts et ses bas mais qui lui a donné des valeurs, des concepts… Que l’on est pas obligé de partager, mais, que l’on ne peut pas ignorer si on veut comprendre ses habitants nourrit entre autres principes par les règles établies par Confucius. Rien de commun ni de comparable avec les États-Unis et leurs 300 ans d’ancienneté et leur absence de morale et de valeur.
Cordialement Camille Saintonge

Le leurre

282104 – 24/214
Internet depuis sa création reste identique, ce qui change, ce sont les méthodes de prospection qui s’adaptent aux dernières technologies du moment. Mais le principe même d’Internet n’a pas changé. Il s’agit d’offrir au visiteur une vitrine et de le convaincre d’acheter.
Vous trouverez sur Internet des centaines de méthodes pour vendre, elles sont toutes bonnes et, se résument à quelque chose de simple : attirer des visiteurs, capturer leurs e-mails et les relancer pour leur vendre un service ou un produit…
L’objectif on le comprend aisément consiste à trouver comment réaliser une vente et à multiplier la méthode. C’est de cette multiplication que vient le profit. Ceux est celles qui se lancent vraiment sur Internet pour réaliser des profits sont très vite confronté à la réalité de la « multiplication ». Pour réaliser une vente il faut multiplier les actions qui ne coûtent rien ou pas grand chose mais qui sont des dévoreurs de temps. Très vite l’entrepreneur Internet va devoir recruter des free-lance pour accomplir des tâches basiques et sans intérêt pour vendre ses produits ou ses services. Le coût de ces free-lance est faible, mais vient diminuer le profit et les marges.
Une de mes relations, décédée maintenant, mais qui s’était lancée sur Internet dans les années 2000 et faisait figure de pionnier à la fin de sa vie en vivait fort bien. Mais pour assurer ses revenus « passifs » il avait jusqu’à 50 collaborateurs et collaboratrices à gérer, ce qui, n’est plus une activité qui vous rapporte en dormant comme se plaisent à l’annoncer certains, mais, une petite affaire à gérer avec tous les soucis qui vont avec.
Cordialement Camille Saintonge

transformer de l’audio en textes

272104 – 19/214
Pourquoi transformer de l’audio en texte, tout simplement, parce que dicter un texte est rapide et que trois minutes d’enregistrement représentent environ 600 mots.
La transformation en texte est elle aussi rapide, mais, demande une relecture attentive car les logiciels même s’ils ont fait d’énormes progrès ne sont pas en mesure de choisir par exemple entre pour rire et pourrir, on arrive parfois à des résultats surprenants…
Cette transformation de l’audio en texte peut aussi être utile pour transcrire n’importe quel enregistrement qu’il s’agisse d’une conférence ou d’une pièce de théâtre ou autre. On trouve actuellement sur le marché des petits dictaphones à moins d’une trentaine d’euros qui sont capables d’enregistrer plusieurs heures avec un son tout à fait acceptable pour n’importe quel ordinateur. Les téléphones portables sont également équipés pour enregistrer.
Pour transcrire un texte on peut mettre son enregistrement audio sur Google drive et google docs et demander une transcription. C’est gratuit, et fiable. Personnellement j’utilise un logiciel que je possède depuis plusieurs années qui n’est pas une dernière génération et n’a pas reçu de mises à jour depuis bien longtemps. Il s’appelle narrator je crois que son coût était d’une vingtaine d’euros il y a quelques années. Il transforme la parole en texte écrit avec de bons résultats si on ne dicte pas trop vite, et, si l’on fait des pauses pour lui laisser le temps de faire son travail. De plus on peut lui faire lire un texte écrit, tâche dont il s’acquitte honorablement même dans une autre langue que le français. L’on peut également choisir la voix du lecteur ou de la lectrice et même sélectionner dans un même texte plusieurs personnes qui vont lire leur partition chacun à son tour et régler les voix, vitesse de lecture, plus ou moins grave etc.
Cordialement Camille Saintonge

l’écriture et la culture

262104 – 18/214
l’écriture et la culture
Il y a 10000 ans et plus une main entourée d’une couleur ocre rouge posée sur le mur dans une grotte nous rappelle que nos ancêtres avaient eux aussi des mains identiques aux nôtres.
L’image a été la première expression de la culture. Puis, l’image s’est mise à parler, hiéroglyphes, écriture Maya, l’art holmec, les colosses de mêmmnon, les cercueils de la mort conservés dans les maisons égyptienne datant de l’époque romaine…
La transmission orale avec ses excès, ses erreurs possibles et limitée à la mémoire de l’homme a progressivement vu l’écriture évoluer sous une forme d’image pour se substituer à la voix des conteurs. C’est devenu la culture, capable de raconter tout ce qui s’était passé, de faire voir des civilisations qui lorsqu’elles ont disparu ont laissé des traces sous une forme variée d’écriture et qui nous apportent un témoignage du passé qui nous permet de comprendre comment vivaient ceux qui nous ont précédés et que la mémoire des hommes n’était plus capable de transmettre oralement. Lorsque des hommes dans des cavernes racontent une histoire de chasse, leur écriture devient un art et reste le seul témoin.
Aujourd’hui l’image est devenue sonore, elle ne se contente pas de parler par ses formes propres, ses proportions, ses ombres et ses lumières, ses nuances de couleurs, mais, elle se raconte elle-même et n’a plus besoin d’intermédiaire. Cette forme d’expression est nouvelle, ce témoignage du passé exprime notre culture, et, les générations futures pourront utiliser ces témoignages et s’en servir pour faire des comparaisons et préparer des projections pour l’avenir. Oui on se baignait dans les fleuves et les rivières, oui, il y avait du poisson que l’on pouvait pêcher et manger, oui, il y avait des saisons dans les zones tempérées de la planète etc.
Cordialement Camille Saintonge

drôle d’histoire

242104 – 16/214
Il y a trois ans pendant un bel après-midi d’été je faisais des courses dans un de ces grands centres commerciaux où l’on trouve une centaine de boutiques différentes voir plus. Ce qui me plaisait surtout c’est que l’air conditionné fonctionnait bien et que je pouvais déambuler au frais à la recherche de la boutique Apple où je voulais faire changer mon téléphone qui avait fait une mauvaise chute.
Une relation que je n’avais pas vu depuis longtemps m’interpella…
J’étais agréablement surpris par cette rencontre, nous avions sympathisé dans le passé, et, je lui demandais sans arrière-pensée ce qu’il devenait.
Il me raconta ce qu’il avait fait ces dernières années, mais surtout me parla avec enthousiasme du camping-car qu’il venait d’acquérir et qu’on allait lui livrer dans les prochains jours. Ce jouet à mon sens lui coûtait une petite fortune, je le félicitais et il m’invita à venir voir cette merveille qu’il avait achetée pour voyager à droite et à gauche et être libre.
Comme je connais le prix est d’une chambre dans un quatre-étoiles je me disais que au prix qu’il avait payé son jouet cela représentait un nombre de nuitées considérable, mais, je ne disais rien et lui promis de venir découvrir sa merveille.
Lorsque j’allais le voir il était toujours aussi ravi de son acquisition et m’annonça qu’il partait pour 15 jours faire un tour d’Italie pour rôder son engin.
Il m’invita à déjeuner pour son retour, et, il me raconterait son périple. Je n’aurais raté cela pour rien au monde. Son véhicule bien que superbe sous toutes les coutures ne me semblait pas convenir pour un périple de 15 jours, mais plutôt adapté pour passer un bref week-end en pleine nature.
La confirmation de revendre sa « merveille » à son retour de voyage, ne me surprit pas il avait été profondément déçu, et n’avait finalement pas profité de ses deux semaines d’escapade italienne où il avait passé son temps à être stressé pour trouver un bivouac…
cordialement Camille Saintonge