La belle époque

252102 – 23/212
Toutes les pièces de théâtre de boulevard de cette époque nous ont habitués à des petits salons privés dans les restaurants où l’on déjeunait, dînait…
Ces lieux de rencontre discrets, un brin canaille, ont fait la joie de la bourgeoisie de cette période du début du xx°siècle que l’on a appelée « la Belle Époque ».
Va-t-on y revenir? C’est la question que je me pose. Aujourd’hui toute manifestation permettant de communiquer et de se réunir n’est plus autorisée et les bistrots, les bars, les restaurants, sont en train de disparaître.
Le télétravail a vu disparaître le bureau individuel au profit du plateau décloisonné, où chacun peut surveiller l’autre et, où règne une promiscuité et une indiscrétion « malsaines » que les anglo-saxons appellent « open space ».
Le petit resto où il faisait bon se retrouver à l’heure du déjeuner est dans sa forme traditonnelle condamné à disparaître, et, si maintenant ces mêmes restaurants ouvraient des petits espaces où l’on pourrait se réunir à un maximum de six personnes, ils respecteraient la législation. Les salons privés ne sont pas interdits. On a même vu de la publicité pour le 14 février où les hôtels vantaient le repas d’amoureux en tête-à-tête dans la chambre d’hôtel…
Les confinements, couvre-feu, et, autres douceurs qui nous sont imposées vont devoir trouver des solutions pratiques pour que la vie continue à se dérouler comme l’aiment les Français, c’est-à-dire joyeuse et conviviale.
Nous avons la chance de vivre dans un pays au climat tempéré qui se prête à la douceur de vivre, le rêve d’hégémonie américaine a déjà causé beaucoup de dommages dans cette vieille Europe en imposant sournoisement à notre jeunesse une seule valeur : celle de l’argent. Il est temps de changer ce mode de fonctionnement américain et de nous rappeler qui nous sommes et quelles sont nos traditions.
Cordialement Camille Saintonge

vaccin

222102 – 22/212
J’ai fait avant-hier ma première injection anti Covid, c’était plutôt bien organisé. À l’entrée, on vérifie que vous avez bien rendez-vous. Ce sont deux personnes volontaires et bénévoles qui disposent d’une liste où figurent les noms et l’heure des rendez-vous.
Vous pénétrez ensuite dans un grand gymnase ou plusieurs ateliers avec deux volontaires par atelier remplissent une fiche médicale qui une fois qu’elle est remplie vous permet d’accéder à la zone de vaccination.
Plusieurs paravents délimitent de petites zones où l’on se fait vacciner et, votre fiche est rentrée en ordinateur. Je n’ai personnellement rien senti et cela s’est passé rapidement.
J’ai ensuite été dirigé vers une zone d’observation où j’ai passé une quinzaine de minutes avant d’être autorisé à rentrer chez moi.
J’étais en pleine forme, mais, le lendemain le côté où j’avais subi la piqûre était douloureux, mais, c’était supportable. J’étais juste un peu vasouillard et je ne pense pas avoir eu de la fièvre.
Voilà pour rassurer ceux qui se posent des questions sur cette première injection. Le processus est simple et compte-tenu du peu de personnes qui se font vacciner il reste bien organisé. Mais, il semble que le nombre de doses mises à disposition dans les centres de vaccination et, en-deçà de la demande, car, la seconde injection est à plusieurs semaines de distance…
Quant aux effets secondaires, c’est le grand secret, et, il faudra attendre une ou deux années au moins pour connaître le bilan des dommages collatéraux, si quelqu’un veut bien en parler, et, il sera de toute façon beaucoup trop tard.
Cordialement Camille Saintonge

Encore un rêve

162102 – 20/212
Il m’arrive de temps en temps de relire mes vieux carnets. C’est ainsi que je suis tombé sur une page écrite en mars 2018 et que j’avais titrée : « le plus beau rêve ». Le titre m’a attiré et j’ai poursuivi ma lecture. Cette page avait été écrite pour conclure une série d’articles sur l’écriture que je n’ai jamais encore mis en ligne, car je les destinais déjà à cette époque à une chaîne YouTube qui n’était encore qu’une envie et pas encore un projet.
Je terminai cette série d’articles en écrivant : Le plus beau rêve, c’est celui qu’on est en train de faire lorsque l’on a déjà un objectif, mais, que l’on ne sait pas encore comment on va s’y prendre pour l’atteindre.
On fait une liste des obstacles possibles de ce qui nous manque, de ce que nous devons apprendre, on évalue, on recherche tout ce qui est susceptible de se dresser sur notre route pour nous empêcher d’atteindre notre but, on sait qu’un plan aussi bon soit-il, et, le meilleur qui soit ne se déroule jamais comme prévu, il y a des problèmes de dernière minute auquel il faudra faire face, alors on peaufine, on rajoute un plan B puis un plan C…
Enfin arrive le moment où on est prêt, et on y croit, c’est parti, c’est merveilleux.
Aujourd’hui je suis sur le point d’abandonner ma zone de confort pour me lancer dans cette nouvelle aventure, j’ai un petit pincement au cœur parce que je sais que dans tous les rêves le meilleur moment est celui de la construction du rêve, quand notre imagination nous projette dans le rêve, et, que nous visualisons le bonheur qui sera le notre lorsque nous réaliserons notre rêve.
Cordialement Camille Saintonge

Le monde bouge

132102 – 19/212
Je suis de plus en plus tenté par la rédaction d’un compte rendu proche de la note de synthèse mais différent dans son expression parce qu’il reflèterait ma conception du sujet avec modération et tolérance, mais, ne serait pas incolore inodore et sans saveur comme une bonne note de synthèse doit l’être.
Le thème en serait toujours l’écriture et aborderait non seulement les règles de l’écriture mais la lecture, les conférences… Les 1000 et une choses autour de l’écriture, et, par exemple l’évolution de l’écriture dans notre nouvelle société.
De quoi va-t-on parler dans le futur, le télétravail, va c’est une certitude modifier les comportements de lecture. Mais également changer notre perception du monde qui nous entoure.
Dans un pays comme la France l’habitat était lié au travail, les déplacements quotidiens représentaient une durée importante dans une journée, une moyenne de deux heures par jour… Le télétravail va donc augmenter les temps de loisirs, les gens vont pouvoir profiter davantage de choses qui leur tiennent à cœur.
On assiste déjà à des déménagements massifs vers les villes de moyennes importances en province, mais, qui disposent d’un très spécifique atout qui augmente la qualité de la vie. Le prix de l’immobilier qui n’a cessé de flamber dans les grandes villes se calme, Les grandes entreprises suppriment des hectares de bureau achetés ou loués à des prix exorbitants au profit d’espaces ouverts destinés aux personnels de passage. On peut désormais travailler de partout où une liaison Internet est disponible. La seule contrainte est une présence au siège à intervalles réguliers, variable, suivant les entreprises et les secteurs d’activité, et, surtout destinée à maintenir un lien social…
Le monde bouge et un autre monde nous tend les bras.
Cordialement Camille Saintonge

En voilier

092102 – 18/212
J’ai eu envie de commenter le quotidien de personnes qui vivent une vie différente de Monsieur tout le monde. Pour cette première mon choix s’est porté sur un jeune couple de Canadiens. Lui, a un peu plus de 20 ans et elle un peu moins. Ils se sont lancés sur un petit voilier de moins de 9 mètres sans expérience de la mer et de la voile, avec des moyens limités et ont décidé de se rendre dans les Caraïbes depuis le Quebec.
L’important ce n’est ni la destination ni le voilier, mais simplement le mot « partir ». Quitter une zone de confort pour rentrer dans l’inconnu et accepter de vivre un « rêve » ou simplement de changer de vie parce que l’on n’est plus ou pas en mesure de se projeter dans une société où l’on a le sentiment ne pas avoir sa place.
C’est ce qui m’a frappé dans ce couple. Ils sont jeunes, l’avenir les attend, ils ont un âge où le monde leur appartient, mais, l’appel à l’aventure est plus Fort que tout. Ils ne veulent pas vivre la vie de leurs parents aussi confortable qu’elle soit, et, ont choisi de vivre une vie minimaliste, mais, en toute liberté. Ils sont partis il y a maintenant un peu plus de deux ans avant la vague du Covid qu’ils ont passée en partie aux Bahamas avant de poursuivre leur aventure, de changer de bateau, de trouver de nouveaux moyens de subsistance, et, de naviguer encore et toujours.
Ils ont connu des hauts et des bas, des moments difficiles, mais, ils sont parvenus à dépasser tout cela et n’envisagent pas d’arrêter de poursuivre leur nouvelle vie sur un bateau. Je vous raconterai de temps à autre une page de leur vie, car, oui on peut mener une autre vie que celle de la surconsommation, s’épanouir, et, être heureux.
Cordialement Camille Saintonge

l’univers internet

072102 – 17/212
Il me faut bien parler de notre environnement, car Internet devient chaque jour de plus en plus présent dans nos vies. Entre le courrier qui est distribué de façon épisodique et, les différentes administrations que l’on ne peut pas joindre, Internet reste à peu près le seul outil sur lequel on peut compter.
Il n’a pas changé depuis qu’il existe, il a évolué au fil du temps et des modes, mais, il reste toujours identique.
Les boutiques ne sont pas physiques, mais, virtuelles. Jadis il fallait amener les gens à entrer dans la boutique, sur Internet il faut attirer les gens à visiter votre page. Le marché c’est la planète, il est plus grand que jadis et la clientèle peut venir de n’importe où et à n’importe quelle heure. Mais, croire que c’est plus facile est une vue de l’esprit, il faut toujours convaincre le visiteur de rester sur votre page et d’acheter ce que vous voulez lui vendre.
La concurrence est aussi rude que dans le passé, voir, peut-être plus redoutable, car, construire sa boutique sur Internet reste un investissement modéré et à la portée du plus grand nombre. Ainsi, le nombre de points de vente Croit de façon exponentielle et en permanence. Les réseaux sociaux, le marketing, contribuent au développement de l’Internet on voit se multiplier les abus en tout genre…
La phase « devenez milliardaire en dormant » qui correspondait au rêve américain semble s’être calmée en France, mais, les marchands d’illusions sont toujours aussi nombreux, et, certains y gagnent même de quoi vivre…
La page de vente est devenue une vidéo mais, rien n’a changé. Avec le télétravail Internet est devenu un incontournable de notre société entre deux confinements. C’est l’outil pour communiquer, mails, SMS, vidéo conférence, la gamme s’étoffe de plus en plus, mais il manque la chaleur de la présence de l’autre quelque soit la qualité des outils utilisés qui ne cessent de s’améliorer.
Cordialement Camille Saintonge

émotions

042102 – 16/212
Dès que l’un de vos personnages se demande ce qui est important pour lui, il commence à véritablement changer en recherchant quelles sont ses véritables besoins.
Cette démarche aboutit généralement pour le personnage à la « découverte » de qui il est réellement. Et, il change ses méthodes, remet en cause ses croyances et ses valeurs, et, se prépare à un épanouissement personnel qui va lui amener la victoire, en lui permettant d’atteindre ses objectifs.
Si vous vous penchez sur l’étude des ennéagrammes, vous découvrirez toute une variété de comportements qui vous seront utiles pour faire fonctionner vos personnages entre eux dans un roman. L’Enneagramme structure la personnalité humaine à partir de neuf différents types de fonctionnement.
L’ennéagramme prend en compte le changement de comportement des individus en fonction des situations. C’est un outil simple et pratique pour donner à vos personnages une certaine épaisseur, et, surtout pour que leurs réactions face aux autres personnages de votre récit soient compatibles et donc crédibles pour le lecteur.
C’est en même temps une façon de se découvrir soi-même. Mais, l’écriture est un miroir de l’âme, et, les rapports entre les différents personnages permettent de mieux comprendre la nature et l’évolution des conflits.
Les archétypes viennent du fond du temps ils font appel à des émotions conscientes ou inconscientes qui nous concernent tous.
Si on dit de quelqu’un : « c’est un lion », nul besoin de rentrer dans le détail, chacun de nous voit défiler des images devant ses yeux, de-même si on parle d’une mère parfaite…
C’est en cela que les archétypes lorsque l’on écrit introduisent des émotions qui viennent du passé et que tous les lecteurs comprennent et ressentent.
Cordialement Camille Saintonge

La bonne direction

012102 – 15/212
J’ai l’habitude de dire qu’il est plus facile d’écrire lorsque l’on sait où l’on va. Pourtant, l’écriture est quelque chose de vivant, et parfois l’on à déterminé la caractéristiques du récit que l’on veut écrire, on s’est longuement penché sur le choix du héros principal, et, d’un seul coup rien ne va plus, le héros ne remplit pas le costume que l’on a prévu pour lui, la caractéristique prévue pour l’histoire évolue…
C’est quelque chose qui se produit parfois lorsque l’on décide de rédiger un récit riche en péripéties avec des personnages qui ont une forte personnalité. On ne sait pas lorsque l’on commence à écrire, où, les règles que l’on s’est imposées vont nous conduire.
C’est la magie de l’écriture.
Le récit linéaire est intéressant, mais, les personnages y sont plats, puisque, le cause à effet n’est pas mis en œuvre pour faire avancer le récit.
Il y a toujours un grand nombre de solutions pour un personnage principal de franchir l’obstacle qui se dresse devant lui. Mais, chaque solution entraîne le récit dans une nouvelle direction qui peut contraindre l’auteur a changer sa trame.
Chaque personnage a un archétype qui le fait réagir d’une façon déterminée dans une situation précise. De même que les personnages entre eux réagissent dans les situations de conflit de façon déterminée, et, on ne peut pas toujours modifier ces réactions sans changer l’archétype du personnage, ce qui va entraîner alors d’autres modifications dans le récit. C’est cela qui fait que l’on avance lentement dans l’écriture si l’on veut que tout y soit cohérent et que les personnages à la fin de l’histoire soient différents de ce qu’ils étaient au début.
Cordialement Camille Saintonge

mémoire collective

302101 –
Un autre aspect de l’écriture, c’est sa préparation. Comprenez qu’un récit quel qu’il soit à des caractéristiques qui lui sont propres. Le rôle de l’écrivain va consister lors de son « casting »à choisir les personnages qui vont le mieux convenir au récit qu’il veut écrire.
Le mieux pour faire ce choix va consister à utiliser des archétypes, il y en a une dizaine qui correspondent aux types les plus généraux de l’humanité.
Un archétype qui n’agit pas comme le veut le modèle auquel il appartient est mal à l’aise dans sa peau. C’est le défaut de la cuirasse que vous pouvez utiliser lors de l’évolution de votre personnage, qui alors prendra conscience de son dysfonctionnement et va s’améliorer en respectant son archétype.
C’est la raison profonde du passé des personnages dans un roman. Le passé d’un personnage fournit et explique pourquoi le personnage se comporte d’une façon anormale par rapport à son archétype. Dés qu’un personnage fonctionne comme le veut son archétype, il réussit dans le registre qui est le sien. L’échec n’est du qu’à une erreur dans le mode de fonctionnement d’un personnage. Il ne faut demander à vos personnages de faire que ce pour quoi ils sont fait. Si vous ignorez cela ils vont échouer dans leurs actions ou ne vont pas trouver leur place dans le roman et laisseront au lecteur une impression de loupé, de quelque chose qui ne va pas dans votre roman.
Les archétypes sont notre mémoire collective et véhiculent les émotions indispensables à un roman. Adaptez vos personnages à partir des archétypes en les modifiant à partir de leur passé pour qu’ils remplissent la fonction qui est celle qui leur est destinée dans votre récit.
cordialement Camille Saintonge